Catégorie : Informations Politiques

Face à la casse, bâtissons l’autonomie en Pays Catalan !*

De Jordi Verra

La liberté d’expression et le droit de manifester sont des piliers de notre démocratie. Chacun doit pouvoir exprimer ses convictions, faire entendre son mécontentement et demander des changements. Mais ces libertés impliquent aussi le respect des personnes et des biens publics comme privés. À Perpignan, plusieurs commerces du centre-ville ont été dégradés et pillés. Derrière chaque vitrine brisée, des commerçants, des salariés et des familles voient leur travail fragilisé. Respecter les biens et le travail de chacun est un devoir et une responsabilité collective. La violence et les destructions ne résolvent rien. La colère et le mécontentement doivent pouvoir s’exprimer, être entendus : seul le dialogue et la démocratique donnent des réponses concrètes.

Trop souvent, et particulièrement en Pays Catalan, les citoyens constatent que les décisions se prennent loin d’eux, loin de leurs préoccupations quotidiennes. Pour Oui au Pays Catalan, il est urgent de rapprocher le pouvoir des habitants, de savoir les écouter et de leur permettre de peser réellement sur les choix qui concernent leur avenir.

C’est pourquoi nous défendons une autonomie départementale pour le Pays Catalan, dans le cadre de la République française ; afin de doter notre territoire de compétences et de moyens adaptés aux réalités locales. Seul le développement économique et social permettra de sortir de l’impuissance et actuelle. Seul un pouvoir de proximité est capable de répondre aux attentes, de dialoguer avec les citoyens et d’apporter des solutions concrètes aux enjeux du terrain.

Donner la parole aux habitants, écouter leurs préoccupations et agir au plus près de leurs besoins : décidons ici, pour l’intérêt de tous les habitants du Pays Catalan.

CONCERT POUR LA PAIX EN UKRAINE

CONCERT POUR LA PAIX EN UKRAINE

CONCERT POUR LA PAIX EN UKRAINE : UN IMMENSE MERCI À CELLES ET CEUX QUI FONT VIVRE LA SOLIDARITÉ ! 🇺🇦🎶

Un concert pour la paix, c’est bien plus que de la musique. C’est une rencontre entre les cultures, des émotions partagées et, surtout, une belle aventure humaine rendue possible grâce à l’engagement et à la générosité de nombreuses personnes.

Aujourd’hui, nous souhaitons adresser un remerciement tout particulier à Gilles Faucoup, qui a pris en charge toute la partie technique du concert : le son et la lumière. 🎚️💡

Gilles a été le premier arrivé le jour J et le dernier à quitter les lieux, après avoir accompagné les musiciens québécois jusqu’au bout de cette belle aventure. Un engagement remarquable, qui mérite toute notre reconnaissance !

Gilles, un immense merci pour ton investissement, ta disponibilité et ton précieux savoir-faire !

Nous souhaitons également mettre à l’honneur Anne, sa compagne, qui est à nos côtés depuis le début de la guerre en Ukraine et qui répond toujours présente lorsque notre association organise des événements en soutien à l’Ukraine.

Anne et Gilles font partie de ces personnes précieuses sur lesquelles nous pouvons compter. Leur présence fidèle, leur engagement et leur solidarité au fil des années nous touchent profondément. Nous sommes très heureux de les avoir à nos côtés.

Derrière chaque concert réussi, il y a des personnes qui travaillent souvent dans l’ombre, avec générosité, compétence et dévouement, pour que chaque note, chaque voix et chaque émotion puissent atteindre le public.

C’est grâce à ces engagements, parfois discrets mais toujours essentiels, que la solidarité prend tout son sens et que la musique devient un véritable pont entre les peuples.

Au nom de l’association Ucraïna en Occitània, nous adressons notre profonde gratitude à Gilles, à Anne et à toutes celles et ceux qui ont contribué à faire de ce concert un moment de partage, d’émotion et d’espoir.

🕊️ Parce que la paix se construit aussi avec des gestes concrets, de l’entraide et des cœurs ouverts.

Merci à toutes et à tous de faire vivre la solidarité et la paix à nos côtés !

Tolosa: conferéncia de Naoko Sano sus las grafias occitanas dins los Cants d’Auvèrnha

Du Jornalet

La cercaira de l’Universitat de Nagoya parlarà de las causidas graficas de Josèp Cantaloba per transcriure los cants populars occitans a l’entamenada del sègle XXJòrdi Ràfols

Tèxte legit

Deman dimècres 21 d’octobre, a 18 oras, l’ostal d’Assesat de Tolosa aculhirà una conferéncia de Naoko Sano, cercaira a l’Universitat Aichi de Nagoya, en Japon. Sano parlarà de las causidas graficas de Josèp Cantaloba per transcriure los cants populars occitans al començament del sègle XX dins sos celèbres Cants d’Auvèrnha. La conferéncia s’inscriu dins lo cicle dels Dimècres Universitaris Occitans e Catalans (DUÒC), organizat per l’Universitat de Tolosa-Joan Jaurés e l’Institut Ramon Llull.

Lo rescontre tractarà dels diferents sistèmas d’escritura de l’occitan a l’entamenada del sègle XX e sus las causidas de Josèp Cantaloba (1879-1957). Lo compositor vivarés reculhiguèt de cants populars de Carcin e de la Nauta Auvèrnha, e entretenguèt de contactes amb los poètas occitans de Lengadòc, Cantaloba se trobèt confrontat a la causida de la grafia per adoptar per las paraulas occitanas de sas òbras. Cantaloba causiguèt fin finala l’utilizacion de mantuna grafia per transcriure las paraulas dels cants qu’aviá reculhits.

Naoko Sano (Tòquio, 1970), es una ensenhaira e cercaira japonesa especializada en sociolingüistica e en lenga francesa. Après aver descobèrt l’occitan en Japon, perseguiguèt una partida de sos estudis a l’Universitat de Montpelhièr per tal d’aprene la lenga nòstra, que la conduguèt cap a un trajècte novèl. En 2004, acabèt un estudi sus las motivacions de las personas qu’utilizan l’occitan, a partir d’una enquista menada al près de participants als corses de la Chambra d’Òc. Lo meteis an, recebèt lo prèmi de la Vocacion Provençala. Es tanben l’autora d’un vocabulari occitan-japonés.

Los joens que’s baten per lors drets – Eveniments

Los joens que’s baten per lors drets – Eveniments

ÒCtele qu’èra sus plaça a Montsegur tà seguir l’eveniment de Carrièras Occitanas. Quin(s) messatge(s) a(n) a har passar la joentut occitana ? A descobrir suu pic sus ÒCtele.

Produccion : @Camille Jourde

Imatges : Sacha Decorde

Mercés a @Caroline Dufau e @Emilie Dulucq

Seccion d’Occitan Universitat Tolosa – Joan JaurésDepartament d’Occitan – Universitat Pau Valèri Montpelhièr 3Parlam OccitanCOMDT – Centre Occitan des Musiques et Danses TraditionnellesOccitan à Limogesici OccitanieOstal d’Occitania – Maison de l’OccitanieÒC-BI OccitàniaFestival OccitaniaOSTAL Occitan NarbonésOstal del TelhOstau OccitanOstau GasconMichel Feltin-PalasPour Que Vivent Nos LanguesLo collectiu occitanEuropean Language Equality NetworkNetwork to Promote Linguistic Diversity

#occitan#occitania#occitanlanguage#montsegur#chateauxcathares#castelscatars#gascon#minoritylanguages#minoritiesrights#languagerights

Carrièras Occitanas, acte II (Montsegur 17 d’octòbre de 2026)

Dissabte, 17 d’octòbre de 2026. 20:51h

Aquesta dimenjada, Montsegur es estat un còp de mai lo còr de l’occitanisme. E mai lo cònsol màger enebiguèsse l’accès al Prat dels Cremats e a l’ensemble del puèg cinc jorns abans l’eveniment, la còla de Carrièras Occitanas mantenguèt pasmens la convocacion, e l’occitanisme i respondèt present. L’acte II es estat una capitada. Una capitada de mai.

Y a-t-il plusieurs peuples en France ?

Y a-t-il plusieurs peuples en France ?

Dans quelques jours, le Sénat aura à répondre à cette question cruciale : existe-t-il une « communauté insulaire, linguistique, culturelle » en Corse ? De la réponse dépend en partie l’avenir de la langue corse et, au-delà, de l’ensemble des langues minoritaires de France.

Cette actualité m’a donné l’envie de me replonger dans la décision du Conseil constitutionnel qui, en 1991, avait censuré la notion de « peuple corse, composante du peuple français ». Une censure à mes yeux contestable pour de nombreuses raisons, d’autant qu’elle fait peser une réelle menace sur la diversité culturelle en France.

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Ne confondons pas manifestants et casseurs!

D’ Emma DAVEZAC

Les images chocs des manifestations du 17 octobre circulent, et avec elles, la tentation de tout mélanger. Mais attention à ne pas se laisser berner par des images subjectives, sorties de leur contexte, qui voudraient faire croire que tous les manifestants vêtus de noir appartiendraient à tel syndicat ou parti politique. D’autres images, pourtant, montrent aussi que des débordements viennent parfois des forces de l’ordre elles-mêmes.

Peu importe le média que chacun regarde : ne nous laissons pas berner par les images.

Il faut savoir démêler le vrai du faux, et surtout, entendre la souffrance d’une jeunesse et des travailleurs qui se révoltent. Les lycéens, les étudiants, les défenseurs du pouvoir d’achat, ont de vraies raisons de se mobiliser. Leur colère ne doit pas être confisquée par les images de chaos.

Une manifestation doit rester républicaine. L’encadrement par les forces de l’ordre doit être irréprochable. La violence n’appartient à aucun camp et ne doit en légitimer aucun.

Les symboles de la République ne doivent jamais être attaqués mais le droit de manifester non plus, car il est lui-même un fondement de notre République.

Et surtout, n’oublions jamais que parmi ces manifestants se trouvent des mineurs, des lycéens, des étudiants. La lutte contre les violences faites aux enfants ne peut pas s’arrêter aux portes de l’Assemblée ou des cortèges. Protéger nos jeunes, c’est protéger l’avenir de notre patrie. Un mineur qui descend dans la rue pour défendre ses convictions ne doit jamais devenir la victime collatérale d’un chaos qui le dépasse. C’est notre responsabilité collective, celle des parents, des institutions, des forces de l’ordre, de veiller à ce qu’aucun enfant, qu’aucun jeune citoyen ne paie le prix d’une violence qui n’est pas la sienne.

N’oublions jamais notre histoire, ni ce que nos grands auteurs comme Hugo dans Les Misérables nous ont enseigné sur la misère et la révolte des peuples. Aujourd’hui comme hier, il faut savoir écouter la voix de ceux qui manifestent.

L’atteinte aux bâtiments et à notre patrimoine ne doit pas nous faire oublier les raisons des mobilisations qui sont majoritairement pacifistes. Ne vous laissez pas avoir!

Il est de notre ressort de ne pas condamner les revendications sociales car des casseurs et délinquants pillent nos commerces, nos mairies, nos collectivités, c’est notre devoir de discernement d’adultes pacifistes responsables.

Pour que la France reste fidèle à son histoire la plus lumineuse, et non le symbole d’un laxisme dénoncé de façon trop simpliste, réactionnaire par certains, elle doit incarner l’ordre juste et la justice sociale, en protégeant en priorité celles et ceux qui construiront son avenir.

Ouvrons les yeux par nous même et ne nous laissons pas bercer par un discours de mise en opposition de tel ou tel clan, par une idéologie de récupération sécuritaire et raciste nauséabonde.

Le bien vivre ensemble, et le bien être de chacun doivent redevenir nos fondamentaux.

Je rêve d’une société respectueuse et donc respectable où l’empathie, l’intelligence émotionnelle reprennent le dessus, où la liberté des un s’arrête là où commence celle des autres…

Liberté, égalité, fraternité ou Rien!

Cette fresque éphémère issue de la mairie de Blagnac m’a toujours inspirée…

Et bien sûr: Trust plus qu’un héritage familial, celui d’une jeunesse qui s’est toujours exprimée.

J’aurais pu mettre « Regret d’un mort » de Quartz s’il était disponible sur Facebook.😅

Bonne journée républicaine à tout le monde.

APPARITEURS alias « des flics déguisés en casseurs »

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APPARITEURS alias « des flics déguisés en casseurs ». Ils étaient partout hier. Vous ne connaissez peut-être pas ce mot. Pourtant, il mérite qu’on s’y intéresse, particulièrement dans le contexte des manifestations lycéennes.

À l’origine, un appariteur est un employé d’université. Mais Coluche, dans son célèbre sketch « Le Flic », lui donnait une tout autre dimension : celle de l’agent provocateur. Un individu infiltré dans une manifestation pour casser des vitrines, semer le chaos et faire porter le chapeau aux manifestants devant les caméras.

Près de 50 ans plus tard, la question revient dans l’actualité.

Le 2 octobre 2026, à Reims, un homme masqué, filmé lançant une pierre vers la police, tente de se cacher avant de se réfugier auprès des policiers. Le procureur confirmera qu’il s’agissait d’un agent de la BAC.

Le même jour, à Aubervilliers, un autre policier en civil est filmé frappant à plusieurs reprises la vitrine d’un restaurant avec une matraque.

Ces images interrogent profondément sur les méthodes policières. Elles ne prouvent pas, à elles seules, l’existence d’une stratégie organisée, mais soulèvent une question démocratique fondamentale : qui provoque réellement les violences, et dans quel but ?

Car une manifestation peut rassembler des milliers de jeunes pacifiques. Il suffit de quelques individus violents pour que les caméras oublient tout le reste.

Les professeurs absents ? Les lycées délabrés ? Les conditions d’apprentissage catastrophiques ? Les jeunes blessés par la police ? Tout disparaît derrière les images spectaculaires des affrontements.

Et soudain, on ne parle plus des raisons de la colère. On parle uniquement de « rétablir l’ordre ». La répression devient légitime, les revendications disparaissent. Pratique, non ?

Voilà pourquoi il faut connaître le concept d’agent provocateur, distinguer les faits des accusations et exiger des enquêtes indépendantes lorsque des comportements suspects sont documentés.

Une démocratie ne devrait jamais avoir peur qu’on examine les méthodes de ceux qui sont chargés de la protéger.

Montségur : une grande mobilisation en faveur de la langue occitane

De Christine Saleçon

Le collectif Carrieras Occitanas propose une grande mobilisation en faveur de la langue occitane.

Pour la deuxième édition, des concerts, des discussions et des moments festifs sont prévus à Montségur les 17 et 18 octobre pour affirmer de nouveau l’occitan comme langue populaire et vivante.

Au grand étonnement des occitans, sans aucune raison crédible, le maire de Montségur a interdit cette manifestation au pré des cremats (Prats dels Crémats ou pré des brulés) Ce site historique situé au pied du château de Montségur où s’est déroulé le tragique bucher du 16 mars 1244 reste un endroit de recueillement à quelques jours de la fête de la toussaint.

En effet, les occitans veulent avoir accès à la stèle qui se trouve sur le pré des cremats au pied du relief calcaire, le pog.

Les deux associations Occitanie Païs Nostre qui représente un rassemblement de sympathisants de toute la grande Occitanie, l’association Urgéncia Diversitat et le groupe Bastir Occitanie qui est le représentant occitan dans le monde politique ont été contacté par l’organisation Carrieras Occitanas. Ils les en remercient.

Afin d’éviter des problèmes avec la réglementation, Occitanie Païs Nostre ,  Urgéncia Diversitat et Bastir Occitanie ont conjointement fait la demande à la préfecture pour avoir l’autorisation d’accès au plus grand nombre de personnes qui défendent l’Occitan et sa culture pour ce week-end des 17 et 18 octobre. Ils en ont fait part au collectif pour une bonne cohésion dans l’organisation de l’évènement.