Qui votera pour l’Alsace ?
13 ans. 13 ans que l’Alsace attend une seconde chance.
Le 7 avril 2013, le référendum sur la Collectivité territoriale d’Alsace échouait. Non pas parce que les Alsaciens y étaient opposés mais parce que la participation n’a pas atteint le seuil requis.
Depuis ce jour-là, des citoyens, des militants (Alsace Unie) et des élus de tous horizons continuent de se battre pour une idée simple, celle de permettre à l’Alsace de décider davantage pour elle-même.
Le 7 avril prochain, l’Assemblée nationale votera une proposition de loi visant à doter l’Alsace des compétences départementales et régionales, en confiant ces compétences à la Collectivité européenne d’Alsace (CEA).
Si ce texte est adopté, la CEA deviendrait une collectivité à statut particulier, réunissant les compétences aujourd’hui dispersées entre la Région Grand Est et les départements.
Un vote historique pour l’avenir de l’Alsace.
Un vote qui pose une question simple : faisons-nous confiance aux territoires pour décider au plus près des citoyens ?
Pourquoi cette réforme est-elle importante ?
1. Parce qu’elle permettrait d’abord plus de lisibilité démocratique. Aujourd’hui, beaucoup d’Alsaciens ne savent plus qui décide quoi entre Strasbourg, Colmar et Metz.
2. Parce qu’elle permettrait plus d’efficacité dans l’action publique. Quand les compétences sont dispersées, les projets avancent plus lentement et les responsabilités deviennent floues.
3. Parce qu’elle renforcerait la proximité des décisions avec les Alsaciennes et les Alsaciens.
4. Parce qu’elle permettrait enfin de simplifier l’organisation administrative et de réaliser des économies budgétaires estimées entre 80 et 100 millions d’euros par an.
5. Et parce qu’elle reconnaît une réalité simple, que l’Alsace possède une histoire, une culture et une dynamique économique singulières au cœur de l’Europe rhénane.
Le 7 avril sera donc aussi un moment de vérité politique.
Les masques vont-ils tomber ?
Qui défend réellement la décentralisation et la confiance dans les territoires ? Qui reste attaché à une vision jacobine de la France où tout doit remonter à Paris ?
Que fera le Rassemblement National, qui s’était opposé à la fusion des régions en 2013 mais qui affirme aujourd’hui soutenir une Alsace institutionnellement renforcée ?
Que feront La France Insoumise, le Parti Socialiste et Les Écologistes, eux qui ont souvent été divisés sur cette question ?
Et surtout, nos parlementaires alsaciens, députés et sénateurs, sauront-ils parler d’une seule voix lorsque l’intérêt de l’Alsace est en jeu ?
Le calendrier a parfois le sens de l’histoire car le vote aura lieu le 7 avril 2026. Exactement 13 ans après le référendum du 7 avril 2013.
Pourvu que ce 13 nous porte chance !
Pour l’Alsace. Pour les Alsaciennes et les Alsaciens. Pour une France qui fait confiance à ses territoires. Pour toutes les régions qui veulent construire leur avenir avec plus de responsabilité, plus de proximité et plus d’efficacité.
Rendez-vous le 7 avril !




