LE DIALECTE FLAMAND EST QUASIMENT ETEINT
La présentation de son livre ‘Taalmoord’ (linguicide) par Wido Bourel a eu lieu hier à Cassel.
Un constat accablant
Au cours de l’échange, nous sommes arrivés à la conclusion qu’il reste quelques centaines de bons locuteurs de dialecte flamand en Flandre française en 2026.
5.000 c’est en incluant ceux qui ont une connaissance passive convenable et se débrouillent un peu à l’oral.
Dans dix ans, quand il restera cent bons locuteurs, on pourra considérer qu’il est officiellement éteint.
En réalité, la situation est tellement dégradée, qu’il n’est presque plus possible de transmettre quoi que soit, en tout cas avec la méthode bleu blanc rouge actuelle, en nous coupant de nos voisins du Westhoek belge.
Ce qui est proposé actuellement, ce sont de petites initiations au dialecte.
D’autre part, il y a bien sûr l’action autour de la toponymie. Elle consiste à poser des panneaux avec une écriture qui correspond à la façon dont les derniers locuteurs prononcent ces noms.
Ça n’ira pas plus loin car dans un cadre exclusivement français il ne sera possible de mener que des actions symboliques.
La solution
S’agissant du sujet qui devrait tous nous occuper, la transmission réelle de la langue, la seule solution qui peut réconcilier tout le monde c’est de scolariser les enfants ‘de l’autre côté’, dès la maternelle.
Ils deviendront bilingues FR-NL comme des locuteurs natifs, avec une belle prononciation west-flamande.
Et, lors de leurs interactions hors de l’école, ils acquerront également le dialecte west-flamand tel qu’il se parle aujourd’hui dans la vie réelle
LE DIALECTE FLAMAND EST QUASIMENT ETEINT
La présentation de son livre ‘Taalmoord’ (linguicide) par Wido Bourel a eu lieu hier à Cassel.
Un constat accablant
Au cours de l’échange, nous sommes arrivés à la conclusion qu’il reste quelques centaines de bons locuteurs de dialecte flamand en Flandre française en 2026.
5.000 c’est en incluant ceux qui ont une connaissance passive convenable et se débrouillent un peu à l’oral.
Dans dix ans, quand il restera cent bons locuteurs, on pourra considérer qu’il est officiellement éteint.
En réalité, la situation est tellement dégradée, qu’il n’est presque plus possible de transmettre quoi que soit, en tout cas avec la méthode bleu blanc rouge actuelle, en nous coupant de nos voisins du Westhoek belge.
Ce qui est proposé actuellement, ce sont de petites initiations au dialecte.
D’autre part, il y a bien sûr l’action autour de la toponymie. Elle consiste à poser des panneaux avec une écriture qui correspond à la façon dont les derniers locuteurs prononcent ces noms.
Ça n’ira pas plus loin car dans un cadre exclusivement français il ne sera possible de mener que des actions symboliques.
La solution
S’agissant du sujet qui devrait tous nous occuper, la transmission réelle de la langue, la seule solution qui peut réconcilier tout le monde c’est de scolariser les enfants ‘de l’autre côté’, dès la maternelle.
Ils deviendront bilingues FR-NL comme des locuteurs natifs, avec une belle prononciation west-flamande.
Et, lors de leurs interactions hors de l’école, ils acquerront également le dialecte west-flamand tel qu’il se parle aujourd’hui dans la vie réelle

