Catégorie : Informations Politiques

Le mouvement occitan ne digère pas l’appellation Forteresses royales du Languedoc

Par Arnault Gauthier

Le mouvement occitan ne digère pas l’appellation Forteresses royales du Languedoc, retenue pour porter le dossier de classement au patrimoine mondial de l’Unesco. Il étudie également une piste parallèle : celle de la reconnaissance d’un « génocide albigeois ».

Publié le 6 mai 2026 à 11h00 · Modifié le 6 mai 2026 à 20h41

Alors que la pétition lancée par Pais Nòstre a dépassé les 7 800 signatures ( + de 8000 aujourd’hui !!!)le mouvement occitan poursuit sa croisade contre les « Forteresses royales du Languedoc ». Une appellation retenue depuis un an et demi pour défendre le dossier porté par le Département de classement au patrimoine mondial de l’Unesco d’un ensemble de huit sites (Aguilar, Carcassonne, Lastours, Montségur, Peyrepertuse, Puilaurens, Quéribus et Termes). L’objet de la fronde du mouvement occitan : la disparition du mot cathare et donc l’absence de référence à « une période qui a marqué notre région et qui fait aussi ce que nous sommes aujourd’hui », explique son président Joan Pèire Laval.

Aude : les occitanistes en croisade contre les Forteresses royales du Languedoc

Alors, après la pétition mise en ligne et le rassemblement devant le conseil départemental ayant réuni une poignée de personnes le 7 février, c’est à présent une « lettre ouverte occitane » qui a été adressée à Hélène Sandragné , présidente du Département. Un courrier co-signé par le président de Pais Nòstre et par Jean-Luc Davezac, président de Bastir Occitanie.

« Une incompréhension profonde »

« Nous vous adressons cette lettre ouverte afin d’exprimer une vive inquiétude, partagée par de nombreux citoyens, concernant le projet de renommer les « châteaux cathares » en « forteresses royales ». Cette évolution de terminologie suscite une incompréhension profonde et un mécontentement grandissant. Elle est perçue par beaucoup comme une remise en question de l’identité historique et culturelle de ces sites emblématiques, intimement liés à l’histoire du catharisme et à la mémoire collective de notre région », dénonce le courrier.

Aucune chance pour voir un changement avant la décision de l’Unesco

Les deux présidents concluent leur lettre en renouvelant leur demande : « Dans ce contexte, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir reconsidérer ce projet et d’ouvrir un dialogue avec les acteurs locaux, les historiens, les associations occitanes et les citoyens. »

Le dossier étant des plus avancés, il n’y a aucune chance pour qu’un changement d’appellation intervienne à présent. La décision de l’Unesco sera prise lors de la 48ᵉ session du Comité du patrimoine mondial qui se tiendra du 16 au 23 juillet en Corée-du-Sud. Tout au long du processus, Hervé Baro, vice-président du Département et président délégué de l’association Mission patrimoine mondial (AMPM), n’a cessé de répéter : « Je ne comprends pas très bien les remarques et les griefs contre les Forteresses royales du Languedoc. Il y a dans l’histoire des périodes qui se succèdent. Le fait de déposer une candidature ciblée sur une période donnée et qui met en avant les forteresses royales n’efface pas toute la séquence cathare (…). La valeur universelle exceptionnelle du bien est liée à la période qui fait suite à ce qu’on pourrait appeler la période cathare et qui consiste à regarder ce qui s’est passé au lendemain des croisades et donc à l’arrivée des troupes du roi et de ses seigneurs dans le Midi. »

Une reconnaissance du « génocide albigeois » ?

En revanche, le mouvement occitan étudie une action parallèle. « On a reçu un courrier d’une personne bien informée des coulisses de l’Unesco et qui nous suggère de quitter la posture défensive, de ne plus être contre, mais au contraire de proposer un nouveau cadre autour de la mémoire et de la notion de génocide », explique Joan Pèire Laval. L’idée serait donc de défendre la reconnaissance du « génocide albigeois ». Une action qui serait porteuse à en croire le courrier reçu, l’Unesco étant très attachée à cette notion. Une reconnaissance qui pourrait s’appuyer sur les travaux de Raphael Lemkin, « un juriste polonais qui a forgé le mot « génocide » en 1944. Ses études ont conduit, en 1948, à l’adoption de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide par les Nations Unies. Un travail qui serait facilité par le fait que Lemkin dans son article fondateur de 1946 cite les Albigeois », poursuit le président de Pais Nòstre.

Une nouvelle piste est donc ouverte. Le mouvement occitan aura tout loisir de l’évoquer le samedi 18 juillet, à 11 h, lors d’un grand rassemblement prévu au château de Quéribus (le dernier tombé). On sera alors la veille de l’annonce de l’Unesco pour le classement des Forteresses royales du Languedoc.


« À quoi ça sert d’apprendre l’occitan ? »

Apprendre l’occitan : une richesse pour aujourd’hui et pour demain

« Mais… est-ce que ça ne va pas perturber mon enfant ? »

« À quoi ça sert d’apprendre l’occitan ? »

Ce sont des questions que beaucoup de parents se posent, et elles sont légitimes. Pourtant, l’apprentissage de l’occitan est loin d’être un frein — c’est au contraire une **véritable chance pour les enfants**.

### 🧠 Le bilinguisme, un atout reconnu

Apprendre deux langues dès le plus jeune âge développe des compétences essentielles. De nombreuses études montrent que les enfants bilingues ont souvent :

✔️ une meilleure capacité de concentration

✔️ une plus grande souplesse mentale

✔️ une facilité accrue pour apprendre d’autres langues

✔️ une meilleure compréhension du fonctionnement du langage

Loin de créer de la confusion, le bilinguisme aide l’enfant à structurer sa pensée.

### 🗣️ L’occitan, une langue qui ouvre des portes

Même s’il s’agit d’une langue régionale, l’occitan appartient à la grande famille des langues latines. Cela signifie qu’il partage des similitudes avec le français, l’espagnol, l’italien ou encore le portugais.

Résultat : les enfants qui apprennent l’occitan développent des réflexes linguistiques qui les aideront plus tard dans l’apprentissage d’autres langues.

### 🌱 Une langue vivante, ancrée dans le territoire

Apprendre l’occitan, c’est aussi :

* mieux comprendre son environnement

* découvrir une culture riche et vivante

* développer un sentiment d’appartenance et d’ouverture

C’est une façon de relier l’enfant à son territoire tout en l’ouvrant au monde.

### 🎒 Et le français dans tout ça ?

C’est souvent la principale inquiétude des parents.

Les enfants scolarisés en immersion bilingue développent un niveau de français tout à fait comparable, voire souvent très solide.

Pourquoi ? Parce qu’ils acquièrent une conscience plus fine de la langue, de son vocabulaire et de sa structure.

L’occitan ne remplace pas le français : il vient **l’enrichir**.

### ❤️ Un apprentissage naturel et serein

À la Calandreta de la Dauna, l’occitan est transmis de manière vivante et naturelle, à travers les échanges du quotidien, les jeux, les projets et la vie de classe.

Les enfants s’approprient la langue sans pression, comme ils apprennent à parler : en pratiquant.

Choisir l’occitan, ce n’est pas enfermer son enfant dans une langue du passé.

C’est lui offrir **une ouverture, des outils et une richesse pour toute sa vie**.

Venez découvrir notre école associative bilingue occitan‑français, un lieu où chaque enfant apprend en immersion, développe son autonomie et grandit dans un cadre bienveillant et familial

Portes ouvertes : 30 Mai de 10h30 – 12h00

#Occitan#Bilinguisme#Éducation#Calandreta#Langues#DéveloppementEnfant#CultureOccitane#Parents#École

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L’Europe n’a-t-elle pas souvent bon dos …

Ce 9 mai, c’était la journée de l’Europe. Il est bien difficile en cette époque de porter le même élan que nous portions il y a trente ans à son sujet, tant la tendance prise par ses institutions a généré des frustrations.

Selon le rapport du printemps 2026 de « l’euro baromètre », 35% seulement des Français ont une vision positive de l’UE, c’est peu et c’est 10% de moins que la moyenne européenne. 25% ont une vision négative, les autres se disent « neutres » sur le sujet. Cette tendance s’accentue d’année en année. Rappelons qu’en 1992, pour le traité de Maastricht, 51% des Français et même 56% des Savoyards (73+74) y étaient favorables. N’oublions pas non plus qu’en 2005, 54,7% des Français refusaient la constitution sur l’Europe, telle qu’elle était proposée. Nicolas Sarkozy la fera néanmoins ratifier trois ans plus tard dans un déni démocratique historique.

Malgré cela, faut-il tirer à boulets rouges sur l’Europe ? L’Europe n’a-t-elle pas souvent bon dos pour masquer les errements de l’Etat français ? La France serait-elle dans cette situation économique catastrophique si elle avait respecté la règle des 3% de déficit public, imposée en 1992 ? D’ailleurs, si l’image de l’Europe est particulièrement mauvaise en France, cela n’est-il pas le reflet du ton donné par les médias parisiens, dont l’influence est hégémonique ? Ou faut-il se tourner vers certaines de nos élites, se faisant facilement corrompre par des vents d’influences, venant de l’Est, ou bien de l’Ouest ?

Certes, sur l’Europe, il y a beaucoup à redire. On doit dénoncer son orientation ultra-libérale, dont la sacro-sainte règle : « libre circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux », est inscrite dans l’article I, du traité constitutionnel. Cette règle de libre-échange, appliquée sans réserves, mais qui existait déjà au sein de la France avant 2008, a fait de nos lieux de vie, nos beaux villages de montagnes et de bord de lacs, des objets de spéculation, pour le profit d’une classe financière internationale fortunée, et au détriment des populations locales.

Et les accords bilatéraux avec la Suisse ? Réussite économique, mais pour qui ? Ils ont fait de notre territoire frontalier, une vaste et de plus en plus banale, banlieue de Genève et rien n’arrête aujourd’hui ce processus.

Cette même spéculation n’est-elle pas le fléau de l’Europe ? Elle s’exerce aussi sur les terres agricoles des pays de l’Est, sur les entreprises industrielles, etc.. N’étendez-vous pas la colère gronder ?

Oui, il y a beaucoup à redire aussi sur la présidente Van Der Leyen, très contestée, se faisant le chantre de cette politique néolibérale , avec une légitimité toute discutable. Rappelons le traitement du dossier sur le Mercosur : il fait toujours l’objet d’un recours du parlement européen, alors que la commission l’a imposé en septembre 2025, sous une forme provisoire.

Pour autant, les institutions politiques françaises, ainsi que le président Marcon, sont tout autant peu populaires. La population française dit-elle pour autant : « il faut sortir de la France ! », comme on l’entend pour l’Europe ? Bien sûr, un certain nombre de personnes le disent en Savoie 😉 … Mais on constate très souvent que le désintérêt pour l’Europe se traduit par un repli national français, « un frexit » : une volonté de sortir de l’Europe. Comme si l’on pouvait se passer de la coopération européenne ? Comme si le renforcement de la souveraineté nationale française allait tout résoudre ? En quoi un raidissement vers plus de pouvoir à Paris résoudrait nos problèmes au quotidien ?

Faut-il rappeler que la France pèse peu de choses dans l’économie mondiale aujourd’hui ? A peine 3% ! (L’union européenne pour sa part représente 22% ). Rappelons, que depuis la création de la CEE en 1957, il n’y a pas eu de guerre à l’intérieur de notre communauté.

Faut-il donc renoncer au projet européen, ou à l’inverse faire poids pour qu’une autre Europe se développe ? Une Europe fondée sur un développement harmonieux et durable et non pas sur ce mélange de centralisme technocratique et de néolibéralisme effréné, dans lequel les grandes concentrations économiques tuent l’initiative individuelle.

Stop à l’Europe des spéculateurs et des prédateurs, stop à son élite devenue autiste ! Oui à l’Europe des peuples respectueux et solidaires les uns des autres, pleinement responsables, gardant leur part de souveraineté !

Comment associer la grandeur d’une communauté d’un demi-milliards d’habitants à l’exigence de respecter la démocratie dans chacun des territoires ? Là est la difficile équation de l’Union européenne. La solution reste à trouver…

Laurent Blondaz

Président de Sabaudia-MRS

 » Quelle honte, l’histoire ici a vacillée « 

 » Quelle honte, l’histoire ici a vacillée  » dans l’émission  Mar Nòstra sur Ràdio Lengadòc

 » Les forteresses du royaume de France en notre Languedoc profond sont une ignominie faite à notre civilisation que vous avez drapée d’un linceul fleurs de lys  » : décidément la résistance au changement du nom Châteaux Cathares est toujours très vive et deux occitans du pays d’Aude , Albert Monestier et Raymond Ayrolles l’expriment  dans un texte récemment paru .

Interview à écouter dans Mar Nòstra l’émission occitane de Joan Pèire Laval , sur l’antenne de Ràdio Lengadòc 95.5 fm et 97.O fm . Diffusion : Lundi 11 mai à 11 h, Mardi 12 mai à 19 h , Jeudi 14 mai à 8 h , Vendredi 15 mai à 11 h .

04 68 32 16 54

contact@lengadoc.eu

10 rue Washington
11100 Narbonne

On espère bien ne plus avoir à vivre cela !

Le savez-vous ? Si une grande partie de la Savoie (73+74) s’est libérée d’elle-même, par ses forces résistantes, alors que les troupes allemandes se repliaient durant l’été 1944, ce fut plus compliqué en Tarentaise, en Maurienne…. et surtout pour nos amis valdôtains. La vallée d’Aoste demeurera une poche nazie jusqu’en avril 1945.

Pour l’occasion en image : l’insigne du 13eme BCA.

Aujourd’hui, on fête la capitulation du nazisme, et l’on espère bien ne plus avoir à vivre cela !

Le savez-vous ? Si une grande partie de la Savoie (73+74) s’est libérée d’elle-même, par ses forces résistantes, alors que les troupes allemandes se repliaient durant l’été 1944, ce fut plus compliqué en Tarentaise, en Maurienne…. et surtout pour nos amis valdôtains. La vallée d’Aoste demeurera une poche nazie jusqu’en avril 1945.

Pour l’occasion en image : l’insigne du 13eme BCA.

Total Festum, c’est le festival des langues et cultures

catalanes et occitanes qui rassemble toutes les générations partout en Occitanie. Avec la région Occitanie, citoyennes, citoyens, artistes, associations et communes proposent plus de cent événements festifs, culturels et toujours chaleureux autour du solstice d’été, des feux de la Saint-Jean et de des traditions renouvelées.

Dans le Comminges, en Neste Barousse et dans le Couserans, ce festival va vous proposer des animations entre le 11 mai et le 4 juillet, interview de Mathieu Fauré, chargé de diffusion des patrimoines immatériels à l’association Eth Ostau Comengés, à écouter ce jeudi 7 mai à 10h10, 14h10, 17h10 et 20h10 sur Radio Présence Pyrénées.

En podcast : https://www.radiopresence.com/…/comminges-interviews-du..

Une mobilisation pour le retour à une région Alsace.

À l’initiative de Brigitte Klinkert, ancienne ministre déléguée à l’insertion, un grand rassemblement est organisé mardi prochain à Colmar (Haut-Rhin), pour réclamer le retour à une région Alsace.

« Après le vote historique par l’Assemblée nationale du texte en faveur d’une nouvelle région Alsace le 8 avril dernier, je vous invite à une mobilisation populaire et conviviale à colmar en présence de Gabriel Attal, ancien Premier ministre. Avec des élus, des chefs d’entreprises, des responsables associatifs et des citoyens engagés, nous débattrons ensemble de l’avenir de l’Alsace.

», indique l’élue haut-rhinoise sur ses réseaux sociaux.

Sur le site d’inscription du parti Renaissance pour cette mobilisation, les organisateurs précisent que l’objectif est « de se mobiliser pour que notre proposition de loi pour créer une région Alsace, puisse poursuivre son chemin et se concrétiser. »

Brigitte Klinkert indique que cette mobilisation transpartisane et transcourant est « ouverte à tous ».

Suite à la réforme territoriale et depuis la disparition de la région dans le Grand Est, une immense majorité de la population réclame toujours le retour de l’Alsace dans ses prérogatives pleines et entières.

Pour les tenants de la région Alsace, « il n’est pas question d’indépendance ou d’autonomie, mais de simplification administrative et de démocratie. Car, il n’y a pas plus Français qu’un Alsacien ! »

De son côté, le docteur en économie, Jean-Philippe Atzenhoffer, pointe le ralentissement et la fragilisation de l’économie alsacienne depuis son effacement dans la grande région.

Pyrénées Catalanes ???

Concernant le nom du département, je crois qu’il y a une confusion entretenue par ceux qui affirment qu’un autre nom serait possible que Pyrénées Catalanes. En réalité, ni le Département, ni la Région, ni l’État ne nous demandent réellement notre avis et cela depuis 360 ans.

Aujourd’hui, il semble que le mois prochain on nous proposera officiellement Pyrénées Catalanes : un nom qui, malgré son apparence, porte tout de même une revendication réelle d’identité catalane.

Dire que nous voulons Pays Catalan ou Catalogne Nord, c’est un peu comme envoyer une lettre au Père Noël. Et le Père Noël n’existe pas. Il faut donc regarder la réalité en face et agir avec pragmatisme. Si pour une fois on ne nous la joue pas à l’envers et qu’on nous propose réellement Pyrénées Catalanes, il faut absolument que tous les Catalans se mettent d’accord pour une fois, votent et appellent à voter pour ce nom. Ce n’est pas voter socialiste ou Malherbe-Delga, c’est soutenir la survie de la catalanité.

Sinon, nous finirons par disparaître.