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N’hésitez pas à faire circuler cette information autour de vous. J’ai besoin de gagner de nouveaux lecteurs pour faire comprendre que ces sujets intéressent beaucoup plus de monde qu’on ne le croit généralement à Paris.
a été un grand succès ! Malgré la pluie battante à l’extérieur, plus de 90 personnes avaient fait le déplacement pour voir la conférence-débat avec Yves Gernigon, président du Parti Fédéraliste Européen, Erwan Fouéré, diplomate européen, et Aziliz Gouez, membre- fondatrice de Place Publique. Le reste de la journée, petits et grands ont pu profiter des stands, des présentations et des animations.
La lutte pour la défense du nom Châteaux Cathares est toujours active avec de nombreuses prises de position et le succès de la pétition » Gardarem los Castéls Catars » avec plus de 7700 signatures . La lutte continue et elle s’exprimera à la veille de l’ouverture de la 48 ème session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO prévue du 19 au 26 juillet à Busan en Corée .
PAIS NÒSTRE appelle les occitans , les mouvements régionalistes , les signataires de la pétition pour le nom « Châteaux Cathares » à se mobiliser samedi 18 juillet à 11 h au château de Quéribus ( Aude ) . Cette manifestation sera un message de résistance envoyée à l’UNESCO afin qu’elle respecte le nom historique de nos citadelles et l’identité de la terre occitane . OCCITANIA PAIS NÒSTRE et BASTIR OCCITANIA appellent aussi à la manifestation .
Aucune source catalane directe ne dépeint explicitement Quéribus et les Corbières comme hostiles, mais plutôt comme zone tampon vitale jusqu’à l’annexion française progressive.
Quéribus abrita des cathares fuyants la croisade albigeoise, comme Benoît de Termes en 1241, sous Chabert de Barbaira, partisan de l’Aragon .. Quéribus, mentionné dès 1021 dans le testament d’un comte de Besalú, intégrait la ligne défensive aragonaise avec d’autres sites comme Peyrepertuse. Les chroniques catalanes le voyaient comme un bastion frontalier essentiel, prolongeant les Pyrénées via le massif des Corbières, perçu comme une barrière naturelle. Sa position à 728 m offrait une vue sur le Canigou, montagne sacrée catalane, renforçant son symbole d’identité régionale.
Sèm a legir A cada jorn, son mièg lum, d’Ives Roqueta. Es un libre de contes tras que corts, d’una pagina gaireben totes. Mas son d’estraches de vida, cada conte dessenha un pichon univèrs en aquesta brèva extension. Lums e ombras dins cadun, aquel mièg lum de cada jorn que nos anóncia lo títol.
Mas çò que voliam partejar amb vosautres uèi es una interessanta entrevista ont Ives Roqueta parla de son primièr poèma, mòstra l’endrech ont es l’ostal de sa familha e sosca de l’influéncia d’aqueles paratges en sa poesia. E mai recita un poèma. Vos regalarètz de l’ausir (e de lo legir, que i a de subtítols):Profechem tanben per vos dire que al Canal de Youtube del CAOC i avèm apondut los darrièrs enregistraments del Club de Lectura (l’enregistrament de la session d’Eu de Miquèla Stenta e l’enregistrament de la session de Jacinta, casa e país de Pepita Caubet).
Sonque nos manca de vos desirar bon Sant Jòrdi e de vos recomandar, se dijòus sètz a Barcelona, de visitar l’estand mai occitanista de totes! Serem a l’avenguda Catedral de 9 a 20 oras.
E la session venenta serà lo divendres 8 de mai a 17 oras!
La scission au sein de la Région Grand Est, proposée par des députés, ira-t-elle jusqu’au bout ? Et peut-elle faire des « petits », au Pays basque, en Bretagne… et en Pays catalan ? Le point de vue de l’Occitan Jean-Luc Davezac dans une tribune pour l’espace Lignes ouvertes de Midi Libre ( 26 Avrill 2026 )
Le retour à une Région Alsace distincte de la Région Grand Est, engagé à l’Assemblée nationale il y a quinze jours, repose sur une légitimité historique et culturelle évidente. L’argument d’une région « trop petite » est infondé : partout dans le monde, les entités territoriales varient fortement en taille. En Allemagne ou aux États-Unis, certaines sont minuscules quand d’autres sont immenses, sans que cela pose problème. Il suffit de comparer les lands de Berlin ou de Hambourg avec l’immense Bavière.
Un rééquilibrage territorial est nécessaire en France pour limiter le centralisme parisien.
La grande taille de l’actuelle Occitanie peut même être un atout si elle permet des coopérations interrégionales efficaces, notamment pour des projets culturels ou économiques. C’est dans ce sens que Bastir Occitanie et les autres groupes occitans trouvent légitime que l’Alsace devienne autonome et ils se permettent d’imaginer d’autres évolutions territoriales cohérentes : la Bretagne complète avec son cinquième département (Nantes), ou la création d’une région Savoie bien distincte de l’aberrante Auvergne-Rhône-Alpes, les Savoisiens ne sont en rien auvergnats !
Un rééquilibrage territorial est nécessaire en France pour limiter le centralisme parisien, néfaste au développement des régions. La réforme territoriale récente, bien qu’ayant apporté des avancées comme la réunification de la Normandie ou la consolidation de l’Occitanie, reste déconnectée des réalités locales et parfois contre-productive car elle a été ironiquement faite par une bureaucratie parisienne déconnectée des réalités territoriales bien différentes.
Bastir Occitanie pense qu’il faut insuffler une véritable dynamique économique, fondée sur des bassins de vie cohérents, souvent liés à l’histoire et à la culture et rendre aux régions une prospérité confisquée par les jacobins depuis plus de deux siècles. Le centralisme actuel tend à concentrer les richesses et les opportunités, au détriment des territoires dits « de province », alimentant un sentiment d’injustice et d’abandon.
Accroître l’autonomie des régions ne relève pas d’une logique séparatiste, mais vise au contraire à renforcer leur prospérité et leur capacité d’action au sein de l’ensemble national. Présenter ces aspirations comme une menace pour la solidarité nationale est réducteur et ne correspond pas à la réalité des attentes locales. Le centralisme d’État, lui, se nourrit de ceci et du mépris sociétal de « la province »
L’hypothèse d’un territoire catalan autonome ?
Certaines questions identitaires ou territoriales, comme celle du Pays catalan, peuvent légitimement être débattues au niveau local. Dans tous les cas, il appartient aux habitants concernés de décider de leur avenir, dans le respect des réalités historiques et culturelles. Rappelons que, lors de la consultation citoyenne sur le nom de notre région, Bastir Occitanie avait milité pour Occitanie ou Occitanie – Pays catalan.
La pertinence de régions fondées sur une réalité culturelle ou historique a également influé sur les régionales de 2021. La liste Bastir Occitanie avait alors évoqué la possibilité pour la majeure partie du département des Pyrénées-Orientales l’hypothèse d’un territoire catalan autonome. Culturellement, historiquement l’identité de ce territoire est catalane et non occitane.
Au XVIIIe siècle, bien plus complexe que l’image d’un royaume francophone unifié.
Cette carte reconstitue la géographie linguistique du royaume à la veille de la Révolution. Elle met en lumière la grande fracture qui traverse l’espace français : au nord, la vaste zone verte de la langue d’oïl, ancêtre direct du français moderne, couvre les deux tiers du territoire. Au sud, le bleu profond de la langue d’oc s’étend du Limousin aux rivages méditerranéens, langue romane distincte parlée par plusieurs millions de sujets du roi.
Mais ce qui frappe sur cette représentation, c’est la persistance remarquable de langues régionales irréductibles aux deux grands ensembles. Le breton rouge occupe toute la pointe occidentale de la Bretagne, langue celtique restée vivante malgré des siècles d’intégration au royaume. À l’est, l’alsacien (en bleu clair) et l’arpitan (en jaune) témoignent de la diversité linguistique des marges orientales du royaume. Au sud-ouest, le basque orange et le catalan rose rappellent que les Pyrénées ne constituent pas une frontière linguistique.
Cette fragmentation linguistique reflète la réalité politique et administrative de l’Ancien Régime. Le royaume de France s’est construit par agrégations successives de provinces aux identités fortes. En 1789, seule une minorité de Français parle couramment le français du roi, langue de l’administration et des élites parisiennes. Dans les campagnes, les dialectes locaux dominent la vie quotidienne.
La Révolution puis la République s’attacheront à effacer cette diversité au nom de l’unité nationale. Cette carte du XVIIIe siècle fixe le dernier état d’une France multilingue, avant que l’école obligatoire et la conscription n’imposent progressivement le français sur l’ensemble du territoire. Elle rappelle que la construction linguistique de la France fut un processus politique autant qu’une évolution naturelle.
Un grand merci au cercle occitan de Narbonne qui m’a invité hier pour parler des cathares (et aux parpaillots de la paroisse et son nouveau pasteur très sympa .. !)