Catégorie : Actualités

Défense des langues dites régionales : la France à la traîne en Europe.

Défense des langues dites régionales : la France à la traîne en Europe.

Et si un gendarme nommé à Ajaccio était tenu de s’exprimer en corse ? Et si tous les élèves scolarisés à Strasbourg devaient suivre des cours d’alsacien ? Et si un Toulousain avait le droit de parler occitan devant un juge ? Ces mesures, qui relèvent en France de la politique-fiction, sont pourtant monnaie courante chez nos voisins européens.

On croit souvent en France que le recul des langues régionales et minoritaires serait lié à la modernité, au déclin de la paysannerie, à l’urbanisation..

L’explication est autre, comme le montrent les comparaisons internationales. Au Royaume-Uni, en Italie, en Espagne, en Slovénie, en Suisse (et ailleurs), des mesures protectrices sont prises en faveur de ces langues, qui y disposent souvent d’un statut officiel et se portent plutôt bien.

Autant de mesures refusées en France, avec pour conséquence une chute des taux de pratique dans l’Hexagone.

Un exemple ? Le nombre de locuteurs du breton est passé de 604 000 en 1983 à 107 000 en 2024. Dans le même temps, le gallois (autre langue celtique qui fait face à l’anglais, langue encore plus puissante que le français) en a légèrement gagné, passant de 503 000 en 1981 à 538 000 en 2021.

La différence ? Au Pays de Galles, l’étude du gallois est en effet obligatoire pour tous les élèves et occupe entre 20 % et 80 % des cours. Les écoles sont réparties en trois catégories : immersion totale (l’anglais y est étudié comme langue étrangère) ; bilinguisme (répartition équilibrée) ; à dominante anglaise (majorité des cours en anglais).

Ce n’est pas un cas isolé.

En Espagne, l’occitan est langue officielle dans le val d’Aran, une petite vallée pyrénéenne. Depuis le retour de la démocratie, en 1975, il est en usage dans les mairies, les administrations et les écoles. Résultat : 68 % de la population sait désormais le parler. Un taux dix fois supérieur à celui enregistré côté français, où la langue des troubadours est classée en « danger sérieux d’extinction » par l’Unesco.

Même chose en Italie, où il existe une région où l’on peut s’exprimer devant un tribunal en… allemand. Il s’agit du Haut-Adige, l’ancien Sud-Tyrol autrichien annexé en 1918. Mussolini a bien tenté d’y imposer l’italien mais, après la chute du dictateur, un régime de tolérance linguistique a été mis en place. Aujourd’hui, chaque citoyen a le droit d’employer sa langue maternelle avec l’administration, y compris, donc, devant un juge. Ce qui n’empêche pas l’intercompréhension : 95 % de la population germanophone maîtrise l’italien.

En Slovénie, la minorité hongroise est reconnue comme une communauté nationale « autochtone » et bénéficie de droits garantis par la Constitution (il en va de même pour les italophones). Dans les cinq communes où elle vit, le hongrois a le même statut que le slovène, que ce soit dans les écoles, les assemblées politiques, les tribunaux, les hôpitaux et les administrations. Les magyarophones élisent également un député qui, à l’Assemblée nationale, dispose d’un droit de veto sur tous les textes concernant les minorités.

Et je pourrais encore citer l’Allemagne, le Danemark, la Suède, la Finlande, la Roumanie… Dans ce domaine, hélas, c’est notre pays qui fait exception. « Dans ce domaine, la France mérite 2 sur 10 », a récemment déclaré le rapporteur spécial de l’ONU sur les questions relatives aux minorités.

Le déclin des langues dites régionales n’a donc rien d’inéluctable. Il est le fruit de décisions politiques prises depuis des décennies par Paris.

Et, par définition, des décisions politiques peuvent se changer. L’avenir des langues de France n’est donc pas écrit.

Plus d’infos dans mon article de L’Express

urlr.me/P2fgtA

#LanguesMinoritaires#LanguesRegionales#DiversitéCulturelle

Toulouse : Maxime Mayoral rejoint la liste menée par Pierre Pezzin

Des groupes supplémentaires avec Pierre PEZZIN

Maxime Mayoral , Vice-président de l’écologie autrement, porte-parole de la ruche Citoyenne et adhérent de l’association Occitanie Païs Nostre rejoint la liste menée par Pierre Pezzin pour les municipales à Toulouse.

Je rejoins Pierre Pezzin parce que Toulouse mérite mieux que des promesses répétées et une politique déconnectée du terrain.
Parce qu’il place les Toulousains au cœur des décisions et défend l’intérêt général avant les intérêts de carrière.

Pour lui et les groupes dont il fait parti, Pierre Pezzin écoute, connaît la réalité des quartiers et parle vrai, sans langue de bois. En dehors, loin des tracasseries et des disputes politiques cette liste « AIME TOULOUSE » se préoccupe de Toulouse prioritairement avec un regard et une attention particulière à la grande Occitanie « AIME TOLOSA » c’est le cœur de Toulouse et le cœur pour Toulouse.
Maxime Mayoral : « Les rejoindre, c’est choisir le courage, la proximité et le bon sens pour Toulouse ». 

Vidéo : Maxime et Pierre

– Savoie -la Province de Saint-Julien

Voici, une carte de ce que devrait être la Province de Saint-Julien, héritière de la province de Carouge, dans une Savoie Indépendante et Souveraine !

La limite provinciale est approximative.

Cette province sera constituée des mandements de Saint-Julien, d’Annemasse, de Reignier et de Seyssel.

– Mandement d’Annemasse

Les communes du mandement sont :

Ambilly, Annemasse, Arthaz-Pont-Notre-Dame, Bonne, Cranves-Sales, Fillinges, Juvigny, Loëx, Lucinges, Étrembières, Gaillard, Machilly, Marcellaz, Nangy, Saint-Cergues, Vétraz-Monthoux, Veigy-Foncenex, Ville-la-Grand.

– Mandement de Reignier

Les communes du mandement sont :

Arbusigny, Ésery, Esserts, Monnetier-Mornex, La Muraz, Pers-Jussy, Reignier, Saint-Romain, Le Sappey, Scientrier

– Mandement de Saint-Julien

Les communes du mandement sont :

Andilly, Beaumont, Bossey (et une portion de Verrier), Cernex, Chaumont, Chavannaz, Chênex, Chevrier, Collonges-sous-Salève, Archamps, Contamine-Sarzin, Copponex, Cruseilles, Dingy-en-Vuache, Épagny, Feigères, Frangy, Jonzier, Marlioz, Minzier, Musièges, Neydens, Présilly, Saint-Blaise, Saint-Julien, Savigny, Thairy, Valleiry, Vers, Viry, Vulbens.

– Mandement de Seyssel

Les communes du mandement sont :

Arcine, Bassy, Challonges, Chêne-en-Semine, Chessenaz, Chilly, Clarafond, Clermont, Desingy,

Excellente nouvelle ! « Une langue en plus »

Excellente nouvelle ! « Une langue en plus », le documentaire que j’ai consacré aux langues dites régionales est de nouveau disponible sur le site Francetv.

Regardez-le et faites-le connaître autour de vous. Plus son audience sera grande, plus les responsables des médias comprendront que ce sujet intéresse plus de personnes qu’on ne le croit souvent à Paris.

#LanguesMinoritaires#LanguesRegionales#DiversitéCulturelle#languefrançaise

« ATENCION LOS PITCHO(u)NS »

L’« oubli » des cathares dans l’Aude n’est pas neutre : il touche à la fois l’économie touristique, la mémoire des violences médiévales et la construction d’une identité occitane contemporaine. Il peut être lu comme un basculement d’un récit centré sur les vaincus (cathares/Occitans) vers un récit centré sur l’État royal et national.

Enjeux économiques et touristiques. Le label cathare a servi de puissant attracteur touristique pour l’Aude (châteaux, « Pays cathare », itinéraires, réflexion philosophique etc.).

Le recentrage sur des « forteresses royales » met davantage en avant l’architecture capétienne et la frontière franco‑aragonaise (à expliquer) que la mémoire religieuse dissidente. Cela repositionne l’Aude dans une histoire plus « nationale » que proprement occitane. Le mythe des « châteaux cathares » est discutable (les forteresses reconstruites par le pouvoir royal après la croisade existaient, mais de quelle manière ?, à l’époque des troubadours, de la langue d’Oc et des cathares ), mais il matérialise la mémoire locale des bûchers, sièges et persécutions. En gommant la référence cathare, on risque l’amnésie religieuse dissidente et politique. Cet oubli peut contribuer à lisser le passé en le réduisant à une histoire militaire ou patrimoniale, au détriment de la réflexion sur l’intolérance, l’hérésie et la répression. Pour de nombreux acteurs locaux, les cathares sont devenus un symbole de résistance, de liberté de conscience et de fierté occitane, au‑delà de la stricte réalité historique. L’abandon du vocabulaire cathare est perçu comme un abandon identitaire, voire un alignement sur le « point de vue du vainqueur ». Effacer ce référent revient à affaiblir un des récits fondateurs qui permettaient à une partie des habitants de l’Aude de se penser comme héritiers d’une histoire singulière, différente du récit national dominant.

Il n’y a pas d’un côté la vérité historique et de l’autre le récit local. Les historiens hypercritiques et déconstructionnistes, valorisés ces dernières années, sont très minoritaires (3 actuellement) et ils surprennent les médiévistes européens (cf ‘1209-2009 cathares : une histoire à pacifier ?’ collectif de 22 historiens, Loubatières, Portet/ Garonne 2010, ‘cathars in question’ 14 historiens, York medieval press, London-York 2018)

Mais pour le département de l’Aude, l’oubli ou l’effacement du mot cathare sans pédagogie risque de creuser un fossé, en faisant ressentir la rectification comme une confiscation du récit par des instances extérieures.

Effets possibles pour le département.

Perte d’un imaginaire fort et facilement exportable (cathares = mystère, résistance, spiritualité) au profit d’un discours plus technique sur des « forteresses royales » moins évocatrices pour le grand public. Recomposition des luttes locales : mobilisation de milieux occitans, associatifs, vignerons et acteurs du tourisme autour de la défense du vocabulaire cathare, avec débats sur ce que doit être l’identité culturelle de l’Aude au XXIe siècle.

En résumé, l’oubli des cathares dans l’Aude signifierait moins une simple correction terminologique qu’un déplacement profond du récit collectif, avec des conséquences sur la mémoire des violences médiévales, la fierté occitane et la manière dont le territoire se raconte au monde.

– 82 – Las permanencias électoralas de Montalban

De Nadyne Vern-Frouillou

Veni de visitar las permanencias électoralas per las municipalas del centre vila de Montalban …per que pegassen aqueste pega-solet sus lor pòrta de dintrada …e ai tornat dire qu’esperavi que mai d’un candidat/a vendriá far la DICTADA OCCITANA que se debana aquesta vèsprada al Ancian colegi tre 3 oras de la vèsprada .

Nomarai deguns mas dins una permanencias fuguèri recebuda coma un can dins un jòc de quilhas …un jove que li ai balhat los pega solets m’agachèt 🎼 coma un grapal 🐸 que vesiá una mirga qu’aviá perduda sa bicicleta 😀🎶

Dins un autra permanencia fuguèt cridas de jòia  » Ah ! Ça va leur plaire ça !  » me disant qu’acaban totes lors acamps per lo  » Se canta  » e una jova femna me parlèt de sons dròlles qu’èran dins una escòla bilinga , per aquò compreniá butar e tirar que n’i a sus las pòrtas de

l’escòla !

Rintrado de niue, pèr Fèlis Gras

»

(Fèlis Gras, magistrat, cougnat de Roumaniho, nascu à Malemort-dóu-Comta lou 3 de mai de 1844 e mort à Avignoun lou 4 de mars de 1901)

Pamens lou calabrun arribavo. L’ivèr es tout d’abord la niue. La biso, boufavo mai aigro. Alin, à l’ourizount, uno longo ligno roujo raiavo lou nivo gris e marcavo que lou soulèu èro à mand de se coucha. Alor lou cèu, la mountagno e touto la planuro, qu’èron resta tout lou jour grisastre, n’en devenguèron vióulet, lis aubre, li bouissoun desfuia, li roucas fuguèron subitò rouginas, la briso calè un moumenet pèr faire ounour au coucha dóu soulèu, un reinard japè eila sus l’autre travès. E tout d’un tèms la sournuro agouloupè tout.

Alor sourtiguère de ma bouissounado e escalère lou travès embouscassi de la coumbo ; coume arribère sus lou cresten : Brrou ! ausiguère davans mi pèd coume lou brut d’un toumbarèu de calado que se vuejo ! Èro un vòu de perdis que destourbave de sa couchado. Fuguère lèu remés de l’esfrai e tremoulant de fre dins ma pèu viouleto davalère vers la plano.

M’aplantave souvènt. La mendro roucassiho, uno mato d’avaus, un clot de ferigoulo, tout me semblavo un ome agroumeli, à l’espèro. Mau-grat li rounflado e li quilet de la biso, me semblavo que li caiau en barrulant souto mi pèd fasien un brut d’espetacle. Ges d’estello au cèu, sèmpre lou nivoulas gris que tapavo tout. La niue èro sourno, pamens destriave tout à moun entour. Nàutri, li paure, li bèn paure, ié vesèn la niue. I’avié ges de troupèu deforo tant fasié fre. Pamens quand fuguère sus lou travès que doumino la Nesco, en visto dóu castèu de la Gàrdi, me semblè d’ausi rena li trueio dóu marqués, e de vèire varaia lou fanau dis pourcatié dins lis escour.

Avançère plan-plan, retenènt moun alen, mai fasiéu trop de brut sus la clapeirolo, alor me boutère à quatre piauto, caminant sus li geinoun e sus li man à la rebalado. Arribère sus la pouncho de la roco, e, lou còu estira, testejère sus l’abime.

Pour lire la traduction en français et la transcription en occitan dit classique, merci de cliquer sur le lien

http://lapetitequivoulaitlesmontagnes.centerblog.net/349-

QUI EST J.-P. LAVAL celui QUI A LANCé LA PéTITION ?

QUI EST J.-P. LAVAL celui QUI A LANCé LA PéTITION ?

Joan Pèire Laval est un militant régionaliste occitaniste, fondateur de l’association País Nòstre en 1999 à Narbonne et coprésident d’Occitanie País Nòstre (OPN) après sa fusion avec Bastir en 2019.

Il joue un rôle clé dans la défense de l’identité occitane au niveau régional, en militant pour plus d’autonomie en Occitanie et les pays d’OC.

Parcours professionnel.

Il a été reporter et producteur à France 3 Sud (1982-2016), couvrant des sujets languedociens, puis chroniqueur à Radio Lenga d’Oc depuis 2016.

Engagement

Via OPN, il soutient des listes électorales comme « Bastir Occitanie » ou « Le Bien Commun » aux régionales de 2015 et 2021, promouvant économie locale, langue occitane et décentralisation.Il organise des colloques sur l’autonomie régionale et mobilise contre les reclassements patrimoniaux, comme la pétition de 2025 sur les « châteaux cathares ».

À Narbonne, il anime des événements à l’Ostal Occitan et défend le patrimoine occitan face à l’UNESCO, tout en publiant sur occitanie-paisnostre.fr.