Catégorie : Lenga nòstra

Qualques frasòtas de la vida vidanta

Qualques frasòtas de la vida vidanta 😀

Bonjorn, adieu, adieussiatz !

Benvengut ! (la) benvenguda ! Planvengut !

Chabatz de dintrar

Quò vai ben, va plan ! Cossí vas ? Quin de vas ?

Quò pòt anar, va ben, mercés e tu ?

Compreni pas, pòdes tornar dire ?

Amb (Endé) plaser

Bon astre ! (bonne chance !)

Perdon, desencusa. Me desencusaràs

A ieu me dison, … me sòni … je m’appelle

Qué volètz, qué prendretz ?

Anem ! Zo ! Aut ! Allons-y

Quala ora es ? Quina ora es ?

Balha-me una bièrra 🍺 sens te comandar, se te plai, seràs brave

Santat ! A la vòstra🍷 !

Parlatz occitan ?

Ont (ente) son los comuns ? (où sont les toilettes ?)

Lo compte, la nòta, l’adicion sens vos comandar

Quant còsta lo cafè ? Quand fa ? ☕

A l’an que ven, que se sèm pas mai siam (siguem) pas mens

Me mancas fòrça, tot plen !

Bon viatge ! T’aimi, te vòli ben …

Apréner l’occitan es aisit

Apprendre l’occitan c’est facile ! Le Collègi d’Occitania vous permet chaque mois de découvrir une poésie, un auteur. Aujourd’hui, nous vous proposons ce poème du poète gascon Roger Lapassade

Apréner l’occitan es aisit ! Lo Collègi d’Occitania vos permet de descobrir cada mes una poesia. Uèi, vos propausam aquel poèma del poèta gascon Rogièr Lapassada.

#LangueOccitane#occitan#organismedeformation#formationàdistance#poésie#pourqueviventnoslangues

BÛCHER ET NOYADE DE MARZANNA, DEESSE DE L’HIVER

Leonid Vladimirovič

Morana (Marzanna, Murava, Moréna Morena ou Marena) est la déesse slave de la mort, associée à la saison d’hiver et à la sorcellerie.

Le Bucher de Morana est un festival folklorique toujours présent en Slovaquie, en Pologne, en République tchèque et en Ukraine. Une effigie à taille humaine est brûlée pour clamer la fin de l’hiver et l’entrée dans le printemps.

Une des coutumes païennes les plus importantes en Pologne est la « noyade de Marzanna ». Marzanna est généralement une effigie de paille d’une femme bien habillée symbolisant l’hiver et la mort. Pour mettre fin à l’hiver, l’effigie est généralement brûlée ou noyée dans une rivière (ou les deux). De nos jours, la cérémonie a lieu le premier jour du printemps calendaire. Dans les siècles passés, avant la noyade, Marzanna était transportée à travers le village puis trempée dans chaque flaque d’eau. Après l’avoir jetée à l’eau, il était interdit de toucher la marionnette car cela pouvait apporter le malheur ! En Pologne aujourd’hui, la cérémonie de Marzanna est généralement organisée par les plus jeunes enfants, mais elle apporte toujours de la joie aux adultes !

Topienie Marzanny, la noyade pour une renaissance

Le 21 mars, dans les villages polonais, c’est le moment du rite folklorique de la noyade de Marzanna (Topienie Marzanny) en signe de bienvenue au printemps, afin de solenniser la venue des beaux jours et pour chasser le spectre des longues, mornes et froides journées d’hiver.

Un défilé se forme avec à sa tête, une personne qui porte une figurine de paille représentant la déesse slave Marzanna, déesse de la mort et de l’hiver. Cet épouvantail est mené au plan d’eau le plus proche de la ville où il sera brûlé et jeté à l’eau. Il s’agit là d’une vieille tradition païenne slave qui perdure essentiellement dans les écoles. Il est courant de voir le cortège conduit par l’enseignant suivi de ses élèves chantant « Zegnaj zimno, witaj wiosno ! » « Adieu l’hiver, bienvenue au printemps ! ».

Attention ! On ne doit surtout pas toucher le personnage de paille une fois lancé à l’eau et il ne faut surtout pas se retourner ou regarder en arrière sur le chemin à la fin de la drôle de procession. Faire ceci reviendrait à attirer sur soi le mauvais sort…

Morena, Morena ! Pre kohos zomrela?

Pre všetko čos zmárnila, v mraze, v snehu zabila!

Strať sa zimy vláda! Nech žije Vesna! Sláva!🔥

Seigneur, Seigneur, Seigneur ! Pour qui est-elle morte ?

Pre všetko čos zmárnila, v mraze, v snehu zabila!

Éloignez-vous du pouvoir de l’hiver ! Vive Vesna ! Vive le printemps ! Salut ! 🔥

– 12 – Très belle affluence au café occitan

Très belle affluence au café occitan proposé par Cap L’òc autour des médecines traditionnelles d’ici en partenariat avec CentreSocial Le Quai . Quel plaisir d’écouter Christian-Pierre Bedel qui, avec humour et pédagogie, le tout appuyé par des extraits de vidéos de collectages réalisées par Amic Bedel, nous a replongés dans des pratiques médicinales empiriques.

#SaintAffrique

#aveyron

#laregionoccitanie

Prochain rendez-vous le 9 avril avec la diffusion du documentaire « Une langue en plus » avec Michel Feltin-Palas à 20 heures 30 au Familial.

PAS DE FEMME À LA GARDE DES PORTES !



Les premières décennies de la guerre de Cent Ans virent certains préjugés sur les femmes disparaître. Par exemple, jugées trop légères, bavardes, etc., elles ne participaient pas, au départ, aux systèmes de garde et de sécurité des localités fortifiées. Avec d’un côté la dépopulation consécutive à la guerre, la peste et la récession, et de l’autre l’alourdissement phénoménal du poids de la garde qui pesait sur les hommes (plusieurs centaines de faction / an), la participation des femmes à la garde devint une nécessité et les préjugés furent laissés de côté.

Elles y furent astreintes suivant les mêmes règles que les hommes, c’est-à-dire que seules les chefs de famille et filles adultes de familles contribuables furent concernées. En effet, les individus non imposables ne pouvaient participer à la garde.

A partir des années 1370, on vit donc des femmes normalement affectées aux différentes composantes des systèmes de garde, à l’exception de la garde des portes.

Il ne s’agissait pas d’une mesure vexatoire ou liée à un préjugé. La garde des portes était physiquement difficile : il fallait contrôler tous les passants, les charrettes, faire désarmer ceux qui portaient une arme et, éventuellement, se battre immédiatement au corps à corps si l’ennemi tentait de s’emparer de la porte, par ruse ou autrement, en profitant de la fréquentation du lieu ; c’est la raison pour laquelle les femmes, qui sont, en moyenne, physiologiquement moins fortes que les hommes, en étaient exclues.

Les chefs responsables de la garde des portes devaient donc veiller à ce qu’aucune femme ne se trouve à la garde d’une porte, comme cela est précisé dans le texte ci-dessous, une ordonnance de la municipalité de Martel (46) concernant la désignation du « capitaine de la porte » (responsable) du mois de février 1390. En languedocien original suivi de la traduction en français :

ORIGINAL : Item mai fo ordenat que Pons de Tornamira sia capitani de la porta de la vila per aquest mes presen de febrier e que tot portie y sia al ubrir e al sarrar e que deguna femna non y sia preza a pena de XII d.

TRAD. : il fut ordonné que Pons de Tornamira soit capitaine de la porte de la ville pour ce présent mois de février ; et que tout portier soit à l’ouverture et à la fermeture (de la porte), et qu’aucune femme n’y soit prise, sous peine de 12 deniers (d’amende).

Si vous souhaitez en savoir plus sur la défense des villes et notamment le rôle tenu par les femmes : https://www.amazon.fr/villes-Quercy-guerre-d%C3%A9fense-Haut-Quercy/dp/2953495207/ref=tmm_pap_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=&sr=

Image : https://herald-dick-magazine.blogspot.com/…/la-quete-du… 

Voir moins

L’ostal dels reires barrat 

L’ostal dels reires barrat 

« Un dels moments tristes de nòstra vida es quora la pòrta de l’ostal de nòstres pepins se barra per totjorn. Un còp aquela pòrta barrada, i aurà pas mai d’aprèp-miègjorn urós amb los oncles, cosins, nebots, parents, fraires e sòrres. Vos rementatz ? Ges besonh d’anar al restaurant lo dimenge. La taula èra plan longa e mesa dins la mai granda pèça. Ara, l’ostal es barrat e demòra pas que la posca (poussière). Un panèl a vendre. Degun vòl pas d’aquel ostal. Es vièlh. A besonh d’èsser renovat. Aquò còsta tròp car. Quant val l’ostal ? L’ostal dels pepins a pas cap de valor. E atal las annadas passan… I a pas mai de presents a desbalar, de moletas (omelette) a manjar, de legums a netejar. Nos retrobam adultas sens comprene quand avèm cessat d’èsser de mainatges. Segur, per nòstres pepins, serem totjorn pichons e sens defensa. Totjorn. Mos pepins preparavan totjorn de cafè. Lo vin. Los bonbons. Puèi tot s’acaba. I a pas mai de cançons. Se fabrica pas mai de pastas. Menina farà pas jamai fregir las crostilhetas e las poirai pas mai sortir del forn. E la liquor de laurièr. Voliái totjorn empilar de fusta amb papet, mercé de m’aver aprés. E mercé per las leiçons de vida. E sul jardinatge. Ara, quand passi, agachi aquel ostal ai totjorn de costuma de m’arrestar. De còps sonar la campana. E ausir la menina cridar. Desolat menina. Sonarai pas mai. Quand i repensarai, coma ara, cantarai una cançon. Lo temps a passat. Lo preferit ostal dels pepins. Un tan grand amor

– 31 – 4e édition de l’Apéro Doc d’Oc

Rendez-vous pour la 4e édition de l’Apéro Doc d’Oc, une rencontre conviviale mêlant découverte de documents anciens et plaisir du partage ! 

C’est à L’ Ostal d’Occitaniaque sera proposé un temps de décryptage autour d’archives issues des fonds des Archives départementales, notamment un compoix de Montesquieu‑Lauragais datant de 1596.

Attablés, les participants pourront manipuler des fac-similés, échanger avec les archivistes et profiter d’un moment accessible, chaleureux et ouvert à toutes et tous.

Cette année encore, les archivistes seront accompagnés des étudiants de la licence d’occitan de l’ université Jean Jaurès qui ont étudié et analysé les documents proposés au menu. 

– Animation : Marion Ficat, Jordi Navarro et les étudiants de la licence d’occitan

– En partenariat avec L’Ostal d’Occitania et l’Université Toulouse Jean Jaurès

– Jeudi 2 avril – 17h

 L’Ostal d’Occitania – 11 rue Malcousinat, Toulouse – Sans réservation, dans la limite des places disponibles ADHG / CD31

Conferència «El moviment occitanista a Reus entre 1876 i 1930», a càrrec de Fina Masdéu.

dilluns 30 de març, a les 19.00

a les sales Emili Argilaga del Centre de Lectura de Reus i virtual

Organitza: Secció Excursionista

Conferència «El moviment occitanista a Reus entre 1876 i 1930», a càrrec de Fina Masdéu.

dilluns 30 de març, a les 19.00

a les sales Emili Argilaga del Centre de Lectura de Reus i virtua

Organitza: Secció Excursionista

DE POLITICAS CONTRA L’OCCITAN

D’ISTÒRIAS D’OCCITÀNIA

DE POLITICAS CONTRA L’OCCITAN (2)

Pendent la Revolucion Francesa, foguèt debatuda la preséncia de las lengas nomenadas provincialas. Qualques deputats defendián que tota la nòva legislacion revolucionària deviá èsser tradusida a totas las lengas de França. Mas fin finala la decision foguèt totalament contrària a aquelas lengas.

L’abat Grégoire presentèt lo ”Rapòrt sus la necessitat e los mejans per exterminar los dialèctes e universalizar l’utilizacion de la lenga francesa” davant la Convencion Nacionala l’an 1794, ont defendiá la teoria d’un caractèr contrari a la Revolucion de las lengas e las culturas provincialas, acusadas d’èsser unes elements ligats amb l’Ancian Regim e la monarquia absolutista.

Las províncias èran consideradas coma reaccionàrias e l’esperit de la Revolucion solament se podiá defendre amb la lenga francesa (considerada coma l’idiòma de la modernitat) e amb una identitat exclusivament francesa. Pensam que la tradicionala division de França en las províncias istoricas foguèt substituida per la departamentala, amb unes noms qu’èran pas istorics, mas geografics.

L’AASOC TOTJORN AMB LA SAPIÉNCIA !!!

L’AASOC TOTJORN AMB L’OCCITAN !!!

D’ISTÒRIAS D’OCCITÀNIA

DE POLITICAS CONTRA L’OCCITAN (2)

Pendent la Revolucion Francesa, foguèt debatuda la preséncia de las lengas nomenadas provincialas. Qualques deputats defendián que tota la nòva legislacion revolucionària deviá èsser tradusida a totas las lengas de França. Mas fin finala la decision foguèt totalament contrària a aquelas lengas.

L’abat Grégoire presentèt lo ”Rapòrt sus la necessitat e los mejans per exterminar los dialèctes e universalizar l’utilizacion de la lenga francesa” davant la Convencion Nacionala l’an 1794, ont defendiá la teoria d’un caractèr contrari a la Revolucion de las lengas e las culturas provincialas, acusadas d’èsser unes elements ligats amb l’Ancian Regim e la monarquia absolutista.

Las províncias èran consideradas coma reaccionàrias e l’esperit de la Revolucion solament se podiá defendre amb la lenga francesa (considerada coma l’idiòma de la modernitat) e amb una identitat exclusivament francesa. Pensam que la tradicionala division de França en las províncias istoricas foguèt substituida per la departamentala, amb unes noms qu’èran pas istorics, mas geografics.

L’AASOC TOTJORN AMB LA SAPIÉNCIA !!!

L’AASOC TOTJORN AMB L’OCCITAN !!!

QUAND LE ROI D’ANGLETERRE PARLAIT FRANÇAIS

QUAND LE ROI D’ANGLETERRE PARLAIT FRANÇAIS

Suite à la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, le pays vit l’arrivée à sa suite de nombreux barons et nobles parlant une langue d’Oïl, ancêtre du français actuel. De là, l’usage d’une de ces langues, appelée « anglo-normand » ou « normand insulaire », devint la norme à la cour et dans l’aristocratie. Au XIVe siècle c’était encore le cas et l’on dispose encore de nombreux documents écrits dans cet idiome si proche du vieux français que tout un chacun peut le comprendre sans trop de difficulté.

En exemple, je vous livre ci-dessous un texte issu de la chancellerie du roi Edouard III, daté du 22 mars 1347 et rédigé au palais de Westminster (Londres, GB). Il fait état de la désignation de Henry Husee comme gardien de l’île de Wight avec 40 hommes d’armes et 60 archers. On note qu’Edouard III se dit roi d’Angleterre et de France : nous sommes alors en pleine guerre de Cent Ans.

Le texte :

« Ceste endenture (contrat), faite entre nostre seignur Edward Roi d’Engleterre & de France & seignur d’Irelaunde d’une part, & monsieur Henry Husee d’autre part, tesmoigne que le dit Henry ad empris à demurer sur la garde de l’Isle de Wyght, tanque à la fest de Seint Michel preschein avenir, od quarant (40) hommes d’armes & seisant (60) archers, as gages nostre dit seignur le Roi; & commencera d’entrer sa retenance de mesmes les gentz le dit isle al cluse de Pasque preschein avenir, & serra servi des gages pur les dites gentz, solonc ceo q’entre le tresorer nostre dit seignur le Roi & lui purra estre acordez.

Done à Westm’ (Westminster) le xxii. jour de Marcz, l’an du regne nostre dit seignur le Roi, cest à savoir, d’Engleterre vyntisme primer (21e), & de France oetisme (8e). »

Image : Édouard III assiégeant Berwick, enluminure du XVe s.