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Autonomie de la Corse : un vote historique à l’Assemblée nationale, un chemin d’espoir pour tous les territoires

Publié le 24 juin 2026 à 13:39

Ce mardi 23 juin, l’Assemblée nationale vient d’adopter en première lecture, à une large majorité, le projet de loi constitutionnelle pour l’autonomie de la Corse. Fruit d’un long et difficile processus qui a conduit à un consensus entre le gouvernement et les élus corses, ce vote reconnaît la « communauté historique culturelle et linguistique corse » et son droit de gérer elle-même les affaires qui la concernent.

Cette victoire est d’abord celle de la Corse, de son peuple et de ses élus. Mais elle est aussi celle de toutes celles et ceux qui, conscients que la France n’est pas un monolithe mais une diversité de cultures et de territoires, soutiennent, dans un esprit de justice et d’efficacité de l’action publique, la régionalisation sur la base de territoires historiquement cohérents, l’adaptation et la différenciation.

La Corse, grâce à sa réalité insulaire et à une demande démocratique exprimée majoritairement sans discontinuer depuis plus de dix ans, a ouvert la voie. Les autres territoires ayant une identité forte, à l’instar de l’Alsace et de la Moselle, de la Bretagne, de la Catalogne, de la Flandre, des régions occitanes, du Pays basque et de la Savoie devront à leur tour pouvoir être reconnus et dotés d’un pouvoir normatif de plein exercice.

En attendant, Régions et Peuples Solidaires tient à saluer les députés qui, de la gauche au centre-droit, en passant par les écologistes et les représentants de la majorité gouvernementale, ont soutenu l’idée qu’à travers l’autonomie de la Corse c’est la justice et la démocratie qui l’emporterait face à l’uniformisation et la centralisation.

A ce titre, R&PS déplore le choix de la droite républicaine de ne pas avoir voté pour et constate l’opposition unanime de l’extrême-droite, de l’UDR au RN. Par ce choix, l’extrême-droite confirme qu’elle est la famille politique la plus hostile aux territoires et à la diversité des cultures.

R&PS reste toutefois vigilant et mobilisé car le parcours législatif reste long et semé d’embûches.

Le projet de loi constitutionnelle devra être confirmé par le Sénat puis voté in fine par le congrès. Ce n’est qu’alors que le statut de la Corse sera précisé dans une loi organique qui devra à son tour être approuvée par les députés puis les sénateurs et enfin soumise à la consultation des électeurs de la Corse.

Le combat continue !

François ALFONSI, président de Régions et Peuples Solidaires

– 32 – Castelnau sur l’Auvignon Samedi 27 juin 2026 Féte de la st Jean

Samedi 27 juin 2026 Féte de la st Jean

Programme :

de 15 heures a 17 heures ATELIER VANNERIE

s’inscrire merci

A 18 heures : Concert avec les Bérets Bleus de Pinas

a L église

CONCERT SEUL ; 5€

a 19 heures ; Repas animé

Merci d’ apporter vos couverts

A 22 heures : Feu de la saint Jean Bal

Incription jusqu au 15 juin

TEL 07 83 26 60 22 OU 06 89 46 83 23

L’AASOC TOTJORN AMB LA SAPIÉNCIA !!!

CONFERÈNCIA DE SAPIÉNCIA OCCITANA – MEDIEVALÒC AL MUSEU D’HISTÒRIA DE CATALUNYA

Bona acollida de la conferència de SAPIÉNCIA OCCITANA al Museu d’Història de Catalunya amb el títol “La Croada contra els Càtars”.

En Christian Andreu, director de la revista MEDIEVALÒC , i en Francesc Sangar, president de l’ASSOCIACIÓ D’AMICS DE LA SAPIÉNCIA OCCITANA oferiren als assistents una visió molt completa d’un dels capítols més fascinants de la història medieval europea, un capítol que influencià la història catalana i occitana, però també el futur d’Europa.

Aquesta comunitat dissident cristiana, que aparegué al segle XII i tingué com a epicentre les terres llenguadocianes, s’oposava a alguns dogmes de l’Església Catòlica, amb una ferma voluntat de tornar a l’austeritat de les primeres comunitats cristianes del segle I i mantenia la seva independència respecte de la jerarquia eclesiàstica.

La monarquia francesa temia el creixement d’aquestes comunitats dissidents, i la seva por cresqué quan algunes famílies aristocràtiques occitanes es convertiren a aquesta nova fe, mentre que mantenien unes bones relacions amb els monarques de la Corona d’Aragó.

Les circumstàncies decidiren a la monarquia francesa i a l’Església Catòlica a una intervenció militar a les terres llenguadocianes, arran de l’assassinat del legat papal Pèire de Castèlnòu. La Croada es desenvolupà durant diverses dècades després de la seva proclamació pel Papa Inocenci III i el protagonisme canvià entre el Papat i la Corona de França, mentre que la noblesa occitana era anorreada dels seus feus.

Un capítol que marcà la història catalana i occitana.

L’AASOC TOTJORN AMB LA SAPIÉNCIA !!!

P.D. I com sempre moltes gràcies a la Rosa Maria, la Iolanda i la Delfina per les fotografies.

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Convergència Occitana, Ucraïna en Occitania et l’IEO 31 – La Tuta d’Òc organisent une rencontre littéraire

Les associations Convergència Occitana, Ucraïna en Occitania et l’IEO 31 – La Tuta d’Òc organisent une rencontre littéraire et une table ronde consacrées à deux ouvrages majeurs :

📚 L’Impénitente d’Anne Brenon, dont la traduction ukrainienne a été réalisée par Nataliia Doulnieva.

📚 Ucraïna de Jean-Marc Leclercq,

À travers ces deux œuvres, la soirée proposera un dialogue entre histoire et actualité, entre Occitanie et Ukraine.

Le roman historique L’Impénitente, qualifié de « roman vrai », s’appuie sur des personnages et événements attestés par les sources médiévales. Sa traduction ukrainienne résonne fortement avec les enjeux contemporains liés à la préservation de l’identité, de la langue et de la culture.

Parallèlement, Jean-Marc Leclercq apportera un éclairage sur l’Ukraine contemporaine à travers son ouvrage Ucraïna, offrant une lecture engagée et actuelle des réalités du pays.

La rencontre réunira plusieurs intervenants :

Marjolaine Raguin (maître de conférences en littérature médiévale occitane à l’Université Toulouse-Jean Jaurès) , Patrice Teisseire Dufour (journaliste, écrivain et poète (Grand Prix des Jeux Floraux de Toulouse 2020)), Pierre Marchand (La Louve Editions) et Nataliia Doulnieva ( historienne médiéviste, spécialiste de l’histoire du Catharisme et de l’Occitanie).

La soirée sera animée par Jocelyn Icar et Florence Ginisty.

La rencontre sera suivie d’un débat avec le public et d’une séance de dédicaces.

#occitania#tolosa#toulouse

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lo Congrès a registrat una votz novèla per integrar lo provençau dins Votz

Après lo lengadocian e lo gascon, lo Congrès a registrat una votz novèla per integrar lo provençau dins Votz, sintèsi vocala occitana. Joan-Ives Casanova, ancian professor a l’Universitat de Pau e escrivan, a passat tres jorns en estúdio, permetent d’obtenir, a la fin, 6000 frasas per quasi dètz oras de registrament en totalitat.

[FR]💻🗣️ Après le languedocien et le gascon, le Congrès a enregistré une nouvelle voix afin d’intégrer le provençal dans Votz, synthèse vocale occitane. Jean-Yves Casanova, ancien professeur d’Université à Pau, écrivain occitan d’expression provençale, a passé trois jours en studio, permettant d’obtenir au final 6 000 phrases pour près de 10 heures d’enregistrement bruts.

“Les préjugés du Conseil constitutionnel sur les langues régionales”

TRIBUNE LIBRE • Philippe Blanchet, professeur en sociolinguistique à l’université de Rennes 2, revient sur une décision du Conseil constitutionnel datant de 1999 au sujet des langues régionales basée sur des ignorances et des préjugés.

Dans sa décision du 15 juin 1999, le Conseil constitutionnel a déclaré la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires (désormais la Charte) contraire à la Constitution. Cette décision est typique de la jurisprudence constitutionnelle sur la question. En 2025, une loi de 2008 a permis la publication du compte rendu de la séance du 15 juin 1999. Ce long compte rendu laisse les juristes abasourdis : pas d’arguments juridiques, mais des convictions personnelles, des impressions, des ignorances et des préjugés. Pire : à l’issue de son analyse juridique, le rapporteur a conclu à la constitutionnalité de la Charte mais, les avis contraires basés sur des opinions personnelles étant majoritaires, la décision a conclu à l’inconstitutionnalité de la Charte.

La Charte est entrée en vigueur en mars 1998 après cinq ratifications. Elle vise “la protection et la promotion des langues régionales et minoritaires historiques” et fonctionne par l’engagement de l’État à appliquer des principes généraux de non-discrimination et à respecter au moins 35 engagements choisis parmi 98. Aucune sanction n’est prévue en cas de non-respect des engagements. Il s’agit d’une déclaration symbolique sans effets garantis. Par ailleurs, des traités de protection des libertés fondamentales déjà ratifiés par la France garantissent que parler sa langue est un droit fondamental. C’est le cas de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (article 14) du Conseil de l’Europe, ratifiée intégralement par la France en 1974.

Le rapporteur précise que dire l’inconstitutionnalité nécessiterait une “construction démonstrative acrobatique” facile à “démolir à juste titre en relevant ses contradictions avec le vrai signifiant concret du traité”. Sa conclusion “repose donc sur des données toutes juridiques”, confortée “par la fragilité qu’aurait une conclusion contraire”. Pourtant, il a commencé par déclarer son hostilité à la Charte car il “ne ressent pas” l’oppression que subiraient dans leurs droits les usagers de langues minoritaires en France. Les débats révèlent une méconnaissance du sujet. Les membres croient que la Charte ne concernerait que “des minorités nationales […] rebelles à toute intégration, très dissociées du reste de la Nation […] [dont] les locuteurs [sont] inintégrables”. Ils n’envisagent pas qu’on puisse parler aussi ou principalement, et comme langue première, une langue autre que le français sans vouloir se distinguer de “l’ensemble de la Nation”.

Ils croient que les pratiques de ces langues minoritaires sont “résiduelles”, alors qu’elles sont en 1999 langue principale de millions de personnes dont une proportion parfois élevée ne sait pas le français du tout, surtout dans les outre-mer. Cette ignorance de la place de ces langues en France se retrouve dans ces propos citant la Charte : “Dans de nombreux pays européens, il existe, sur certaines parties de leur territoire, des groupes autochtones parlant une autre langue que celle de la majorité de la population.” On croit rêver ! […] En quoi cette description concerne-t-elle notre République ?

Plus étonnante est l’ignorance de lois, de traités ratifiés, ou de leurs portées. Le rapporteur déclare : “Nous voilà bien loin du droit positif français qui, dès l’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), a fait du français la langue des actes officiels”. C’est un mythe du roman hexagonal, comme cela a été largement démontré : les articles en question ne portent que sur les actes de justice, et c’est l’ensemble des langues comprises par les justiciables qui était imposé à la place du latin.

Il en va de même au sujet de l’intention du législateur quant à l’introduction de “La langue de la République est le français” dans la Constitution en 1992 : “Touchant au champ d’application du premier alinéa de l’article 2 de la Constitution : celui-ci vise non seulement la ‘langue étrangère dominante’, comme cela a pu être dit – c’est-à-dire l’anglais -, mais également les langues régionales ou minoritaires, car celles-ci sont évoquées à de multiples reprises dans le débat parlementaire de 1992”. Or, dans la partie du débat de 1992 portant sur les langues régionales, le ministre de la justice de l’époque, porteur du projet de loi constitutionnelle, a déclaré : “Il est clair qu’en matière de liberté (…) aucune atteinte ne sera portée à la politique et au respect de la diversité de nos cultures régionales, qui est un élément essentiel du patrimoine national”.

Enfin, plusieurs des membres du Conseil affirment que la Charte instituerait un droit nouveau : “la prétention à se prévaloir d’un droit à employer une langue autre que le français”. Pourtant, c’est un droit fondamental déjà reconnu. Le Conseil constitutionnel est-il ignorant ou de mauvaise foi ? Probablement les deux.

Le comte de Toulouse Raimon VI est excommunié …

17 avril 1211 : Excommunication du comte Raimon VI de ToulouseLe 17 avril 1211, le comte de Toulouse Raimon VI est excommunié par le pape Innocent III. Il est de ce fait exclu de la communauté des chrétiens et ses terres sont « exposées en proie », c’est-à-dire offertes aux croisés qui s’en empareront. Trois ans après le début de la croisade contre les Albigeois, Raimon VI expie ainsi ses louvoiements et le lâchage de son voisin Roger-Trencavel, comte de Carcassonne.https://jeanmarieborghino.fr/…/wiki/Raymond_VI_de_Toulouse