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GARDAREM L’ESTIVADA

Collectif Gardarem l’Estivada

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Destinataire(s) :

Monsieur le Maire de Rodez,

La pétition

Pour le maintien d’un festival occitan inter-régional à Rodez.

Depuis 1995, avec l’Estivada Rodez devient le temps de quelques jours, la capitale de la création, de la diversité, de la richesse et du dynamisme de la langue et de la culture occitanes, et au-delà, de l’ensemble des cultures et langues minoritaires de France et d’ailleurs.

Le 27 janvier 2023, par voie de presse, nous avons appris que le festival emblématique faisant depuis près de 30 ans la fierté du public, des organisateurs, bénévoles, associations et artistes qui s’y retrouvaient, allait disparaître. Ainsi est balayé d’un trait de plume un festival gratuit et fédérateur, où se côtoient rencontres littéraires, débats, spectacles intimistes et concerts grand public dans une ambiance conviviale et festive.

Chaque année, ce sont des dizaines de milliers de festivaliers venus de la France entière qui s’y retrouvent. Des concerts en soirée où se mêlent toutes les générations, locuteurs et non-locuteurs de la langue occitane, militants ou pas, preuve d’une culture occitane bien vivante et généreuse.

Fidèle aux valeurs occitanes du paratge et de la convivéncia, l’Estivadaa toujours fait la part belle aux rencontres, aux projets fédérateurs, dans une dimension d’ouverture à l’autre et d’inter-régionalité. Qui ne se souvient pas d’avoir partagé de grands moments d’émotions un soir d’Estivada en écoutant la poésie berbère d’Idir ? Qui ne s’est pas reconnu à travers les chansons de Nadau ? Qui ne s’est pas « boulégué » au son de Mauresca, des Goulamas’k, du Dalfin ou de Massilia ? Qui n’a pas vécu des moments forts aux spectacles de l’après-midi à la MJC ou à la chapelle royale ? On ne compte plus les personnes qui ont découvert ce qu’était la richesse de la langue et de la culture occitanes en parcourant les stands des éditeurs et des associations (associations culturelles, associations d’enseignants…).

L’Estivada est la tête de proue des évènements occitans et l’une des plus belles vitrines pour la promotion, la valorisation et la sociabilisation des langues et des cultures minorisées. La supprimer c’est  porter un coup très dur au public nombreux, à tous ceux, artistes, musiciens, chanteurs, auteurs, éditeurs, comédiens et opérateurs culturels qui se battent au quotidien pour que la culture soit diverse et pour tous. Les langues régionales sont un facteur de cohésion sociale et de vivre-ensemble, des ponts entre différentes cultures et générations, une preuve d’ouverture sur le monde.

L’Estivada est profondément liée au territoire et à ceux qui y vivent. C’est la fierté des Aveyronnais qui y retrouvent leurs racines bien vivantes, qui y mettent à l’honneur leurs produits locaux, qui s’y massent nombreux dans un esprit de fête de village que l’on ne retrouve pas toujours dans d’autres festivals. Le succès de ce festival à Rodez depuis 1995 ne doit rien au hasard. Rodez est au cœur de l’espace occitan, dans un environnement où la langue occitane est présente depuis longtemps à travers notamment l’enseignement bilingue public et immersif associatif. La ville dispose enfin d’un solide tissu associatif occitan.

Pour tout cela et parce qu’elle ne peut être dissociée de la ville qui l’a vu naître et grandir, L’Estivada doit rester occitane et ruthénoise. 

Merci de signer et faire signer autour de vous. Merci aux personnalités (élus, universitaires, artistes, écrivains…) de signaler dans un commentaire « l’étiquette » sous laquelle ils souhaitent apparaître publiquement.

Gothie-Languedoc a partagé un passage de l’histoire.

Guillaume Ier de Provence dit le Libérateur, né vers 955 et mort devant Avignon en 994, après le 29 août1, est un noble provençal, célèbre pour avoir vaincu et chassé les Sarrazins de la Provence en 973.

Fils de Boson II, comte d’Arles et de Constance de Provence, il est successivement comte d’Avignon (962), comte de Provence (972), marquis de la Provence arlésienne (979) et prince de toute la Provence (991)

https://www.facebook.com/…/pb…/1246520352102501/…

La libération de la Provence et ses conséquences :

À la suite de l’enlèvement de l’abbé Mayeul en juillet 972 par les bandes de Sarrasins installées dans le massif des Maures depuis la fin du ixe siècle, le comte Guillaume et son frère Roubaud prennent la tête de l’ost provençal renforcé par les troupes d’Ardouin, comte de Turin. Ils traquent les Maures qu’ils écrasent à la bataille de Tourtour en 973, puis les chassent de Provence7. En septembre 983 Guillaume anéanti les Sarrasins à leur retour d’une campagne dans les Alpes et son frère Roubaud prend leur repère de Freinet avec l’aide d’Ardouin marquis de Turin. Cette campagne militaire contre les Sarrasins, conduite sans les troupes du roi Conrad III de Bourgogne, se double en fait d’une féodalisation de la Provence, de l’aristocratie locale et des communautés urbaines et paysannes qui avaient jusque-là toujours refusé la mutation féodale et le pouvoir comtal. Elle permet à Guillaume d’obtenir la suzeraineté de fait de la Provence et, avec le consentement royal, de contrôler le fisc de la Provence. Il distribue les terres reconquises à ses vassaux, comme le territoire d’Hyères aux seigneurs de Fos, arbitre les différents et crée ainsi la féodalité provençale Avec Isarn, évêque de Grenoble, il entreprend de repeupler le Dauphiné et autorise un comte italien nommé Ugo Blavia à se fixer près de Fréjus au début des années 970 pour remettre les terres en culture.

Son gouvernement et sa renommée ;

Comme son père Boson, Guillaume se fait conseiller par un vicomte qui dès 977 l’accompagne dans tous ces déplacements et il s’appuie sur un groupe important de juges pour rendre la justice Devenu marquis de Provence en 979, il s’installe à Arles au début des années 980. Sa première femme Arsinde de Comminges (c. 950-983) venant à décéder, il épouse en 984 dans cette cité, contre l’avis du pape, Adélaïde d’Anjou qui vient de se séparer de son époux, le futur roi de France, Louis V. Le couple aura au moins deux enfants :

https://www.facebook.com/…/pb…/1246520352102501/…

Toutes les réactions :

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Prouvènço Nacioun communique

Où l’on apprend qu’une association et un requérant avaient demandé au Conseil d’Etat d’annuler le décret n° ­2020-914 du 28 juillet 2020 portant classement du Parc naturel régional du Mont Ventoux, considérant que l’utilisation de la langue provençale dans les documents administratifs contreviendrait à l’article 2 de la Constitution en vertu duquel “La langue de la République est le français”.

Le Conseil d’Etat a statué que la charte du Parc ne saurait être entachée d’illégalité par quelques passages assortis d’une traduction en langue provençale qu’il qualifie de “ponctuels”.

Nous devons rester vigilants et combatifs face aux jacobins car la moindre petite concession faite aux langues minoritaires de France peut être remise en cause à tout moment.

Le lien vers l’article : https://www.lagazettedescommunes.com/…/lusage…/…

Le lien vers le rendu de décision du Conseil d’Etat : https://www.conseil-etat.fr/…/decision/2022-10-31/444948

Qu’es aquò : Francis Cabrel et les langues régionales

Aujourd’hui, en occitan et en français, on vous parle du chanteur Francis Cabrel …

Francis Cabrel ne parle pas occitan mais il est très attaché aux langues dites régionales et d’une manière plus large à la pluralité linguistique. Aqueste dissabte, afiguratz-vos que propausarà un espectacle ont se poiràn ausir un flòc de lengas. Ce samedi, figurez-vous que Francis Cabrel va proposer un spectacle où on pourra entendre plusieurs langues de France. Spectacle qui va se dérouler chez lui à Astaffort, dans le Lot-et-Garonne.

Pourquoi ce spectacle en langues régionales ?

Parce que selon Francis Cabrel, je cite: ‘‘les langues régionales sont victimes d’un génocide culturel’’. C’est ce qu’il a déclaré dans une interview accordée au journal l’Express dans la chronique publiée chaque mardi et qui s’appelle Sur le bout des langues. Chronique réalisée par Michel Feltin-Palas, cap-redactor a aquel jornal. Qu’es aquò un cap-redactor ? C’est un rédacteur en chef. Dedins aquela entrevista / dans cette interview, Francis Cabrel, presenta aquel espectacle, dont le principe consiste à demander à chaque artiste d’écrire dans sa langue en vue d’un spectacle commun.

Qu’est-ce qui motive Francis Cabrel à créer ce genre de spectacle?

Segon el, l’anglés es a chapar lo francés. Pour Francis Cabrel, la langue anglaise prend de plus en plus d’importance, au détriment du français. Il y voit un parallèle avec l’occitan qui s’efface peu à peu devant le français. Parla tanben de son accent que lo cantaire ne patiguèt quand li calguèt anar a París.

Francis Cabrel parle aussi de son accent ?

Jeune chanteur, sa maison de disques l’a obligé à modifier la prononciation du -o- du mot “rose” dans la chanson Petite Marie. Mas en defòra d’aquel primièr disc, jamai non volguèt cambiar son accent / mais en dehors de ce premier album, Francis Cabrel n’a jamais voulu modifier son accent. Fin finala, il a gardé sa prononciation naturelle, ce qui ne l’a pas empêcher de faire carrière, bien au contraire.

Eric Fraj 50 ans de cançon

Mon documentaire “Eric Fraj, 50 ans de cançon” (64m, 2022) va être projeté deux fois cette semaine en présence de l’artiste :

– le jeudi 6 octobre à 20h30 à Bordeaux (cinéma L’Utopia);

– le vendredi 7 octobre à 20h30 à Langon (cinéma Le Rio).

https://www.youtube.com/watch?v=xLVY8H1AoqU

Par ailleurs, Eric Fraj interviendra dans les classes bilingues de Langon le vendredi après-midi et sera en concert (avec Morgan Astruc) le dimanche 9 octobre à 17h au Rocher de Palmer en compagnie de Claude Marti et de son groupe. Un concert “historique” puisque Eric Fraj et Claude Marti avaient partagé la même scène à Bordeaux en 1972 !

Quelques mots sur le documentaire :

Centré sur le cheminement artistique d’Éric Fraj et ponctué par des extraits d’un concert avec le guitariste Morgan Astruc, ainsi que d’une performance avec le poète Serge Pey, ce film permet d’entrer dans l’intimité du chanteur, d’évoquer ses origines familiales, ses 50 ans de chanson, sa relation avec la langue occitane, son goût de l’enseignement ou encore sa passion pour la poésie.

Le film a été tourné dans des lieux importants pour Éric Fraj : la maison de Carbonne où il habite, la Calandreta de Muret, la ville de Lavelanet d’Ariège (berceau d’une partie de sa famille paternelle), le château cathare de Montségur, et le village médiéval de Saint-Macaire où il donna l’un de ces premiers concerts au début des années 1970.

Le film a été soutenu par la commune de Saint-Macaire, le Conseil régional d’Occitanie et l’Ostau Occitan.

JACME DELMAS : “L’aligòt es un plat que nos ven d’Aubrac”

 

🇰🇬 L’aligòt es un plat que nos ven d’Aubrac. Se ditz qu’a l’origina, l’aligòt èra una sopa. Son los monges (moines) de l’Aubrac que servissián aquela recèpta vielha als romieus (pèlerins) de Sant Jacme de Compostèla. Es a la fin del sègle 19, que las trufas (pomas de tèrra) remplaçèron lo pan. Los ingredients màgers de l’aligòt son las trufas, la toma fresca, la burrada (crème de lait) e un pauc d’alh trissat (ail pilé). Podètz manjar l’aligòt amb de salssissa. Pas besonh de revirar (traduire). Bon apetís e a lèu !

Acabi de minjar un aligòt de bona qualitat dins un DINNERS rota de Blanhac a Tolosa….

🇰🇬 Aligote est un plat qui nous est vendu depuis Aubrac. On dit que l’aligot était à l’origine une soupe. Ce sont les moines (moines) d’Aubrac qui ont servi cette recette aux Romains (pèlerins) de Sant Jacme de Compostelle. C’est à la fin du 19e siècle que les truffes (pommes de terre) remplacaient le pain. Les principaux ingrédients de l’aligot sont les truffes, la tomate fraîche, la burrada (crème de lait) et une gousse d’ail haché (ail). Vous pouvez manger l’aligot avec de la saucisse. Pas besoin de réviser (traduire). Bon appétit et c’est l’heure !

Je viens de manger une aligote de bonne qualité dans une rotation DÎNER de Blanhac à Tolosa….