Catégorie : Lenga nòstra

LES RÉCOLTES DE L’ESPOIR ….

ADISHATZ a la jòia d’aculhir Frederic ORAZIO , President de l’associacion caritativa  » LES RECOLTES DE L’ESPOIR « ; engatjada dins l’ajuda dels mainatges malauts e andicapas !

Nos presenta lo famós concèrt organizat dins los remarcables jardins del CASTEL DE DURÀS , los 11-12-13 de setembre.

I aurà tanben una cronica occitana d’Eric ASTIÉ e una colhonada  » lo Badge el lo brau  » !

mardi 21 juillet de 18h à 19h

dimanche 26 juillet de 14h à 15h

sur R.E.M 98.4FM

ou en direct et podcast

sur ( www.re2m.org )

 » LES RÉCOLTES DE L’ESPOIR vous donnent rendez-vous pour un weekend unique où la musique , le spectacle et la solidarité ne font qu’un . »(Voir le site ).

KENDJI GIRAC samedi soir 12 septembre à 21h , le ROI LION dimanche 13 à 15h suivront la soirée gratuite du vendredi soir avec un marché gourmand animé par le Duo SUNRISE !

Hâtez – vous de réserver pour ces concerts inoubliables qui illumineront la vie de beaucoup d’enfants atteints de cancers pédiatriques.

( Seulement 4000 places possibles KENDJI GIRAC ! )

Mercé a Frédéric e a tota l’association per aquel trabalh benevòl al servici de l’enfància en dificultat !

BON ESTIU A TOTAS E TOTS. Alan PÈIRE ‘

DE MANCAR PAS :

-NUITS ATYPIQUES ( voir le site)

-MUSIQUE 100 pour 100 occitan sur R.E.M le mardi de 19h à 20h et le dimanche de 13h à 14h

– LA DIVERSITÉ POUR SURVIVRE , Livre de David GROSC

– ESCÒLA OCCITANA D’ESTIU (16-22 août) voir le site.

-LES CONFITURIADES « Championnat du monde « : 22-23 août à BEAUPUY (47 ) ( voir le site ).

-LES RÉCOLTES DE L’ESPOIR pour les enfants handicapés dans les jardins du CHÂTEAU DE DURAS: 11-12-13 septembre avec KENDJI GIRAC et LE ROI LION ( voir le si

Hèstas de Baiona 2026

Hèstas de Baiona 2026 🎉 – Cada annada despuish 2004, a l’iniciativa deu pòle Lenga & societat deu Congrès, las hèstas de Baiona que s’avian dab lo Prosei, tèxte en occitan gascon declamat per ua personalitat de Gasconha. Augan, qu’ei lo Sèrgi Javaloyès, lo quite autor deu Prosei, qui avó l’aunor d’obrir las festivitats en léger l’imne a la vila e aus sons hestaires.

La video (a 21’53) :

Tà’n saber mei suu Prosei 👉https://lengasocietat.eu/2023/01/12/lo-prosei-2/

—-

[FR] 🎉Fêtes de Bayonne 2026 🎉 – Chaque année depuis 2024, à l’initiative du Pôle Langue & Société du Congrès, les fêtes de Bayonne s’ouvrent avec le Prosei, texte en occitan gascon déclamé par une personnalité de Gascogne. Cette année, c’est Sèrgi Javaloyès, l’auteur du Prosei lui-même, qui a eu l’honneur de démarrer les festivités en lisant l’hymne à la ville et à ses festayr

En savoir plus sur le Prosei 👉https://lengasocietat.eu/fr/2023/01/12/lo-prosei/

A QUERIBUS LE 18 / 07 !!!

Les « châteaux cathares » au cœur d’une vive controverse patrimoniale

Le reportage diffusé par France 3 Occitanie met en lumière un débat qui dépasse largement la simple question d’une appellation. Alors que les sept célèbres citadelles médiévales de l’Aude et de l’Ariège s’apprêtent à rejoindre le prestigieux patrimoine mondial de l’UNESCO, un changement de nom suscite interrogations, incompréhensions et parfois colère dans les territoires concernés.

Jusqu’ici connues dans le monde entier sous l’appellation de « châteaux cathares », ces forteresses devraient désormais être officiellement désignées sous le nom de « Forteresses royales du Languedoc ». Ce choix répond à une volonté de respecter la réalité historique mise en avant par les experts ayant accompagné le dossier UNESCO. Les historiens rappellent en effet que ces ouvrages militaires, pour la plupart reconstruits ou fortement transformés après la croisade contre les Albigeois, étaient avant tout des places fortes du royaume de France destinées à contrôler la frontière avec la Couronne d’Aragon.

Mais pour de nombreux habitants, élus locaux, acteurs du tourisme et défenseurs de la culture occitane, le terme « châteaux cathares » ne se limite pas à une vérité historique stricte. 

 Il représente plusieurs décennies d’identité territoriale, de promotion touristique et de mémoire collective. Depuis les années 1960, cette appellation a contribué à faire connaître mondialement des sites emblématiques comme Montségur, Peyrepertuse, Quéribus, Puilaurens ou encore Termes. Elle est devenue une véritable marque touristique associée à l’histoire du catharisme, à la résistance occitane et à l’imaginaire médiéval du Sud.

Les défenseurs du changement rappellent toutefois que l’inscription à l’UNESCO exige une présentation rigoureuse des faits historiques. Selon eux, l’appellation « Forteresses royales du Languedoc » permet de mettre en valeur un ensemble architectural exceptionnel du XIIIe siècle, construit selon une logique militaire cohérente et représentant l’affirmation de l’autorité royale dans le Midi après la croisade albigeoise.

À l’inverse, les opposants craignent que l’abandon du terme « cathare » efface une partie de l’histoire régionale et affaiblisse l’attractivité touristique de ces sites. Pour eux, le catharisme, qu’il soit mythe, réalité historique ou mémoire reconstruite, fait désormais partie intégrante du patrimoine culturel occitan et de l’identité des territoires concernés.

Au-delà de la querelle sémantique, tous s’accordent cependant sur un point : l’éventuelle inscription à l’UNESCO représente une opportunité majeure pour la préservation de ces monuments. Plusieurs de ces forteresses nécessitent d’importants travaux de consolidation et de restauration. Le classement pourrait favoriser de nouveaux financements, renforcer leur protection et offrir un nouvel élan économique à des territoires ruraux qui misent depuis longtemps sur leur patrimoine historique pour attirer visiteurs et investisseurs.

Ainsi, derrière la polémique sur le nom des « châteaux cathares » se dessine une question plus profonde : comment concilier vérité historique, mémoire collective, identité occitane et développement économique ? Un débat passionné qui montre que ces citadelles perchées continuent, huit siècles plus tard, de faire vivre l’histoire du pays d’Oc.

Des membres de l’UNESCO ont adressé un courrier au Président du goupe Bastir Occitanie Jean-Luc Davezac et à Jean-Pierre Laval de Païs Nostre ( iniciateur de cette réaction des occitanistes, des occitans).Une réponse a été adressé à l’UNESCO. Cette réponse consue par une association de plusieurs éléments :  professeurs, historiens, représentants du monde assocaitif , politique et économique n’a toujours pas reçu de réponse.

Le 18 juillet un rassemblement aura lieu à Quéribus pour manifester cette position de vérité dans la culture et l’histoire occitane.

Groupe de soutien aux châteaux dits cathares 

Compausat per tres musicianas …

Compausat per tres musicianas·x ancoradas·x dins lo mitan de las musicas popularas, Tripleta prepausa un bal a còrdas desplegadas, fotjant cadun son torn dins los repertòris del Massís Central, de Carcin e dels Alps del Sud.

Al banjo, als violons e a la votz, Tripleta redòla dins los bals amb fòga e impertinéncia, per prepausar una musica fosica, petejanta e un pauc esperdigalhada, fasent la part polida a las cançons, e dedicada a la dança.

Per ne saber mai sus la programacion : https://estivada.eu/

#Estivada#occitan#bal#danse#Triplettetrio

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Formé par trois musiciennes·x ancrées·x dans le milieu des musiques populaires, Triplette propose un bal à cordes déployées, piochant tour à tour dans les répertoires du Massif Central, du Quercy et des Alpes du Sud. Au banjo, aux violons et à la voix, Triplette déboule dans les bals avec fougue et impertinence, pour proposer une musique espiègle, pétillante et un peu délurée, faisant la part belle aux chansons, et dédiée à la danse.

Pour en savoir plus sur la programmation : https://estivada.eu/

Lou rinard e lou croupatas

Lou rinard e lou croupatas, d’Antòni Bigot, versioun en escrituro mistralenco

Es pas pèr me vanta, siéi pas qu’un vièi coudoun

Ai pas jamai rascla mi pèd dins uno escolo

Mai i ai passa davant e trobe que n’i a proun

Car de n’en saupre trop fai vira la boussolo

Pamens, sens trop cerca n’en vese, sacrebiéu !

Qu’en estén pus savant soun mai ase que iéu

Enfin quoi ! Couneissès nostre cougnat Cadocho ?

– Un Roumpu que tèn pas sa lengo dins sa pocho ! –

En ço dóu perruquié nous countè davant ièr

Quicon que vole, iéu, vous counta. Pas pus fièr

Dirai tout unimen ço qu’ai entendu dire

Save pas s’o creirès o s’o prendrès pèr rire

Qu’o creseguès o noun ; acò ié fai pas mai :

Per iéu, o crese pas – mai Cadet dis qu’es vrai

O tèn d’un pichot de l’Escolo Mutualo

Qu’o-z-avié trouba ’scri dins sa sirabello

Dins lou bos dis Espèci un Croupatas, amount

Sus la branco d’un euse èro d’escambarloun ;

A soun bè tenié un flo de fourmo… e lou sarravo

– Aro, ount avié pres l’argènt pèr l’acheta ?

Vous o poudriéi pas dire e nous regardo pas ;

Ço que i a de soulide es que lou tourtihavo…

Vejeici qu’un Rinard un fin estransihur

Paure, maigre, grela coumo un garçoun taiur

Souto l’aubre, eici-sen, passavo, repassavo ;

Sentié lou flo de fourmo e foutrau ! se lipavo

Carculavo un mouièn pèr que la fourmo, riu !

LA LENTILHA / La lentille (conte) 

Un jour, un homme trouva une lentille dans le village. Il alla la porter chez la voisine :
– Vesina, vesineta, garda-me aquela lentilheta.
« Eh bien, mets-la là, sur la fenêtre. »
Et l’homme s’en alla. Quand il revint le soir pour reprendre la lentille, une poule l’avait mangée. Alors il dit :
– Vòli la lentilha o la galina,
« Prends la poule. »
Et l’homme s’en alla la porter chez une autre voisine :
« Mets-la dans la cour avec les nôtres. »
Quand il revint le soir pour prendre la poule, le porc l’avait mangée.
– Vòli la galina o le pòrc,
« Prends le porc. »
Et l’homme s’en alla le porter chez une autre voisine.
« Mets-le dans la porcherie avec les nôtres. »
Quand il revint le soir pour reprendre le porc, une vache l’avait tué d’un coup de corne.
– Vòli lo pòrc o la vaca,
« Prends la vache. »
Et l’homme s’en alla la porter chez une autre voisine qui avait une petite-fille malade et capricieuse. Quand elle vit la vache, elle dit :
Vòli de la perneta (pèrna / perneta) de la vaqueta,
Et la grand-mère lui en coupa un morceau. Quand l’homme revint, la vache n’avait plus de sang. Il dit alors :
– Vòli la vaca o la filha,
« Prends la fille. »
Mais la grand-mère qui aimait beaucoup sa petite-fille ne voulait pas la donner. Alors elle mit dans le sac une chienne boiteuse. L’homme prit le sac et partit.
Par le chemin, il s’arrêta pour faire un baiser à la petite-fille qui était dans le sac et alors la chienne lui sauta au visage et lui arracha le nez. Et l’homme se mit à crier :
– Jardinièr de l’òrta, arrèsta-me la gròssa tòrta, que lo nas se m’empòrta ! (Jardinier, arrête la chienne boiteuse, qui m’a pris le nez !) …

📙

 Histoires extraordinaires du pays d’oc 1978

Gaujors de la taula 

Ô Tolosa, ô mon país !

GAUJORS DE LA TAULA (Joies de la table).

😀 A dich de cercar de bada (à force de chercher en vain), aviam lo ventre darrièr l’esquina.

– Ara, val melhor far parlar lo provèrbi : « Qual a dent, a talent » nos pensèrem. Anèrem a pè, cap a la carrièra « Bertrand de Born », trobador plan conegut del sègle tretzen (òm vesià qu’èram dins la ciutat del Gai-Saber). Enric i coneissià una abitarèla (auberge) pas tròp cara e bona : « Al capon fin », ont èra marcat : « Óm parla occitan ». Dintrèrem. Un musquet agradiu nos gratilhèt las nasicas. « Adiusiatz a totes » ! diguèrem, e nos tirèrem los cubricaps e los mantèls. Lo coarro (le patron), mostachut, grasset e emborrelit, erà cohat (coiffé) d’una tòca blanca. Tanlèu, s’entrevèt de nòstras pantas.(aussitôt, il s’enquit de nos désirs)

– Volètz una bona taula ? vos conselhi aquesta, per doàs personas, prèp de la finestra

– Òc ! va plan : portatz-nos la carta, sens vos comandar.

– Ambe plaser ! Vaquí-la.

E cadun de causir platats que preniá pas cada jorn

– Tè ! per començar, prendrai una salada gascona : que i a tròces de peirièr (gésier), talhons (tranches) de magret fumat, lescas de fetge d’auca (portions de foie d’oie), ensalada fresca e nosilhons (cerneaux de noix), tot aquò abarrejat (mélangé) amb òli e vinagre.

– E tu, Jacmet, que vòls manjar ? Despacha-te de causir, rebalaire (lambin), al luòc de gaitar aqueles anants defora !

– Prendrai una dotzena de cagaròls (escargots) amb de burre e de jolverd (persil). Nos caldrà beure quicòm end’empassar (avaler) tot aquò !

– Tu, beurràs aiga (toi, tu boiras de l’eau), benlèu la mitat d’un veire de vin. Que nos cal pas bandar !

– Eu ! Mèstre ! fai-nos gustar de vin tapat !

Lo patron torna, destapa un pinton (debouche un demi-litre), ne voja una lagrema a cadun.

– Es plan cande (clair), ço ditz Enric, mai me sembla que troba a tap (goût de bouchon) !

– Segon mon pauc de conneissença, tròbi tan ben que sap a tap ! i disi …

– Los braces m’en tomban (les bras m’en tombent) ! Le vos vau (je vais vous le) cambiar ! cridèt lo cap (le chef).

E aqueste còp nos portèt de vin deliciós

– Aquò rai, se servira del autre per cosinar un cibièr ! se trufèt (ironisa) Enric. Las dintradas just acabadas (les entrées à peine terminées), le mestre tornèt, nos cambièt las sietas en disent :

– e ara, que vos porterai ?

– Tè, balhatz-me una cuèissa de lèbre (cuisse de lièvre) en civet, ambe patanas (pomme de terre) cuèitas a la vapor

– E ieú, una trocha al blau (tuite au bleu)

A la fin del repais, èran plan confles, fins al punt que nos poguèrem pas acabar la « moleta. Norvègiana » flambuscada a l’Armagnac. Eran tant sadols (rassasiés) que paguèrem sense véder la soma. A la salida, nos botèrem a cantar « LA TOLOSAINA », vielha poësia lengadociana (represa e adaptada per Claudi Nougaro en 1967).

😀 Repic

🎶 Ô mon país, ô Tolosa, ô Tolosa !

Qu’aimi tas flors, ton cèl, ton solelh d’or !

Al prèp de tu, l’anma (âme) se sent urósa

E tot aicí, e tot aicí, nos regaudís le cór ;

Ô mon país ô mon país Tolosa, Tolosa !

Qu’aimi tas flors, ton cèl, ton solelh d’or !

😀 Coblet 1

🎶 Que ièu soi fièr de tas academias

Dels monuments qu’ornon nòstra ciutat !

De ton renom e de tas poësias

E de ton cant dempuèi longtemps citat.

Aimi tanben nòstra lenga gascona

Que tant nos dona, que tant nos dona de gaietat !

Los Tolosans que se passejavan sul trepador (trottoir) n’en cresián pas lors aurelhas.

✍ Jacme GAUZY « Devinhola a las Cabanetas ». Ed Lacour Nimes 2004

Gaujors de la taula 

Ô Tolosa, ô mon país !

GAUJORS DE LA TAULA (Joies de la table).

😀 A dich de cercar de bada (à force de chercher en vain), aviam lo ventre darrièr l’esquina.

– Ara, val melhor far parlar lo provèrbi : « Qual a dent, a talent » nos pensèrem. Anèrem a pè, cap a la carrièra « Bertrand de Born », trobador plan conegut del sègle tretzen (òm vesià qu’èram dins la ciutat del Gai-Saber). Enric i coneissià una abitarèla (auberge) pas tròp cara e bona : « Al capon fin », ont èra marcat : « Óm parla occitan ». Dintrèrem. Un musquet agradiu nos gratilhèt las nasicas. « Adiusiatz a totes » ! diguèrem, e nos tirèrem los cubricaps e los mantèls. Lo coarro (le patron), mostachut, grasset e emborrelit, erà cohat (coiffé) d’una tòca blanca. Tanlèu, s’entrevèt de nòstras pantas.(aussitôt, il s’enquit de nos désirs)

– Volètz una bona taula ? vos conselhi aquesta, per doàs personas, prèp de la finestra

– Òc ! va plan : portatz-nos la carta, sens vos comandar.

– Ambe plaser ! Vaquí-la.

E cadun de causir platats que preniá pas cada jorn

– Tè ! per començar, prendrai una salada gascona : que i a tròces de peirièr (gésier), talhons (tranches) de magret fumat, lescas de fetge d’auca (portions de foie d’oie), ensalada fresca e nosilhons (cerneaux de noix), tot aquò abarrejat (mélangé) amb òli e vinagre.

– E tu, Jacmet, que vòls manjar ? Despacha-te de causir, rebalaire (lambin), al luòc de gaitar aqueles anants defora !

– Prendrai una dotzena de cagaròls (escargots) amb de burre e de jolverd (persil). Nos caldrà beure quicòm end’empassar (avaler) tot aquò !

– Tu, beurràs aiga (toi, tu boiras de l’eau), benlèu la mitat d’un veire de vin. Que nos cal pas bandar !

– Eu ! Mèstre ! fai-nos gustar de vin tapat !

Lo patron torna, destapa un pinton (debouche un demi-litre), ne voja una lagrema a cadun.

– Es plan cande (clair), ço ditz Enric, mai me sembla que troba a tap (goût de bouchon) !

– Segon mon pauc de conneissença, tròbi tan ben que sap a tap ! i disi …

– Los braces m’en tomban (les bras m’en tombent) ! Le vos vau (je vais vous le) cambiar ! cridèt lo cap (le chef).

E aqueste còp nos portèt de vin deliciós

– Aquò rai, se servira del autre per cosinar un cibièr ! se trufèt (ironisa) Enric. Las dintradas just acabadas (les entrées à peine terminées), le mestre tornèt, nos cambièt las sietas en disent :

– e ara, que vos porterai ?

– Tè, balhatz-me una cuèissa de lèbre (cuisse de lièvre) en civet, ambe patanas (pomme de terre) cuèitas a la vapor

– E ieú, una trocha al blau (tuite au bleu)

A la fin del repais, èran plan confles, fins al punt que nos poguèrem pas acabar la « moleta. Norvègiana » flambuscada a l’Armagnac. Eran tant sadols (rassasiés) que paguèrem sense véder la soma. A la salida, nos botèrem a cantar « LA TOLOSAINA », vielha poësia lengadociana (represa e adaptada per Claudi Nougaro en 1967).

😀 Repic

🎶 Ô mon país, ô Tolosa, ô Tolosa !

Qu’aimi tas flors, ton cèl, ton solelh d’or !

Al prèp de tu, l’anma (âme) se sent urósa

E tot aicí, e tot aicí, nos regaudís le cór ;

Ô mon país ô mon país Tolosa, Tolosa !

Qu’aimi tas flors, ton cèl, ton solelh d’or !

😀 Coblet 1

🎶 Que ièu soi fièr de tas academias

Dels monuments qu’ornon nòstra ciutat !

De ton renom e de tas poësias

E de ton cant dempuèi longtemps citat.

Aimi tanben nòstra lenga gascona

Que tant nos dona, que tant nos dona de gaietat !

Los Tolosans que se passejavan sul trepador (trottoir) n’en cresián pas lors aurelhas.

✍ Jacme GAUZY « Devinhola a las Cabanetas ». Ed Lacour Nimes 2004

COMUNICAT DE PREMSA de BASTIR OCCITANIA / autonomia a l’Illa de Beutat

BASTIR OCCITÀNIA (movement regionalista) – projècte de lei constitucionala qu’a per mira d’acordar l’autonomia a l’Illa de Beutat.

BASTIR OCCITÀNIA exprimís a l’unanimitat sos mercejaments a totas las formacions politicas qu’an agut lo coratge de sostenir aquel projècte de lei constitucionala qu’a per mira d’acordar un estatut d’autonomia a Corsega. Constatam amb plaser que nombre d’entre elas an sabut, dins l’interès superior de nòstra nacion tota entièra, despassar lor fractura istorica per s’inscriure dins un moment rare (en aqueles tempses de borrolhs) de concòrdia nacionala.

BASTIR OCCITÀNIA desira, en seguida, enviar totes sos encoratjaments al pòble Còrs dins aquela aventura que fa pas que començar. Lo camin menant cap a l’autonomia serà long e semenat de tracanard, mas es una debuta encoratjanta, lo movement es en marcha, l’espèr deu prevaler, sustot que la quista s’anóncia epica.

BASTIR OCCITÀNIA, per conclure, crida a totes los grops politics regionalistas, federalistas o autonomistas a obrar, encara e encara, a sortir nòstre estat de son ultra-jacobinisme. Aquel centralisme a l’excès mèna nòstra nacion a l’escleròsi en escanant totas las iniciativas localas. Es temps de liberar nòstra nacion de son carcan arcaïc.

Uèi, al contra del passat, lo ciutadan es ascienciat, cultivat e informat, a pas mai besonh d’èsser guidat, enquadrat o infantilizat, aspira clarament a èsser actor del fach politic.

Dins aquela optica, BASTIR OCCITÀNIA convida totas las bonas volontats a soscar a dotar nòstre Estat d’una organizacion politica e administrativa modèrna ont l’elector seriá al mai pròche de la presa de decision.

E coma de costuma en tèrra occitana :

Mercés plan, e tenètz vos fièrs !