Catégorie : Bastir Occitanie

Mathieu Guihard a été réélu président du Parti Breton

Mathieu Guihard a été réélu président du Parti Breton, lors du onzième congrès du Parti, qui s’est tenu, samedi 3 décembre, à Guiscriff (56).Le nouveau conseil national du Parti Breton a également élu un bureau constitué? d’une vice-présidente, Myriam Rolland ; d’un vice-président, Joannic Martin ; d’un secrétaire national, Sébastien Girard ; d’un trésorier, Dider Lefebvre ; et d’un porte-parole, Ronan Gicquel.

L’objectif affiché par la nouvelle équipe, pour les deux années à? venir, est de continuer le recrutement et la formation de nouveaux militants en vue de la séquence électorale 2026-2028, particulièrement pour les municipales 2026. L’augmentation du nombre d’élus du Parti Breton doit permettre à terme d’avoir plus de poids pour obtenir la reconnaissance de la nation bretonne et de ses droits universels (intégrité territoriale, droits linguistiques, autodétermination…) ainsi qu d’être en capacité de répondre aux attentes des Bretonnes et des Bretons dans les questions du quotidien comme la qualité de vie bretonne, la santé, l’emploi, le logement, la sécurité, l’énergie, la solidarité ou encore l’enseignement, précise le parti dans un communiqué.

Partis bretons : où se situent-ils sur l‘échiquier politique ?

Parti Breton et UDB, des stratégies électorales souvent différentes mais qui amènent chacune à leur façon les partis politiques classiques à s’engager davantage sur les idées nationalistes et autonomistes bretonnes.

Reste maintenant à faire appliquer les promesses de campagnes ou convaincre les électeurs que les partis bretons serons plus efficaces au pouvoir pour défendre les intérêts du peuple breton.

CRISE DROIT DEVANT – MAXIME MAURY

« Quand la marée se retire, on voit qui nageait sans maillot. »

( Warren Buffet)

« Coopérer ou périr »

( Antonio Gutteres , secrétaire général des Nations Unies) 

Le monde entre en récession en cette fin de 2022. 

La récession ce sont « deux trimestres consécutifs de baisse du PIB ». Les États-Unis, la Chine, la Grande Bretagne, l’Italie et l’Allemagne y sont déjà. Avec une croissance proche de zéro au dernier trimestre de l’année, la France s’en approche. 

Des bastions de résistance existent chez les émergents, mais leurs économies sont laminées par les sorties de capitaux aimantés par le dollar ( cf hausse de la devise par les taux d’intérêt).

Dans la zone euro, les enquêtes de conjoncture auprès des directeurs d’achat ( PMI) sont au plus bas niveau depuis deux ans et la BCE comme la Commission européenne tablent désormais sur une récession.

Le cycle monétaire et financier s’est retourné depuis la mi-2022.

I) Les économistes officiels qui s’arrangent régulièrement avec la vérité nous prédisaient une inflation « transitoire ». Ils se sont trompés, celle-ci s’avère durable et forte avec 11% environ dans la zone euro.

Leur erreur tenait à de multiples raisons qu’ils avaient pourtant sous les yeux et que nous avions signalées dans notre chronique pour le CEPS :

  • Nous sommes entrés dans une crise profonde de l’énergie liée à l’épuisement des ressources fossiles. Indépendamment de la guerre en Ukraine, nous sommes sur le pic du pétrole signalé par l’Agence internationale de l’énergie depuis 2018, ainsi que par le Shift Project. Or notre potentiel nucléaire va rester durablement affaibli par les problèmes de maintenance (2025) et l’obsolescence (2030) de nos centrales de la génération 1970 faute des bons investissements et des bonnes décisions au bon moment.
  • L’approvisionnement de l’Europe en pétrole baissera régulièrement à partir de 2030 ( cf intéressant graphique annexé) et rien ne sera comme avant. Ce sujet reste tabou.
  • Certes et heureusement, les renouvelables peuvent encore largement se déployer ( 29 % de l’électricité en France contre 60 à 70 % dans les pays scandinaves), mais la demande d’électricité va augmenter de 1/3 d’ici à 2030. 
  • Toutes ces variables dessinent un gap énergétique dont la marche sera haute. Il faudra économiser massivement l’énergie. Y sommes-nous prêts ?
  • Nous allons par ailleurs prochainement payer le prix du carbone aux frontières de l’Union européenne pour endiguer le réchauffement climatique. Tout ce que nous importons d’Asie coûtera plus cher.
  • Évidemment les chaînes de production ont été aussi désorganisées par le covid, les confinements chinois et la main d’œuvre est devenue rare ( et chère ) avec la « grande démission ».
  • Nous entrons donc dans la démondialisation et dans une relocalisation des activités nécessaires, mais plus chère pour le consommateur. De fait, le rythme de croissance du commerce international ne cesse de ralentir depuis plusieurs années.

II) Mais voici que les économistes officiels risquent de se tromper à nouveau en nous annonçant un peu vite « une récession courte et peu profonde ».

Et en nous promettant bien entendu le retour d’une croissance forte à la clé… Les réalités sont plus incertaines et la prudence s’impose.

En effet, depuis la crise financière de 2008, pour 1 dollar de croissance le monde a fabriqué 1,5 dollar de dette jusqu’à accumuler un endettement colossal de 300 000 milliards de dollars (!)

soit 3,5 fois le PIB mondial (contre 2,3 fois lors de la grande crise financière de 2008). 

Quelque chose s’est donc déréglé dans la macro-économie avec une croissance évoluant dans la zone des rendements décroissants et des gains de productivité faibles.

Pour comprendre pourquoi nous entrons à nouveau possiblement dans une grande crise, nos lecteurs liront avec intérêt le petit livre de Jacques de Larosière : « En finir avec le règne de l’illusion financière » 

( Odile Jacob, septembre 2022).

L’ancien gouverneur de la Banque de France et du FMI nous indique que, depuis 2000, les patrimoines ont augmenté 50 % plus vite que le PIB (!). C’est le résultat de la gigantesque bulle monétaire qui a vu la base monétaire mondiale multipliée par 8 en moins de vingt ans (passant de 1 à 8 trillions de dollars).

Les banques centrales ont de bonne foi tenté de lutter contre cette anémie de l’économie en la traitant intensivement par la « morphine monétaire ». Mais la fête des patrimoines survalorisés va maintenant se terminer ! 

Nous entrons dans une période de destruction de valeur car le cycle monétaire et financier se retourne.

En effet, les banques centrales ont décidé de remplir leur mandat : sauvegarder la valeur de ce bien collectif qu’est la monnaie, dans l’intérêt général qui correspond à celui des plus faibles menacés par l’inflation.

L’économiste américain Nouriel Roubini, le seul à avoir prévu dès 2006 la grande crise financière de 2008, nous avertit clairement que nous entrons dans une crise profonde de la « dette stagflationniste » qui verra la valeur des actions baisser de 30 à 40 % avec la récession attendue ( cf Les Échos du 13 octobre 2022 ). Il s’agit bien, en raison de l’énormité de la dette, d’une crise potentiellement systémique.

Ne cherchez donc pas de bons placements : l’immobilier qui a augmenté de 60 % depuis 2010 baissera aussi, mais moins que les obligations décotées par la hausse inexorable des taux d’intérêt. Seules quelques entreprises bien positionnées sur les matières premières et les énergies verront leur cote augmenter.

La bulle financière va éclater. Et nous en serons appauvris d’autant.

Le monde devra rechercher son nouveau point d’équilibre à un niveau de richesse plus bas. 

Cultiver la sobriété, la coopération internationale et les faibles inégalités, innover, se doter enfin d’une Fédération européenne seront les seules vraies solutions. Y sommes-nous prêts ?

III) Dans cette « réorganisation du monde », la B.C.E a l’épée dans les reins car sauf à laisser notre monnaie chuter toujours plus bas, elle sera obligée de suivre la FED qui a déjà commencé à réduire la taille de son bilan («quantitative tightening») en stoppant ses achats nets (et bruts) de titres de dettes et en remontant très vite ses taux d’intérêt. 

Même si la réduction de la taille de son bilan reste au-dessous des objectifs annoncés en raison de la peur du choc qui se prépare. La reprise de liquidité est amorcée.

La B.C.E conservera un certain temps la faculté d’arbitrer le réinvestissement des tombées de titres de dettes allemands contre des titres italiens ou français pour éviter la fragmentation de la zone euro.

Mais jusqu’à quand ? 

Il est possible qu’en 2023, face à la violence du choc qui nous menace, les deux grandes banques centrales hésitent à poursuivre la remontée des taux d’intérêt et diffèrent la réduction de leurs bilans. D’autant que celle-ci leur vaudra des pertes avec la baisse de la valeur des obligations.

D’énormes pressions s’exerceront sur les banques centrales. Elles devront y résister. Elles seront de toute façon les boucs émissaires de cette crise qui vient.

Heureusement, quelques éléments de désinflation commencent à se faire sentir sur les prix de gros : le frêt maritime, les matières premières agricoles, le gaz ont commencé à baisser. Le pétrole et le gaz baisseront avec la récession. Mais l’électricité restera très chère en raison des difficultés durables de nos centrales. L’inflation ralentit déjà aux États-Unis.

En France, les trésoreries piquent du nez depuis plusieurs mois et les défaillances d’entreprises remontent en flèche. Leurs marges ont baissé.

Le « quoi qu’il en coûte » disparaîtra puisque la BCE ne monétise plus les dettes des États ( aux tombées près). Nous n’avons donc plus les cartouches dont nous disposions en 2020. C’était prévisible mais rien n’a été prévu (cf conclusion).

IV) Se pose alors la question des risques collatéraux à cette crise économique et financière qui vient :

  • Il est très probable que le système bancaire tiendra car la régulation très forte de Bâle III a renforcé ses assises prudentielles. Depuis 2008, ses fonds propres ont plus que doublé. Des ratios de liquidité très contraints le sécurisent désormais et protègent les épargnants.
  • Mais tous les agents endettés: shadow banking, corporates risqués et États surendettés seront sur la sellette. Ils seront sanctionnés par les spreads de taux d’intérêt qui pointeront à nouveau les risques. C’est déjà le cas pour la dette italienne. L’alerte sur la dette britannique a été chaude dès lors que ce gouvernement a voulu laisser filer son déficit. 
  • Des risques de faillites en chaîne sont également apparus sur les cryptoactifs.
  • Les Banques centrales assureront la stabilité financière en prêtant en dernier ressort comme la Banque d’Angleterre vient de le faire pour éviter la faillite des fonds de pension. Mais ce n’est pas sans poser des problèmes éthiques , l’aléa moral.

Il est cependant calamiteux que la classe politico-médiatique française cultive autant le déni sur la situation réelle de nos finances publiques.

Un ancien Premier ministre rappelait cette vérité : notre trajectoire de rétablissement financier accuse un retard de 2 ans sur les autres pays de la zone euro.

Dans ses dernières prévisions, le FMI estime que la dette française atteindra le double (en termes relatifs) de la dette allemande en 2027. Il demande à la France de remettre de l’ordre. En vain.

Est-ce soutenable avec une monnaie commune ? Ne serons-nous pas stoppés avant ? Une Union fédérale de la zone euro n’est-elle pas devenue indispensable pour résister aux chocs ? Avec une Union de transferts permanente et une mutualisation de la dette.

Comme Nicolas Baverez, nous pensons qu’une crise de la dette publique française se profile dans cette décennie. Comme Patrick Artus, nous croyons que l’euro peut éclater sans une Union de transferts adossé à une Union fédérale venant compléter la monnaie unique.

Nous n’y sommes absolument pas préparés car la France insouciante, figée dans ses structures politiques et mentales, reste un pays relativement immobile, anesthésié par le déni et les polémiques stériles.

Des solutions existent cependant. On les trouvera dans le projet du CEPS et dans nos 23 chroniques précédentes.

Parler d’identité bretonne : pourquoi est-ce si sensible ? 

Kévin Storme / Le Mensuel de Rennes le 29 novembre 2022 à 12h12

L’exposition Celtique ?, à Rennes, déchaîne les passions au sein du mouvement breton. Dans la région, le « sentiment breton » progresse. La sensibilité des questions liées à l’identité régionale aussi.

Celtique ? Dès son inauguration, en mars, le point d’interrogation accolé au titre de l’expo événement du musée de Bretagne, à Rennes, questionne Alan Stivell. Deux mois plus tard, le parrain de cette expo – dont l’objet est de s’interroger sur l’identité celtique de la Bretagne – lui retire son soutien. Dans la foulée du « barde », les critiques et les défections s’accumulent chez les chercheurs proches du mouvement breton (Emsav). En juin, Ronan Le Coadic, prof de langue et culture bretonne à Rennes 2, publie une longue tribune dans le « Club de Mediapart ».

Il y accuse le musée de Bretagne de « leurrer habilement le public en servant un dessein nationaliste français ». En août, c’est au tour d’Erwan Chartier-Le Floch de quitter le navire. Le rédacteur en chef du Poher, collaborateur au Télégramme et chercheur spécialisé en histoire de la Bretagne, réclame le retrait de sa contribution du catalogue de l’exposition. Début octobre, le Centre d’études des langues, territoires et identités culturelles (Celtic-BLM) de Rennes 2 ajoute sa voix au concert pour affirmer sa « solidarité avec les critiques scientifiques (…) à propos de l’exposition Celtique ? ».

Apéro revendicatif organisé devant France 3 Auvergne

Manifestacion occitana  a Fr3 Auvèrnha lo 23 de novembre , coma a Tolosa e Montpelhièr !

Une délégation d’une quinzaine de personnes se sont rendues à l’apéro revendicatif organisé devant France 3 Auvergne à Chamalières mercredi 33 novembre, entre midi et deux, pour demander des émissions en occitan sur la chaîne régionale.

Et ce à l’appel de l’ACEOC, association de coordination et d’échanges occitans

Le rédacteur en chef de l’antenne François Privat est venu saluer les personnes présentes et engager le dialogue en compagnie du directeur technique du site.

Un échange très libre et convivial autour de produits locaux s’en est suivi.

Rendez vous a été pris pour un entretien de travail sur le sujet dans les prochains jours

Merci également à France Bleu Pays d’Auvergne de s’être déplacé pour informer ses auditeurs des motivations de notre initiative

Merci aux sympathisants de l’IEO Puy de Dôme et de la future école Calandreta de Clermont Ferrand qui se sont mobilisés aussi rapidement un jour de semaine et malgré un temps maussade

        Manifestacion occitana  a Fr3 Auvèrnha lo 23 de novembre , coma a Tolosa e Montpelhièr !

Amb lo Collectiu Occitan a Fr3 Montpelhièr lo 23 de novembre

Publié le 23 novembre 2022 par Joan Pèire LAVAL — Laissez une réponse

Peut être une image de 13 personnes, personnes debout et plein airÀ l’appel du Collectiu Occitan, un rassemblement s’est tenu devant France 3 Montpellier, avec plusieurs prises de parole : Jean Louis Blenet pour les Calandretas, un représentant de l’IEO (Institut d’Etudes Occitanes), Joan Pèire Laval de País Nòstre, le Conseiller Régional Benjamin Assié, au nom de la Présidente de Région… Notons que la rédaction de France 3 Montpellier a tourné un reportage pour le journal télévisé du jour + l’édition occitane Viure al País du samedi 26 à 19h15. La manifestation « volem l’occitan cada jorn a la television regionala » s’est terminée par le « se canta » et la volonté de poursuivre la revendication (les 12 associations du Collectiu Occitan vont se réunir prochainement à Toulouse).

Compte rendu de la délégation du Collectiu lors de l’entrevue à FR3 Occitanie

Collectiu Occitan

suite à l’apéritif revendicatif devant FR3 à Toulouse

Mercredi 23 novembre 2022

Présent pour France 3 Occitanie

Mme  Rose Filippi Paolacci directrice,

Présents pour le Collectiu Occitan

JF Laffont président de Convergencia Occitana, Didier Mir pour l’IEO, JC Valadier EELV Midi-Pyrénées, Jean-Luc Davezac pour Bastir Occitanie – Fédération des Pays Unis et OccitaniePais Nostre, Philippe Bonnet pour le P.N.O.

APERITIF REVENDICATIF :

Présence d’une trentaine de militants malgré des conditions météo très difficiles !

Tout d’abord il est à signaler que Mme Paolacci, directrice de France 3 Occitanie nous a rejoint sur le lieu de rassemblement, sur la voie publique, pour marquer sa participation personnelle à notre « apéritif revendicatif » et son souhait de nous accueillir d’une façon conviviale et constructive.

Prise de parole de JF LAFFONT suivi d’une réponse sympathique de Mme la Directrice, présence de l’équipe de « Viure al Pais-lo Jornalet » qui a couvert l’évènement.

Synthèse de la réunion :

Lors de l’entrevue qui a suivi dans son bureau avec la délégation, les représentants de F3 Occitanie ont montré une très bonne compréhension de la problématique des langues minorisées, et de l’occitan en particulier.

Ils ont indiqué faire un maximum dans le cadre institutionnel et politique actuel. La programmation en occitan ne sera pas affectée par la baisse des crédits consécutive à la suppression de la redevance. L’émission VVAP sera rediffusée le mercredi matin. Les émissions en occitan seront valorisées sur la plateforme de rediffusion FranceTV, sachant que l’écoute numérique en Replay devenant la norme des nouveaux téléspectateurs.

F3 Occitanie s’engage à lancer une forte campagne de communication lors de la diffusion des 5 épisodes de 40mn en occitan de “La Seria” récemment achevés pour toucher un très large public. Le collectiu occitan s’engage à en faire le relais médiatique.

A nos demandes de faire plus de télévision régionale (une véritable télévision de pays)  et plus d’occitan, à l’exemple de la télévision régionale corse Via Stella, il a été dit que la décision était politique. C’est le conseil régional corse, alors de droite, et le président Sarkozy qui ont permis Via Stella.

Il est à noter que c’est Mme Paolacci (originaire de Corte) fut directrice des programmes de la chaîne Via Stella, de sa création en 2007 jusqu’en 2012, c’est elle qui a mené à bien le projet Via Stella, elle est donc très bien placée pour comprendre nos revendications…cependant la situation politique Corse (forte présence d’élus régionalistes) n’est pas comparable avec la nôtre….

Nous avons aussi regretté l’absence de Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) concernant l’audiovisuel en région Occitanie  alors que l’accord signé entre F3 et la Région Nouvelle Aquitaine permet de développer de façon pluriannuelle des projets, y compris pour la télé tout en occitan, ÒCtele.(plusieurs centaines de milliers d’Euros).

Mme la Directrice nous a indiqué que la situation qui avait pu paraître « bloquée » lors de la précédente mandature régionale semble aujourd’hui plus favorable, dans tous les cas France 3 Occitanie est à ce jour « totalement ouverte » à la remise en discussion d’un tel contrat COM, et au besoin un « COM spécifiquement occitan et catalan » pourrait aussi être envisagé : les finances nécessaires pour augmenter les temps d’antenne en occitan, produire de nouvelles séries ou des dessins animés en oc par exemple ne viendront pas de l’Etat…il faudrait donc que la Région puisse venir au soutien.

Enfin, nous avons insisté sur l’idée de donner un style occitan (et catalan) à la télévision régionale en y introduisant régulièrement des expressions en occitan et catalan : Adiou, Adisshatz, va plan….des dictons occitans ou la météo en occitan. Nous avons débattu de la coproduction de F3 avec France Bleu pour une diffusion journalière des 3 mn de l’émission « Les mots d’Oc » avec Géraud Delbès. A suivre.

En conclusion, le Collectiu Occitan se félicite de la qualité des échanges avec F3. Une rencontre similaire s’impose maintenant avec la région Occitanie afin de faire émerger une volonté politique au niveau régional, entre autres par la signature d’un COM, Contrat d’Objectifs et de Moyens pour plus d’émissions en occitan sur F3.

Le Collectiu Occitan va se réunir très vite pour en débattre.

Compte rendu rédigé par JC VALADIER et JF LAFFONT

PS :    France 3 Corse ViaStella démarre avec 5h journalière et émet 24h sur 24 aujourd’hui avec très peu de programmes nationaux comme le 19/20 national. Elle diffuse en corse trois programmes quotidiens d’un genre majeur :  jeunesse, jeux et fiction et un prolongement de dix minutes du journal télévisé. Son budget global est de 24 millions d’euros annuels dont  3 millions d’euros de la Collectivité territoriale de Corse (CTC).

Nouveau bureau de la FEDERATION DES PAYS UNIS

Lors de sa dernière réunion, la Fédération des Pays Unis a choisi son nouveau bureau. Comme il était entendu lors de la création de la Fédération, une rotation s’est opérée.

Après les premiers mois menés par Mathieu GUIHARD, Président du Parti Breton, Jean-Luc DAVEZAC, Président de Bastir Occitanie, lui succède.

Au poste de Vice-Président : Thomas RIBOULET, Président du Parti Lorrain.

Secrétaire : Alain GUARINO, Président de Prouvènço Nacioun.

Trésorier : Jean TELLECHEA, du Parti Basque.

Porte-parole : Mathieu GUIHARD, Président du Parti Breton

Membres : Philippe BONNET du Parti de la Nation Occitane et Jonathan HERRY d’Alternative Alsacienne.

Un point sur les résultats des élections législatives suit cette désignation. Ils sont bien meilleurs que prévu, c’est pour la FPU un bon premier combat pour ce nouveau partenariat.

Bien sûr, la réflexion porte sur les élections européennes de 2024. La FPU ne manque pas de représentantes et de représentants, mais le problème reste le financement .

Des réunions et rencontres se sont succédé depuis le début du mois de juillet, de nouveaux partenaires de toute la France et de l’Europe se manifestent.

En rappel : Durban Corbières ((11), Roanne (42), Nîmes (30), St Jean de Luz (64) et Bilbao Pays Basque, Paris, Lyon, Sont prévus: Lavaur (81) les 26 et 27 novembre, le 9 décembre Narbonne (11), le 10 décembre Marseille (13).

Enrichir les programmes scolaires ?

Nous validons !

La littérature provençale, de Louis Bellaud de la Bellaudière à Max-Philippe Delavouët en passant par les poètes du Félibrige, mériterait d’être enseignée aux petits Provençaux.

Et pourquoi pas aussi intégrer dans les manuels d’histoire les grands événements de notre nation, avant et après son rattachement à la France ?

Et si on étudiait aussi les écrivains en langues régionales à l’école?

Les programmes scolaires ne laissent quasiment aucune place aux œuvres des auteurs écrivant en breton, en corse, en Occitan ou en en basque. Et si cela changeait

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