Qu’a començat uei, e que’s tienerà dinc au 30 d’abriu e ua serada de hèsta tà celebrar lo passtge en Vath-Vielha de la Passem : lo Mes Biarnés, organizat per Vath a Hum, que perpausa un hèish de moments a l’entorn de la lenga e de la cultura.
Que’n parlèm dab Micà Barret, membre de l’associacion Vath a Hum, aquiu lo pòdcast (dab quauques chepics de son, desolat d’avança) : https://www.radiopais.fr/episode/1583
Drapeau retiré à Cànoes : le Pays Catalan est européen
Oui au Pays Catalan condamne avec la plus grande fermeté la décision de Carla Muti, maire de Cànoes, de retirer le drapeau européen du fronton de la mairie.
Ce geste dépasse largement une question protocolaire : il s’agit d’un choix politique assumé, qui oppose plutôt qu’il ne rassemble et va à l’encontre des réalités du territoire.
Le Pays Catalan est une terre de frontière éminemment européenne. Son équilibre et son dynamisme reposent sur des interactions constantes avec la Catalogne du Sud : coopérations institutionnelles, bassin de vie transfrontalier, mobilités quotidiennes, projets économiques partagés, échanges universitaires et culturels. Ces liens ne sont pas accessoires : ils structurent concrètement notre territoire et conditionnent son avenir.
Notre territoire est profondément ancré dans l’histoire européenne : dès 1027, la Pau i Treva de Déu, initiée à Toulouges, visait à limiter la violence et à protéger les populations civiles au Moyen Âge, posant ainsi les bases d’une culture européenne de paix et de coopération. Retirer le drapeau européen aujourd’hui revient à nier cet héritage et à affaiblir symboliquement notre ouverture transfrontalière, essentielle au développement et à la vitalité du territoire. Dans un contexte où les coopérations avec Barcelone et l’ensemble de la Catalogne sud sont stratégiques, ce geste envoie un signal regrettable d’isolement là où l’ouverture devrait primer.
Nous appelons solennellement Carla Muti à revenir sur cette décision et à agir avec responsabilité, plutôt que de suivre une mode populiste de provocation à l’image du maire RN de Carcassonne.
L’annonce faite par Françoise Gatel, Ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Décentralisation, lors d’une réunion avec les parlementaires corses, d’un report « après les élections sénatoriales » du débat sur la réforme constitutionnelle corse est très préoccupante. L’Etat manque à sa parole, et il n’apporte plus aucune garantie quant à son engagement pour l’aboutissement du processus de Beauvau.
La Ministre a manifestement attendu que les municipales soient passées pour faire son annonce, ayant sans doute espéré, sottu voce, pour lui faciliter la tâche, que les résultats en seraient négatifs pour Gilles Simeoni et les autres listes du mouvement nationaliste. Mais le vote des Corses n’a heureusement pas été dans le sens de ses vœux inavoués.
De ce fait, son annonce d’un recul du gouvernement, malgré la parole donnée, se double d’un déni de démocratie au lendemain d’un scrutin qui a pleinement confirmé le soutien du peuple corse aux idées autonomistes. Les parlementaires nationalistes, durant cette réunion, et l’Exécutif de la Collectivité de Corse, dès l’annonce faite, ont vivement réagi, et il est probable que ces réactions ne resteront pas sans suite.
D’abord envers le premier ministre Sébastien Lecornu, dont les toutes premières déclarations visaient à se ménager le soutien du groupe LIOT à l’Assemblée Nationale quand il était menacé par des motions de censure. Maintenant que ces votes sont passés, il a donné le feu vert à sa ministre Gatel en mission pour entraver l’évolution du dossier corse tel qu’il a été négocié lors des précédents gouvernements, avec Gérald Darmanin, puis avec François Rebsamen, sous l’autorité du Président de la République.
Cependant, le calendrier parlementaire peut être relancé par le gouvernement en donnant la priorité à l’examen de la réforme constitutionnelle par l’Assemblée Nationale avant le Sénat, qui manifestement renâcle, sous l’influence de Gérard Larcher et Bruno Retailleau, à inscrire le dossier corse à son ordre du jour. Il reste donc au gouvernement des moyens pour redresser la barre et enlever leur pouvoir de nuisance à un quarteron de jacobins parisiens instrumentalisés par Jean Jacques Panunzi, François-Xavier Ceccoli, et leurs amis.
Il faudra donc redoubler d’énergie dans les jours à venir, et ne pas se laisser influencer par les discours défaitistes qui peuvent parfois être tenus. Car ce nouvel obstacle mis à l’avancée de la Corse vers son autonomie par les forces les plus jacobines de l’Etat dément de facto les discours propagés sur les médias, notamment par l’ancien Président de l’Assemblée de Corse, Jean Guy Talamoni, sur le caractère, « inopérant » selon eux, de la réforme constitutionnelle engagée. Si cette réforme était aussi « incolore, inodore et sans saveur » qu’ils le prétendent, on se demande bien pourquoi elle rencontrerait tant de résistance au sein de l’appareil d’Etat ! Ces propos flirtent avec l’inconscience !
Même constat sur les rapprochements politiques, désormais ouvertement opérés lors de ces municipales, entre le PNC et la droite insulaire, celle-là même qui agit en sous-main à Paris pour empêcher l’aboutissement du processus de Beauvau.
Ce soutien s’est affiché directement à Bastia, par la présence explicite de responsables du PNC sur la liste commune entre Zuccarelli, Mondoloni et Morganti and co, ou en sous-main à Aiacciu et Sartè, par une orientation puissamment affichée en faveur de la droite entre les deux tours, orientation devenue d’autant plus évidente quand la tête de liste de la gauche, Charlotte Cesari, a au contraire pris une position nette et courageuse en faveur d’Aiacciu Vivu. Pour certains au sein de l’appareil de l’Etat, ce positionnement « contre son camp » du PNC est un soutien objectif pour l’encourager à faire marche arrière sur l’autonomie de la Corse.
Fort heureusement ces dernières semaines la détermination du peuple corse s’est à nouveau manifestée au fond des urnes. De quoi renverser le rapport de forces à Paris. A lotta cuntinueghja !
Fai mestié de proumòure lou prouvençau qu’es la lengo de noste païs. Osco !
A compter de ce jour, le provençal devient la langue officielle des Halles d’Avignon !
Les échanges avec les commerçants, qu’il s’agisse de demander un produit, passer commande ou simplement échanger quelques mots, se feront donc prioritairement en provençal.
En 1790, la Révolution supprime les anciennes provinces et réorganise le territoire en 83 départements. L’objectif est de remplacer des découpages hérités de l’histoire par une carte administrative plus uniforme et plus rationnelle.
Contrairement aux provinces, marquées par des identités, des privilèges et des traditions très différentes, les départements sont pensés pour simplifier le gouvernement du pays et rapprocher l’administration des habitants.
Cette carte montre donc une France en pleine refonte territoriale, au moment où l’ordre ancien cède la place à une nouvelle organisation politique du royaume devenu révolutionnaire.
Francesc Sangar.- Las primièras mòstras de tèxtes escriches en de lengas romanicas son abitualament de fragments dins de tèxtes escriches en latin (la lenga de la cultura pendent la Nauta Edat Mejana). Pensam a las “Omelias d’Organyà”, un dels primièrs tèxtes en catalan, que son de comentaris als fragments evangelics escrits en latin. Una de las mòstras mai ancianas en lenga occitana es lo tèxt nomenat “Las sòrts dels Apòstols” https://shorturl.at/yrbL9