Catégorie : Bastir Occitanie

À l’heure du classement mondial par l’UNESCO …

À l’heure du classement mondial par l’UNESCO de la Cité de Carcassonne et de ses forteresses périphériques : Termes, Aguilar, Quéribus, Peyrepertuse, Puilaurens, Lastours, dans l’Aude, et Montségur, en Ariège, sous le dénominatif de Forteresses royales du Languedoc, nous vous proposons d’aller encore plus loin que les huit châteaux classés. Partons à la découverte de ce qu’on appelait le PAYS CATHARE. Ces régions du Midi de la France ont été le théâtre de la croisade des Albigeois au XIIIe siècle, puis de l’Inquisition. Toutes deux ont eu pour but d’éradiquer une dissidence de la religion catholique. Cet ouvrage est une invitation à découvrir les autres châteaux importants qui protégèrent ces hérétiques, du Languedoc à l’Agenais, de la Provence au Périgord, en passant par le Midi Toulousain, le Quercy, le Lauragais, le comté de Foix… Dans ce temps des chevaliers, des troubadours et de la réforme grégorienne, entre l’annexion de la couronne de France et la frontière avec le royaume d’Aragon, ce bel ouvrage aux remarquables photos donne le moyen de comprendre la religion des Bons Hommes ou des Bon Chrétiens et les enjeux géostratégiques qui ont durablement marqué l’histoire de ce territoire dont les contours sont ceux à peu près de l’Occitanie d’aujourd’hui.

PROUVÈNÇO ISTÒRI

La crise fédéraliste de 1793 est l’un des épisodes les plus méconnus de la Révolution française. Elle est pourtant particulièrement importante en Provence, où une partie de la population se soulève contre le pouvoir central parisien.

Le contexte : la Révolution se radicalise

En 1792, la monarchie est renversée et la République proclamée.

Au sein de la Convention nationale, deux grands courants s’opposent :

Les Girondins, favorables à une République plus décentralisée.

Les Montagnards (souvent associés aux Jacobins), autour de Maximilien Robespierre, qui défendent un pouvoir central fort à Paris.

Le 2 juin 1793, les Montagnards éliminent les députés girondins de la Convention.

Dans de nombreuses régions, cette prise de pouvoir est perçue comme un coup de force parisien.

La Provence se soulève

La Provence est alors l’une des principales régions fédéralistes.

Les grandes villes comme :

Marseille

Toulon

Aix-en-Provence

refusent de reconnaître l’autorité des Montagnards.

Les insurgés ne veulent généralement pas revenir à la monarchie. Ils se présentent comme des républicains opposés à la domination de Paris.

Ils réclament :

davantage d’autonomie locale ;

le respect de la représentation nationale ;

la fin de la pression des clubs jacobins.

Marseille, capitale du mouvement

Marseille devient le principal foyer de la révolte.

La ville lève une armée dite « sectionnaire » ou « fédéraliste ».

Cette armée remonte vers le nord en direction d’Avignon et de la vallée du Rhône.

C’est probablement cet épisode qui a inspiré votre idée d’une confrontation entre Provençaux et Jacobins.

Le Vaucluse et Avignon

Le département de Vaucluse n’existe que depuis peu.

La région est divisée :

certains soutiennent la Convention ;

d’autres sympathisent avec les fédéralistes marseillais.

Avignon, annexée à la France seulement depuis 1791, reste politiquement instable.

Des mouvements de troupes et des affrontements ont lieu dans la vallée du Rhône, notamment autour de :

Avignon

Orange

Cavaillon

mais pas de grande bataille unique comparable à Valmy ou Fleurus.

La défaite fédéraliste

L’armée de la Convention reprend progressivement le contrôle.

Marseille est occupée à l’été 1793.

Toulon va plus loin encore : la ville ouvre son port aux Britanniques.

La réaction de Paris est brutale.

Après la reconquête :

Marseille est temporairement rebaptisée « Ville-sans-Nom » ;

de nombreuses arrestations sont effectuées ;

les représentants en mission imposent la Terreur.

Le symbole provençal

À l’époque, les fédéralistes provençaux ne combattent pas sous un drapeau provençal moderne uniforme comme celui de votre affiche.

On trouve plutôt :

des drapeaux tricolores républicains ;

des bannières municipales ;

des emblèmes locaux.

Cependant, pour une affiche historique-romantique ou identitaire contemporaine, le drapeau sang et or de Provence est un excellent symbole visuel permettant d’identifier immédiatement le camp provençal.

Pourquoi cet épisode est intéressant

Contrairement à l’image classique de la Révolution opposant seulement royalistes et républicains, la crise fédéraliste montre une autre fracture :

République centralisée contre République décentralisée.

C’est pourquoi certains historiens considèrent 1793 comme l’un des premiers grands affrontements entre :

le centralisme parisien ;

les identités provinciales.

C’est cette opposition qui donne toute sa force symbolique à votre affiche intitulée :

« Les Fédéralistes provençaux face à la Convention – 1793 ».

Les Cathares n’ont pas disparu …

Renaud Thomazo, historien et éditeur, ancien directeur de collection aux Éditions Larousse a écrit ce livre : il y montre que les Cathares n’ont pas disparu de la mémoire des hommes. Par-delà les mythes et les légendes, les «bons hommes» et les «bonnes femmes» ont laissé des traces écrites de leur passage et de leur message. https://www.momox-shop.fr/,renaud-thomazo/?utm_source=SEM_YBN&utm_medium=cpc&utm_term=Renaud%20Thomazo%20;%20les%20cathares&utm_content=72293029069114&searchparam=&creative=&sitelink=&msclkid=e2d7d98fd0a016024b6eb3bbc90228a0&utm_campaign=FR_BM_OUT_WEB_ALL_SEM_GEN_MSN_bmm-Authors

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE de MGO mercredi 8 juillet

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE de MGO mercredi 8 juillet à 17H au Burgaud (31)

L’association culturelle « Magnifier la Grande Occitanie / Magnificar la Granda Occitània » (MGO) tiendra son assemblée générale annuelle le mercredi 8 juillet à 17h00, à la salle du Conseil du Burgaud (31).

À cette occasion, le Président Laurenç Balès prendra la parole pour présenter le rapport d’activité de MGO, les bilans moral et financier de l’année passée, et les projets et perspectives pour les mois à venir.

En seconde partie, nous procéderons au renouvellement du bureau. La réunion est évidemment ce jour-là ouverte à tous, et à plus forte raison à ceux qui éventuellement souhaitent s’y investir.

Pourquoi diable l’Académie bloque-t-elle aujourd’hui la poursuite de cette évolution ?

Il est de bon ton de moquer l’Académie française, accusée d’être toujours en retard d’une guerre (voire de deux) concernant l’évolution de la langue française. L’auguste institution, il est vrai, tend régulièrement des verges pour se faire battre. Ne s’est-il pas déroulé… 89 ans entre la parution de sa huitième édition, en 1935, et la neuvième, sortie en 2024 ? Mais qui châtie bien aime bien. Il est donc juste de saluer les Immortels lorsqu’ils prennent une initiative novatrice. Et je crois sincèrement que c’est le cas ici.

Son secrétaire perpétuel, Amin Maalouf, vient en effet de l’annoncer : à partir de 2026, l’Académie mettra en ligne chaque année les nouveaux mots sur lesquels elle aura travaillé durant les douze mois qui auront précédé. Une petite révolution.

Si vous vous rendez sur le site ou téléchargez l’application consacrés au dictionnaire, vous trouverez désormais un nouvel onglet intitulé « 10e édition. En cours ». Il contient les entrées qui viennent d’y faire leur apparition comme « abandonnique » ou « altermondialiste », mais aussi les sens nouveaux de mots anciens. « Abuseur », qui avait pour acception « celui qui abuse », est désormais défini également comme « agresseur sexuel ou violeur ». Au total, 633 mots sont ainsi venus rejoindre leurs 53 000 petits camarades déjà présents dans la neuvième édition.

Cela qui ne veut pas dire que la présentation traditionnelle est condamnée. Au contraire. Le même Amin Maalouf a affiché sa volonté de publier un jour, par exemple en 2050, une dixième édition sous sa forme classique, qui sera le reflet de notre société en ce deuxième quart du XXIe siècle.

Je vous le dis en toute sincérité : si vous ne le connaissez pas encore, ce dictionnaire objectivement à nul autre pareil mérite vraiment d’être consulté. Car il a pour avantage de ne pas présenter seulement l’état actuel de la langue – ce qui ne serait déjà pas mal – mais aussi la totalité des volumes parus à ce jour : 1694, 1718, 1740, 1798… « Nous avons 9 éditions complètes, soit 9 photographies de la langue à un instant T », souligne l’académicien Marc Lambron.

En cliquant d’un onglet à l’autre, il est donc possible de connaître l’histoire d’un mot depuis le XVIIe siècle. Le lexicographe Jean Pruvost en a donné un exemple amusant en rappelant qu’une « vacherie », qui évoque aujourd’hui uniquement un acte ou un propos malveillant, avait longtemps été une simple étable pour les bovins.

Cette vision diachronique permet aussi de mesurer à quel point l’orthographe a considérablement changé au cours du temps. « Poète » s’est ainsi écrit « poete » de 1694 à 1762, puis « poëte » jusqu’en 1878, date tardive à laquelle il a pris sa forme actuelle. Et l’on en vient inéluctablement à se poser cette question malicieuse : pourquoi diable l’Académie bloque-t-elle aujourd’hui la poursuite de cette évolution ?

Autonomie de toutes les régions. De quoi ont peur les responsables politiques ?

Comme bien souvent, le gouvernement est dans le déclaratif, ici par la voix de la ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation.

Dans le même temps, Françoise Gatel a présenté un projet de loi visant à renforcer l’État local. L’exécutif entend réaffirmer le rôle des préfets dans un mouvement de déconcentration qui prend la direction opposée de l’idée d’autonomie.

L’article 4 de ce texte introduit la notion de « Pouvoir de substitution du représentant de l’État » qui pourra agir en lieu et place d’une collectivité territoriale ou d’un groupement de collectivités en cas de carence dans l’exercice de ses compétences.

Autonomie de toutes les régions. De quoi ont peur les responsables politiques ?

Pais Nòstre à la commémoration de 1907 le 19 juin à 11h 30 à Narbonne

Pais Nòstre sera présent à la commémoration de la révolte des vignerons de 1907 avec les élus, le Syndicat des vignerons et les citoyens vendredi 19 juin à 11 h 3O à la stèle viticole située au pied de l’Hôtel de ville de Narbonne . Ici , personne ne peut oublier ce grand soulèvement populaire et les journées des 19 et 20 juin 1907 où l’armée tira sur les manifestants , une répression sanglante qui fit 7 morts à Narbonne . Après ce moment de recueillement , Pais Nòstre propose une conférence de l’historienne Geneviève Abbé autour de son étude sur les luttes occitanes et viticoles des années 196O / 197O en Languedoc : Volèm Viure al Pais ! La conférence se tiendra à 18 H à l’Ostal Occitan Narbonés , 31, rue Jean Jaurés et sera suivie d’un débat animé par Joan Pèire Laval , président de Pais Nòstre .

Les basques préservent une variété de maïs ancestral !!!

Des agriculteurs basques se sont organisés au sein du collectif Arto Gorria pour préserver une variété de maïs ancestral. Ils cultivent ce Grand Roux Basque en agriculture biologique, ce qui exclut l’usage de pesticides de synthèse. Ces producteurs travaillent sans irrigation pour respecter les cycles naturels de la culture. Le collectif enrichit les sols grâce à des engrais organiques issus de leurs propres exploitations. Cette approche collective permet de maintenir la biodiversité tout en valorisant un savoir-faire traditionnel au Pays basque.

Sources: Sudouest, Euronews, Artogorria, En-Pays-Basque, Semences paysannes