Emma DAVEZAC : « La culture occitane, ciment du bien vivre ensemble… »
La culture occitane, ciment du bien vivre ensemble dans le Gers
Il y a des territoires qui se contentent d’exister, et d’autres qui vibrent. Le Gers appartient à cette seconde catégorie. Ici, l’identité gasconne-occitane n’est pas un folklore relégué aux livres d’histoire.
C’est cette vitalité-là qu’Emma Davezac veut mettre au cœur de son engagement.
Une culture qui rassemble plutôt qu’elle ne divise
Le bien vivre ensemble ne se décrète pas depuis un bureau. Il se construit sur le terrain, dans les associations, les festivals, les écoles où l’on transmet une langue, dans les fermes et les commerces qui font vivre nos villages. Le tissu associatif gersois est le premier gardien de ce lien social : il mérite d’être soutenu, valorisé, financé dans la durée, car ce sont ces bénévoles et ces passionnés qui tissent, jour après jour, la cohésion du territoire.
Emma Davezac veut faire vivre la culture occitane comme on offre à chaque génération un motif de fierté partagée. Elle veut donner aux enfants l’enseignement de la langue de leurs grands-parents, encourager la création d’événements qui rassemblent et dynamisent la communauté, inscrire le patrimoine linguistique jusque dans la signalétique des rues. Ce n’est pas un supplément d’âme accessoire : c’est le socle sur lequel repose la solidarité entre voisins, entre générations, entre ceux qui restent et ceux qui reviennent.
Décentralisation et millefeuille : un mot, vite dit!
On ne peut pas parler de vitalité des territoires sans évoquer, en passant, le poids d’un système à bout de souffle. L’accumulation des normes et des échelons administratifs, ce fameux millefeuille territorial étouffe trop souvent l’action des élus locaux, ceux-là mêmes qui portent au quotidien cette culture vivante. Emma Davezac défend une vraie décentralisation, qui rapprocherait la décision du terrain plutôt que de la concentrer à Paris, et redonnerait aux communes et aux intercommunalités les marges de manœuvre nécessaires pour investir dans ce qui compte vraiment : le lien social, les associations, la transmission culturelle. Mais ce débat institutionnel, aussi nécessaire soit-il, ne doit jamais éclipser l’essentiel.
L’essentiel, c’est le bien vivre ensemble




