Catégorie : Bastir Occitanie

Y a-t-il plusieurs peuples en France ?

Y a-t-il plusieurs peuples en France ?

Dans quelques jours, le Sénat aura à répondre à cette question cruciale : existe-t-il une « communauté insulaire, linguistique, culturelle » en Corse ? De la réponse dépend en partie l’avenir de la langue corse et, au-delà, de l’ensemble des langues minoritaires de France.

Cette actualité m’a donné l’envie de me replonger dans la décision du Conseil constitutionnel qui, en 1991, avait censuré la notion de « peuple corse, composante du peuple français ». Une censure à mes yeux contestable pour de nombreuses raisons, d’autant qu’elle fait peser une réelle menace sur la diversité culturelle en France.

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Ne confondons pas manifestants et casseurs!

D’ Emma DAVEZAC

Les images chocs des manifestations du 17 octobre circulent, et avec elles, la tentation de tout mélanger. Mais attention à ne pas se laisser berner par des images subjectives, sorties de leur contexte, qui voudraient faire croire que tous les manifestants vêtus de noir appartiendraient à tel syndicat ou parti politique. D’autres images, pourtant, montrent aussi que des débordements viennent parfois des forces de l’ordre elles-mêmes.

Peu importe le média que chacun regarde : ne nous laissons pas berner par les images.

Il faut savoir démêler le vrai du faux, et surtout, entendre la souffrance d’une jeunesse et des travailleurs qui se révoltent. Les lycéens, les étudiants, les défenseurs du pouvoir d’achat, ont de vraies raisons de se mobiliser. Leur colère ne doit pas être confisquée par les images de chaos.

Une manifestation doit rester républicaine. L’encadrement par les forces de l’ordre doit être irréprochable. La violence n’appartient à aucun camp et ne doit en légitimer aucun.

Les symboles de la République ne doivent jamais être attaqués mais le droit de manifester non plus, car il est lui-même un fondement de notre République.

Et surtout, n’oublions jamais que parmi ces manifestants se trouvent des mineurs, des lycéens, des étudiants. La lutte contre les violences faites aux enfants ne peut pas s’arrêter aux portes de l’Assemblée ou des cortèges. Protéger nos jeunes, c’est protéger l’avenir de notre patrie. Un mineur qui descend dans la rue pour défendre ses convictions ne doit jamais devenir la victime collatérale d’un chaos qui le dépasse. C’est notre responsabilité collective, celle des parents, des institutions, des forces de l’ordre, de veiller à ce qu’aucun enfant, qu’aucun jeune citoyen ne paie le prix d’une violence qui n’est pas la sienne.

N’oublions jamais notre histoire, ni ce que nos grands auteurs comme Hugo dans Les Misérables nous ont enseigné sur la misère et la révolte des peuples. Aujourd’hui comme hier, il faut savoir écouter la voix de ceux qui manifestent.

L’atteinte aux bâtiments et à notre patrimoine ne doit pas nous faire oublier les raisons des mobilisations qui sont majoritairement pacifistes. Ne vous laissez pas avoir!

Il est de notre ressort de ne pas condamner les revendications sociales car des casseurs et délinquants pillent nos commerces, nos mairies, nos collectivités, c’est notre devoir de discernement d’adultes pacifistes responsables.

Pour que la France reste fidèle à son histoire la plus lumineuse, et non le symbole d’un laxisme dénoncé de façon trop simpliste, réactionnaire par certains, elle doit incarner l’ordre juste et la justice sociale, en protégeant en priorité celles et ceux qui construiront son avenir.

Ouvrons les yeux par nous même et ne nous laissons pas bercer par un discours de mise en opposition de tel ou tel clan, par une idéologie de récupération sécuritaire et raciste nauséabonde.

Le bien vivre ensemble, et le bien être de chacun doivent redevenir nos fondamentaux.

Je rêve d’une société respectueuse et donc respectable où l’empathie, l’intelligence émotionnelle reprennent le dessus, où la liberté des un s’arrête là où commence celle des autres…

Liberté, égalité, fraternité ou Rien!

Cette fresque éphémère issue de la mairie de Blagnac m’a toujours inspirée…

Et bien sûr: Trust plus qu’un héritage familial, celui d’une jeunesse qui s’est toujours exprimée.

J’aurais pu mettre « Regret d’un mort » de Quartz s’il était disponible sur Facebook.😅

Bonne journée républicaine à tout le monde.

Aucune empathie pour cette horde de sauvages qui pillent les commerçants

D’ Alexandre Chiavassa De Vittorio

il y a 3 heures ·

Aucune empathie pour cette horde de sauvages qui pillent les commerçants.

Je hais ces imbéciles sans intérêt.

Ce serait moi au pouvoir, ils n’auraient aujourd’hui plus aucun moyen physique de recommencer.

Supprimez la caf à ces gens, supprimez le moindre privilège, ils iront là où leur cœur, si il leur en reste encore, penche.

Marre des excuses, marre de chercher des coupables ailleurs, ils ont leur libre arbitre et en font n’importe quoi, ils sont écervelés, « wesh ».

Ils n’ont strictement rien à voir avec les jeunes qui militent pacifiquement, rien.

Ils n’ont d’ailleurs strictement rien à voir avec nous, les honnêtes gens.

Vous retrouverez ces monstres sur leurs points de deal car là aussi, ce qu’ils reste de la France est impuissante.

Les empêcher définitivement de recommencer, c’est cela qu’attendent les français, ceux qui ne disent rien et souffrent en silence, avec dignité.

Et ça arrivera, fatalement, ce ne sera pas faute d’avoir prévenu en se faisant, au passage, traiter de facho par des moins que rien.

Je ne leur apporte aucune onde positive, simplement le malheur et la haine qu’ils méritent.

Je n’arrive pas à décolérer de ce que j’ai vu, sans surprise non plus, des années que j’annonce qu’il y a deux façons d’être citoyens.

Nous sommes aux prémices d’une guerre civile sans précédent.

Et les donneurs de leçon, depuis 81, ne venez pas en commentaire car je ne vais pas non plus vous louper.

Admettez que vous vous êtes trompé ou taisez-vous.

APPARITEURS alias « des flics déguisés en casseurs »

APPARITEURS alias « des flics déguisés en casseurs ». Ils étaient partout hier. Vous ne connaissez peut-être pas ce mot. Pourtant, il mérite qu’on s’y intéresse, particulièrement dans le contexte des manifestations lycéennes.

À l’origine, un appariteur est un employé d’université. Mais Coluche, dans son célèbre sketch « Le Flic », lui donnait une tout autre dimension : celle de l’agent provocateur. Un individu infiltré dans une manifestation pour casser des vitrines, semer le chaos et faire porter le chapeau aux manifestants devant les caméras.

Près de 50 ans plus tard, la question revient dans l’actualité.

Le 2 octobre 2026, à Reims, un homme masqué, filmé lançant une pierre vers la police, tente de se cacher avant de se réfugier auprès des policiers. Le procureur confirmera qu’il s’agissait d’un agent de la BAC.

Le même jour, à Aubervilliers, un autre policier en civil est filmé frappant à plusieurs reprises la vitrine d’un restaurant avec une matraque.

Ces images interrogent profondément sur les méthodes policières. Elles ne prouvent pas, à elles seules, l’existence d’une stratégie organisée, mais soulèvent une question démocratique fondamentale : qui provoque réellement les violences, et dans quel but ?

Car une manifestation peut rassembler des milliers de jeunes pacifiques. Il suffit de quelques individus violents pour que les caméras oublient tout le reste.

Les professeurs absents ? Les lycées délabrés ? Les conditions d’apprentissage catastrophiques ? Les jeunes blessés par la police ? Tout disparaît derrière les images spectaculaires des affrontements.

Et soudain, on ne parle plus des raisons de la colère. On parle uniquement de « rétablir l’ordre ». La répression devient légitime, les revendications disparaissent. Pratique, non ?

Voilà pourquoi il faut connaître le concept d’agent provocateur, distinguer les faits des accusations et exiger des enquêtes indépendantes lorsque des comportements suspects sont documentés.

Une démocratie ne devrait jamais avoir peur qu’on examine les méthodes de ceux qui sont chargés de la protéger.

Montségur : une grande mobilisation en faveur de la langue occitane

De Christine Saleçon

Le collectif Carrieras Occitanas propose une grande mobilisation en faveur de la langue occitane.

Pour la deuxième édition, des concerts, des discussions et des moments festifs sont prévus à Montségur les 17 et 18 octobre pour affirmer de nouveau l’occitan comme langue populaire et vivante.

Au grand étonnement des occitans, sans aucune raison crédible, le maire de Montségur a interdit cette manifestation au pré des cremats (Prats dels Crémats ou pré des brulés) Ce site historique situé au pied du château de Montségur où s’est déroulé le tragique bucher du 16 mars 1244 reste un endroit de recueillement à quelques jours de la fête de la toussaint.

En effet, les occitans veulent avoir accès à la stèle qui se trouve sur le pré des cremats au pied du relief calcaire, le pog.

Les deux associations Occitanie Païs Nostre qui représente un rassemblement de sympathisants de toute la grande Occitanie, l’association Urgéncia Diversitat et le groupe Bastir Occitanie qui est le représentant occitan dans le monde politique ont été contacté par l’organisation Carrieras Occitanas. Ils les en remercie.

Afin d’éviter des problèmes avec la réglementation, Occitanie Païs Nostre ,  Urgéncia Diversitat et Bastir Occitanie ont conjointement fait la demande à la préfecture pour avoir l’autorisation d’accès au plus grand nombre de personnes qui défendent l’Occitan et sa culture pour ce week-end des 17 et 18 octobre. Ils en ont fait part au collectif pour une bonne cohésion dans l’organisation de l’évènement.

Communiqué de Carrièras occitanas

Le maire de Montségur interdit au mouvement occitan de se rassembler au « prat dels cremats » Après la réussite de la manifestation qui a eu lieu l’année dernière à Villefranche de Rouergue, nous avons choisi en début d’année le lieu de Montségur pour revendiquer nos droits linguistiques. Depuis le printemps nous sommes allés à la rencontre de la mairie de Montségur et de ses habitants pour organiser cette manifestation ensemble. Une manifestation, pensée comme un moment d’affirmation collectif, de fête et de discussions pour sortir notre langue et notre culture dans la rue. Hier, à 5 jours de l’événement, le maire a publié un arrêté municipal pour interdire l’accès au « prat dels cremats », et à l’ensemble du pog de Montségur.

Les autorités nous proposent de nous rassembler sur la route départementale au niveau du col de Montségur. Loin du lieu symbolique auquel nous voulons donner vie. La nouvelle « forteresse royale » est rénovée et ouverte pour les touristes, mais les gens du pays et les occitans des alentours y sont interdits. A quoi cela sert-il de classifier un monument à L’UNESCO si nous ne pouvons plus nous y réunir ? Refuser à une société de s’emparer collectivement de symboles, de faire culture et de fêter son patrimoine commun, c’est empêcher la possibilité à cette société de grandir et de vivre. Face à ce constat : soyons nombreuses et nombreux le samedi 17 octobre à 16h sur la route au niveau du col de Montségur. Pour les droits linguistiques, pour le droit à manifester, pour le droit à la société occitane de vivre et de célébrer ! Montségur, tòca’i si gausas.

  • A ajouter : 3 groupes ont posé la demande d’autorisation à la Préfecture : Groupe Bastir Occitanie / Association Urgéncia Diversitat / Association Occitanie Pais Nostre

Lo verdicte de las eleccions senatoriaus qu’ei tombat

Lo verdicte de las eleccions senatoriaus qu’ei tombat . L’analisi qui se’n pòt har qu’ei plan clara : qu’ei un escrutinh varrolhat peus aparelhs deus grans partits politics parisencs. 

Peu purmèr còp despuish la soa creacion, « Bastir Occitània » qu’a temptat de’s presentar a n’aqueth tipe d’eleccion plan particulara. 

De raperar qu’ei ua minoritat de personas qui vòtan, son « los grans electors », qu’ei a díser exclusivamant d’elegits : los deputats e senators (qu’ei logic), los conselhèrs regionaus, los conselhèrs departamentaus, los conselhèrs municipaus de las granas ciutats, e au mens un representant entà cada vilatge. 

Qu’èm pas d’inocents : que sabèm que senators, deputats, conselhèrs departamentaus e regionaus, e quitament los conselhèrs municipaus de Tolosa, vist que son encartats, qu’apartienen a un gran partit politic parisenc, e be logicament que vòtan a las eleccions senatoriaus entau candidat designat peu burèu nacionau deu dit partit. 

Notatz dejà l’aspècte plan drin democratic de la desmarcha : l’elector lambda n’ei ni consultat, ni concernit, qu’ei vertadèrament de « l’entra-se » ! e aus freses deu contribuent : aquò ne guasta pas arren d’ac raperar en aqueths temps de crisi, mes que ganhan o que pèrden las eleccions, aqueths gròs partits parisencs qu’arrecaptan hèra moneda publica a cada eleccion. 

D’aquesta passa, « Bastir Occitània » avent tostemps militat sincèrament entà har avançar d’idèas concrètas ancoradas dens la realitat deus nostes territòris e de la ruralitat, estant donc per definicion en dehòra d’aqueth entre-se de politicaires, semblava que n’i avèva pas arren a esperar d’aqueth tipe d’eleccion.

Çaquelà, suu papèr, la majoritat deus qui vòtan entà las eleccions senatoriaus que son shens etiqueta : ne son pas encartats dens nat partit, ne son pas politicaires de mestièr, semblan engatjats sincèrament entau lor territòri. Au mens, en teoria. 

E qu’i a hèra comunas ruraus en Hauta Garona, dambe un sol gran elector designat (sovent, lo Purmèr cònsol) ; alavetz, aquò que dèisha espèr a un vòte politic au sens nòble deu tèrme : entà idèas e entà ua gestion racionau dens l’interès deu territòri, e non pas entà sosténguer tau o tau aute partit deu sistèma. 

Suu papèr donc, quitament que’s sàpia pertinentament entà qui va votar la minoritat consequenta encartada sia PS, RN, LR, Renaishença o sia LFI, la majoritat deus grans electors de la ruralitat que pòden tot cambiar : si aquestes que causissen per un còp un vòte Liure e Independent, ancorat dens lo territòri a tot punt de vista (ruralitat, descentralizacion e subsidiaritat, agricultura en armonia dambe l’environament, identitat occitana etc), aquò que poiré crear dins Hauta Garona un seïsme politic qui haré tremolar dincas dens los lors confortables burèus parisencs los caps de partits qui tiran las ficèlas !

Autau qu’èra lo pari de « Bastir Occitània » : barrejar la taula dambe candidaturas independentas (Hauta Garona, Gèrs e Aude), desestabilizar l’entre-se politicaire de las senatoriaus en s’adreçant aus grans electors « shens etiqueta » de la ruralitat, teoricament liuras deus lors vòtes dens l’anonimat de l’isolader qui garantida la bona tienuda democratica de l’escrutinh vist que deven totun patir la pression deus partits au poder locaument.

D’un costat, ua minoritat de grans electors clarament identificats politicament, dambe una pelejada generau e pietadosa deus candidat deus lors partits respectius entà aver la lor part de la còca, de l’aute, solament duas listas reaument independentas sus dètz en liça en Nauta Garona, dambe com atot màger ua majoritat de grans electors « shens etiqueta » podent potenciaument tresvirar lo dar. 

Au piri, los grans electors « shens etiqueta » pas convençut de la pertinéncia deus programas de l’ua o de l’auta de las duas listas independentas de Nauta Garona que podèvan votar blanc entà significar lo lor hasti de cap au triste espectacle d’aqueth circ de politicaires. 

Solament, si 1,36% deus ciutadans de Hauta Garona qu’an votat blanc a las darrèras presidenciaus, aqueth 27 de seteme de 2026, los grans electors que son estats a pena 0,60% d’ac har ! aquò que vòu plan díser çò qu’aquò vòu díser…

Que n’i a donc plan drin qui an votat blanc. Es qu’an totun causit ua alternativa, votat entà « Bastir Occitània » o entà l’auta lista independenta ? 

La responsa qu’ei clara : TANPÒC ! 

Lo percentatge cumulat d’aqueras duas listas te despassa pas 2% ! si se pren tanben en consideracion los vòtes blancs, que’s pòt constatar que los grans electors an portat a 97,5% en la lor amna e consciéncia un partit deu sistèma ! vaquí. 

En conclusion : los nostes grans electors que son un pauc tròp timides ! ne gausan pas afichar publicament la lor color politica, pr’aquò, que n’an ua : pròva n’ei que vòtan entà l’un deus candidats d’aqueth sistèma que coneguèm plan, sabètz, lo qui mena l’Estat cap a ua falhita previsibla ! felicitacions en particular au senator macronista-LR sortent arribat largament en cap deus sufragis e qu’ei doncas reelegit agidament dambe pas mensh de 31,61% deus sufragis ! qu’ei pas polit, aquò ? 

En brèu, amics legidors e ciutadans, espiatz çò que portan dens l’anonimat de l’isolader los vòstes elegits « de terren » : plebiscitan lo projècte macronista-LR compatible (31,61%), dambe sonque un simulacre de ponderacion PS-FN-LFI. Brèu : tostemps los medishs !

Un projècte politic alternatiu ? ua vertadèra descentralizacion, ua subsidiaritat ascendenta ? de referendums locaus ? ua presa en consideracion de la nosta istòria, deu noste patrimòni ? un regionalisme modèrne e pragmatic, ancorat dens la ruralitat e se prement lo potenciau economic de la nosta agricultura rasonada ? s’inspirar institucionaument de çò qui fonciona alhors e abandonar çò qui ei inutile, en particular l’inercia burocrata estatau pesuga e las nòrmas ubuescas ? « qué nani, volèm pas càmbiar arren, AU CONTRARI ! GARDAM TOT, e contunham atau ! »…

Com se ditz : QU’AVEM LOS ELEGITS QUI MERITAM ! 

Çaquelà, « Bastir Occitània » renóncia pas : lo combat entaus nostes territòris hè pas que començar. Qu’èm e que seram com a cada còp lo petit gran de sable qui poiré plan un dia arribar a gripar aqueth sistèma jacobin en cap de corsa qui escana despuish tròp longtemps aqueth Estat, e noste país en particular. 

Bastir Occitània

« Paratge e convivéncia »

Se rassembler au « prat dels cremats »

Comunicat en francés çai-jos :

Le maire de Montsegur interdit au mouvement occitan de se rassembler au « prat dels cremats »

Après la réussite de la manifestation qui a eu lieu l’année dernière à Villefranche de Rouergue, nous avons choisi en début d’année le lieu de Montségur pour revendiquer nos droits linguistiques.

Depuis le printemps nous sommes allés à la rencontre de la mairie de Montségur et de ses habitants pour organiser cette manifestation ensemble. Une manifestation, pensée comme un moment d’affirmation collectif, de fête et de discussions pour sortir notre langue et notre culture dans la rue.

A 5 jours de l’événement, le maire a publié un arrêté municipal pour interdire l’accès au « prat dels cremats », et à l’ensemble du pog de Montségur. Les autorités nous proposent de nous rassembler sur la route départementale au niveau du col de Montségur.

Loin du lieu symbolique auquel nous voulons donner vie.

La nouvelle « forteresse royale » est rénovée et ouverte pour les touristes, mais les gens du pays et les occitans des alentours y sont interdits.

A quoi cela sert-il de classifier un monument à L’UNESCO si nous ne pouvons plus nous y réunir ? Refuser à une société de s’emparer collectivement de symboles, de faire culture et de fêter son patrimoine commun, c’est empêcher la possibilité à cette société de grandir et de vivre.

Face à ce constat : soyons nombreuses et nombreux le samedi 17 octobre à 16h sur la route au niveau du col de Montségur.

Pour les droits linguistiques, pour le droit à manifester, pour le droit à la société occitane de vivre et de célébrer !

Montségur, tòca’i si gausas.

#occitan#carrièrasoccitanas#montsegur

Qu’il n’y ait pas d’équivoque…

Par Alain Guarino

Qu’il n’y ait pas d’équivoque, je me suis toujours prononcé en faveur de l’émancipation des peuples.
Mais voir la plupart des Français s’enthousiasmer de la victoire du Parti québécois aux élections provinciales en reprenant à leur compte la célèbre phrase de Charles de Gaulle « Vive le Québec libre » me rend hilare.

Pour nos cocardiers hexagonaux, le Québec est une projection de la France en Amérique du Nord. Qu’importe qu’on détricote le Canada, la francophonie est une communauté qui dépasse les frontières.
Par contre, pas touche à l’indivisibilité de la France ! De votre autonomie, on n’en veut pas. L’émancipation c’est uniquement pour les autres (surtout s’ils causent français).