Catégorie : Informations Politiques

LE BUCHER DE MONTSÉGUR – IL Y A 782 ANS

Il y a 782 ans, plus de 220 personnes périssent dans les flammes du bûcher dressé au pied du castrum de Montségur.

Retour sur une date très importante pour l’histoire régionale et nationale.

Après 35 ans de guerre incessante en Languedoc, la reddition de Montségur marque la fin d’une époque.

Le castrum de Montségur est libre de tout hommage féodal, c’est un château pirate selon l’expression de Claudine Pailhès.

Raimond de Péreille et Pierre-Roger de Mirepoix en ont fait un repère de faidits, de bonshommes et de bonnes-femmes depuis le début du XIIIe siècle. Montségur est aussi la tête et le siège de l’Église des Bonshommes. Le castrum accueille la hiérarchie de l’Église toulousaine mais aussi celle du Razès.

Deux événements conduisent à la chute du castrum pirate.

Le premier, c’est l’échec de Trencavel en 1240 dans l’entreprise de récupération des terres de ses ancêtres. Le siège raté de Carcassonne par le vicomte a réveillé l’espoir d’une population contre la domination des clercs et des Français.

Le second événement est la guerre du comte de Toulouse en 1242. Le sentiment de révolte est au maximum. Le troubadour Peire Cardinal chante « les clercs se donnent pour des pasteurs mais sont des meurtriers. Sous apparence sainte quand je les vois revêtir, il me souvient de messire Ysengrin qui un jour voulut se déguiser sous une peau de mouton… »

Le choc, c’est l’attentat d’Avignonet le 28 mai 1242. Un groupe de faydits de Montségur attaque le tribunal d’Inquisition. Ils exécutent les deux inquisiteurs et brulent leurs archives. Cet attentat a été commandité par le comte de Toulouse lui-même. L’Eglise ne le pardonnera jamais.

Raymond VII est obligé de capituler face aux forces qui le combattent. Le pouvoir royal désigne alors Montségur comme la cible principale à abattre. Le castrum est assiégé en mai 1243 par les troupes du sénéchal de Carcassonne accompagné de l’évêque d’Albi.

Pendant 10 long mois, les assiégés font face à une armée nombreuse et organisée. Escarmouches, tentatives d’évasions, désespoir.

Le 1er mars 1244, le défenseur de Montségur Pierre Roger de Mirepoix négocie la reddition. Comme ailleurs, il est décidé que les hérétiques impénitents seront livrés au bûcher. Leurs défenseurs auront la vie sauve à condition de passer devant le tribunal d’Inquisition.

C’est grâce aux 19 dépositions des survivants de Montségur que nous connaissons la vie et la mort du château pirate.

Non seulement aucun des croyants bonshommes et bonnes-femmes n’ont abjuré leur foi, mais à la veille du bûcher le 15 mars, une vingtaine de laïcs se convertissent à la foi « cathare » pour périr avec eux le lendemain.

Le 16 mars 1244, plus de 220 personnes se jettent elles-mêmes dans le bucher dressé par l’armée croisée au pied du pog rebelle.

La chute de Montségur marque la fin de toute velléité du comte de Toulouse et des Occitans en général.

Une date majeure de l’histoire occitane et nationale.

#savoirestundevoir#montsegur

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LE BUCHER DE MONTSÉGUR – IL Y A 782 ANS]

Il y a 782 ans, plus de 220 personnes périssent dans les flammes du bûcher dressé au pied du castrum de Montségur.

Retour sur une date très importante pour l’histoire régionale et nationale.

Après 35 ans de guerre incessante en Languedoc, la reddition de Montségur marque la fin d’une époque.

Le castrum de Montségur est libre de tout hommage féodal, c’est un château pirate selon l’expression de Claudine Pailhès.

Raimond de Péreille et Pierre-Roger de Mirepoix en ont fait un repère de faidits, de bonshommes et de bonnes-femmes depuis le début du XIIIe siècle. Montségur est aussi la tête et le siège de l’Église des Bonshommes. Le castrum accueille la hiérarchie de l’Église toulousaine mais aussi celle du Razès.

Deux événements conduisent à la chute du castrum pirate.

Le premier, c’est l’échec de Trencavel en 1240 dans l’entreprise de récupération des terres de ses ancêtres. Le siège raté de Carcassonne par le vicomte a réveillé l’espoir d’une population contre la domination des clercs et des Français.

Le second événement est la guerre du comte de Toulouse en 1242. Le sentiment de révolte est au maximum. Le troubadour Peire Cardinal chante « les clercs se donnent pour des pasteurs mais sont des meurtriers. Sous apparence sainte quand je les vois revêtir, il me souvient de messire Ysengrin qui un jour voulut se déguiser sous une peau de mouton… »

Le choc, c’est l’attentat d’Avignonet le 28 mai 1242. Un groupe de faydits de Montségur attaque le tribunal d’Inquisition. Ils exécutent les deux inquisiteurs et brulent leurs archives. Cet attentat a été commandité par le comte de Toulouse lui-même. L’Eglise ne le pardonnera jamais.

Raymond VII est obligé de capituler face aux forces qui le combattent. Le pouvoir royal désigne alors Montségur comme la cible principale à abattre. Le castrum est assiégé en mai 1243 par les troupes du sénéchal de Carcassonne accompagné de l’évêque d’Albi.

Pendant 10 long mois, les assiégés font face à une armée nombreuse et organisée. Escarmouches, tentatives d’évasions, désespoir.

Le 1er mars 1244, le défenseur de Montségur Pierre Roger de Mirepoix négocie la reddition. Comme ailleurs, il est décidé que les hérétiques impénitents seront livrés au bûcher. Leurs défenseurs auront la vie sauve à condition de passer devant le tribunal d’Inquisition.

C’est grâce aux 19 dépositions des survivants de Montségur que nous connaissons la vie et la mort du château pirate.

Non seulement aucun des croyants bonshommes et bonnes-femmes n’ont abjuré leur foi, mais à la veille du bûcher le 15 mars, une vingtaine de laïcs se convertissent à la foi « cathare » pour périr avec eux le lendemain.

Le 16 mars 1244, plus de 220 personnes se jettent elles-mêmes dans le bucher dressé par l’armée croisée au pied du pog rebelle.

La chute de Montségur marque la fin de toute velléité du comte de Toulouse et des Occitans en général.

Une date majeure de l’histoire occitane et nationale.

#savoirestundevoir#montsegur

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En memòria als càtars

En memòria als càtars, els màrtirs creients. Montsegur 2026 va celebrar una jornada en commemoració dels 782 anys de la resistència occitana contra la Croada Albigesa. Al Prat dels Cremats, es va rendir homenatge als bons homes i dones, però també per qüestionar el present de desconstrucció històrica…#montsegur#caminsdelscatarsCamins dels CàtarsAmics dels càtarsCamins SerretCercle d’Agermanament Occitano-Català – CAOC

En mémoire des cathares, les martyrs croyants. Montsegur 2026 a célébré une journée commémorant les 782 ans de la résistance occitane contre la croisade d’Albig…

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De Prévost Christophe

Comment se taire peut il être un message ? J’ai beau parcourir le code electoral et il n’y est fait AUCUNE mention de l’abstention ….

Certe le jeu et ses règles ne nous conviennent pas, mais le jeu continue, alors autant y jouer sans conviction et faire TOUT le reste aussi .

Bcp trop ne font que du canapé et du netflix et s’enorgueillissent de s’abstenir.

A t on le luxe de se passer de cette action de 15 minutes ?

En quoi se taire est un acte politique ? Quelle est son incidence supposée ou avérée ?

Ne dit-on pas que « qui ne dit mot consent »?

Sans quorum l’abstention ne sert a RIEN !

– 09 – Montsegur nos crida

MONTSEGUR 2026

Non, le mond va pas plan. Mès que jamès Montsegur nos remembra, .
Dels lenhièrs d’ièr, als etnocidis, als linguicides, als assassinats per opinion e\o per religion, d’uèi, la
rota ailàs s’es traçada dins l’istòria.
Farem memòria, nos reculhirem e cridarem encara nòstra indignacion e set de justícia.
Vos donam rendètz-vos le dimenge 22 de març a 11 oras, al Prat dels cremats.

Occitania e libertat.

MONTSEGUR 2026

Non, le monde ne va pas bien. Plus que jamais Montsegur nous rappelle, Montsegur nous appelle.
Des bûchers d’hier, aux ethnocides, aux linguicides, aux assassinats pour opinion et\ou pour religion,
d’aujourd’hui, la route hélas s’est tracée dans l’histoire.
Nous ferons mémoire, nous nous recueillerons, et nous crierons encore notre indignation et soif de
justice,

Nous vous donnons rendez-vous le dimanche 22 mars à 11 heures, au Prat dels cremats .
Occitania e libertat

Lettre ouverte aux listes candidates des 5 départements bretons

​Mesdames, Messieurs les candidats,

​Militant breton depuis plus de 10 ans et amoureux inconditionnel de la Bretagne, je m’adresse à vous. J’ai recensé en 2021, puis relancé en 2025, la liste des communes arborant le Gwenn-ha-Du sur leur mairie. J’ai également débuté un recensement (actuellement en pause) des communes utilisant l’extension .bzh pour leurs sites internet et adresses mails à l’échelle de nos 5 départements.

​J’aimerais connaître vos positions et engagements sur ces cinq enjeux :

​Gwenn-ha-Du : Prenez-vous l’engagement d’installer le drapeau breton au fronton de la mairie pour affirmer visuellement l’identité de la commune ?

​Breizh 5/5 : Prenez-vous l’engagement de voter l’adhésion de la commune à l’association Breizh 5/5 pour la réunification administrative de la Bretagne et d’en afficher la signalétique aux entrées de la ville ?

​Langues de Bretagne : Prenez-vous l’engagement de signer les chartes Ya d’ar brezhoneg et/ou Du Galo pour généraliser l’usage de nos langues dans la communication (bulletin municipal) et la signalétique publique ?

​Domaine .bzh : Prenez-vous l’engagement de basculer intégralement le site web et les mails de la mairie vers l’extension .bzh pour affirmer l’ancrage de la commune sur le numérique ?

​Élu délégué : Prenez-vous l’engagement de nommer un élu spécifiquement délégué aux langues et cultures de Bretagne pour garantir le suivi et le développement de ces actions ?

​Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs les candidats, mes salutations respectueuses.

​Étienne Gruenais

Lettre ouverte aux listes candidates des 5 départements bretons

​Mesdames, Messieurs les candidats,

​Militant breton depuis plus de 10 ans et amoureux inconditionnel de la Bretagne, je m’adresse à vous. J’ai recensé en 2021, puis relancé en 2025, la liste des communes arborant le Gwenn-ha-Du sur leur mairie. J’ai également débuté un recensement (actuellement en pause) des communes utilisant l’extension .bzh pour leurs sites internet et adresses mails à l’échelle de nos 5 départements.

​J’aimerais connaître vos positions et engagements sur ces cinq enjeux :

​Gwenn-ha-Du : Prenez-vous l’engagement d’installer le drapeau breton au fronton de la mairie pour affirmer visuellement l’identité de la commune ?

​Breizh 5/5 : Prenez-vous l’engagement de voter l’adhésion de la commune à l’association Breizh 5/5 pour la réunification administrative de la Bretagne et d’en afficher la signalétique aux entrées de la ville ?

​Langues de Bretagne : Prenez-vous l’engagement de signer les chartes Ya d’ar brezhoneg et/ou Du Galo pour généraliser l’usage de nos langues dans la communication (bulletin municipal) et la signalétique publique ?

​Domaine .bzh : Prenez-vous l’engagement de basculer intégralement le site web et les mails de la mairie vers l’extension .bzh pour affirmer l’ancrage de la commune sur le numérique ?

​Élu délégué : Prenez-vous l’engagement de nommer un élu spécifiquement délégué aux langues et cultures de Bretagne pour garantir le suivi et le développement de ces actions ?

​Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs les candidats, mes salutations respectueuses.

​Étienne Gruenais

MONTREDON PAIS NÒSTRE A LA COMMEMORATION DIMANCHE 8 MARS

Publié le 4 mars 2026 par Joan Pèire LAVAL — Laissez une réponse

Le dimanche 8 mars , le Syndicat des vignerons organise la commémoration des 50 ans des événements de 1976 à Montredon-des-Corbières, date marquante et dramatique de l’histoire viticole Languedocienne .

Cada annada, aquel anniversari se remembra de manièra silenciosa, e arunan se commemorèt amb un caractèr especialament solemne car èra lo 40n anniversari de la fusilhada

. Le mouvement PAIS NÒSTRE sera présent et demande à tous ses amis et sympathisants de se mobiliser et de venir avec des drapeaux occitans le 8 mars à 11 h , au pont de Montredon .

RV pour un départ en co-voiturage à 10 h 30 devant le Palais du Travail , Bd F. Mistral à Narbonne .

– Bretagne – Mathieu Guihard invité de la matinale

Mathieu Guihard, président du Parti Breton, était l’invité de la matinale de la radio Bretagne 5 pour présenter la liste Vivre Rennes menée par Charles Compagnon : finances, logement, attractivité économique, sécurité des habitants… les sujets sont nombreux pour rendre Rennes agréable à vivre à nouveau !

Montpelhièr l’Occitana : une force pour faire vivre la langue

Par la marseillaise

Réunissant une vingtaine d’associations, le collectif Montpelhièr l’Occitana a présenté ses propositions aux candidats aux municipales. Objectif : faire de l’occitan une langue vivante et visible à Montpellier.

26/02/2026 | 08h30

Faire de l’occitan autre chose qu’un patrimoine figé. C’est le sens de la démarche portée par le nouveau collectif Montpelhièr l’Occitana, officiellement lancé lors d’une conférence de presse organisée le 5 février. Pour la première fois à cette échelle, près d’une vingtaine d’associations occitanistes – culturelles, éducatives, sportives et médiatiques – ont décidé d’unir leurs forces pour interpeller publiquement les candidats aux élections municipales de mars 2026.

« La langue est un ensemble cohérent »

Coordonné par Pierre-Luc Angles, membre de la Calandreta dau Clapàs et du Cercle Occitan dau Clapàs, le collectif revendique une indépendance totale vis-à-vis des partis politiques. « Nous tenons à cette indépendance. Nous sommes dans une politique d’ouverture», insiste-t-il, rappelant que l’objectif n’est pas de créer un mouvement partisan, mais de peser sur le débat public. En toile de fond, un constat partagé : l’occitan est classé «en danger de mort» par l’Unesco, alors même que les sondages récents montrent un attachement fort de la population aux langues régionales. Le texte destiné aux candidats pose les bases d’une politique transversale en faveur de la langue occitane. Six axes structurent les propositions : développement de l’enseignement public et associatif, reconnaissance institutionnelle, soutien au tissu associatif, présence de l’occitan dans l’espace public, programmation culturelle dédiée et formation des agents territoriaux.

Sur la question scolaire, les prises de parole ont souligné l’importance d’une politique d’offre. Marie-Jeanne Verny, présidente du Creo Lengadòc, défend l’idée que « tous les enfants de Montpellier ont droit à la connaissance de la langue du pays », y compris ceux dont les familles ne la demandent pas spontanément. À ses côtés, les représentants des Calandretas rappellent que plus de 550 élèves sont aujourd’hui scolarisés en immersion occitane sur le territoire montpelliérain, preuve d’une demande sociale bien réelle. Mais pour le collectif, l’école ne suffit pas. « Si les enfants ne rencontrent pas la langue dans la société, ils font du latin », résume Marie-Jeanne Verny. D’où la nécessité de sortir de ce qu’elle appelle le « syndrome de la langue dans le bocal » : une langue cantonnée aux salles de classe, aux associations ou aux événements ponctuels.

Cette critique traverse l’ensemble des propositions. Signalétique bilingue, annonces sonores dans les transports, communication municipale, noms de rues : autant de leviers jugés sous-utilisés à Montpellier, en comparaison avec d’autres territoires comme le Pays basque ou Toulouse. «Il faut que les enfants entendent et voient que c’est une langue vivante », martèle Alain Bessière, président du Cercle occitan de Montpellier. Le volet culturel occupe également une place centrale. Théâtre, musique, littérature, sport traditionnel : le collectif plaide pour une programmation régulière et visible, inscrite dans les cahiers des charges des équipements subventionnés.

Au-delà des moyens financiers, les associations réclament une reconnaissance politique claire : un service dédié à la langue occitane, une délégation identifiée, un chargé de mission à temps plein, et un rendez-vous annuel avec la municipalité pour évaluer les engagements pris. « La langue, ce n’est pas un événement, c’est un ensemble cohérent », résume Marie-Jeanne Verny. Reste désormais à voir comment les candidats aux municipales répondront à cette interpellation collective, inédite par son ampleur, à quelques semaines du scrutin.