Auteur/autrice : Jean-Luc DAVEZAC

STAGES DE L’UNIVERSITÉ OCCITANE DE LAGUÉPIE

STAGES DE L’UNIVERSITÉ OCCITANE DE LAGUÉPIE 🎶

Du 8 au 12 juillet, venez danser, chanter et créer avec nous !

Accordéon, danses traditionnelles d’ici et d’ailleurs, chants archaïques, danse contemporaine, polyphonies des Pays d’Òc… il y a un stage pour chaque envie 🌞

📩 Inscriptions auprès de chaque intervenant·e (infos sur les visuels)

✋ Places limitées

Manifestons pour défendre le Pays Catalan !

Manifestons pour défendre le Pays Catalan !

Dix ans après le désastre de l’Occitanie imposée, et de l’effacement systématique de notre territoire, aujourd’hui l’occasion est donnée aux Catalans de s’affirmer : le Conseil Départemental avait promis de rendre aux Catalans le nom ignoré, en changeant le nom du département. Après 10 ans, un vote sans campagne, sans pub et sans participation est organisé : c’est une farce et un mépris à l’encontre des Catalans. Le nom le plus populaire, présent partout, est écarté au motif qu’il serait illégal. On se fout de vous, car c’est faux !

Nous voulons être respectez et nous ne voulons que notre territoire soit ignoré, privé de décision et sous-développé. Samedi 27 juin, à 15h 30, Place Catalogne, tous à Perpignan pour le Pays Catalan!

UN 25 JUIN : LA MORT DE SIMON DE MONTFORT

UN 25 JUIN : LA MORT DE SIMON DE MONTFORT

Le 25 juin 1218, Simon IV de Monfort, chef des Croisés, à la porte Montoulieu, est tué par une femme manoeuvrant un trébuchet.

« Et vint tout droit la pierre où il fallait

Et frappa le comte sur le heaume d’acier.. » (La Canso *).

Victorieux à la bataille de Muret (septembre 1213) contre le comte de Toulouse Raymond VI, Pierre II d’Aragon et autres alliés, le chef des croisés, Simon de Monfort avait fait son entrée pour à Toulouse pour occuper la ville en avril 1217.

Exilé, le comte de Toulouse Raymond VI fut introduit dans sa ville en septembre 1217. Le peuple massacre la garnison française et organise la défense en relevant les murailles : un nouvel assaut des français est proche.

En 1218, le siège des croisés se poursuite avec notamment une énorme tour de bois (une chatte). Le fils Amaury prit la relève de son père.

Le frère de Simon de Montfort, Guy, venait d’être tué par les toulousains.

Un an plus tard, les « Nordistes » assiègeront la ville une troisième fois.

** La Chanson de la Croisade. Trad. J.Bernard Causse

D’après H. Ramet

Illustrations : jeanmarieborghino.fr*. Plaque commémorative au jardin des Plantes. @Didier Descouens, cc. Buste à la galerie des batailles. Versailles. J.J. Feuchère. @Ray9, cc.

#toulouse_histoire #toulouse_comtes #croisadedesalbigeois

Les coups contre l’ Alsace ne cessent de tomber

Les coups contre l’ Alsace ne cessent de tomber … Franchement ! Comment ne pas finir par demander « à la Tatcher » aux institutions qui nous malmènent : Rendez nous notre argent ! On fera mieux avec ….

– Le Grand Est coupe le budget Opla … Des missiles liés à la peur de Loi Alsace,

– BFM Alsace pourrait fermer ( comme d’autres éditions locales)…

Bon, jetzt langt »s !

APLANISSEMENT DE NOTRE FUTUR REGARD : Abandonner le terme « cathare »

Abandonner le terme « cathare » pour le Pays d’Aude, pour les Châteaux, les circuits , la volonté de s’instruire SERAIT UN APLANISSEMENT DE NOTRE FUTUR REGARD SUR TOUT .. !!!

En Histoire régionale : on oublie les Wisigoths et les Arabes, on oublie les juifs et les hérétiques (les cathares et les protestants) .. L’histoire serait : 1- l’homme de Tautavel, 2- les Romains, 2 bis-Le catholicisme, 3- Charles Martel, 3 bis-le catholicisme et la France, 4-Jeanne d’Arc, 4 bis -le catholicisme et la France, 5- l’imprimerie/l’architecture gothique, 5 bis-le catholicisme et les conflits européens, 6-la République, 6bis-les soubresauts de la république pas très catholique, 7- la modernité puis la post-modernité, 7 bis la sécularisation..

EN VÉRITÉ, LE RÉEL EST TOUJOURS PLUS COMPLEXE, TOUJOURS PLUS VARIÉ QUE LES RÉCITS UNITAIRES ET SIMPLIFICATEURS RÉCENTS :

Dans le monde animal : il y eut des Ours pas seulement en Ariège mais dans la Drôme et l’Isère sur le Vercors, il y avait des Chameaux asiatiques (2 bosses) en Turquie et près de la Russie, des Lions en Palestine, Iran et Arabie .. Dans le monde végétal, les gens du XVIIIe siècle s’appliquaient à faire pousser des châtaigniers là où c’était difficile dans des failles en plein cœur du sol calcaire de la garrigue. On ne mangeait pas de pommes de terre avant la découverte de l’Amérique. Sur le plan des minorités : on a parlé étrusque à Marseille ou à Arles, Grec en Corse, Albanais en Calabre. Les juifs karaïtes étaient nombreux de la Perse à la Baltique (ils ont a peu près tous disparus).. En Afrique du Sud, les Bushmen étaient plus nombreux qu’aujourd’hui certains vivaient dans les montagnes du Lesotho .. Parmi les blancs d’Afrique du Sud il y avait beaucoup de descendants français huguenots réfugiés là-bas , de même beaucoup de vaudois italiens se trouvent en Argentine ..

LE MONDE NE SERAIT PAS INTERESSANT SI ON OUBLIE TOUT CELA, ET SI EN OCCITANIE ON OUBLIE (pour quelles raisons ?) LES CATHARES .. !

Provence – HISTOIRE D’UNE COLONISATION

HISTOIRE D’UNE COLONISATION

Il faut savoir que la Provence a été plus longtemps indépendante que française.

Son annexion par la France dans les années 1481-1486 a été le fruit d’une manipulation du Parlement de Provence et s’il est écrit dans les textes que la Provence s’est unie à la France « comme un principal à un autre principal », cette clause n’a jamais été respectée. La Provence a été en réalité assujettie à la France comme une véritable colonie que plus de cinq siècles n’ont toujours pas réussi à assimiler.

Le Comtat Venaissin devenu ensuite le Vaucluse a été indépendant de la France jusqu’en 1792. Il n’est annexé que depuis près de 200 ans. Quant au Comté de Nice, il n’a été annexé à la France qu¹en 1860, soit moins de 150 ans.

Ces annexions ou plutôt ces occupations militaires n’ont apporté aux populations que guerres, pillages économiques et perte d’identité culturelle. L’école française certes nous a appris à lire et à compter, mais elle ne nous a jamais enseigné notre histoire et notre langue. Qui connaît la République de Marseille fondée par Casaulx à la fin du 16ème siècle ? Qui connaît les 500 ans d’existence de la République des Escartons autour de Briançon ? Qui sait que les sept papes d’Avignon n’étaient pas des papes français mais des papes de langues d’Oc ? etc. .

Depuis ces annexions, les provençaux se sont souvent révoltés comme par exemple en 1851pour protester contre le coup d’Etat de Napoléon III, ils ont connu comme en Languedoc les persécutions religieuses comme en témoignent les massacres de Mérindol et Cabrières dans le Luberon sous François Ier.

L’étude de l’histoire de la Provence nous incite à lever l’étendard de la liberté face à une France qui nous a occupé militairement, qui nous a exploité économiquement, et qui nous a ôté la liberté de croire et de penser.

Mistral l’a exprimé avec force : « Toun istori, te l’an countado d’a rebous ». (Ton histoire, ils te l’ont raconté à l’envers).

Nous devons exiger dans nos écoles et nos universités qu’on enseigne l’histoire de tous ceux qui ont donné de leur temps et souvent leur vie pour que vivent les libertés provençales.

VIVE

Autonomie de la Corse : un vote historique à l’Assemblée nationale, un chemin d’espoir pour tous les territoires

Publié le 24 juin 2026 à 13:39

Ce mardi 23 juin, l’Assemblée nationale vient d’adopter en première lecture, à une large majorité, le projet de loi constitutionnelle pour l’autonomie de la Corse. Fruit d’un long et difficile processus qui a conduit à un consensus entre le gouvernement et les élus corses, ce vote reconnaît la « communauté historique culturelle et linguistique corse » et son droit de gérer elle-même les affaires qui la concernent.

Cette victoire est d’abord celle de la Corse, de son peuple et de ses élus. Mais elle est aussi celle de toutes celles et ceux qui, conscients que la France n’est pas un monolithe mais une diversité de cultures et de territoires, soutiennent, dans un esprit de justice et d’efficacité de l’action publique, la régionalisation sur la base de territoires historiquement cohérents, l’adaptation et la différenciation.

La Corse, grâce à sa réalité insulaire et à une demande démocratique exprimée majoritairement sans discontinuer depuis plus de dix ans, a ouvert la voie. Les autres territoires ayant une identité forte, à l’instar de l’Alsace et de la Moselle, de la Bretagne, de la Catalogne, de la Flandre, des régions occitanes, du Pays basque et de la Savoie devront à leur tour pouvoir être reconnus et dotés d’un pouvoir normatif de plein exercice.

En attendant, Régions et Peuples Solidaires tient à saluer les députés qui, de la gauche au centre-droit, en passant par les écologistes et les représentants de la majorité gouvernementale, ont soutenu l’idée qu’à travers l’autonomie de la Corse c’est la justice et la démocratie qui l’emporterait face à l’uniformisation et la centralisation.

A ce titre, R&PS déplore le choix de la droite républicaine de ne pas avoir voté pour et constate l’opposition unanime de l’extrême-droite, de l’UDR au RN. Par ce choix, l’extrême-droite confirme qu’elle est la famille politique la plus hostile aux territoires et à la diversité des cultures.

R&PS reste toutefois vigilant et mobilisé car le parcours législatif reste long et semé d’embûches.

Le projet de loi constitutionnelle devra être confirmé par le Sénat puis voté in fine par le congrès. Ce n’est qu’alors que le statut de la Corse sera précisé dans une loi organique qui devra à son tour être approuvée par les députés puis les sénateurs et enfin soumise à la consultation des électeurs de la Corse.

Le combat continue !

François ALFONSI, président de Régions et Peuples Solidaires