Catégorie : Bastir Occitanie

CORSE  – Réforme constitutionnelle –

Ou vote favorable, ou « terra incognita » par F.ALFONSI

L’autonomie de la Corse a été l’objectif fixé quand le mouvement nationaliste a obtenu une majorité par les urnes en Corse, dès décembre 2015. Il a fallu attendre juillet 2022 avant qu’une négociation s’engage avec l’Etat, et mars 2024 pour que soit signé un accord politique, sous l’égide du processus de Beauvau. Deux ans sont passés depuis, pollués par les errements politiques parisiens consécutifs à la dissolution de l’Assemblée Nationale par Emmanuel Macron en 2024. En ce printemps 2026, le débat parlementaire sur l’avenir de la Corse arrive enfin, alors que la Présidence Macron est en bout de course, et le Parlement divisé comme jamais. Mais, même si les passions sont retombées, le vote d’une réforme inscrivant « l’autonomie de la Corse » dans la Constitution écrirait une nouvelle page de notre Histoire.

La réforme constitutionnelle proposée par le gouvernement au Parlement, dans la rédaction issue des accords de Beauvau qui ont été négociés avec la représentation élue de la Corse, est un compromis. S’il y est bien question d’autonomie comme le peuple corse en avait exprimé la demande à travers les résultats électoraux du mouvement nationaliste, il a aussi été tenu compte des « lignes rouges » posées par l’Etat, sans le respect desquelles aucun accord n’aurait pu être passé. Entre « grands principes » et pragmatisme, il a été choisi de faire le « petit pas » d’une autonomie de la Corse inscrite dans la Constitution, et d’accepter l’avancée qu’il était possible de faire compte tenu des rapports de force politiques en place.

Ce n’est pas la première fois, dans l’Histoire moderne de la Corse, que nous nous trouvons à devoir accepter un compromis. Lors de la création de l’Assemblée de Corse en 1982, grâce au statut particulier mis en place avec François Mitterrand, une avancée majeure a été obtenue, à savoir la création, à travers l’Assemblée de Corse, d’un espace démocratique pour le peuple corse. Avec Edmond Simeoni, les autonomistes ont occupé l’espace ouvert par ce statut, tandis que d’autres nationalistes dénonçaient « a tràppula » et boycottaient cette première Assemblée de Corse.

Depuis l’Histoire a jugé. Sans l’étape de la création de l’Assemblée de Corse, jamais il n’aurait pu être construit le rapport de forces politique obtenu par le vote de plus en plus majoritaire des Corses en faveur du mouvement nationaliste.

Plusieurs décennies plus tard, une nouvelle étape peut être franchie.

Le texte proposé constitutionnalise « l’autonomie de la Corse ». Il n’introduit pas la reconnaissance du peuple corse dans la constitution, et il ne reprend pas les termes de co-officialité et de statut de résident pourtant demandés par 100% d’élus insulaires. Ce sont là les compromis qui ont permis de trouver un accord politique avec l’Etat. Cependant, s’il est voté dans les termes tels que négociés, ce texte sera une avancée pour le peuple corse, il ouvrira la porte à un pouvoir législatif, et il représentera alors un saut politique pour ce qui est des possibilités données aux Corses pour construire leur avenir.

Le « pouvoir constituant » de l’Etat français, formé par l’ensemble des parlementaires, sénateurs et députés, va-t-il remettre en cause l’accord négocié ? Le risque existe, et certains mènent campagne tambour battant pour y parvenir. Chaque jour la presse nous donne à découvrir de nouveaux constitutionnalistes patentés qui poussent les hauts cris contre cette réforme pour la Corse. Ils sont la partie émergée de l’iceberg des conservatismes français, accrochés au jacobinisme et profondément enracinés dans les rouages de l’Etat. Tous sont vent debout et ils ont des relais dans l’enceinte parlementaire, y compris deux des parlementaires corses, François Xavier Ceccoli à l’Assemblée Nationale et Jean Jacques Panunzi au Sénat. C’est aujourd’hui que l’on mesure à quel point la défaite de Jean Félix Acquaviva il y a deux ans a été préjudiciable ! Et combien il serait opportun que, lorsque le débat viendra au Sénat, c’est-à-dire après les élections de septembre, Jean Jacques Panunzi soit remplacé par un autre parlementaire favorable à la réforme constitutionnelle.

Car il ne faut pas sous-estimer les conséquences à long terme des débats constitutionnels en cours. Soit l’accord politique avec l’Etat, patiemment construit et démocratiquement validé, se matérialise à travers une modification constitutionnelle conforme. Ou bien, comme nul en Corse n’a l’intention de renoncer, nous serons demain en « terra incognita ».

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Faisons entendre la voix du Pays Catalan !

Voici le vrai vote démocratique sans censures ! Faisons entendre la voix du Pays Catalan !

Face au mépris des responsables départementaux, simples relais du pouvoir toulousain, qui nous ont confisqué le choix, Oui au Pays Catalan vous le restitue :

Nous organiserons sur Internet un vote ouvert, accessible à tous les habitants du Pays Catalan, majeurs ; il présente les 4 options qui avaient été annoncées au départ.

Ce vote se tient dès aujourd’hui sur un site web dédié, dans les délais impartis. Ce vote, secret, est garanti démocratique et sans aucune manipulation, conformément à la législation « informatique et libertés ». ce vote est garanti secret.

Les résultats seront rendus publics au terme du vote et ils seront vérifiables.

Il s’agît d’un défi démocratique face au mépris. Votez massivement, et partagez le lien !

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À l’heure du classement mondial par l’UNESCO …

À l’heure du classement mondial par l’UNESCO de la Cité de Carcassonne et de ses forteresses périphériques : Termes, Aguilar, Quéribus, Peyrepertuse, Puilaurens, Lastours, dans l’Aude, et Montségur, en Ariège, sous le dénominatif de Forteresses royales du Languedoc, nous vous proposons d’aller encore plus loin que les huit châteaux classés. Partons à la découverte de ce qu’on appelait le PAYS CATHARE. Ces régions du Midi de la France ont été le théâtre de la croisade des Albigeois au XIIIe siècle, puis de l’Inquisition. Toutes deux ont eu pour but d’éradiquer une dissidence de la religion catholique. Cet ouvrage est une invitation à découvrir les autres châteaux importants qui protégèrent ces hérétiques, du Languedoc à l’Agenais, de la Provence au Périgord, en passant par le Midi Toulousain, le Quercy, le Lauragais, le comté de Foix… Dans ce temps des chevaliers, des troubadours et de la réforme grégorienne, entre l’annexion de la couronne de France et la frontière avec le royaume d’Aragon, ce bel ouvrage aux remarquables photos donne le moyen de comprendre la religion des Bons Hommes ou des Bon Chrétiens et les enjeux géostratégiques qui ont durablement marqué l’histoire de ce territoire dont les contours sont ceux à peu près de l’Occitanie d’aujourd’hui.

PROUVÈNÇO ISTÒRI

La crise fédéraliste de 1793 est l’un des épisodes les plus méconnus de la Révolution française. Elle est pourtant particulièrement importante en Provence, où une partie de la population se soulève contre le pouvoir central parisien.

Le contexte : la Révolution se radicalise

En 1792, la monarchie est renversée et la République proclamée.

Au sein de la Convention nationale, deux grands courants s’opposent :

Les Girondins, favorables à une République plus décentralisée.

Les Montagnards (souvent associés aux Jacobins), autour de Maximilien Robespierre, qui défendent un pouvoir central fort à Paris.

Le 2 juin 1793, les Montagnards éliminent les députés girondins de la Convention.

Dans de nombreuses régions, cette prise de pouvoir est perçue comme un coup de force parisien.

La Provence se soulève

La Provence est alors l’une des principales régions fédéralistes.

Les grandes villes comme :

Marseille

Toulon

Aix-en-Provence

refusent de reconnaître l’autorité des Montagnards.

Les insurgés ne veulent généralement pas revenir à la monarchie. Ils se présentent comme des républicains opposés à la domination de Paris.

Ils réclament :

davantage d’autonomie locale ;

le respect de la représentation nationale ;

la fin de la pression des clubs jacobins.

Marseille, capitale du mouvement

Marseille devient le principal foyer de la révolte.

La ville lève une armée dite « sectionnaire » ou « fédéraliste ».

Cette armée remonte vers le nord en direction d’Avignon et de la vallée du Rhône.

C’est probablement cet épisode qui a inspiré votre idée d’une confrontation entre Provençaux et Jacobins.

Le Vaucluse et Avignon

Le département de Vaucluse n’existe que depuis peu.

La région est divisée :

certains soutiennent la Convention ;

d’autres sympathisent avec les fédéralistes marseillais.

Avignon, annexée à la France seulement depuis 1791, reste politiquement instable.

Des mouvements de troupes et des affrontements ont lieu dans la vallée du Rhône, notamment autour de :

Avignon

Orange

Cavaillon

mais pas de grande bataille unique comparable à Valmy ou Fleurus.

La défaite fédéraliste

L’armée de la Convention reprend progressivement le contrôle.

Marseille est occupée à l’été 1793.

Toulon va plus loin encore : la ville ouvre son port aux Britanniques.

La réaction de Paris est brutale.

Après la reconquête :

Marseille est temporairement rebaptisée « Ville-sans-Nom » ;

de nombreuses arrestations sont effectuées ;

les représentants en mission imposent la Terreur.

Le symbole provençal

À l’époque, les fédéralistes provençaux ne combattent pas sous un drapeau provençal moderne uniforme comme celui de votre affiche.

On trouve plutôt :

des drapeaux tricolores républicains ;

des bannières municipales ;

des emblèmes locaux.

Cependant, pour une affiche historique-romantique ou identitaire contemporaine, le drapeau sang et or de Provence est un excellent symbole visuel permettant d’identifier immédiatement le camp provençal.

Pourquoi cet épisode est intéressant

Contrairement à l’image classique de la Révolution opposant seulement royalistes et républicains, la crise fédéraliste montre une autre fracture :

République centralisée contre République décentralisée.

C’est pourquoi certains historiens considèrent 1793 comme l’un des premiers grands affrontements entre :

le centralisme parisien ;

les identités provinciales.

C’est cette opposition qui donne toute sa force symbolique à votre affiche intitulée :

« Les Fédéralistes provençaux face à la Convention – 1793 ».

Les Cathares n’ont pas disparu …

Renaud Thomazo, historien et éditeur, ancien directeur de collection aux Éditions Larousse a écrit ce livre : il y montre que les Cathares n’ont pas disparu de la mémoire des hommes. Par-delà les mythes et les légendes, les «bons hommes» et les «bonnes femmes» ont laissé des traces écrites de leur passage et de leur message. https://www.momox-shop.fr/,renaud-thomazo/?utm_source=SEM_YBN&utm_medium=cpc&utm_term=Renaud%20Thomazo%20;%20les%20cathares&utm_content=72293029069114&searchparam=&creative=&sitelink=&msclkid=e2d7d98fd0a016024b6eb3bbc90228a0&utm_campaign=FR_BM_OUT_WEB_ALL_SEM_GEN_MSN_bmm-Authors

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE de MGO mercredi 8 juillet

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE de MGO mercredi 8 juillet à 17H au Burgaud (31)

L’association culturelle « Magnifier la Grande Occitanie / Magnificar la Granda Occitània » (MGO) tiendra son assemblée générale annuelle le mercredi 8 juillet à 17h00, à la salle du Conseil du Burgaud (31).

À cette occasion, le Président Laurenç Balès prendra la parole pour présenter le rapport d’activité de MGO, les bilans moral et financier de l’année passée, et les projets et perspectives pour les mois à venir.

En seconde partie, nous procéderons au renouvellement du bureau. La réunion est évidemment ce jour-là ouverte à tous, et à plus forte raison à ceux qui éventuellement souhaitent s’y investir.

Pourquoi diable l’Académie bloque-t-elle aujourd’hui la poursuite de cette évolution ?

Il est de bon ton de moquer l’Académie française, accusée d’être toujours en retard d’une guerre (voire de deux) concernant l’évolution de la langue française. L’auguste institution, il est vrai, tend régulièrement des verges pour se faire battre. Ne s’est-il pas déroulé… 89 ans entre la parution de sa huitième édition, en 1935, et la neuvième, sortie en 2024 ? Mais qui châtie bien aime bien. Il est donc juste de saluer les Immortels lorsqu’ils prennent une initiative novatrice. Et je crois sincèrement que c’est le cas ici.

Son secrétaire perpétuel, Amin Maalouf, vient en effet de l’annoncer : à partir de 2026, l’Académie mettra en ligne chaque année les nouveaux mots sur lesquels elle aura travaillé durant les douze mois qui auront précédé. Une petite révolution.

Si vous vous rendez sur le site ou téléchargez l’application consacrés au dictionnaire, vous trouverez désormais un nouvel onglet intitulé « 10e édition. En cours ». Il contient les entrées qui viennent d’y faire leur apparition comme « abandonnique » ou « altermondialiste », mais aussi les sens nouveaux de mots anciens. « Abuseur », qui avait pour acception « celui qui abuse », est désormais défini également comme « agresseur sexuel ou violeur ». Au total, 633 mots sont ainsi venus rejoindre leurs 53 000 petits camarades déjà présents dans la neuvième édition.

Cela qui ne veut pas dire que la présentation traditionnelle est condamnée. Au contraire. Le même Amin Maalouf a affiché sa volonté de publier un jour, par exemple en 2050, une dixième édition sous sa forme classique, qui sera le reflet de notre société en ce deuxième quart du XXIe siècle.

Je vous le dis en toute sincérité : si vous ne le connaissez pas encore, ce dictionnaire objectivement à nul autre pareil mérite vraiment d’être consulté. Car il a pour avantage de ne pas présenter seulement l’état actuel de la langue – ce qui ne serait déjà pas mal – mais aussi la totalité des volumes parus à ce jour : 1694, 1718, 1740, 1798… « Nous avons 9 éditions complètes, soit 9 photographies de la langue à un instant T », souligne l’académicien Marc Lambron.

En cliquant d’un onglet à l’autre, il est donc possible de connaître l’histoire d’un mot depuis le XVIIe siècle. Le lexicographe Jean Pruvost en a donné un exemple amusant en rappelant qu’une « vacherie », qui évoque aujourd’hui uniquement un acte ou un propos malveillant, avait longtemps été une simple étable pour les bovins.

Cette vision diachronique permet aussi de mesurer à quel point l’orthographe a considérablement changé au cours du temps. « Poète » s’est ainsi écrit « poete » de 1694 à 1762, puis « poëte » jusqu’en 1878, date tardive à laquelle il a pris sa forme actuelle. Et l’on en vient inéluctablement à se poser cette question malicieuse : pourquoi diable l’Académie bloque-t-elle aujourd’hui la poursuite de cette évolution ?

Autonomie de toutes les régions. De quoi ont peur les responsables politiques ?

Comme bien souvent, le gouvernement est dans le déclaratif, ici par la voix de la ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation.

Dans le même temps, Françoise Gatel a présenté un projet de loi visant à renforcer l’État local. L’exécutif entend réaffirmer le rôle des préfets dans un mouvement de déconcentration qui prend la direction opposée de l’idée d’autonomie.

L’article 4 de ce texte introduit la notion de « Pouvoir de substitution du représentant de l’État » qui pourra agir en lieu et place d’une collectivité territoriale ou d’un groupement de collectivités en cas de carence dans l’exercice de ses compétences.

Autonomie de toutes les régions. De quoi ont peur les responsables politiques ?