Oui j’ai baissé la TVA, et je vous….
De Maximino Fernández
Parfois, il arrive qu’un gouvernement fasse exactement ce pour quoi il a été élu, soulager ses citoyens. Et là, branle-bas de combat à Bruxelles. Alerte rouge dans les couloirs de la technocratie européenne, l’Espagne,encore elle, a osé toucher à la sacro-sainte TVA sur le carburant. Sacrilège.
Sous l’impulsion de Pedro Sánchez, Madrid a décidé de réduire la pression fiscale sur les carburants, histoire de donner un peu d’air à des ménages étranglés par l’inflation. Une mesure simple, lisible, efficace. Trop simple, sans doute, pour une Commission européenne qui préfère les usines à gaz réglementaires aux solutions directes.
Car voyez-vous, dans l’Union européenne, aider ses citoyens n’est jamais un geste innocent, c’est un problème de conformité.
La TVA, cette vache sacrée budgétaire, est encadrée, normée, corsetée. On peut augmenter, ajuster, bricoler à la marge… mais surtout pas déroger sans l’aval des grands prêtres de Bruxelles. Et l’Espagne, dans un moment d’insolence politique, a décidé de s’en affranchir.
Résultat, remontrance officielle. Tapotement sur les doigts. Rappel à l’ordre. Comme si un gouvernement démocratiquement élu devait demander la permission avant de baisser une taxe sur un produit vital.
Mais ce qui est fascinant, c’est la réponse espagnole. Pas de recul. Pas d’excuses. Une ligne claire, on ne reviendra pas dessus.
Et là, soudain, une question surgit, à quoi sert encore la souveraineté nationale si chaque décision concrète doit passer sous les fourches caudines d’une interprétation réglementaire européenne ?
On nous vend une Europe protectrice, mais lorsqu’un État tente de protéger ses citoyens face à la flambée des prix, il se retrouve sommé de rentrer dans le rang. On nous parle de solidarité, mais celle-ci semble toujours à sens unique, vers le haut, jamais vers le terrain.
Le plus ironique dans cette affaire, c’est que la mesure espagnole n’est ni révolutionnaire ni dangereuse. Elle est simplement… populaire. Et c’est peut-être bien ça, le vrai problème.
Car une décision politique qui fonctionne, qui parle aux gens, qui améliore concrètement leur quotidien, devient immédiatement suspecte dans une machine qui préfère la stabilité des règles à l’efficacité des résultats.
Alors oui, derrière cette baisse de TVA, il y a plus qu’une mesure fiscale. Il y a un bras de fer. Une ligne de fracture entre une Europe normative et des États qui, parfois, se rappellent qu’ils ont encore des citoyens à servir.
Et si l’Espagne tient bon, elle enverra un message simple, brutal, mais terriblement clair,
la politique ne se fait pas uniquement dans les bureaux de Bruxelles.
Et peut-être, au fond, que cette phrase résume tout,
“Oui, j’ai baissé la TVA… et le reste, je vous laisse deviner.”
#maximinofernandez