Catégorie : Actualités

L’introduction du mot « royal » déplace le curseur de l’histoire …

Par Patrick Lasseube, Occitaniste

« Citadelles du vertige, châteaux cathares, hauts-lieux du catharisme, Forteresses médiévale en Languedoc… »

Ces appellations qui ont fait la renommée de ces témoins de notre histoire médiévale ont été gommées par l’appellation : « Forteresses royales du Languedoc ». L’introduction du mot « royal » déplace le curseur de l’histoire des vaincus « système féodal en Languedoc » vers les vainqueurs « la royauté capétienne ».

Une façon de tenter de faire oublier toute l’histoire de la riche civilisation occitane.

Ok, l’inscription au patrimoine mondial porte uniquement sur le système de forteresses de l’ancienne sénéchaussée de Carcassonne : « Ces sites proposent une cohérence unique en architecture militaire royale du 13 et 14e siècle. Une architecture adaptée à chaque site situé en terrain montagneux… » (extrait des conclusions ICOMOS).

J’ai noté dans les commentaires le jour de la présentation de la candidature de ces 8 sites : [ … Que l’architecture ne suffit pas à exprimer pleinement la portée historique exceptionnelle des biens…] bien faible reconnaissance pour ces haut lieux de notre histoire occitane.

Dans ses remerciements, madame la présidente du Conseil Départemental de l’Aude, madame Hélène Sandragné, ne fera jamais référence à l’épopée cathare, aucune référence à la richesse de la civilisation occitane dans cette période médiévale, mais simplement « à la fougue rebelle du peuple du Languedoc. »

Quant à l’appellation de notre Région « l’Occitanie », elle préfère utiliser l’expression franchimande de « Sud Ouest ».

Le classement, va booster la fréquentation et l’intérêt historique Après l’inscription récente (janvier 2026) comme « Grand site de France » du château de Montségur, l’inscription au patrimoine mondial arrive à point nommé, au moment même où ces sites (sauf semble-t-il la cité de Carcassonne) accusent une baisse de la fréquentation significative, comme à Montségur (moins 30 % en dix ans). l’ inscription assurera, comme c’est le cas pour les sites bénéficiant de cette inscription, d’une augmentation de la fréquentation et de retombées économiques dans le domaine du tourisme. D’autre part, ces sites souffrent de l’usure du temps. Les derniers grands travaux de restauration datent des années 1950, leur classement impose à l’État d’assurer les travaux nécessaires à leur conservation.

La baisse de la fréquentation de ces sites est étroitement liée à la baisse significative de l’intérêt porté à notre histoire médiévale dont ces sites sont des témoins. En effet on est loin des années où les publications des historiens (Nelly, Roquebert, Duvernoy, Brenon…), publications archéologiques du G.R.A.M.E, des romans historiques de Le Roy Ladurie, romanciers et auteurs ésotériques et bien d’autres…enrichissaient de façon régulière les rayonnages des librairies…Aujourd’hui la place est malheureusement occupée par un courant d’historiens révisionnistes du catharisme. Eux aussi tentent de gommer le catharisme comme s’il n’avait jamais existé. Et l’ordre des Dominicains n’est pas en reste pour alimenter ce courant autour de l’école des «déconstructionnistes » du catharisme : voir la récente publication du dominicain Danroc diffusée actuellement dans l’église de Montségur et les paroisses autour de Lavelanet.

J’approuve ce classement et ces sites garderont leur empreinte cathare

Je ne suis pas de ceux qui vont passer leur temps à dénigrer la mauvaise appellation des ces sites classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. J’ose espérer que ce classement engendrera une réaction positive auprès des nouvelles générations d’occitanistes (politiques, chercheurs, historiens, archéologues, artistes plasticiens, chanteurs, écrivains, poètes, enseignants…) pour poursuivre la quête incessante de notre histoire, celle de notre brillante civilisation occitane qui rayonna, ne l’oublions pas, sur toute l’Europe médiévale.

Quand le titre n’occulte pas l’histoire générale de ces sites

A titre de comparaison, je me souviens quand les archéologues du GRAME à Montségur ont déclaré que le château tel qui se présentait à nous était postérieur à la croisade, suite à la découverte d’une base d’archère imbriquée dans la maçonnerie actuelle de l’édifice ». Cette découverte aurait pu casser le mythe du château cathare, il n’en fut rien. Plus que les constructions qui subsistent, c’est le site qui s’impose. Ainsi le Pog de Montségur qui s’inscrit toujours dans son environnement paysager médiéval s’impose comme une nécropole cathare où plane la présence des 250 Bons Hommes, symboles vivants de la résistance de tout un peuple occitan.

Ce qui attire, avant tout, quand on est en présence de ces citadelles du vertige, c’est leur environnement sauvage, une nature préservée à travers les siècles, des lieux patrimoniaux, des témoins qui se dressent comme l’expression de la liberté de conscience de ceux qui ont tout fait jusqu’au sacrifice de leur vie pour résister à l’annexion du pouvoir royal.

« Ecrire l’histoire, c’est tracer l’avenir du passé » (René Soula), un exercice indispensable de la transmission d’une génération à l’autre, afin que les racines du passé puissent donner l’arbre de vie. « Per aver de flors, cal aver de raïces » (Charles Mouly)

Patrick Lasseube, Occitaniste

NON à L’ APPELLATION « FORTERESSES ROYALES DU LANGUEDOC » …

NE PAS ABANDONNER / RESTER DANS LA DETERMINATION / SIGNEZ CETTE PETITION https://c.org/rKbMxvHPV9 9549 signatures aujourd’hui

NON à L’ APPELLATION « FORTERESSES ROYALES

L’estand FELCO a l’Estivada

l’estand FELCO a l’Estivada : 3 jorns d’engatjament, d’escambis, d’amistat. Mercé als collègas de lor ajuda, de lor preséncia, de lor sorire, de lor reflexion. E mercé a Gardarem L’estivada d’aver reviscolat aqueste festenal que i sèm presents dempuèi la debuta, Olivier Caponi Olivier Rasquinhol Marie Cassabois Gensane Bt Bgl Lo Cristol Virginia Nha Nha Didier Agar Bruno Duranton Gauthier Oc Isabelle Theron Benjamin Assié André Bianchi Maria Boivert Caroline Calvet Cecila Chapduelh Carine Maury

L’UNESCO inscriu los castèls catars al Patrimòni Mondial jol nom de « Fortalesas reialas capecianas de Lengadòc »

Lo Comitat del Patrimòni Mondial de l’UNÈSCO a inscrich l’ensemble dels castèls de Lengadòc coneguts popularament coma castèls catars sus la lista del Patrimòni Mondial. Pasmens, l’organizacion los a enregistrats oficialament jol nom de «Fortalesas reialas capecianas de Lengadòc», una denominacion que cèrca d’escafar la memòria istorica d’Occitània….

« Òsca a nòstra cultura occitana, viva e fièra !

« Òsca a nòstra cultura occitana, viva e fièra !

Quel plaisir de participer à l’Estivada de Sébazac, un festival qui met à l’honneur la richesse de notre culture occitane.

Notre langue, nos chants, nos danses, nos traditions et notre patrimoine font partie de l’identité de notre territoire. Les faire vivre, les transmettre et les partager, c’est préserver une histoire commune tout en la faisant découvrir aux nouvelles générations.

Merci aux bénévoles, aux artistes et à tous ceux qui s’engagent pour que cette belle culture continue de rayonner. L’occitan est un héritage vivant, une richesse à transmettre et à faire grandir.

QU’ES AQUÒ l’OCCITAN ?

QU’ES AQUÒ l’OCCITAN ?

Èra lo patoès de nòstres grands (Los papetas e las mametas), la lenga dels vinhairons de la plana, dels pescadors de la còsta, dels pastres de la montanha, dels minaires de Carmaux, d’Alès, de Graissessac. Èra la lenga de Frederic Mistral (Prèmi Nobel de literatura en 1904). La lenga de Joana Barthes (dicha Clar de Luna), de Francés Dezeuze (dich l’escotaire) e de tant d’autres.

Es una lenga bèla e rica que cal parlar per la faire viure.

ÇÒ QU’ES PAS l’OCCITAN

Es pas una lenga estrangièra, es pas una lenga rivala de la lenga francesa, es pas una lenga que met en dangièr l’unitat del país (quitament per las autres lengas regionalas), es pas una lenga vertadièrament ensenhada. Es pas una lenga inutila : nos pòt enriquir culturalament, nos faire viatjar dins lo temps e l’espaci, nos afortir (affirmer) dins nòstra persona d’òme, de femna d’Occitania.

Pels escolans, lo bilingüisme francés/occitan facilitarà l’aprentissatge de totas las lengas.

TOT AQUÒ ES QUICÒM

Los papetas e las mametas son partits e los d’uèi parlan pas l’occitan, parlan lo « franglés » sus internet. Es obligatòri, es modern.

L’avenidor de la lenga d’Òc passa per l’ensenhament a l’escòla primària, quala que siá la matèria : lo cant, la literatura, linformatica, tot es possible.

Gardem la lenga occitana. Que cadun faga çò que pensa bon per la gardar.

Lo que vòl, pòt !

(L’escòla dau parage de Montpelhièr)

Fin aux fonctions de Rémi-François Paolini à la tête de l’académie de Corse

La décision prise en Conseil des ministres de mettre fin aux fonctions de Rémi-François Paolini à la tête de l’académie de Corse suscite incompréhension et inquiétude.

Nommé en juillet 2024 recteur de Corse, il était venu dans l’île avec une mission claire, dans le prolongement des engagements pris par le président de la République : renforcer l’enseignement de la langue corse et donner une nouvelle impulsion au bilinguisme.

De l’avis général, le recteur s’est distingué par son implication constante et l’excellence de son bilan. Les résultats obtenus en témoignent concrètement : à la rentrée 2025, 70 classes immersives ont été ouvertes dans le premier degré et plus d’un élève du primaire sur deux – 52 % selon l’académie – était inscrit dans une filière bilingue. Une dynamique forte, portée par une ambition pleinement assumée : faire de la langue corse un savoir fondamental et permettre à toujours davantage d’enfants de l’apprendre, de la pratiquer et de la transmettre.

Dans ce contexte, son départ, décidé à seulement six mois de la fin du mandat présidentiel, ne peut être considéré comme anodin.

Si l’on voulait fragiliser la dynamique engagée en faveur de la langue corse et de son enseignement, on ne s’y prendrait pas autrement.

Je demande donc toutes les garanties soient apportées dès aujourd’hui quant à la poursuite du bilinguisme, de l’enseignement immersif et de la politique ambitieuse conduite jusqu’à présent.

Rien ne nous reste des cathares…

« Il va falloir en prendre son parti : rien ne nous reste des cathares. signez la pétition : https://c.org/rKbMxvHPV9

En cet été 1990 un congrès de sommités scientifiques s’est réuni à Montségur et ne nous a laissé aucune illusion sur cet extraordinaire château où René Nelli avait eu la révélation que Dieu est un Autre, sur cette arche de pierre où Fernand Niel avait déchiffré une architecture de temple du soleil. En 1244, la citadelle qui nous a fait rêver si haut n’existait pas. Ce qui se dresse sur le pog au-dessus du village actuel de Montségur est une construction dont les Français ont passé commande, qu’un architecte occitan a bâtie pour les envahisseurs. Aucun Parfait n’y a séjourné.

J’ai vu des gens très violemment émus à l’annonce de cette nouvelle. On ne peut s’empêcher d’en vouloir aux savants qui réduisent à néant ce qui a longtemps alimenté nos rêveries et nos dialogues avec l’invisible…

Cela dit, je ne suis pas inquiet pour la fréquentation future de Montségur, ni des autres châteaux qu’on appelle cathares. Longtemps encore, on ira dans ces lieux, un peu comme on va à Bethléem, à Nazareth ou au Calvaire. Il suffit que notre questionnement soit ardent pour que les lieux se mettent à parler, que les morts y arrêtent leurs errances, pour que les forces les plus âcres du passé y réussissent leur retour.

Du pied de la montagne où, « dans un enclos fait de pals et de pieux auxquels on mit le feu » brûlèrent deux-cent quatre ou deux-cent vingt-cinq personnes, jusqu’au château à ciel ouvert, aucune certitude d’ordre scientifique ne pourra jamais rien contre le flux des touristes, des pèlerins ou des solitaires qui savent que le caché l’emporte toujours sur le visible…

Pauvres croix discoïdales, donc ! Elles sont fort belles, très chargées de symboles, mais aussi catholiques que le château de Montségur est français. »

Yves Rouquette (Cathares. Éditions Loubatières, 1991)

Pecadou à Boulbon, penitènt à Gravesoun, pèr Frederi Mistral

(in Memòri e raconte)

Pèr reveni à Sant-Michèu, avian, ai dit, un óumournié que ié disien moussu Taloun : capelanot avignounen rablot e bóusaru, em’un carage acoulouri coume uno coucourdo de gus. L’archevesque d’Avignoun i’ avié leva la counfèsso, pèr-ço-qu’aussavo trop lou couide, e nous l’avien manda pèr se n’en desbarrassa.

A la Fèsto-de-Diéu, vous trouvarés qu’un dijòu nous avien mena à Bourboun (un endré de la vesinanço) pèr ana à la proucessioun, li plus grand coume encensaire, li pichot pèr jito-flour. E à M. Taloun, bèn imprudentamen, i’avien fa lis ounour dóu pàli.

Au moumen que lis ome, que li femo, que li chato desplegavon si tiero dins li carriero tapissado emé de linçòu blanc, au moumen que li counfrarié fasien dins lou soulèu flouteja si bandiero, que li fiho emblancado emé si voues de vierge cantavon si cantico, que davans lou Sant Sacramen, pious e reculi, nous-autre encensavian e trasian nòsti flour, veici que tout d’un cop uno rumour s’aubauro, e que vesèn, bèu Diéu ! lou paure moussu Taloun que, trantaiant coume uno sounaio, emé lou sant-soulèu i man, la capo d’or sus lis esquino, aïe ! tenié touto la carriero.

En dinant à la curo, avié, parèis, begu o belèu i’avien fa béure un pau mai que ço que fau d’aquéu galant Ferigoulet que tant lèu picavo à la tèsto ; e lou paure marrit, rouge de sa vergougno autant que de soun vin, poudié plus se teni dre. Dous cler cen dalmatico, que ié fasien diacre e sous-diacre, lèu l’agantèron souto lou bras ; la proucessioun rintrè ; e’m’acò Moussu Taloun, uno fes davans l’autar, se boutè à canta : oremus, oremus, oremus, e n’en pousquè pas mai dire. L’enmnèron entre dous, dins la sacrestìo.

Mai vous poudès pensa l’escande !

Bèn vai pamens que se passè, acò, dins uno paròqui ounte la santo vinasso, coume au tèms de Bacchus, a counserva soun rite. Près de Bourboun, vers la mountagno, i’a ’no vièio capello que ié dison Sant-Marcelin. E lou proumié dóu mes de jun, lis ome de Bourboun ié van proucesiounalamen en pourtant tóuti à la man uno boutiho de vin. Lou femelan i’es pas amés, per-ço-que nòsti femo, segoun la tradicioun roumano, a passa tèms, bevien que d’aigo ; se ié disié de-longo, emai se ié dis encaro, que l’aigo fai veni poulit.

L’abat Taloun mancavo pas de nous mena tóuti lis an à la proucessioun di fiolo. Un cop dins la capello, lou curat de Bourboun se viravo vers lou pople e ié venié : « Mi fraire, destapas vòsti fiolo, e que touto barbo cale : vau faire la benedicioun. » E’m’acò, en capo roujo, cantavo soulennamen li paraulo vougudo pèr benesi lou vin ; aguènt di amen, tóuti nous signavian e tiravian uno goulado.

Pour lire la suite et voir la traduction en français, merci de cliquer sur le lien
http://lapetitequivoulaitlesmontagnes.centerblog.net/526-
Pecadou à Boulbon, penitènt à Gravesoun, pèr Frederi Mistral

(in Memòri e raconte)

Pèr reveni à Sant-Michèu, avian, ai dit, un óumournié que ié disien moussu Taloun : capelanot avignounen rablot e bóusaru, em’un carage acoulouri coume uno coucourdo de gus. L’archevesque d’Avignoun i’ avié leva la counfèsso, pèr-ço-qu’aussavo trop lou couide, e nous l’avien manda pèr se n’en desbarrassa.

A la Fèsto-de-Diéu, vous trouvarés qu’un dijòu nous avien mena à Bourboun (un endré de la vesinanço) pèr ana à la proucessioun, li plus grand coume encensaire, li pichot pèr jito-flour. E à M. Taloun, bèn imprudentamen, i’avien fa lis ounour dóu pàli.

Au moumen que lis ome, que li femo, que li chato desplegavon si tiero dins li carriero tapissado emé de linçòu blanc, au moumen que li counfrarié fasien dins lou soulèu flouteja si bandiero, que li fiho emblancado emé si voues de vierge cantavon si cantico, que davans lou Sant Sacramen, pious e reculi, nous-autre encensavian e trasian nòsti flour, veici que tout d’un cop uno rumour s’aubauro, e que vesèn, bèu Diéu ! lou paure moussu Taloun que, trantaiant coume uno sounaio, emé lou sant-soulèu i man, la capo d’or sus lis esquino, aïe ! tenié touto la carriero.

En dinant à la curo, avié, parèis, begu o belèu i’avien fa béure un pau mai que ço que fau d’aquéu galant Ferigoulet que tant lèu picavo à la tèsto ; e lou paure marrit, rouge de sa vergougno autant que de soun vin, poudié plus se teni dre. Dous cler cen dalmatico, que ié fasien diacre e sous-diacre, lèu l’agantèron souto lou bras ; la proucessioun rintrè ; e’m’acò Moussu Taloun, uno fes davans l’autar, se boutè à canta : oremus, oremus, oremus, e n’en pousquè pas mai dire. L’enmnèron entre dous, dins la sacrestìo.

Mai vous poudès pensa l’escande !

Bèn vai pamens que se passè, acò, dins uno paròqui ounte la santo vinasso, coume au tèms de Bacchus, a counserva soun rite. Près de Bourboun, vers la mountagno, i’a ’no vièio capello que ié dison Sant-Marcelin. E lou proumié dóu mes de jun, lis ome de Bourboun ié van proucesiounalamen en pourtant tóuti à la man uno boutiho de vin. Lou femelan i’es pas amés, per-ço-que nòsti femo, segoun la tradicioun roumano, a passa tèms, bevien que d’aigo ; se ié disié de-longo, emai se ié dis encaro, que l’aigo fai veni poulit.

L’abat Taloun mancavo pas de nous mena tóuti lis an à la proucessioun di fiolo. Un cop dins la capello, lou curat de Bourboun se viravo vers lou pople e ié venié : « Mi fraire, destapas vòsti fiolo, e que touto barbo cale : vau faire la benedicioun. » E’m’acò, en capo roujo, cantavo soulennamen li paraulo vougudo pèr benesi lou vin ; aguènt di amen, tóuti nous signavian e tiravian uno goulado.

Pour lire la suite et voir la traduction en français, merci de cliquer sur le lien
http://lapetitequivoulaitlesmontagnes.centerblog.net/526-

Voyez-vous …

NE PAS ABANDONNER / RESTER DANS LA DETERMINATION / SIGNEZ CETTE PETITION https://c.org/rKbMxvHPV9

Ce que je trouve particulièrement dangereux, ce n’est pas la bataille d’arguments que l’on se livre : châteaux cathares ou royaux. Non, ce n’est pas cela. Ces citadelles que l’on glorifie aujourd’hui à l’UNESCO en les qualifiant de royales, furent édifiées au prix d’un génocide. Celui des Bons hommes, appelés improprement Cathares. Massacre de familles entières dans ces castrum où elles s’étaient réfugiées, au nom d’une religion par des troupes mercenaires. Colonisation de leurs terres en chassant les seigneurs locaux et annexion au domaine du roi de France. Langue maternelle interdite, soumission, coutumes anciennes remplacées. Cela ne rappelle rien à notre actualité ? En bref, ce classement fait la part belle de l’histoire au colonisateur, au détriment de celui qui défendait sa terre.

Ce que je trouve dangereux, c’est qu’il faille plaire à tout prix à un jury pour obtenir un classement. Alors, à ce prix, on choisit d’occulter tout ce qui est sensible à nos racines languedociennes. Quitte à renier nos ancêtres ; ce sur quoi nous nous sommes construits. Tout ça parce que ce ne serait pas vendeur, ou bien compris. C’est à la mode, paraît-il. Verrait-on un présentateur du journal télévisé avec l’accent du Midi ? Nous avions un Premier ministre avec l’accent ; c’est la première chose qu’ils ont faite : tenter de le lui enlever après s’en être moqué. Il faut absolument niveler, aplanir. Et quand ce sont nos propres élus locaux qui le font, on ressent comme une espèce de trahison. Il n’est pas dit que le jury n’aurait pas été sensible à une autre dénomination.

Voilà, c’est peut-être avant tout pour cela que nous tenons à nos châteaux Cathares. Tout simplement parce qu’ils représentent ce que nous sommes