Catégorie : Actualités

PAS DE FEMME À LA GARDE DES PORTES !



Les premières décennies de la guerre de Cent Ans virent certains préjugés sur les femmes disparaître. Par exemple, jugées trop légères, bavardes, etc., elles ne participaient pas, au départ, aux systèmes de garde et de sécurité des localités fortifiées. Avec d’un côté la dépopulation consécutive à la guerre, la peste et la récession, et de l’autre l’alourdissement phénoménal du poids de la garde qui pesait sur les hommes (plusieurs centaines de faction / an), la participation des femmes à la garde devint une nécessité et les préjugés furent laissés de côté.

Elles y furent astreintes suivant les mêmes règles que les hommes, c’est-à-dire que seules les chefs de famille et filles adultes de familles contribuables furent concernées. En effet, les individus non imposables ne pouvaient participer à la garde.

A partir des années 1370, on vit donc des femmes normalement affectées aux différentes composantes des systèmes de garde, à l’exception de la garde des portes.

Il ne s’agissait pas d’une mesure vexatoire ou liée à un préjugé. La garde des portes était physiquement difficile : il fallait contrôler tous les passants, les charrettes, faire désarmer ceux qui portaient une arme et, éventuellement, se battre immédiatement au corps à corps si l’ennemi tentait de s’emparer de la porte, par ruse ou autrement, en profitant de la fréquentation du lieu ; c’est la raison pour laquelle les femmes, qui sont, en moyenne, physiologiquement moins fortes que les hommes, en étaient exclues.

Les chefs responsables de la garde des portes devaient donc veiller à ce qu’aucune femme ne se trouve à la garde d’une porte, comme cela est précisé dans le texte ci-dessous, une ordonnance de la municipalité de Martel (46) concernant la désignation du « capitaine de la porte » (responsable) du mois de février 1390. En languedocien original suivi de la traduction en français :

ORIGINAL : Item mai fo ordenat que Pons de Tornamira sia capitani de la porta de la vila per aquest mes presen de febrier e que tot portie y sia al ubrir e al sarrar e que deguna femna non y sia preza a pena de XII d.

TRAD. : il fut ordonné que Pons de Tornamira soit capitaine de la porte de la ville pour ce présent mois de février ; et que tout portier soit à l’ouverture et à la fermeture (de la porte), et qu’aucune femme n’y soit prise, sous peine de 12 deniers (d’amende).

Si vous souhaitez en savoir plus sur la défense des villes et notamment le rôle tenu par les femmes : https://www.amazon.fr/villes-Quercy-guerre-d%C3%A9fense-Haut-Quercy/dp/2953495207/ref=tmm_pap_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=&sr=

Image : https://herald-dick-magazine.blogspot.com/…/la-quete-du… 

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Découvrez la richesse des langues de France avec « Une langue en plus »

Découvrez la richesse des langues de France avec « Une langue en plus »

> Université Rennes-2, 1er avril, 18 heures.

Plusieurs millions de personnes en France parlent basque, breton, gallo, provençal, alsacien, picard, ou créole martiniquais, mais les médias nationaux les montrent rarement.

« Une langue en plus » est un film de 52 minutes destiné à montrer que les langues dites régionales sont encore bien vivantes, qu’elles représentent une richesse culturelle extraordinaire et que l’on peut encore les sauver, pour peu qu’on en ait la volonté.

« Une langue en plus » a reçu le soutien exceptionnel de Francis Cabrel, qui a écrit pour l’occasion une chanson sur ce thème qu’il interprète avec des artistes s’exprimant dans plusieurs langues de France. Une création multilingue inédite intitulée « Un gramme de terre »

Ce film, dont je suis l’auteur, sera diffusé à l’université de Rennes 2, place du recteur Henri Le Moal, Amphi T1, ce jeudi 1er avril à 18 heures, et sera suivi d’un débat.

J’y assisterai au côté du sociolinguiste Philippe Blanchet, l’inventeur du concept de « glottophobie », à l’initiative de cette projection-débat.

Entrée gratuite.

Découvrir la bande-annonce : https://www.youtube.com/watch?v=WXgHSJucBGo

#LanguesMinoritaires#LanguesRegionales#diversitéculturelle#breton#gallo

Qui votera pour l’Alsace ?

13 ans. 13 ans que l’Alsace attend une seconde chance.

Le 7 avril 2013, le référendum sur la Collectivité territoriale d’Alsace échouait. Non pas parce que les Alsaciens y étaient opposés mais parce que la participation n’a pas atteint le seuil requis.

Depuis ce jour-là, des citoyens, des militants (Alsace Unie) et des élus de tous horizons continuent de se battre pour une idée simple, celle de permettre à l’Alsace de décider davantage pour elle-même.

Le 7 avril prochain, l’Assemblée nationale votera une proposition de loi visant à doter l’Alsace des compétences départementales et régionales, en confiant ces compétences à la Collectivité européenne d’Alsace (CEA).

Si ce texte est adopté, la CEA deviendrait une collectivité à statut particulier, réunissant les compétences aujourd’hui dispersées entre la Région Grand Est et les départements.

Un vote historique pour l’avenir de l’Alsace.

Un vote qui pose une question simple : faisons-nous confiance aux territoires pour décider au plus près des citoyens ?

Pourquoi cette réforme est-elle importante ?

1. Parce qu’elle permettrait d’abord plus de lisibilité démocratique. Aujourd’hui, beaucoup d’Alsaciens ne savent plus qui décide quoi entre Strasbourg, Colmar et Metz.

2. Parce qu’elle permettrait plus d’efficacité dans l’action publique. Quand les compétences sont dispersées, les projets avancent plus lentement et les responsabilités deviennent floues.

3. Parce qu’elle renforcerait la proximité des décisions avec les Alsaciennes et les Alsaciens.

4. Parce qu’elle permettrait enfin de simplifier l’organisation administrative et de réaliser des économies budgétaires estimées entre 80 et 100 millions d’euros par an.

5. Et parce qu’elle reconnaît une réalité simple, que l’Alsace possède une histoire, une culture et une dynamique économique singulières au cœur de l’Europe rhénane.

Le 7 avril sera donc aussi un moment de vérité politique.

Les masques vont-ils tomber ?

Qui défend réellement la décentralisation et la confiance dans les territoires ? Qui reste attaché à une vision jacobine de la France où tout doit remonter à Paris ?

Que fera le Rassemblement National, qui s’était opposé à la fusion des régions en 2013 mais qui affirme aujourd’hui soutenir une Alsace institutionnellement renforcée ?

Que feront La France Insoumise, le Parti Socialiste et Les Écologistes, eux qui ont souvent été divisés sur cette question ?

Et surtout, nos parlementaires alsaciens, députés et sénateurs, sauront-ils parler d’une seule voix lorsque l’intérêt de l’Alsace est en jeu ?

Le calendrier a parfois le sens de l’histoire car le vote aura lieu le 7 avril 2026. Exactement 13 ans après le référendum du 7 avril 2013.

Pourvu que ce 13 nous porte chance !

Pour l’Alsace. Pour les Alsaciennes et les Alsaciens. Pour une France qui fait confiance à ses territoires. Pour toutes les régions qui veulent construire leur avenir avec plus de responsabilité, plus de proximité et plus d’efficacité.

Rendez-vous le 7 avril !

Eleccions d’occitanistas a las municipalas dins Aude

La lista » Nouveau Narbonne » menada per Bertrand Malquier a obtenguda a las eleccions municipalas del 22 de març a Narbona 59,16 % , una plan bèla victòria . Dins son programa , aquèla lista a pres d’engatjaments per la promocion de la lenga e de la cultura occitana , dins la vida vidanta de la ciutat , dins l’ensenhament , per la creacion d’un ostal dels Trobadors , per lo » Se canta » dins las ceremonias de la vila . Bona novèla, l’eleccion amb la lista , de Coralia Malric , occitanista e secretari de Pais Nòstre e d’Anhès Sauzel Mary .

.De notar tanben dins Aude, l’eleccion del cantaire e escrivan occitan Gérard Zuchetto a Montséret e de Benjamin Assié , ancian director del CIRDOC e conselhièr regional coma cònsol de Bisa -de – Menerbès .

Coralie Malric élue sur la liste de Bertrand Malquier : » Je suis honorée de faire partie de cette belle aventure «

Publié le 24 mars 2026 par Joan Pèire LAVAL — Laissez une réponse

​Quel bonheur et quelle fierté ! La liste menée par Bertrand Malquier et Nouveau Narbonne a été élue hier soir. Je suis honorée de faire partie de cette belle aventure à la 32e position. 🗳️

​Je tiens à remercier du fond du cœur tous les Narbonnais et Narbonnaises qui nous ont fait confiance. Un immense merci à mes amis et à ma famille pour votre soutien indéfectible. ❤️

​Un grand bravo et merci à mes colistiers ainsi qu’aux bénévoles de Nouveau Narbonne : votre engagement et votre énergie ont été la clé de cette réussite. Quel plaisir d’avoir mené ce combat à vos côtés ! 🤝

​Je n’oublie pas d’où je viens. Un merci tout particulier aux associations PAÍS NÒSTRE , OSTAL Occitan Narbonés et la Calandreta Narbonesa . Sans vous, je n’aurais pas fait ce chemin qui m’a menée jusqu’ici. Òc ! ☀️

​Enfin, merci à ceux qui m’ont permis d’aborder cette campagne avec une pleine confiance en moi :

✂️ Tchip Narbonne

💆‍♀️ Brin de Beauté

☕ The Blue Café Narbonne

👗 Blue Box Narbonne

… et bien d’autres

​En route pour servir notre belle ville de Narbonne ! 🇫🇷

L’ostal dels reires barrat 

L’ostal dels reires barrat 

« Un dels moments tristes de nòstra vida es quora la pòrta de l’ostal de nòstres pepins se barra per totjorn. Un còp aquela pòrta barrada, i aurà pas mai d’aprèp-miègjorn urós amb los oncles, cosins, nebots, parents, fraires e sòrres. Vos rementatz ? Ges besonh d’anar al restaurant lo dimenge. La taula èra plan longa e mesa dins la mai granda pèça. Ara, l’ostal es barrat e demòra pas que la posca (poussière). Un panèl a vendre. Degun vòl pas d’aquel ostal. Es vièlh. A besonh d’èsser renovat. Aquò còsta tròp car. Quant val l’ostal ? L’ostal dels pepins a pas cap de valor. E atal las annadas passan… I a pas mai de presents a desbalar, de moletas (omelette) a manjar, de legums a netejar. Nos retrobam adultas sens comprene quand avèm cessat d’èsser de mainatges. Segur, per nòstres pepins, serem totjorn pichons e sens defensa. Totjorn. Mos pepins preparavan totjorn de cafè. Lo vin. Los bonbons. Puèi tot s’acaba. I a pas mai de cançons. Se fabrica pas mai de pastas. Menina farà pas jamai fregir las crostilhetas e las poirai pas mai sortir del forn. E la liquor de laurièr. Voliái totjorn empilar de fusta amb papet, mercé de m’aver aprés. E mercé per las leiçons de vida. E sul jardinatge. Ara, quand passi, agachi aquel ostal ai totjorn de costuma de m’arrestar. De còps sonar la campana. E ausir la menina cridar. Desolat menina. Sonarai pas mai. Quand i repensarai, coma ara, cantarai una cançon. Lo temps a passat. Lo preferit ostal dels pepins. Un tan grand amor

– 31 – 4e édition de l’Apéro Doc d’Oc

Rendez-vous pour la 4e édition de l’Apéro Doc d’Oc, une rencontre conviviale mêlant découverte de documents anciens et plaisir du partage ! 

C’est à L’ Ostal d’Occitaniaque sera proposé un temps de décryptage autour d’archives issues des fonds des Archives départementales, notamment un compoix de Montesquieu‑Lauragais datant de 1596.

Attablés, les participants pourront manipuler des fac-similés, échanger avec les archivistes et profiter d’un moment accessible, chaleureux et ouvert à toutes et tous.

Cette année encore, les archivistes seront accompagnés des étudiants de la licence d’occitan de l’ université Jean Jaurès qui ont étudié et analysé les documents proposés au menu. 

– Animation : Marion Ficat, Jordi Navarro et les étudiants de la licence d’occitan

– En partenariat avec L’Ostal d’Occitania et l’Université Toulouse Jean Jaurès

– Jeudi 2 avril – 17h

 L’Ostal d’Occitania – 11 rue Malcousinat, Toulouse – Sans réservation, dans la limite des places disponibles ADHG / CD31

Conferència «El moviment occitanista a Reus entre 1876 i 1930», a càrrec de Fina Masdéu.

dilluns 30 de març, a les 19.00

a les sales Emili Argilaga del Centre de Lectura de Reus i virtual

Organitza: Secció Excursionista

Conferència «El moviment occitanista a Reus entre 1876 i 1930», a càrrec de Fina Masdéu.

dilluns 30 de març, a les 19.00

a les sales Emili Argilaga del Centre de Lectura de Reus i virtua

Organitza: Secció Excursionista

Décider au pays ?

Votre nouveau numéro de Bretons est disponible

➡ “Nous voulons l’autonomie de la Bretagne”

Le député du Morbihan Paul Molac lance un nouveau mouvement politique, baptisé Faisons Bretagne. Sa ligne : rassembler tous ceux qui se retrouvent sur l’idée d’autonomie pour la Bretagne. Car l’élu en est persuadé : l’autonomie régionale, ou le fédéralisme, est la forme d’organisation la plus adaptée pour répondre efficacement aux problèmes économiques et sociétaux.

🔹Au sommaire également :

◼ La relation particulière d’Oxmo Puccino avec la Bretagne 🎤

◼ L’étonnante première grève de femmes à Poullaouen en 1767 ✨

◼ L’élite internationale du club de badminton de Rostrenen 🏸

◼ Les origines de Clémentine Célarié à Crozon ❤

◼ L’enfance bretonne de Rozenn Milin 🧒

◼ Mais aussi notre sélection d’événements du printemps

Et bien d’autres sujets encore…

On le feuillette ensemble ? 🤩

⬇ Rendez-vous dès maintenant en kiosque ou en ligne ici https://swll.to/bretons231

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