Catégorie : Informations Politiques

Résultat du vote non censuré de Oui au Pays Catalan

Jordi Vera

Résultat du vote non censuré de Oui au Pays Catalan

En parallèle au vote du Conseil Départemental pour le changement de nom du département, nous avions assuré dès le 20 juin, par Internet, un vote libre, non censuré. Nous ne pouvions en effet pas accepter, inertes, l’élimination absurde et injuste de « Pays Catalan » parmi les appellations proposées.

Ainsi, deux sites nôtres avaient été successivement dédiés à un vote non censuré et ils avaient cumulé un peu plus de 5 000 votes. Le choix de « Pays Catalan » y était arrivé assez largement en tête avec 44,1 %, suivi de Pyrénées-Orientales à 26,8 %, puis de Pyrénées Catalanes à 25,9 %, et enfin de Pyrénées-Méditerranée à 3,2 %. Cette proposition des quatre dénominations les plus en vogue était donc juste et pertinente.

Nous avions dès le départ dénoncé la malhonnêteté des méthodes du CD 66, son processus de vote brouillon et ses intentions masquées. Nous n’avions toutefois pas voulu saboter ce vote par un boycott ou une quelconque consigne. Pour ne pas frustrer l’espoir légitime de très nombreux Catalans, nous avions donc décidé d’arrêter notre campagne de recueil de signatures.

Aujourd’hui, nous l’affirmons : si elle avait été retenue pour la consultation du C.D. 66, l’appellation Pays Catalan aurait emporté une majorité large, absolue, des suffrages, comme l’annonçait le sondage France Bleu/Ici Roussillon de 2025, de 17 000 personnes. Quel gâchis, quel mépris !

Mais nous continuerons à défendre votre parole et vos espoirs et nous n’oublierons pas ces politiques qui ont manipulé les Catatalans.

Le nom du département concerne directement les quelque 500 000 habitants

Le nom du département concerne directement les quelque 500 000 habitants

Le Conseil départemental a organisé la consultation pour le nom du département en plein été, sans organisé de débat public de grande ampleur au préalable et avec une communication extrêmement limitée. Dans ces conditions, il est pour le moins paradoxal de vouloir aujourd’hui présenter le fait que « Pyrénées Catalanes » ne l’ait pas emporté comme un échec pour les Catalans.

La réalité est tout autre.

Cette consultation a été organisée à contrecœur par un Conseil départemental dont aucun élu ne s’est officiellement engagé en faveur de « Pyrénées Catalanes », bien au contraire. C’est un peu comme si le président de la Generalitat de Catalunya organisait un référendum sur l’indépendance de la Catalogne sans lui-même prendre position en faveur de l’indépendance.

Comment pouvait-on espérer qu’un tel changement (un territoire qui retrouverait officiellement son identité) se fasse dans ces conditions ?

Le seul nom qui portait l’identité catalane n’a pas été battu parce que la population aurait rejeté massivement l’idée d’un nom catalan. Il a été battu dans le cadre d’une consultation mal préparée, mal expliquée et insuffisamment portée politiquement — volontairement ou non — par des responsables qui ne semblent pas croire à ce projet, voire qui y sont opposés.

Il faut donc tirer les bonnes conclusions de ce résultat.

Le nom du département concerne directement les quelque 500 000 habitants qui y vivent.

C’est donc à la population de s’emparer de ce projet et de décider de son avenir. Décider de s’appeler à nouveau Catalogne ou Catalan après que ce nom ait été volontairement effacé de toutes les cartes officielles, c’est évidemment un projet d’ampleur et d’avenir.

Le résultat de cette consultation ne doit pas être présenté comme un échec des Catalans. C’est avant tout l’échec d’une méthode : une consultation organisée en plein été, sans véritable débat préalable, avec une communication insuffisante et sans engagement clair de la collectivité qui l’a organisée.

Le projet doit désormais revenir là où il doit être : entre les mains des habitants de la Catalogne Nord. Les Angelets de la Terra travaillent sur ce sujet depuis ce week-end et une idée est ressortie : des urnes dans nos villages pour faire vivre la démocratie

«Je ne peux pas cautionner une histoire qui ne verrait pas de Cathares dans le Midi»

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Cathares et Protestants «Je ne peux pas cautionner une histoire qui ne verrait pas de Cathares dans le Midi» -_-_-_- SIGNER LA PETITIONhttps://c.org/rKbMxvHPV9 -_-_-_-

Dire qu’il est historiquement abusif de parler de « Cathares » établis dans le Midi comme d’une Église organisée, dualiste et hiérarchisée est une erreur grossière et choquante de 2 ou 3 historiens-nne, deux en France , un aux Etats Unis, contre l’avis de la plupart . Des hérétiques ont bien existé dans le Languedoc, et les sources méridionales mentionnent des personnes accusées d’hérésie. Le nom de Cathare a été utilisé par le concile œcuménique de Latran III (1179), certains chroniques catholiques et par Alain de Lille descendu à Montpellier pour contredire ces dualistes de la zone toulousaine et albigeoise. L’Église cathare fut relativement homogène et en liens (ceux de Nevers et de la Charité étaient en lien avec ceux de Béziers et ceux d’Allemagne et des Flandres, ceux du toulousain avec l’Italie du nord et du sud , et la Catalogne). Les registres cathares occitans, italien et celui de Bulgarie sont semblables. Leurs théologies étaient en liens.

La récente négation des cathares ne connait pas la théologie et fait semblant de ne pas connaitre les sources (qui existent !) et s’est trompé sur l’Historiographie cathare au XIXe siècle (avec Schmidt et ses prédécesseurs)..

L’étude du catharisme doit être reprise par une relecture de Nelli, Duvernoy , Roquebert et A. Brenon .. Courage, le travail est en partie déjà fait (avec l’école anglaise, tchèque, italienne , suisse, espagnole et allemande)..

Passer l’info aux Béarnais/Gascons …

VENEZ NOUS RENCONTRER !

Vous qui lisez ce post, passez l’info aux Béarnais/Gascons qui vivent en Ile-de-France, beaucoup ne nous connaissent pas !

Dans l’après-midi, une cantèra aura lieu autour du stand, puis à 17h, un trio de femmes chantera sur la scène.

Rdv à l’angle des rues Eugène Spuller/Dupetit Thouars qui vivent en Ile-de-France, beaucoup ne nous connaissent pas !

Dans l’après-midi, une cantèra aura lieu autour du stand, puis à 17h, un trio de femmes chantera sur la scène.

Rdv à l’angle des rues Eugène Spuller/Dupetit Thouars

Treize années de travail pour faire entrer ces citadelles dans le patrimoine mondial.

Treize années de travail pour faire entrer ces citadelles dans le patrimoine mondial UNE REACTION / SIGNER LA PETITION : https://c.org/rKbMxvHPV9

De Quéribus à Montségur, en passant par Peyrepertuse, Puilaurens ou Carcassonne, les forteresses du Pays cathare constituent un patrimoine historique autant que paysager.

Leur inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO donne une résonance particulière à Citadelles du Pays cathare, le nouvel ouvrage de Patrice Teisseire-Duffour et du photographe Paul Palau.

📖 Un voyage entre histoire, paysages et mémoire, de l’Ariège à l’Aude, jusqu’aux Pyrénées-Orientales.

👉 Découvrez l’ouvrage et l’histoire de ces « citadelles du vertige » dans notre article ( lien en commentaire ⬇ ).

💬 Selon vous, que peut changer une inscription à l’UNESCO pour l’attractivité et la préservation de ces territoires ?

Echec du changement de nom du département : colère et indignation catalane

Le CD 66 a annoncé le résultat de sa « consultation populaire » pour le changment de nom du département : c’est le statu quo. Oui au Pays Catalan exprime sa grande déception et sa vive colère face à ce résultat qui était prévisible, compte tenu de la gestion calmiteuse du CD66.

Revenons à 2016 pour comprendre ce vote : c’est l’incorporation forcée du département à la région Occitanie de Toulouse. Elle effaçait notre nom et avec lui notre identité catalane. C’est alors qu’un fort mouvement s’est levé pour défendre le nom de Pays Catalan, recueillant 40 000 signatures et mobilisant 8000 manifestants dans les rues de Perpignan. Des panneaux « Pays Catalan » arborèrent la quasi totalité des communes du département. Dès lors, les responsables départementaux ne pouvaient échapper à la question. Or, le CD 66 mené par Mme Malherbe a joué la montre, perdant 9 ans, espérant organiser un vote sans pression ni implication populaire . Son but était d’éviter tout porte-à-faux avec la majorité régionale de même obédiance. Le vote s’est donc tenu sans débats contradictoires, en excluant l’appellation la plus consensuelle et susceptible de rassembler, Pays Catalan au prétexte de fausses jurisprudences du Conseil d’Etat. Un nom tiré du chapeau, Pyrénées Catalanes, devait servir d’ersatz. Le CD 66 a à peine promu le vote : il n’a pas fait connaître sa position ni expliqué les raisons et le sens du vote. Seul le premier vice-président a défendu Pyrénées Catalanes. Toutes les conditions étaient donc réunies pour un grand échec.

Oui au Pays Catalan pense que Pays Catalan aurait recueilli une majorité large des sufffrages et aurait mobilisé au-delà du 11 % de participation. C’est la colère qui domine aujourd’hui : elle est due au mépris des concitoyens Catalans, et au sentiment d’être victimes d’une manipulation politicienne. Malgré les censures, le simulacre de consultation, les manipulations grossières, nous restons le Pays Catalan

Hiriburu (Saint-Pierre-d’Irube) a officiellement reconnu la langue basque

Le 26 août 2026, la commune d’Hiriburu (Saint-Pierre-d’Irube) a officiellement reconnu la langue basque comme langue de la commune aux côtés du français, suivant ainsi l’exemple de Bayonne et de Sare. Cette démarche, avant tout symbolique, vise à réaffirmer l’attachement des collectivités à la préservation et à la transmission des langues régionales. Elle s’appuie notamment sur le Code du patrimoine, le Code général des collectivités territoriales ainsi que sur l’article 75-1 de la Constitution, qui reconnaît les langues régionales comme faisant partie intégrante du patrimoine de la France.

Malgré cette portée essentiellement déclarative, les délibérations adoptées par Bayonne et Sare avaient été contestées par le préfet des Pyrénées-Atlantiques, qui avait obtenu leur annulation en première instance devant le tribunal administratif de Pau. Dans ce contexte, il est probable que la décision prise par Hiriburu fasse à son tour l’objet d’un recours de la part des défenseurs d’une interprétation particulièrement stricte du principe d’unicité linguistique de la République.

x « ayatollahs républicains » formule utilisée !!!!!

Emma DAVEZAC : « La culture occitane, ciment du bien vivre ensemble… »

La culture occitane, ciment du bien vivre ensemble dans le Gers

Il y a des territoires qui se contentent d’exister, et d’autres qui vibrent. Le Gers appartient à cette seconde catégorie. Ici, l’identité gasconne-occitane n’est pas un folklore relégué aux livres d’histoire.

C’est cette vitalité-là qu’Emma Davezac veut mettre au cœur de son engagement.

Une culture qui rassemble plutôt qu’elle ne divise

Le bien vivre ensemble ne se décrète pas depuis un bureau. Il se construit sur le terrain, dans les associations, les festivals, les écoles où l’on transmet une langue, dans les fermes et les commerces qui font vivre nos villages. Le tissu associatif gersois est le premier gardien de ce lien social : il mérite d’être soutenu, valorisé, financé dans la durée, car ce sont ces bénévoles et ces passionnés qui tissent, jour après jour, la cohésion du territoire.

Emma Davezac veut faire vivre la culture occitane comme on offre à chaque génération un motif de fierté partagée. Elle veut donner aux enfants l’enseignement de la langue de leurs grands-parents, encourager la création d’événements qui rassemblent et dynamisent la communauté, inscrire le patrimoine linguistique jusque dans la signalétique des rues. Ce n’est pas un supplément d’âme accessoire : c’est le socle sur lequel repose la solidarité entre voisins, entre générations, entre ceux qui restent et ceux qui reviennent.

Décentralisation et millefeuille : un mot, vite dit!

On ne peut pas parler de vitalité des territoires sans évoquer, en passant, le poids d’un système à bout de souffle. L’accumulation des normes et des échelons administratifs, ce fameux millefeuille territorial étouffe trop souvent l’action des élus locaux, ceux-là mêmes qui portent au quotidien cette culture vivante. Emma Davezac défend une vraie décentralisation, qui rapprocherait la décision du terrain plutôt que de la concentrer à Paris, et redonnerait aux communes et aux intercommunalités les marges de manœuvre nécessaires pour investir dans ce qui compte vraiment : le lien social, les associations, la transmission culturelle. Mais ce débat institutionnel, aussi nécessaire soit-il, ne doit jamais éclipser l’essentiel.

L’essentiel, c’est le bien vivre ensemble