Auteur/autrice : Jean-Luc DAVEZAC

Rien ne nous reste des cathares…

« Il va falloir en prendre son parti : rien ne nous reste des cathares. signez la pétition : https://c.org/rKbMxvHPV9

En cet été 1990 un congrès de sommités scientifiques s’est réuni à Montségur et ne nous a laissé aucune illusion sur cet extraordinaire château où René Nelli avait eu la révélation que Dieu est un Autre, sur cette arche de pierre où Fernand Niel avait déchiffré une architecture de temple du soleil. En 1244, la citadelle qui nous a fait rêver si haut n’existait pas. Ce qui se dresse sur le pog au-dessus du village actuel de Montségur est une construction dont les Français ont passé commande, qu’un architecte occitan a bâtie pour les envahisseurs. Aucun Parfait n’y a séjourné.

J’ai vu des gens très violemment émus à l’annonce de cette nouvelle. On ne peut s’empêcher d’en vouloir aux savants qui réduisent à néant ce qui a longtemps alimenté nos rêveries et nos dialogues avec l’invisible…

Cela dit, je ne suis pas inquiet pour la fréquentation future de Montségur, ni des autres châteaux qu’on appelle cathares. Longtemps encore, on ira dans ces lieux, un peu comme on va à Bethléem, à Nazareth ou au Calvaire. Il suffit que notre questionnement soit ardent pour que les lieux se mettent à parler, que les morts y arrêtent leurs errances, pour que les forces les plus âcres du passé y réussissent leur retour.

Du pied de la montagne où, « dans un enclos fait de pals et de pieux auxquels on mit le feu » brûlèrent deux-cent quatre ou deux-cent vingt-cinq personnes, jusqu’au château à ciel ouvert, aucune certitude d’ordre scientifique ne pourra jamais rien contre le flux des touristes, des pèlerins ou des solitaires qui savent que le caché l’emporte toujours sur le visible…

Pauvres croix discoïdales, donc ! Elles sont fort belles, très chargées de symboles, mais aussi catholiques que le château de Montségur est français. »

Yves Rouquette (Cathares. Éditions Loubatières, 1991)

Pecadou à Boulbon, penitènt à Gravesoun, pèr Frederi Mistral

(in Memòri e raconte)

Pèr reveni à Sant-Michèu, avian, ai dit, un óumournié que ié disien moussu Taloun : capelanot avignounen rablot e bóusaru, em’un carage acoulouri coume uno coucourdo de gus. L’archevesque d’Avignoun i’ avié leva la counfèsso, pèr-ço-qu’aussavo trop lou couide, e nous l’avien manda pèr se n’en desbarrassa.

A la Fèsto-de-Diéu, vous trouvarés qu’un dijòu nous avien mena à Bourboun (un endré de la vesinanço) pèr ana à la proucessioun, li plus grand coume encensaire, li pichot pèr jito-flour. E à M. Taloun, bèn imprudentamen, i’avien fa lis ounour dóu pàli.

Au moumen que lis ome, que li femo, que li chato desplegavon si tiero dins li carriero tapissado emé de linçòu blanc, au moumen que li counfrarié fasien dins lou soulèu flouteja si bandiero, que li fiho emblancado emé si voues de vierge cantavon si cantico, que davans lou Sant Sacramen, pious e reculi, nous-autre encensavian e trasian nòsti flour, veici que tout d’un cop uno rumour s’aubauro, e que vesèn, bèu Diéu ! lou paure moussu Taloun que, trantaiant coume uno sounaio, emé lou sant-soulèu i man, la capo d’or sus lis esquino, aïe ! tenié touto la carriero.

En dinant à la curo, avié, parèis, begu o belèu i’avien fa béure un pau mai que ço que fau d’aquéu galant Ferigoulet que tant lèu picavo à la tèsto ; e lou paure marrit, rouge de sa vergougno autant que de soun vin, poudié plus se teni dre. Dous cler cen dalmatico, que ié fasien diacre e sous-diacre, lèu l’agantèron souto lou bras ; la proucessioun rintrè ; e’m’acò Moussu Taloun, uno fes davans l’autar, se boutè à canta : oremus, oremus, oremus, e n’en pousquè pas mai dire. L’enmnèron entre dous, dins la sacrestìo.

Mai vous poudès pensa l’escande !

Bèn vai pamens que se passè, acò, dins uno paròqui ounte la santo vinasso, coume au tèms de Bacchus, a counserva soun rite. Près de Bourboun, vers la mountagno, i’a ’no vièio capello que ié dison Sant-Marcelin. E lou proumié dóu mes de jun, lis ome de Bourboun ié van proucesiounalamen en pourtant tóuti à la man uno boutiho de vin. Lou femelan i’es pas amés, per-ço-que nòsti femo, segoun la tradicioun roumano, a passa tèms, bevien que d’aigo ; se ié disié de-longo, emai se ié dis encaro, que l’aigo fai veni poulit.

L’abat Taloun mancavo pas de nous mena tóuti lis an à la proucessioun di fiolo. Un cop dins la capello, lou curat de Bourboun se viravo vers lou pople e ié venié : « Mi fraire, destapas vòsti fiolo, e que touto barbo cale : vau faire la benedicioun. » E’m’acò, en capo roujo, cantavo soulennamen li paraulo vougudo pèr benesi lou vin ; aguènt di amen, tóuti nous signavian e tiravian uno goulado.

Pour lire la suite et voir la traduction en français, merci de cliquer sur le lien
http://lapetitequivoulaitlesmontagnes.centerblog.net/526-
Pecadou à Boulbon, penitènt à Gravesoun, pèr Frederi Mistral

(in Memòri e raconte)

Pèr reveni à Sant-Michèu, avian, ai dit, un óumournié que ié disien moussu Taloun : capelanot avignounen rablot e bóusaru, em’un carage acoulouri coume uno coucourdo de gus. L’archevesque d’Avignoun i’ avié leva la counfèsso, pèr-ço-qu’aussavo trop lou couide, e nous l’avien manda pèr se n’en desbarrassa.

A la Fèsto-de-Diéu, vous trouvarés qu’un dijòu nous avien mena à Bourboun (un endré de la vesinanço) pèr ana à la proucessioun, li plus grand coume encensaire, li pichot pèr jito-flour. E à M. Taloun, bèn imprudentamen, i’avien fa lis ounour dóu pàli.

Au moumen que lis ome, que li femo, que li chato desplegavon si tiero dins li carriero tapissado emé de linçòu blanc, au moumen que li counfrarié fasien dins lou soulèu flouteja si bandiero, que li fiho emblancado emé si voues de vierge cantavon si cantico, que davans lou Sant Sacramen, pious e reculi, nous-autre encensavian e trasian nòsti flour, veici que tout d’un cop uno rumour s’aubauro, e que vesèn, bèu Diéu ! lou paure moussu Taloun que, trantaiant coume uno sounaio, emé lou sant-soulèu i man, la capo d’or sus lis esquino, aïe ! tenié touto la carriero.

En dinant à la curo, avié, parèis, begu o belèu i’avien fa béure un pau mai que ço que fau d’aquéu galant Ferigoulet que tant lèu picavo à la tèsto ; e lou paure marrit, rouge de sa vergougno autant que de soun vin, poudié plus se teni dre. Dous cler cen dalmatico, que ié fasien diacre e sous-diacre, lèu l’agantèron souto lou bras ; la proucessioun rintrè ; e’m’acò Moussu Taloun, uno fes davans l’autar, se boutè à canta : oremus, oremus, oremus, e n’en pousquè pas mai dire. L’enmnèron entre dous, dins la sacrestìo.

Mai vous poudès pensa l’escande !

Bèn vai pamens que se passè, acò, dins uno paròqui ounte la santo vinasso, coume au tèms de Bacchus, a counserva soun rite. Près de Bourboun, vers la mountagno, i’a ’no vièio capello que ié dison Sant-Marcelin. E lou proumié dóu mes de jun, lis ome de Bourboun ié van proucesiounalamen en pourtant tóuti à la man uno boutiho de vin. Lou femelan i’es pas amés, per-ço-que nòsti femo, segoun la tradicioun roumano, a passa tèms, bevien que d’aigo ; se ié disié de-longo, emai se ié dis encaro, que l’aigo fai veni poulit.

L’abat Taloun mancavo pas de nous mena tóuti lis an à la proucessioun di fiolo. Un cop dins la capello, lou curat de Bourboun se viravo vers lou pople e ié venié : « Mi fraire, destapas vòsti fiolo, e que touto barbo cale : vau faire la benedicioun. » E’m’acò, en capo roujo, cantavo soulennamen li paraulo vougudo pèr benesi lou vin ; aguènt di amen, tóuti nous signavian e tiravian uno goulado.

Pour lire la suite et voir la traduction en français, merci de cliquer sur le lien
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Voyez-vous …

NE PAS ABANDONNER / RESTER DANS LA DETERMINATION / SIGNEZ CETTE PETITION https://c.org/rKbMxvHPV9

Ce que je trouve particulièrement dangereux, ce n’est pas la bataille d’arguments que l’on se livre : châteaux cathares ou royaux. Non, ce n’est pas cela. Ces citadelles que l’on glorifie aujourd’hui à l’UNESCO en les qualifiant de royales, furent édifiées au prix d’un génocide. Celui des Bons hommes, appelés improprement Cathares. Massacre de familles entières dans ces castrum où elles s’étaient réfugiées, au nom d’une religion par des troupes mercenaires. Colonisation de leurs terres en chassant les seigneurs locaux et annexion au domaine du roi de France. Langue maternelle interdite, soumission, coutumes anciennes remplacées. Cela ne rappelle rien à notre actualité ? En bref, ce classement fait la part belle de l’histoire au colonisateur, au détriment de celui qui défendait sa terre.

Ce que je trouve dangereux, c’est qu’il faille plaire à tout prix à un jury pour obtenir un classement. Alors, à ce prix, on choisit d’occulter tout ce qui est sensible à nos racines languedociennes. Quitte à renier nos ancêtres ; ce sur quoi nous nous sommes construits. Tout ça parce que ce ne serait pas vendeur, ou bien compris. C’est à la mode, paraît-il. Verrait-on un présentateur du journal télévisé avec l’accent du Midi ? Nous avions un Premier ministre avec l’accent ; c’est la première chose qu’ils ont faite : tenter de le lui enlever après s’en être moqué. Il faut absolument niveler, aplanir. Et quand ce sont nos propres élus locaux qui le font, on ressent comme une espèce de trahison. Il n’est pas dit que le jury n’aurait pas été sensible à une autre dénomination.

Voilà, c’est peut-être avant tout pour cela que nous tenons à nos châteaux Cathares. Tout simplement parce qu’ils représentent ce que nous sommes

NON uniquement à L’ APPELLATION « FORTERESSES ROYALES DU LANGUEDOC » …

NE PAS ABANDONNER / RESTER DANS LA DETERMINATION / SIGNEZ CETTE PETITION https://c.org/rKbMxvHPV9

NON uniquement à L’ APPELLATION « FORTERESSES ROYALES DU LANGUEDOC » A ceux qui affirment à juste raison que Puilaurens ,Queribus, Lastours , Montsegur etc… ne sont des châteaux cathare , Il ne faudrait pas tout de même oublier que ces sites sont avant tout des hauts lieux de l’histoire du Catharisme. Bien avant de devenir des forteresses royales, ils furent des refuges, des lieux de vie, de résistance et, pour certains, les derniers témoins de la tragédie vécue par les Bons Chrétiens.Les forteresses royales qui y furent construites ou reconstruites après la conquête ont certes leur importance historique. Elles témoignent de la volonté de la monarchie capétienne d’affirmer son autorité sur un territoire nouvellement conquis et de contrôler sa frontière avec le royaume d’Aragon. Mais leur empreinte dans la mémoire collective de notre région reste bien moindre que celle laissée par le Catharisme. Remplacer ces Hauts lieux du Catharisme par « Forteresses royales du Languedoc » revient à déplacer le regard de l’histoire des vaincus vers celle des vainqueurs. C’est mettre en avant l’œuvre des conquérants au détriment de la mémoire de ceux qui ont vécu, souffert et disparu sur ces terres.Cette nouvelle dénomination peut ainsi être perçue comme une forme d’effacement symbolique du catharisme. Elle accorde une nouvelle victoire à ceux qui ont voulu éradiquer cette foi et la culture qui l’accompagnait, alors que le nom actuel rappelle précisément pourquoi ces lieux occupent une place si particulière dans notre histoire.

➡️Pour mettre peut-être tout le monde d’accord il faudrait ajouter aussi: « Hauts Lieux du Catharisme  »

NE PAS ABANDONNER / RESTER DANS LA DETERMINATION / SIGNEZ CETTE PETITION https://c.org/rKbMxvHPV9

La Guadeloupe a traduit le Violentomètre en créole… Et à La Réunion ? 

La Guadeloupe dispose désormais d’un Violentomètre traduit en créole, un outil essentiel pour mieux comprendre et reconnaître les violences dans le couple.

 À La Réunion, ne pourrions-nous pas, nous aussi, proposer une version en créole réunionnais ?
Pourquoi cette traduction est importante ?

 Mieux toucher le public : la langue créole permet une compréhension plus immédiate, notamment pour les personnes éloignées des dispositifs institutionnels.

 Renforcer l’efficacité de la prévention : un message compris dans sa langue maternelle est un message qui marque, qui fait réfléchir et qui protège.

 Respecter la culture réunionnaise : adapter les outils à notre territoire, c’est reconnaître la réalité linguistique et sociale des familles.

✔️

 Protéger davantage : beaucoup de victimes s’expriment et se confient plus naturellement en créole. L’outil doit parler leur langue .
Un Violentomètre 100 % péi, en créole réunionnais, accessible, compréhensible et adapté à notre population.
Un outil plus proche des Réunionnais, c’est un outil qui protège mieux.
Préfet de La Réunion
Observatoire Réunionnais des Violences Faites aux Femme

– BAYONNE – CONSEIL MUNICIPAL DU 23 JUILLET 2026

CONSEIL MUNICIPAL DU 23 JUILLET 2026 – La Ville de Bayonne reconnait officiellement les langues basque et gasconne comme langues du territoire| Renforcer la visibilité et l’usage social des langues basque et gasconne est un enjeu majeur pour leur revitalisation. L’UNESCO classe l’euskara comme « vulnérable » et le gascon comme « en danger ». Les travaux sociolinguistiques estiment qu’une langue a besoin d’environ 30% de locuteurs pour sortir de la zone de risque. Or la dernière enquête sociolinguistique réalisée par l’Office Public de la Langue Basque (OPLB), le Gouvernement Basque et le Gouvernement de Navarre en mars 2023 établit le taux de bascophones actifs et réceptifs à 14.6% sur le territoire bayonnais. Il ressort de ce constat l’absolue nécessité pour la Ville de Bayonne de poursuivre et renforcer son engagement dans le sens d’une politique ambitieuse et volontariste en faveur des langues basque et gasconne. « La Ville de Bayonne, à travers cette reconnaissance officielle, veut agir en faveur des langues, dans une démarche résolument apolitique et rassembleuse. Car la diversité linguistique n’est pas un luxe, ni une option : c’est un enjeu universel, culturel, éducatif, social et démocratique pour la Ville et ses habitants, et plus largement pour l’ensemble du territoire. Cette démarche transcende les clivages partisans : elle touche à notre patrimoine commun et à notre vivre-ensemble. En participant à sauver les langues, on partage, on s’ouvre, on se rapproche, on s’enrichit sans jamais rien perdre de soi » souligne Pantxo Etchegaray, conseiller municipal délégué à la politique linguistique. La délibération a été adoptée en début de séance du jeudi 23 juillet 2026.

📷 Mathieu Prat

#BayonneMaVille

« La Croisade des Albigeois est rentrée dans sa phase opérationnelle… »

SOUTENONS L’APPELATION OCCITANE POUR L »UNESCO, REFUSONS LE TERME « ROYALES » Ce retour sur l’histoire nous rappelle que les forteresses existaient avant l’invasion des peuples du nord. Lien pour la pétition : https://c.org/rKbMxvHPV9

Merci pour ces informations historiques.

On peut dire que la Croisade des Albigeois est rentrée dans sa phase opérationnelle avec le siège de Béziers 22 juillet 1209.

Dans le rapport que les légats adressent au Pape Innocent III, le chiffre de 20 000 morts est cité.

(Certainement très exagéré compte tenu de la population de la ville a l’époque)

Le chroniqueur Pierre des Vaux de Cernay parle de 7 000 personnes massacrées dans la seule église Sainte-Madeleine.

Paradoxalement la fête de Sainte Marie Madeleine est le 22 juillet!

Le massacre de la ville de Béziers est entré dans la mémoire locale sous le nom de grand masèl (« grande boucherie » en occitan).

Quand on pense au martyre des palestiniens, des ukrainiens et à toutes les guerres qui emportent tant d’hommes, de femmes et d’enfants innocents, on se dit presque que c’est une fatalité …

Je hais la guerre.

Quand le Nord a noyé l’Occitanie dans le sang …l’effacement d’une nation

Merci pour ces informations historiques. Lien pour la pétition : https://c.org/rKbMxvHPV9

SOUTENONS L’APPELATION OCCITANE POUR L’UNESCO, REFUSONS LE TERME « ROYALES » ce retour sur l’histoire nous rappelle que les forteresses existaient avant l’invasion des peuples du nord.

L’OMBRE DE L’HISTOIRE

22 juillet 1209 : le sac de Béziers, quand le Nord a noyé l’Occitanie dans le sang

C’est le premier acte sanglant d’une guerre de conquête qui allait changer le destin du Midi à jamais. Ce 22 juillet 1209, l’armée des croisés venus du Nord s’avance sous les remparts de Béziers.

Officiellement, l’Église lance la Croisade des Albigeois pour extirper l’hérésie cathare.

Officieusement, c’est le choc brutal entre deux mondes : une civilisation occitane raffinée, tolérante, riche de sa langue, de sa culture et de ses libertés… face aux barons du Nord, les « Francs », avides de terres, de richesses et de pouvoir.

Le jeune vicomte Raymond-Roger Trencavel est parti organiser la résistance à Carcassonne, laissant le peuple biterrois face à la plus grande armée de conquête de l’époque.

Une cité du Sud face à l’invasion venue du Nord

Béziers est une cité puissante et fière, résolue à défendre son indépendance et tous ses habitants, qu’ils soient catholiques ou cathares. Les croisés s’attendent à un siège éprouvant sous le soleil de plomb du Languedoc. À la tête de cette armée d’invasion se trouve le légat du pape, le moine cistercien Arnaud Amaury (Simon de Montfort, qui deviendra le bras armé de cette conquête, ne prendra le commandement qu’après ce drame).

Le matin du 22 juillet, l’Histoire bascule sur un coup de folie.

Une poignée de défenseurs biterrois fait une sortie pour harceler les troupes ennemies. La riposte est immédiate. Les « ribauds » – les mercenaires de choc et les pillards de l’armée des Francs – contre-attaquent avec une férocité inouïe. Ils refoulent les habitants, s’engouffrent à leur suite et traversent les portes de la ville avant qu’elles ne puissent être verrouillées.

La cité que l’on croyait inexpugnable est envahie par la force en quelques minutes.

« Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! »

Dans les ruelles de Béziers, le choc culturel se transforme en nettoyage systématique. Les croisés cherchent à éliminer les hérétiques, mais ils ne font pas la différence entre un fidèle cathare et un catholique biterrois.

C’est là que le chroniqueur Césaire de Heisterbach rapporte la phrase effrayante attribuée à Arnaud Amaury, devenue le symbole absolu de cette barbarie :

« Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! »

Qu’elle ait été prononcée exactement ainsi ou non, la consigne est appliquée sans pitié. Le massacre frappe aveuglément toute la population occitane. Le drame atteint son sommet dans l’église Sainte-Madeleine : des milliers de femmes, d’enfants et de vieillards s’y sont réfugiés en priant. Les envahisseurs n’hésitent pas : ils égorgent la foule à l’intérieur du sanctuaire et y mettent le feu.

L’effacement d’une nation

Au soir du 22 juillet, Béziers n’est plus qu’un champ de ruines fumant. Les chroniques parlent de près de 15 000 à 20 000 morts (les historiens récents évoquent environ 10 000 victimes, soit la quasi-totalité de la population de la ville).

Le sac de Béziers n’était pas un simple fait d’armes : c’était une opération de terreur psychologique. En détruisant la ville et en exterminant son peuple, les barons du Nord ont envoyé un message terrifiant à tout le Languedoc. Ce jour-là marque le début de la fin pour l’indépendance de la nation occitane, qui sera progressivement annexée et soumise à la couronne de France au cours des décennies suivantes.

Si cet article vous a plu et que vous avez à cœur de faire vivre la mémoire de notre histoire et de notre patrimoine, n’hésitez pas à laisser un j’aime, un commentaire et à le partager autour de vous !

CONCERT & BAL GASCON SOUS LES ÉTOILES

CONCERT & BAL GASCON SOUS LES ÉTOILES ✨🎉

📅 Vendredi 31 juillet

📍 Jardin-Verger d’Assat – 3bis route du Bois

Préparez-vous à vivre une soirée magique au cœur du Jardin-Verger d’Assat ! 🌙✨

Au programme : musique, danse, chants, rencontres et bonne humeur dans un cadre enchanteur qui s’illuminera à la tombée de la nuit.

🎶 19 h – Cantèra

Venez partager le plaisir des chants traditionnels ! Que vous soyez chanteur, curieux ou simple amateur de beaux moments, tout le monde est le bienvenu. Pas besoin de parler occitan : ici, on chante avant tout avec le cœur !

💃 20 h 30 – Concert-Bal avec TOTI TRES

Laissez-vous emporter par l’énergie communicative de ces trois jeunes musiciens passionnés ! Flûte à trois trous, tambourin à cordes, accordéon diatonique, cornemuses… les sonorités de la Gascogne résonneront sous les étoiles pour vous faire danser jusque tard dans la soirée.

✨ Quand la nuit tombera, le Jardin-Verger se transformera en un véritable écrin de lumière… Une ambiance féerique pour une soirée dont vous vous souviendrez !

🎟️ Entrée libre

🍷 Buvette et restauration sur place dès 19 h

Venez en famille, entre amis ou entre voisins faire la fête, danser, chanter, rire et partager un beau moment de convivialité autour de la culture gasconne.

💚 En participant, vous contribuerez aussi à soutenir les actions du CLAB pour faire vivre notre langue et notre patrimoine.

Alors, notez la date, invitez vos proches et rejoignez-nous pour une soirée qui promet d’être chaleureuse, festive… et inoubliable !