Catégorie : Informations Politiques

CONSULTATION DÉPARTEMENTALE : ÉCARTER LE « PAYS CATALAN » SERAIT UN DÉNI DÉMOCRATIQUE

CONSULTATION DÉPARTEMENTALE : ÉCARTER LE « PAYS CATALAN » SERAIT UN DÉNI DÉMOCRATIQUE

Communiqué de presse — Oui au Pays Catalan

Oui au Pays Catalan appelle le Conseil départemental des Pyrénées-Orientales à garantir que le nom « Pays Catalan » figure explicitement parmi les options proposées aux habitants dans le cadre de la consultation annoncée sur le changement de nom du département.

Ce nom n’est pas une construction récente ni une proposition marginale. Il s’inscrit dans une dynamique déjà largement exprimée et observée sur le territoire. Lors d’un sondage de France Bleu Roussillon (janvier 2024), « Pays Catalan » était arrivé largement en tête avec 56 % des voix sur environ 17 000 participants, confirmant un attachement significatif à cette appellation.

Au-delà de cette expression citoyenne, « Pays Catalan » est déjà largement présent dans l’espace public :

de nombreuses communes du département l’ont intégré sur leurs panneaux d’entrée de village ;

il est également utilisé dans la communication touristique institutionnelle, y compris celle du Conseil départemental ;

il est par ailleurs repris dans la dénomination ou dans la communication quotidienne de nombreuses associations locales sportives, culturelles et citoyennes.

Ces éléments montrent que « Pays Catalan » ne relève pas d’une hypothèse abstraite, mais d’un usage réel, visible et déjà ancré dans les pratiques locales et associatives.

Le Conseil départemental s’inspirerait-il du “grand effacement identitaire catalan” prôné par la municipalité RN de Perpignan, qui a supprimé le slogan « Perpignan la Catalane » ?

Oui au Pays Catalan demande donc à la présidente Hermeline Malherbe et à son équipe d’élus départementaux de respecter la diversité des expressions des citoyennes et citoyens en permettant que l’option « Pays Catalan » puisse être soumise au vote populaire au même titre que les autres.

“Les préjugés du Conseil constitutionnel sur les langues régionales”

TRIBUNE LIBRE • Philippe Blanchet, professeur en sociolinguistique à l’université de Rennes 2, revient sur une décision du Conseil constitutionnel datant de 1999 au sujet des langues régionales basée sur des ignorances et des préjugés.

Dans sa décision du 15 juin 1999, le Conseil constitutionnel a déclaré la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires (désormais la Charte) contraire à la Constitution. Cette décision est typique de la jurisprudence constitutionnelle sur la question. En 2025, une loi de 2008 a permis la publication du compte rendu de la séance du 15 juin 1999. Ce long compte rendu laisse les juristes abasourdis : pas d’arguments juridiques, mais des convictions personnelles, des impressions, des ignorances et des préjugés. Pire : à l’issue de son analyse juridique, le rapporteur a conclu à la constitutionnalité de la Charte mais, les avis contraires basés sur des opinions personnelles étant majoritaires, la décision a conclu à l’inconstitutionnalité de la Charte.

La Charte est entrée en vigueur en mars 1998 après cinq ratifications. Elle vise “la protection et la promotion des langues régionales et minoritaires historiques” et fonctionne par l’engagement de l’État à appliquer des principes généraux de non-discrimination et à respecter au moins 35 engagements choisis parmi 98. Aucune sanction n’est prévue en cas de non-respect des engagements. Il s’agit d’une déclaration symbolique sans effets garantis. Par ailleurs, des traités de protection des libertés fondamentales déjà ratifiés par la France garantissent que parler sa langue est un droit fondamental. C’est le cas de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (article 14) du Conseil de l’Europe, ratifiée intégralement par la France en 1974.

Le rapporteur précise que dire l’inconstitutionnalité nécessiterait une “construction démonstrative acrobatique” facile à “démolir à juste titre en relevant ses contradictions avec le vrai signifiant concret du traité”. Sa conclusion “repose donc sur des données toutes juridiques”, confortée “par la fragilité qu’aurait une conclusion contraire”. Pourtant, il a commencé par déclarer son hostilité à la Charte car il “ne ressent pas” l’oppression que subiraient dans leurs droits les usagers de langues minoritaires en France. Les débats révèlent une méconnaissance du sujet. Les membres croient que la Charte ne concernerait que “des minorités nationales […] rebelles à toute intégration, très dissociées du reste de la Nation […] [dont] les locuteurs [sont] inintégrables”. Ils n’envisagent pas qu’on puisse parler aussi ou principalement, et comme langue première, une langue autre que le français sans vouloir se distinguer de “l’ensemble de la Nation”.

Ils croient que les pratiques de ces langues minoritaires sont “résiduelles”, alors qu’elles sont en 1999 langue principale de millions de personnes dont une proportion parfois élevée ne sait pas le français du tout, surtout dans les outre-mer. Cette ignorance de la place de ces langues en France se retrouve dans ces propos citant la Charte : “Dans de nombreux pays européens, il existe, sur certaines parties de leur territoire, des groupes autochtones parlant une autre langue que celle de la majorité de la population.” On croit rêver ! […] En quoi cette description concerne-t-elle notre République ?

Plus étonnante est l’ignorance de lois, de traités ratifiés, ou de leurs portées. Le rapporteur déclare : “Nous voilà bien loin du droit positif français qui, dès l’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), a fait du français la langue des actes officiels”. C’est un mythe du roman hexagonal, comme cela a été largement démontré : les articles en question ne portent que sur les actes de justice, et c’est l’ensemble des langues comprises par les justiciables qui était imposé à la place du latin.

Il en va de même au sujet de l’intention du législateur quant à l’introduction de “La langue de la République est le français” dans la Constitution en 1992 : “Touchant au champ d’application du premier alinéa de l’article 2 de la Constitution : celui-ci vise non seulement la ‘langue étrangère dominante’, comme cela a pu être dit – c’est-à-dire l’anglais -, mais également les langues régionales ou minoritaires, car celles-ci sont évoquées à de multiples reprises dans le débat parlementaire de 1992”. Or, dans la partie du débat de 1992 portant sur les langues régionales, le ministre de la justice de l’époque, porteur du projet de loi constitutionnelle, a déclaré : “Il est clair qu’en matière de liberté (…) aucune atteinte ne sera portée à la politique et au respect de la diversité de nos cultures régionales, qui est un élément essentiel du patrimoine national”.

Enfin, plusieurs des membres du Conseil affirment que la Charte instituerait un droit nouveau : “la prétention à se prévaloir d’un droit à employer une langue autre que le français”. Pourtant, c’est un droit fondamental déjà reconnu. Le Conseil constitutionnel est-il ignorant ou de mauvaise foi ? Probablement les deux.

Oui un fédéralisme est indispensable comme une grande autonomie

Oui un fédéralisme est indispensable comme une grande autonomie

Ce qui est le principal problème et le principal risque pour les citoyens c’est la fiscalité. Cela risque de provoquer et d’augmenter les différences entre régions, entre les territoires riches comme Paris ou le Sud et d’autres plus excentrés et pauvres comme la Bretagne où l’Auvergne. La taxe d’habitation était une injustice criante pour laquelle les parisiens payaient moins que les bretons, on voit encore aujourd’hui les inégalités en sur la taxe foncière ou la taxe d’habitation pour les résidences secondaires on fait des territoires à différentes vitesse, différents droits et en fin de compte on finit par privilégier ceux qui ont des moyens personnels supérieurs qui n’ont que faire d’un taux d’impôt plus important ou des taxes d’habitations.

Oui un fédéralisme est indispensable comme une grande autonomie mais attention au facteur d’inégalité financière qui va tuer des territoires déjà handicapés par la vision ancestrale du jacobinisme.

Bayonne : un enseignement en euskara

En direct – Conseil Municipal | Sur proposition du Maire, Jean-René Etchegaray, le Conseil municipal de Bayonne s’est prononcé à l’unanimité en faveur de la proposition du collectif Azterketak Euskaraz (qui milite pour que les enfants qui suivent un enseignement en euskara aient la possibilité de passer les épreuves du bac dans leur langue d’apprentissage dont en cursus public).

Cette motion a été présentée par Pantxo Etchegaray, conseiller délégué en charge de la politique linguistique.

#BayonneMaVille

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N’hésitez pas à faire circuler cette information autour de vous. J’ai besoin de gagner de nouveaux lecteurs pour faire comprendre que ces sujets intéressent beaucoup plus de monde qu’on ne le croit généralement à Paris.

La 1ère édition de la Journée Festive du Parti Breton

a été un grand succès ! Malgré la pluie battante à l’extérieur, plus de 90 personnes avaient fait le déplacement pour voir la conférence-débat avec Yves Gernigon, président du Parti Fédéraliste Européen, Erwan Fouéré, diplomate européen, et Aziliz Gouez, membre- fondatrice de Place Publique. Le reste de la journée, petits et grands ont pu profiter des stands, des présentations et des animations.

Retenez la date : 18 juillet manifestation occitane à Quéribus , la veille de la session de l’UNESCO !

Publié le par Joan Pèire LAVAL 

La lutte pour la défense du nom Châteaux Cathares est toujours active avec de nombreuses prises de position et le succès de la pétition » Gardarem los Castéls Catars » avec plus de 7700 signatures . La lutte continue et elle s’exprimera à la veille de l’ouverture de la 48 ème session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO prévue du 19 au 26 juillet à Busan en Corée .

PAIS NÒSTRE appelle les occitans , les mouvements régionalistes , les signataires de la pétition pour le nom « Châteaux Cathares » à se mobiliser samedi 18 juillet à 11 h au château de Quéribus ( Aude ) . Cette manifestation sera un message de résistance envoyée à l’UNESCO afin qu’elle respecte le nom historique de nos citadelles et l’identité de la terre occitane .             OCCITANIA PAIS NÒSTRE et BASTIR OCCITANIA appellent aussi à la manifestation .

                                         Per signar la peticion : https://c.org/nmQHcbJmxB

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