Catégorie : Actualités

Loi Alsace : le moment de vérité

Loi Alsace : le moment de vérité 🇮🇩

Le mardi 7 avril 2026, l’Assemblée nationale se prononcera sur la loi 1800 visant à « simplifier le millefeuille territorial » par la création d’une collectivité unique en Alsace. Derrière ce débat institutionnel se cachent des enjeux économiques majeurs.

🟢Tirer les leçons de l’échec de 2015

La fusion des régions, décidée en 2015, poursuivait un objectif clair : réaliser des économies et contribuer au redressement des finances publiques. Dix ans plus tard, le constat est sans appel. Non seulement les économies attendues ne sont pas au rendez-vous, mais les comptes publics se sont encore dégradés.

Dans mon premier livre « Le Grand Est, une aberration économique », j’ai analysé l’échec de l’agrandissement des régions, à rebours des promesses initiales. Fondées sur des données factuelles et la littérature de recherche internationale en économie, mes analyses n’ont jamais été infirmées à ce jour. Seule la Région Grand Est les conteste, mais sans en apporter de preuves.

🟢Un choc de simplification

La proposition de loi prévoit de transférer les compétences de la région Grand Est à la Collectivité européenne d’Alsace. L’Alsace passerait ainsi d’un statut départemental à celui de collectivité à statut particulier, à l’image de la Corse.

Concrètement, il s’agit de supprimer un niveau administratif, permettant de réduire les doublons et de gagner en efficacité. Selon mes estimations, les économies potentielles pourraient atteindre une centaine de millions d’euros par an (« Collectivité d’Alsace, quelles perspectives d’économies ? », juin 2025.)

Certes, ces projections comportent une part d’incertitude, mais les gisements d’économies sont bien identifiés : baisse du nombre d’élus (de 141 à 80, soit -40 %), simplification des procédures (double traitement des subventions, financements croisés éliminés), réduction des redondances dans les politiques publiques, etc.

🟢 L’Alsace a besoin d’une greffe du Rhin

Dans mon nouveau livre « Réveiller l’Alsace », je montre que contrairement à une idée répandue, l’économie alsacienne marque le pas. Sa croissance est inférieure à la moyenne nationale depuis les années 2000 et le décrochage vis-à-vis des régions voisines allemandes et suisses s’accentue.

Dans ce contexte, il devient indispensable d’adapter les politiques publiques aux réalités d’un territoire frontalier au cœur de l’espace rhénan. Or, une telle adaptation ne peut être efficacement conçue à distance, depuis Metz, Nancy ou Paris. Elle suppose un pilotage local, au plus près des dynamiques économiques.

🟢Restaurer la confiance

Les enquêtes d’opinion convergent : entre deux tiers et trois quarts des Alsaciens soutiennent cette réforme.

Cette adhésion massive intervient dans un contexte de défiance généralisée envers les institutions. Comme l’ont montré Pierre Cahuc et Yann Algan dans « La société de défiance » (CEPREMAP, 2007), ce déficit de confiance constitue un frein majeur à la performance économique française.

Recréer des institutions en phase avec les réalités économiques, sociales et culturelles est donc une condition essentielle pour restaurer la confiance et favoriser le développement.

🟢Surmonter les crispations jacobines

Certes, cette loi ne réglera pas, à elle seule, tous les dysfonctionnements du millefeuille administratif français. Mais elle corrige une erreur manifeste commise en 2015, et permettrait de desserrer un centralisme devenu contre-productif.

Il est temps de sortir des postures, des crispations et de l’immobilisme qui paralysent trop souvent le débat public. Refuser d’agir au motif que tout ne serait pas parfait revient, en réalité, à entretenir les blocages existants.

Malgré tous ces avantages, les résistances sont toujours fortes. Des idéologues en proie à des délires paranoïaques voient dans les initiatives alsaciennes la volonté de détruire la France.

Un courrier non signé au contenu grossier circule chez les parlementaires actuellement, les mettant en garde contre le « danger pour la République ». Au vu des éléments qu’il contient, il émane vraisemblablement de la Région Grand Est. A travers une énumération de ce qu’on pourrait qualifier de « fake news », il tente de mettre la pression sur les députés en jouant sur les peurs.

Ainsi, on assiste à une forme de convergence entre les idéologues jacobins et les intérêts personnels de ceux qui profitent du millefeuille pour accumuler les postes et les indemnités.

Mais dans un contexte économique exigeant, la France ne peut plus se permettre l’inaction. Elle a besoin de décisions claires, de réformes assumées, et d’un cap cohérent.

C’est pourquoi les députés doivent privilégier l’intérêt général de la nation, ce qui amène à voter OUI à la loi 1800 visant à simplifier le millefeuille territorial. 🇮🇩🇫🇷

#économie#alsace#AssembléeNationale#régions

Lis iòu de Pasco (extrait de l’Armana prouvençau, 1890).

Lis iòu de Pasco (extrait de l’Armana prouvençau, 1890).

Coume vai que se manjo d’iòu pèr Pasco, e que, dins d’endré que i’a, coume à Paris, pèr eisèmple, aquélis iòu se tegnon de rouge ?

Li Pasco estent la fèsto de la resurreicioun, es de crèire que l’iòu es pres coume un simbèu de regeneracioun e de nouvello espelido. Pamens, dins un raconte de soun viage en Terro-Santo, que vèn de publica lou grand felibre catalan, Jacinte Verdaguer, atrouvan uno tradicioun que poudrié bèn èstre lou sourgènt de noste usage :

– En venènt vuei, dis Verdaguer, dis Oufice dóu Sant Sepucre, me siéu avisa qu’à Jerusalèn, dins tóuti li tèndo, mouresco e crestiano, ounte se vènd lou viéure, vendien d’iòu pinta de rouge ? Iéu n’ai demanda la resoun, e veici ço que m’an di : uno fes Ii Jusiòu dounèron en d’enfant uno nisado d’iòu pèr aqueira Jèsu-Crist, quand passarié. Noste Segnour passè, e lis enfant, coume i’anavon manda lis iòu, lis atrouvèron coulour de sang ; e, tóuti esfraia d’aquéu miracle, lèu i Jusiòu lis entournèron… D’aqui vèn la coustumo qu’en Itàli a liò, emai en d’àutri part, de vèndre pèr li Pasco d’iou rouge benesi.

Comment se fait-il qu’on mange des œufs pour Pâques, et que, dans certains endroits, à Paris par exemple, ces œufs sont teints en rouge ?

Les Pâques étant la fête de la résurrection, il faut croire que l’œuf est pris comme un symbole de régénération et de nouvelle éclosion.

Pourtant, dans un récit de son voyage en Terre Sainte, que vient de publier le grand félibre catalan Don Jacinte Verdaguer, nous trouvons une tradition qui pourrait bien être à l’origine de notre usage.

– En venant, aujourd’hui, dit Verdaguer, des offices du Saint-Sépulcre, je me suis avisé qu’à Jérusalem, dans toutes les tentes où se vendent des vivres, on vend des œufs peints en rouge. J’en ai demandé la raison, et voici ce qu’on m’a dit : Une fois, les Juifs donnèrent à des enfants une nichée d’œufs pour lapider Jésus-Christ, quand il passerait. Notre-Seigneur passa et les enfants, comme ils allaient lancer les œufs, les trouvèrent couleur de sang; et, tout effrayés de ce miracle, vite aux Juifs ils les rapportèrent… De là vient la coutume qui règne en Italie et d’autre part de vendre pour Pâques des œufs rouges bénits.

Coup de théâtre en Savoie

Une info circule aujourd’hui sur une possible négociation entre Martial Saddier et Emmanuel Macron concernant une autonomie et une réunification de la Savoie.

Selon nos sources très fiables (un cousin du voisin d’un élu), la nouvelle entité pourrait voir le jour dès lundi matin, juste après le café.

L’Élysée n’a pas démenti. Ni confirmé. Ni répondu. Bref, c’est donc vrai.

En ce 1er avril, restons lucides… ou pas

Jérémy Langlade-Nouchy vice-président de Sabaudia – Mouvement Région Savoie

😏#Sabaudia#autonomie#fédéralisme

@super fans

 LE 18 JUILLET A QUERIBUS : GARDAREM LOS CASTELS CATARS !

 LE 18 JUILLET A QUERIBUS : GARDAREM LOS CASTELS CATARS !

La défense du nom Châteaux Cathares est toujours très active avec de nombreuses prises de position et le grand succès de la pétition  » Gardarem los Castéls Catars  » avec plus de 7600 signataires .  La lutte continue et elle s’exprimera à la veille de l’ouverture de la 48 ème session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO prévue du 19 au 26 juillet à Busan en Corée .

PAIS NÒSTRE appelle les occitans et tous les défenseurs du nom « Châteaux Cathares  » à se mobiliser le samedi 18 juillet à partir de 11 h au château de Quéribus ( Aude ) . Cette manifestation sera un message solennel de résistance envoyée à l’UNESCO afin qu’elle respecte le nom historique de nos citadelles et l’identité de la terre occitane .

      Mouvement Occitan PAIS NÒSTRE . Tel 06 72 55 04 36 

  OCCITANIA PAIS NÒSTRE et BASTIR OCCITANIA appellent à venir à Quéribus le 18 juillet .

La lenga a l’aunor

La lenga a l’aunor dab la participacion de Marie Sarraute-Armentia au concors Ma thèse en 180 secondes !

Aquiu lo pòdcast : https://www.radiopais.fr/episode/1584

Doctoranta en sociolingüistica a Bordèu-Montaigne, Marie Sarraute-Armentia que participa aqueste dijaus 2 d’abriu au concors Ma thèse en 180 secondes.

Tot qu’ei dens lo nom, que cau presentar lo son subjècte de tèsi en 3 minutas. E lo rénder interessant au public e a la jurada. Tà Marie, lo tèma qu’ei « L’enseignement bilingue de l’occitan : analyse des représentations sociales et élaboration d’une argumentation scientifique »

A la clau, ua qualificacion tà la finala regionau, a Lemòtges. E dilhèu, qualificacions après tà la finala nacionau e la finala internacionau !

Que podetz espiar lo concors, dijaus a 14 òras, ad aqueste ligam : https://youtube.com/@echos_ubmontaigne?si=i0TiMYLPuRkDHU4V

E que poderatz votar, pr’amor que i a un prèmi deu public !

La lenga e la cultura.

Qu’a començat uei, e que’s tienerà dinc au 30 d’abriu e ua serada de hèsta tà celebrar lo passtge en Vath-Vielha de la Passem : lo Mes Biarnés, organizat per Vath a Hum, que perpausa un hèish de moments a l’entorn de la lenga e de la cultura.

Que’n parlèm dab Micà Barret, membre de l’associacion Vath a Hum, aquiu lo pòdcast (dab quauques chepics de son, desolat d’avança) : https://www.radiopais.fr/episode/1583

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – OUI AU PAYS CATALAN

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – OUI AU PAYS CATALAN

Drapeau retiré à Cànoes : le Pays Catalan est européen

Oui au Pays Catalan condamne avec la plus grande fermeté la décision de Carla Muti, maire de Cànoes, de retirer le drapeau européen du fronton de la mairie.

Ce geste dépasse largement une question protocolaire : il s’agit d’un choix politique assumé, qui oppose plutôt qu’il ne rassemble et va à l’encontre des réalités du territoire.

Le Pays Catalan est une terre de frontière éminemment européenne. Son équilibre et son dynamisme reposent sur des interactions constantes avec la Catalogne du Sud : coopérations institutionnelles, bassin de vie transfrontalier, mobilités quotidiennes, projets économiques partagés, échanges universitaires et culturels. Ces liens ne sont pas accessoires : ils structurent concrètement notre territoire et conditionnent son avenir.

Notre territoire est profondément ancré dans l’histoire européenne : dès 1027, la Pau i Treva de Déu, initiée à Toulouges, visait à limiter la violence et à protéger les populations civiles au Moyen Âge, posant ainsi les bases d’une culture européenne de paix et de coopération. Retirer le drapeau européen aujourd’hui revient à nier cet héritage et à affaiblir symboliquement notre ouverture transfrontalière, essentielle au développement et à la vitalité du territoire. Dans un contexte où les coopérations avec Barcelone et l’ensemble de la Catalogne sud sont stratégiques, ce geste envoie un signal regrettable d’isolement là où l’ouverture devrait primer.

Nous appelons solennellement Carla Muti à revenir sur cette décision et à agir avec responsabilité, plutôt que de suivre une mode populiste de provocation à l’image du maire RN de Carcassonne.

Autonomie de la Corse, repousser serait renoncer

L’annonce faite par Françoise Gatel, Ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Décentralisation, lors d’une réunion avec les parlementaires corses, d’un report « après les élections sénatoriales » du débat sur la réforme constitutionnelle corse est très préoccupante. L’Etat manque à sa parole, et il n’apporte plus aucune garantie quant à son engagement pour l’aboutissement du processus de Beauvau.

La Ministre a manifestement attendu que les municipales soient passées pour faire son annonce, ayant sans doute espéré, sottu voce, pour lui faciliter la tâche, que les résultats en seraient négatifs pour Gilles Simeoni et les autres listes du mouvement nationaliste. Mais le vote des Corses n’a heureusement pas été dans le sens de ses vœux inavoués.

De ce fait, son annonce d’un recul du gouvernement, malgré la parole donnée, se double d’un déni de démocratie au lendemain d’un scrutin qui a pleinement confirmé le soutien du peuple corse aux idées autonomistes. Les parlementaires nationalistes, durant cette réunion, et l’Exécutif de la Collectivité de Corse, dès l’annonce faite, ont vivement réagi, et il est probable que ces réactions ne resteront pas sans suite.

D’abord envers le premier ministre Sébastien Lecornu, dont les toutes premières déclarations visaient à se ménager le soutien du groupe LIOT à l’Assemblée Nationale quand il était menacé par des motions de censure. Maintenant que ces votes sont passés, il a donné le feu vert à sa ministre Gatel en mission pour entraver l’évolution du dossier corse tel qu’il a été négocié lors des précédents gouvernements, avec Gérald Darmanin, puis avec François Rebsamen, sous l’autorité du Président de la République.

Cependant, le calendrier parlementaire peut être relancé par le gouvernement en donnant la priorité à l’examen de la réforme constitutionnelle par l’Assemblée Nationale avant le Sénat, qui manifestement renâcle, sous l’influence de Gérard Larcher et Bruno Retailleau, à inscrire le dossier corse à son ordre du jour. Il reste donc au gouvernement des moyens pour redresser la barre et enlever leur pouvoir de nuisance à un quarteron de jacobins parisiens instrumentalisés par Jean Jacques Panunzi, François-Xavier Ceccoli, et leurs amis.

Il faudra donc redoubler d’énergie dans les jours à venir, et ne pas se laisser influencer par les discours défaitistes qui peuvent parfois être tenus. Car ce nouvel obstacle mis à l’avancée de la Corse vers son autonomie par les forces les plus jacobines de l’Etat dément de facto les discours propagés sur les médias, notamment par l’ancien Président de l’Assemblée de Corse, Jean Guy Talamoni, sur le caractère, « inopérant » selon eux, de la réforme constitutionnelle engagée. Si cette réforme était aussi « incolore, inodore et sans saveur » qu’ils le prétendent, on se demande bien pourquoi elle rencontrerait tant de résistance au sein de l’appareil d’Etat ! Ces propos flirtent avec l’inconscience !

Même constat sur les rapprochements politiques, désormais ouvertement opérés lors de ces municipales, entre le PNC et la droite insulaire, celle-là même qui agit en sous-main à Paris pour empêcher l’aboutissement du processus de Beauvau.

Ce soutien s’est affiché directement à Bastia, par la présence explicite de responsables du PNC sur la liste commune entre Zuccarelli, Mondoloni et Morganti and co, ou en sous-main à Aiacciu et Sartè, par une orientation puissamment affichée en faveur de la droite entre les deux tours, orientation devenue d’autant plus évidente quand la tête de liste de la gauche, Charlotte Cesari, a au contraire pris une position nette et courageuse en faveur d’Aiacciu Vivu. Pour certains au sein de l’appareil de l’Etat, ce positionnement « contre son camp » du PNC est un soutien objectif pour l’encourager à faire marche arrière sur l’autonomie de la Corse.

Fort heureusement ces dernières semaines la détermination du peuple corse s’est à nouveau manifestée au fond des urnes. De quoi renverser le rapport de forces à Paris. A lotta cuntinueghja !