Catégorie : Informations Politiques

UN 25 JUIN : LA MORT DE SIMON DE MONTFORT

UN 25 JUIN : LA MORT DE SIMON DE MONTFORT

Le 25 juin 1218, Simon IV de Monfort, chef des Croisés, à la porte Montoulieu, est tué par une femme manoeuvrant un trébuchet.

« Et vint tout droit la pierre où il fallait

Et frappa le comte sur le heaume d’acier.. » (La Canso *).

Victorieux à la bataille de Muret (septembre 1213) contre le comte de Toulouse Raymond VI, Pierre II d’Aragon et autres alliés, le chef des croisés, Simon de Monfort avait fait son entrée pour à Toulouse pour occuper la ville en avril 1217.

Exilé, le comte de Toulouse Raymond VI fut introduit dans sa ville en septembre 1217. Le peuple massacre la garnison française et organise la défense en relevant les murailles : un nouvel assaut des français est proche.

En 1218, le siège des croisés se poursuite avec notamment une énorme tour de bois (une chatte). Le fils Amaury prit la relève de son père.

Le frère de Simon de Montfort, Guy, venait d’être tué par les toulousains.

Un an plus tard, les « Nordistes » assiègeront la ville une troisième fois.

** La Chanson de la Croisade. Trad. J.Bernard Causse

D’après H. Ramet

Illustrations : jeanmarieborghino.fr*. Plaque commémorative au jardin des Plantes. @Didier Descouens, cc. Buste à la galerie des batailles. Versailles. J.J. Feuchère. @Ray9, cc.

#toulouse_histoire #toulouse_comtes #croisadedesalbigeois

Les coups contre l’ Alsace ne cessent de tomber

Les coups contre l’ Alsace ne cessent de tomber … Franchement ! Comment ne pas finir par demander « à la Tatcher » aux institutions qui nous malmènent : Rendez nous notre argent ! On fera mieux avec ….

– Le Grand Est coupe le budget Opla … Des missiles liés à la peur de Loi Alsace,

– BFM Alsace pourrait fermer ( comme d’autres éditions locales)…

Bon, jetzt langt »s !

APLANISSEMENT DE NOTRE FUTUR REGARD : Abandonner le terme « cathare »

Abandonner le terme « cathare » pour le Pays d’Aude, pour les Châteaux, les circuits , la volonté de s’instruire SERAIT UN APLANISSEMENT DE NOTRE FUTUR REGARD SUR TOUT .. !!!

En Histoire régionale : on oublie les Wisigoths et les Arabes, on oublie les juifs et les hérétiques (les cathares et les protestants) .. L’histoire serait : 1- l’homme de Tautavel, 2- les Romains, 2 bis-Le catholicisme, 3- Charles Martel, 3 bis-le catholicisme et la France, 4-Jeanne d’Arc, 4 bis -le catholicisme et la France, 5- l’imprimerie/l’architecture gothique, 5 bis-le catholicisme et les conflits européens, 6-la République, 6bis-les soubresauts de la république pas très catholique, 7- la modernité puis la post-modernité, 7 bis la sécularisation..

EN VÉRITÉ, LE RÉEL EST TOUJOURS PLUS COMPLEXE, TOUJOURS PLUS VARIÉ QUE LES RÉCITS UNITAIRES ET SIMPLIFICATEURS RÉCENTS :

Dans le monde animal : il y eut des Ours pas seulement en Ariège mais dans la Drôme et l’Isère sur le Vercors, il y avait des Chameaux asiatiques (2 bosses) en Turquie et près de la Russie, des Lions en Palestine, Iran et Arabie .. Dans le monde végétal, les gens du XVIIIe siècle s’appliquaient à faire pousser des châtaigniers là où c’était difficile dans des failles en plein cœur du sol calcaire de la garrigue. On ne mangeait pas de pommes de terre avant la découverte de l’Amérique. Sur le plan des minorités : on a parlé étrusque à Marseille ou à Arles, Grec en Corse, Albanais en Calabre. Les juifs karaïtes étaient nombreux de la Perse à la Baltique (ils ont a peu près tous disparus).. En Afrique du Sud, les Bushmen étaient plus nombreux qu’aujourd’hui certains vivaient dans les montagnes du Lesotho .. Parmi les blancs d’Afrique du Sud il y avait beaucoup de descendants français huguenots réfugiés là-bas , de même beaucoup de vaudois italiens se trouvent en Argentine ..

LE MONDE NE SERAIT PAS INTERESSANT SI ON OUBLIE TOUT CELA, ET SI EN OCCITANIE ON OUBLIE (pour quelles raisons ?) LES CATHARES .. !

Autonomie de la Corse : un vote historique à l’Assemblée nationale, un chemin d’espoir pour tous les territoires

Publié le 24 juin 2026 à 13:39

Ce mardi 23 juin, l’Assemblée nationale vient d’adopter en première lecture, à une large majorité, le projet de loi constitutionnelle pour l’autonomie de la Corse. Fruit d’un long et difficile processus qui a conduit à un consensus entre le gouvernement et les élus corses, ce vote reconnaît la « communauté historique culturelle et linguistique corse » et son droit de gérer elle-même les affaires qui la concernent.

Cette victoire est d’abord celle de la Corse, de son peuple et de ses élus. Mais elle est aussi celle de toutes celles et ceux qui, conscients que la France n’est pas un monolithe mais une diversité de cultures et de territoires, soutiennent, dans un esprit de justice et d’efficacité de l’action publique, la régionalisation sur la base de territoires historiquement cohérents, l’adaptation et la différenciation.

La Corse, grâce à sa réalité insulaire et à une demande démocratique exprimée majoritairement sans discontinuer depuis plus de dix ans, a ouvert la voie. Les autres territoires ayant une identité forte, à l’instar de l’Alsace et de la Moselle, de la Bretagne, de la Catalogne, de la Flandre, des régions occitanes, du Pays basque et de la Savoie devront à leur tour pouvoir être reconnus et dotés d’un pouvoir normatif de plein exercice.

En attendant, Régions et Peuples Solidaires tient à saluer les députés qui, de la gauche au centre-droit, en passant par les écologistes et les représentants de la majorité gouvernementale, ont soutenu l’idée qu’à travers l’autonomie de la Corse c’est la justice et la démocratie qui l’emporterait face à l’uniformisation et la centralisation.

A ce titre, R&PS déplore le choix de la droite républicaine de ne pas avoir voté pour et constate l’opposition unanime de l’extrême-droite, de l’UDR au RN. Par ce choix, l’extrême-droite confirme qu’elle est la famille politique la plus hostile aux territoires et à la diversité des cultures.

R&PS reste toutefois vigilant et mobilisé car le parcours législatif reste long et semé d’embûches.

Le projet de loi constitutionnelle devra être confirmé par le Sénat puis voté in fine par le congrès. Ce n’est qu’alors que le statut de la Corse sera précisé dans une loi organique qui devra à son tour être approuvée par les députés puis les sénateurs et enfin soumise à la consultation des électeurs de la Corse.

Le combat continue !

François ALFONSI, président de Régions et Peuples Solidaires

CORSE  – Réforme constitutionnelle –

Ou vote favorable, ou « terra incognita » par F.ALFONSI

L’autonomie de la Corse a été l’objectif fixé quand le mouvement nationaliste a obtenu une majorité par les urnes en Corse, dès décembre 2015. Il a fallu attendre juillet 2022 avant qu’une négociation s’engage avec l’Etat, et mars 2024 pour que soit signé un accord politique, sous l’égide du processus de Beauvau. Deux ans sont passés depuis, pollués par les errements politiques parisiens consécutifs à la dissolution de l’Assemblée Nationale par Emmanuel Macron en 2024. En ce printemps 2026, le débat parlementaire sur l’avenir de la Corse arrive enfin, alors que la Présidence Macron est en bout de course, et le Parlement divisé comme jamais. Mais, même si les passions sont retombées, le vote d’une réforme inscrivant « l’autonomie de la Corse » dans la Constitution écrirait une nouvelle page de notre Histoire.

La réforme constitutionnelle proposée par le gouvernement au Parlement, dans la rédaction issue des accords de Beauvau qui ont été négociés avec la représentation élue de la Corse, est un compromis. S’il y est bien question d’autonomie comme le peuple corse en avait exprimé la demande à travers les résultats électoraux du mouvement nationaliste, il a aussi été tenu compte des « lignes rouges » posées par l’Etat, sans le respect desquelles aucun accord n’aurait pu être passé. Entre « grands principes » et pragmatisme, il a été choisi de faire le « petit pas » d’une autonomie de la Corse inscrite dans la Constitution, et d’accepter l’avancée qu’il était possible de faire compte tenu des rapports de force politiques en place.

Ce n’est pas la première fois, dans l’Histoire moderne de la Corse, que nous nous trouvons à devoir accepter un compromis. Lors de la création de l’Assemblée de Corse en 1982, grâce au statut particulier mis en place avec François Mitterrand, une avancée majeure a été obtenue, à savoir la création, à travers l’Assemblée de Corse, d’un espace démocratique pour le peuple corse. Avec Edmond Simeoni, les autonomistes ont occupé l’espace ouvert par ce statut, tandis que d’autres nationalistes dénonçaient « a tràppula » et boycottaient cette première Assemblée de Corse.

Depuis l’Histoire a jugé. Sans l’étape de la création de l’Assemblée de Corse, jamais il n’aurait pu être construit le rapport de forces politique obtenu par le vote de plus en plus majoritaire des Corses en faveur du mouvement nationaliste.

Plusieurs décennies plus tard, une nouvelle étape peut être franchie.

Le texte proposé constitutionnalise « l’autonomie de la Corse ». Il n’introduit pas la reconnaissance du peuple corse dans la constitution, et il ne reprend pas les termes de co-officialité et de statut de résident pourtant demandés par 100% d’élus insulaires. Ce sont là les compromis qui ont permis de trouver un accord politique avec l’Etat. Cependant, s’il est voté dans les termes tels que négociés, ce texte sera une avancée pour le peuple corse, il ouvrira la porte à un pouvoir législatif, et il représentera alors un saut politique pour ce qui est des possibilités données aux Corses pour construire leur avenir.

Le « pouvoir constituant » de l’Etat français, formé par l’ensemble des parlementaires, sénateurs et députés, va-t-il remettre en cause l’accord négocié ? Le risque existe, et certains mènent campagne tambour battant pour y parvenir. Chaque jour la presse nous donne à découvrir de nouveaux constitutionnalistes patentés qui poussent les hauts cris contre cette réforme pour la Corse. Ils sont la partie émergée de l’iceberg des conservatismes français, accrochés au jacobinisme et profondément enracinés dans les rouages de l’Etat. Tous sont vent debout et ils ont des relais dans l’enceinte parlementaire, y compris deux des parlementaires corses, François Xavier Ceccoli à l’Assemblée Nationale et Jean Jacques Panunzi au Sénat. C’est aujourd’hui que l’on mesure à quel point la défaite de Jean Félix Acquaviva il y a deux ans a été préjudiciable ! Et combien il serait opportun que, lorsque le débat viendra au Sénat, c’est-à-dire après les élections de septembre, Jean Jacques Panunzi soit remplacé par un autre parlementaire favorable à la réforme constitutionnelle.

Car il ne faut pas sous-estimer les conséquences à long terme des débats constitutionnels en cours. Soit l’accord politique avec l’Etat, patiemment construit et démocratiquement validé, se matérialise à travers une modification constitutionnelle conforme. Ou bien, comme nul en Corse n’a l’intention de renoncer, nous serons demain en « terra incognita ».

²

Faisons entendre la voix du Pays Catalan !

Voici le vrai vote démocratique sans censures ! Faisons entendre la voix du Pays Catalan !

Face au mépris des responsables départementaux, simples relais du pouvoir toulousain, qui nous ont confisqué le choix, Oui au Pays Catalan vous le restitue :

Nous organiserons sur Internet un vote ouvert, accessible à tous les habitants du Pays Catalan, majeurs ; il présente les 4 options qui avaient été annoncées au départ.

Ce vote se tient dès aujourd’hui sur un site web dédié, dans les délais impartis. Ce vote, secret, est garanti démocratique et sans aucune manipulation, conformément à la législation « informatique et libertés ». ce vote est garanti secret.

Les résultats seront rendus publics au terme du vote et ils seront vérifiables.

Il s’agît d’un défi démocratique face au mépris. Votez massivement, et partagez le lien !

Voir moins

À l’heure du classement mondial par l’UNESCO …

À l’heure du classement mondial par l’UNESCO de la Cité de Carcassonne et de ses forteresses périphériques : Termes, Aguilar, Quéribus, Peyrepertuse, Puilaurens, Lastours, dans l’Aude, et Montségur, en Ariège, sous le dénominatif de Forteresses royales du Languedoc, nous vous proposons d’aller encore plus loin que les huit châteaux classés. Partons à la découverte de ce qu’on appelait le PAYS CATHARE. Ces régions du Midi de la France ont été le théâtre de la croisade des Albigeois au XIIIe siècle, puis de l’Inquisition. Toutes deux ont eu pour but d’éradiquer une dissidence de la religion catholique. Cet ouvrage est une invitation à découvrir les autres châteaux importants qui protégèrent ces hérétiques, du Languedoc à l’Agenais, de la Provence au Périgord, en passant par le Midi Toulousain, le Quercy, le Lauragais, le comté de Foix… Dans ce temps des chevaliers, des troubadours et de la réforme grégorienne, entre l’annexion de la couronne de France et la frontière avec le royaume d’Aragon, ce bel ouvrage aux remarquables photos donne le moyen de comprendre la religion des Bons Hommes ou des Bon Chrétiens et les enjeux géostratégiques qui ont durablement marqué l’histoire de ce territoire dont les contours sont ceux à peu près de l’Occitanie d’aujourd’hui.

PROUVÈNÇO ISTÒRI

La crise fédéraliste de 1793 est l’un des épisodes les plus méconnus de la Révolution française. Elle est pourtant particulièrement importante en Provence, où une partie de la population se soulève contre le pouvoir central parisien.

Le contexte : la Révolution se radicalise

En 1792, la monarchie est renversée et la République proclamée.

Au sein de la Convention nationale, deux grands courants s’opposent :

Les Girondins, favorables à une République plus décentralisée.

Les Montagnards (souvent associés aux Jacobins), autour de Maximilien Robespierre, qui défendent un pouvoir central fort à Paris.

Le 2 juin 1793, les Montagnards éliminent les députés girondins de la Convention.

Dans de nombreuses régions, cette prise de pouvoir est perçue comme un coup de force parisien.

La Provence se soulève

La Provence est alors l’une des principales régions fédéralistes.

Les grandes villes comme :

Marseille

Toulon

Aix-en-Provence

refusent de reconnaître l’autorité des Montagnards.

Les insurgés ne veulent généralement pas revenir à la monarchie. Ils se présentent comme des républicains opposés à la domination de Paris.

Ils réclament :

davantage d’autonomie locale ;

le respect de la représentation nationale ;

la fin de la pression des clubs jacobins.

Marseille, capitale du mouvement

Marseille devient le principal foyer de la révolte.

La ville lève une armée dite « sectionnaire » ou « fédéraliste ».

Cette armée remonte vers le nord en direction d’Avignon et de la vallée du Rhône.

C’est probablement cet épisode qui a inspiré votre idée d’une confrontation entre Provençaux et Jacobins.

Le Vaucluse et Avignon

Le département de Vaucluse n’existe que depuis peu.

La région est divisée :

certains soutiennent la Convention ;

d’autres sympathisent avec les fédéralistes marseillais.

Avignon, annexée à la France seulement depuis 1791, reste politiquement instable.

Des mouvements de troupes et des affrontements ont lieu dans la vallée du Rhône, notamment autour de :

Avignon

Orange

Cavaillon

mais pas de grande bataille unique comparable à Valmy ou Fleurus.

La défaite fédéraliste

L’armée de la Convention reprend progressivement le contrôle.

Marseille est occupée à l’été 1793.

Toulon va plus loin encore : la ville ouvre son port aux Britanniques.

La réaction de Paris est brutale.

Après la reconquête :

Marseille est temporairement rebaptisée « Ville-sans-Nom » ;

de nombreuses arrestations sont effectuées ;

les représentants en mission imposent la Terreur.

Le symbole provençal

À l’époque, les fédéralistes provençaux ne combattent pas sous un drapeau provençal moderne uniforme comme celui de votre affiche.

On trouve plutôt :

des drapeaux tricolores républicains ;

des bannières municipales ;

des emblèmes locaux.

Cependant, pour une affiche historique-romantique ou identitaire contemporaine, le drapeau sang et or de Provence est un excellent symbole visuel permettant d’identifier immédiatement le camp provençal.

Pourquoi cet épisode est intéressant

Contrairement à l’image classique de la Révolution opposant seulement royalistes et républicains, la crise fédéraliste montre une autre fracture :

République centralisée contre République décentralisée.

C’est pourquoi certains historiens considèrent 1793 comme l’un des premiers grands affrontements entre :

le centralisme parisien ;

les identités provinciales.

C’est cette opposition qui donne toute sa force symbolique à votre affiche intitulée :

« Les Fédéralistes provençaux face à la Convention – 1793 ».