Catégorie : Actualités

Une première étape historique a eu lieu

Une première étape historique a eu lieu aujourd’hui sur la proposition de loi sortant de l’Alsace de la région absurde appelé « Grand-Est »

Peut-être qu’avec des propositions de loi concernant la création d’une collectivité unique comme la Corse ou l’Alsace va voir le jour en Bretagne avec ses 5 départements avec plus d’autonomie !

Pour rappel la Bretagne à été séparée de la Loire-Atlantique par décrets, oui il y à eu celle de 1941 par le regime de Vichy puis abolie après la seconde guerre mondiale en restant que des départements. Puis en 1956 par la création des régions notamment des Pays-de-la-Loire qui à enlevé un bout de la Bretagne qui est la Loire-Atlantique et validé en 1972 ! Bien évidemment sans demander l’avis de la population !

Perdons pas espoir, nous allons avoir la réunification de la Bretagne !!

Betek an trec’h !

Le visuel de Total Festum 2026 est dévoilé !

Le visuel de Total Festum 2026 est dévoilé !

Coloré, vivant et plein d’énergie, il incarne parfaitement l’esprit du festival : célébrer, partager et faire vivre les langues et cultures catalanes et occitanes à travers tout le territoire.

Imaginé par le duo Les Crafties, ce visuel traduit une fête en mouvement, où la rencontre et la convivialité sont au cœur de tout.

Porté par la Région Occitanie, Total Festum revient pour sa 21e édition avec une programmation riche, gratuite et ouverte à tous, du 9 mai au 5 juillet 2026.

✨ Une invitation à se retrouver, à vibrer ensemble et à célébrer notre diversité culturelle.

Partout en Occitanie

Pour plus d’infos : https://www.laregion.fr/total-festum

Alsaciens, vous n’êtes pas seuls

Depuis la Savoie, nous vous apportons un soutien total. Parce que, ce que vous vivez aujourd’hui, nous le connaissons depuis des décennies : le refus de reconnaître l’évidence des territoires.

Comme vous, nous sommes frontaliers, tournés vers l’Europe, avec une identité forte, une histoire singulière et des réalités économiques spécifiques. Tournés vers les régions alpines, en lien avec les cantons suisses et les régions autonomes d’Italie, nous partageons une même réalité de terrain.

Nous dénonçons clairement l’opposition du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes à la création d’une région Alsace, ainsi que les neuf autres présidents de régions . Refuser à un territoire le droit de s’organiser selon son histoire et sa cohérence, c’est nier la réalité du terrain.

Non, ce n’est pas une atteinte à l’unité nationale. C’est tout l’inverse : une nation forte est une nation qui respecte ses territoires.

Oui à l’Alsace. Jetzt geht’s los !

Depuis 1972, Sabaudia – Mouvement Région Savoie mène ce combat de longue haleine pour la reconnaissance. Aujourd’hui, ce combat dépasse nos frontières : il est aussi celui de l’Alsace.

Unis, déterminés, et légitimes.

Jérémy Langlade-Nouchy vice-président de Sabaudia – Mouvement Région Savoie

Régions et Peuples Solidaires. Unser Land Mouvement Alsacien

#Fédéralisme#Autonomie#elsass#YenaSavoué

– 12 – Retrouvons-nous à Rodez et à Saint-Affrique les 9 et 10 avril

Retrouvons-nous à Rodez et à Saint-Affrique les 9 et 10 avril pour parler des langues dites régionales.

– Le 9 avril à Saint-Affrique à la salle du Familial (rue Frangi et Ortega). De 15 h 30 à 17 heures. Conférence devant des lycéens sur le thème : « A quoi sert de parler occitan ? ». Entrée gratuite.

– Le 9 avril à Saint-Affrique à la salle du Familial (rue Frangi et Ortega). 20h30 : ciné-débat autour du film « Une langue en plus », dont je suis l’auteur. Entrée gratuite.

– Le 10 avril à Rodez, aux archives départementales (avenue Victor-Hugo). De 14 h à 16 h : Projection du film « Une langue en plus » et discussion. Entrée gratuite.

– Le 10 avril à Rodez, aux archives départementales (avenue Victor-Hugo). A 18 h : conférence sur le thème : « Comment sauver l’occitan ». Entrée gratuite.

#aveyron#rodez#languefrançaise#langues#LanguesMinoritaires#LanguesRegionales#diversité

A 16h30 à l’Assemblée nationale.

A 16h30 à l’Assemblée nationale.

 Les débats autour de la proposition de loi consacrée à l’Alsace se tiendront cet après-midi à partir de 16h30 environ à l’Assemblée nationale.

À cette occasion, je prendrai la parole contre la motion de rejet préalable déposée par le groupe socialiste, une étape importante du débat parlementaire avant l’examen du texte lui-même.

 Vous pouvez suivre les échanges en direct :
• sur la chaîne LCP
• ou en streaming sur le site de l’Assemblée nationale : https://videos.assemblee-nationale.fr/direct.php

C’est un moment clé pour notre territoire, pour affirmer les spécificités de l’Alsace dans le cadre de la République

unser land

En ce 7 avril, jour où l’Assemblée nationale examine la proposition de loi visant à créer une collectivité d’Alsace hors du #grandest nous Mosellans exprimons notre SOLIDARITÉ avec l’Alsace et notre SOUTIEN aux Alsaciens qui nous montrent la voix dans la réalisation des aspirations démocratiques en faveur du respect des libertés locales et de l’identité régionale. #alsace#libertéspubliques#DémocratieLocale#collectivitésterritoriales#fédéralisme#moselle

Groupe d’études consacré aux langues et cultures régionales

Par Denis Fégné

Mercredi dernier, j’ai pris part à une nouvelle réunion du groupe d’études consacré aux langues et cultures régionales, co-présidé par mes collègues Peio Dufau et Paul Molac.

Dans un contexte marqué par les concertations engagées par la Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) sur l’organisation des examens en langue régionale, nous avons accordé une attention particulière aux témoignages de lycéens issus des réseaux immersifs Diwan et Seaska.

Leur intervention, à la fois claire et engagée, souligne l’importance qu’ils accordent à l’enseignement immersif ainsi que leur volonté de voir leurs droits linguistiques pleinement reconnus. Leur parole, sincère et déterminée, rappelle combien ces parcours sont essentiels pour la vitalité de nos langues.

Cette audition intervient alors que viennent d’être rendues les conclusions du rapport d’évaluation de la loi Molac, présenté par Max Brisson et Karine Daniel. Ce document met en évidence la nécessité de mettre en œuvre une politique publique ambitieuse en faveur des langues régionales, en veillant notamment à leur meilleure valorisation tout au long du parcours scolaire.

Il montre qu’un décalage persiste entre les engagements affichés et la réalité du terrain. On ne peut pas promouvoir les langues régionales dans les textes et, dans le même temps, adopter des décisions qui en fragilisent l’enseignement.

Les services académiques affichent un soutien de principe mais certaines mesures concrètes vont à rebours de cet objectif.

Aujourd’hui encore, comme en témoignent les lycéens, les élèves engagés dans ces filières ne bénéficient pas d’une reconnaissance complète, notamment lors des épreuves du baccalauréat.

On ne peut pas, d’un côté, affirmer l’importance des langues régionales et, de l’autre, maintenir des modalités d’examen défavorables ou laisser disparaître des classes bilingues.

Avec mes collègues, nous resterons pleinement mobilisés pour défendre une véritable politique publique en faveur des langues régionales : un soutien renforcé aux filières immersives et bilingues, une aide aux associations qui les enseignent et aux médias locaux qui les valorisent et les transmettent.

Prendre en compte la diversité de nos territoires, c’est d’abord respecter leur identité, leur culture et leur patrimoine.

Loi Alsace : le moment de vérité

Loi Alsace : le moment de vérité 🇮🇩

Le mardi 7 avril 2026, l’Assemblée nationale se prononcera sur la loi 1800 visant à « simplifier le millefeuille territorial » par la création d’une collectivité unique en Alsace. Derrière ce débat institutionnel se cachent des enjeux économiques majeurs.

🟢Tirer les leçons de l’échec de 2015

La fusion des régions, décidée en 2015, poursuivait un objectif clair : réaliser des économies et contribuer au redressement des finances publiques. Dix ans plus tard, le constat est sans appel. Non seulement les économies attendues ne sont pas au rendez-vous, mais les comptes publics se sont encore dégradés.

Dans mon premier livre « Le Grand Est, une aberration économique », j’ai analysé l’échec de l’agrandissement des régions, à rebours des promesses initiales. Fondées sur des données factuelles et la littérature de recherche internationale en économie, mes analyses n’ont jamais été infirmées à ce jour. Seule la Région Grand Est les conteste, mais sans en apporter de preuves.

🟢Un choc de simplification

La proposition de loi prévoit de transférer les compétences de la région Grand Est à la Collectivité européenne d’Alsace. L’Alsace passerait ainsi d’un statut départemental à celui de collectivité à statut particulier, à l’image de la Corse.

Concrètement, il s’agit de supprimer un niveau administratif, permettant de réduire les doublons et de gagner en efficacité. Selon mes estimations, les économies potentielles pourraient atteindre une centaine de millions d’euros par an (« Collectivité d’Alsace, quelles perspectives d’économies ? », juin 2025.)

Certes, ces projections comportent une part d’incertitude, mais les gisements d’économies sont bien identifiés : baisse du nombre d’élus (de 141 à 80, soit -40 %), simplification des procédures (double traitement des subventions, financements croisés éliminés), réduction des redondances dans les politiques publiques, etc.

🟢 L’Alsace a besoin d’une greffe du Rhin

Dans mon nouveau livre « Réveiller l’Alsace », je montre que contrairement à une idée répandue, l’économie alsacienne marque le pas. Sa croissance est inférieure à la moyenne nationale depuis les années 2000 et le décrochage vis-à-vis des régions voisines allemandes et suisses s’accentue.

Dans ce contexte, il devient indispensable d’adapter les politiques publiques aux réalités d’un territoire frontalier au cœur de l’espace rhénan. Or, une telle adaptation ne peut être efficacement conçue à distance, depuis Metz, Nancy ou Paris. Elle suppose un pilotage local, au plus près des dynamiques économiques.

🟢Restaurer la confiance

Les enquêtes d’opinion convergent : entre deux tiers et trois quarts des Alsaciens soutiennent cette réforme.

Cette adhésion massive intervient dans un contexte de défiance généralisée envers les institutions. Comme l’ont montré Pierre Cahuc et Yann Algan dans « La société de défiance » (CEPREMAP, 2007), ce déficit de confiance constitue un frein majeur à la performance économique française.

Recréer des institutions en phase avec les réalités économiques, sociales et culturelles est donc une condition essentielle pour restaurer la confiance et favoriser le développement.

🟢Surmonter les crispations jacobines

Certes, cette loi ne réglera pas, à elle seule, tous les dysfonctionnements du millefeuille administratif français. Mais elle corrige une erreur manifeste commise en 2015, et permettrait de desserrer un centralisme devenu contre-productif.

Il est temps de sortir des postures, des crispations et de l’immobilisme qui paralysent trop souvent le débat public. Refuser d’agir au motif que tout ne serait pas parfait revient, en réalité, à entretenir les blocages existants.

Malgré tous ces avantages, les résistances sont toujours fortes. Des idéologues en proie à des délires paranoïaques voient dans les initiatives alsaciennes la volonté de détruire la France.

Un courrier non signé au contenu grossier circule chez les parlementaires actuellement, les mettant en garde contre le « danger pour la République ». Au vu des éléments qu’il contient, il émane vraisemblablement de la Région Grand Est. A travers une énumération de ce qu’on pourrait qualifier de « fake news », il tente de mettre la pression sur les députés en jouant sur les peurs.

Ainsi, on assiste à une forme de convergence entre les idéologues jacobins et les intérêts personnels de ceux qui profitent du millefeuille pour accumuler les postes et les indemnités.

Mais dans un contexte économique exigeant, la France ne peut plus se permettre l’inaction. Elle a besoin de décisions claires, de réformes assumées, et d’un cap cohérent.

C’est pourquoi les députés doivent privilégier l’intérêt général de la nation, ce qui amène à voter OUI à la loi 1800 visant à simplifier le millefeuille territorial. 🇮🇩🇫🇷

#économie#alsace#AssembléeNationale#régions

Lis iòu de Pasco (extrait de l’Armana prouvençau, 1890).

Lis iòu de Pasco (extrait de l’Armana prouvençau, 1890).

Coume vai que se manjo d’iòu pèr Pasco, e que, dins d’endré que i’a, coume à Paris, pèr eisèmple, aquélis iòu se tegnon de rouge ?

Li Pasco estent la fèsto de la resurreicioun, es de crèire que l’iòu es pres coume un simbèu de regeneracioun e de nouvello espelido. Pamens, dins un raconte de soun viage en Terro-Santo, que vèn de publica lou grand felibre catalan, Jacinte Verdaguer, atrouvan uno tradicioun que poudrié bèn èstre lou sourgènt de noste usage :

– En venènt vuei, dis Verdaguer, dis Oufice dóu Sant Sepucre, me siéu avisa qu’à Jerusalèn, dins tóuti li tèndo, mouresco e crestiano, ounte se vènd lou viéure, vendien d’iòu pinta de rouge ? Iéu n’ai demanda la resoun, e veici ço que m’an di : uno fes Ii Jusiòu dounèron en d’enfant uno nisado d’iòu pèr aqueira Jèsu-Crist, quand passarié. Noste Segnour passè, e lis enfant, coume i’anavon manda lis iòu, lis atrouvèron coulour de sang ; e, tóuti esfraia d’aquéu miracle, lèu i Jusiòu lis entournèron… D’aqui vèn la coustumo qu’en Itàli a liò, emai en d’àutri part, de vèndre pèr li Pasco d’iou rouge benesi.

Comment se fait-il qu’on mange des œufs pour Pâques, et que, dans certains endroits, à Paris par exemple, ces œufs sont teints en rouge ?

Les Pâques étant la fête de la résurrection, il faut croire que l’œuf est pris comme un symbole de régénération et de nouvelle éclosion.

Pourtant, dans un récit de son voyage en Terre Sainte, que vient de publier le grand félibre catalan Don Jacinte Verdaguer, nous trouvons une tradition qui pourrait bien être à l’origine de notre usage.

– En venant, aujourd’hui, dit Verdaguer, des offices du Saint-Sépulcre, je me suis avisé qu’à Jérusalem, dans toutes les tentes où se vendent des vivres, on vend des œufs peints en rouge. J’en ai demandé la raison, et voici ce qu’on m’a dit : Une fois, les Juifs donnèrent à des enfants une nichée d’œufs pour lapider Jésus-Christ, quand il passerait. Notre-Seigneur passa et les enfants, comme ils allaient lancer les œufs, les trouvèrent couleur de sang; et, tout effrayés de ce miracle, vite aux Juifs ils les rapportèrent… De là vient la coutume qui règne en Italie et d’autre part de vendre pour Pâques des œufs rouges bénits.