Catégorie : Bastir Occitanie

BONA ANNADA

                                                          Adishats a tots

                                        Bona annada,

Le 31 janvier approche !! Nous venons vous souhaiter nos meilleurs pour 2024.

Que cette année vous apporte tout le bonheur que vous attendez et bien-sûr le maintien et même le meilleur pour notre belle région « Occitanie ».

Merci à toutes et à tous les adhérents d’Occitanie Pais Nostre et de Bastir Occitanie.                                    Nous remercions aussi toutes celles et tous ceux qui nous ont permis grâce à leurs dons et à leurs prêts de pouvoir aller batailler dans le champ politique pour l’Occitanie et la F.P.U.

Rappelez-vous, il y a 1 an, nous vous avions signalé avec satisfaction  les 15 000 vues obtenues sur notre site occitanie pais nostre .fr  pour l’année 2022.                                                     Aujourd’hui avec celles de 2023 le total s’élève à  210 102

Nous souhaitons partager cette satisfaction avec vous.

Surtout n’hésitez pas à nous communiquer des informations, des évènements, nous les publierons avec un très grand plaisir. Ce score ne peut que nous conforter et nous encourage à continuer de travailler notre communication.

Voici le compte rendu de nos actions de l’année 2023. Nous avons essayé de synthétiser au maximum car la liste est longue !

39 réunions ou rencontres avec d’autres groupes politiques ou culturels

Nombre de départements où nous sommes allés : 18

Les moments les plus importants :

  • En Ariège la commémoration de Montségur
  • En Bretagne au mois de mars : les états généraux, invités par le groupe Breton.
  • Les réunions à Paris avec d’autres groupes politiques, notamment le groupe CAP 21 de Corinne Lepage, Ecologie Autrement, le groupe MEI d’Antoine Weachter, et d’autres groupes qui avaient été nos partenaires lors des législatives en 2022, soit au mois de mai et 2 fois au mois de novembre.

     C’est à Toulouse et à Narbonne (3 fois) que nous sommes le plus souvent présents.

        Toutes les réunions Bolegadis, Collectif occitan, Convergience, l’anniversaire   

        de l’Ostal en décembre.

        En juin la fête de la Saint-Jean et notre assemblée générale ou sont venus  

        des représentants des groupes régionaux  basques, bretons, catalans,    

        provençaux  …des responsables de partis de Lyon, Montpellier, La Rochelle,

        Carcassonne..

  • Rencontres à Lyon et à Roanne au mois de Juillet
  • Au mois de septembre au Pays Basque à St Jean de Luz, invités par le Parti Basque avec  les Bretons et le PNO puis à Bilbao et le dimanche au rassemblement de Foronda.
  • Nous avons co-organisé le congrès d’Avignon au mois de septembre ou une vingtaine de groupes de toute la France étaient représentés.
  • Nous sommes allés rendre visite au parti Lorrain à Metz, Nancy et Saint-Dié, à noter le succès lors des interviews de la presse lorraine et la diffusion de leurs articles.
  • Sur ce, déplacement à Nemours pour la journée des universalistes
  • Le 02/12  Invités à l’AG nationale du PNO à La Sauvetat de Savères   proche D’Agen.
  • Avec le partenariat du groupe Écologie Autrement, nous avons passé 2 jours à Strasbourg, visite du parlement Européen et le lendemain conférence de presse avec Les groupes de FPU, écologistes, citoyens et Antoine Weachter.

Lors de toutes ces réunions, d’ordre plus politique, nous avons décidé de faire une liste pour participer aux élections Européennes afin de proposer et unir les peuples et les régions soit une Europe Fédérale ce qui faciliterait l’autonomie des régions françaises qui le désirent.

Aujourd’hui, nous pensons avoir trouvé des partenaires et nous sommes en discussion pour les places que l’on pourra occuper en veillant à ce que tous les membres du groupe de la FPU soient participants.

Nous sommes en train de faire le programme et de régler les participations et financement de la campagne.

Comme vous le savez nous ne sommes pas un groupe politique professionnel, nous devons assumer le financement.

Nous avons obtenu 3 places dans les 10 premières  de cette liste montée pour les élections européennes.

La troisième place est réservée à un occitan. Pour la première fois  un représentant de l’Occitanie présent dans les 5 premiers pourra accéder au parlement Européen.

Il faut savoir que si notre score dépasse 5% les 5 premiers de la liste sont élus.

La candidate n°6 est une Bretonne, le candidat n°9 est un Basque.

Plus du tiers des autres candidats et candidates seront membres de la Fédération des Pays Unis. Fédération que nous avons créée début 2022.

Pour être plus précis, il vous faut savoir que les 5 premiers candidats de la liste doivent participer aux frais à hauteur de 30 000 euros chacun et les 5 suivants de 10 000 €.

Si nous n’arrivons pas à collecter ces sommes nous ne pourrons pas participer et donc ne pas arriver au bout de notre combat.

Par ce courrier nous vous demandons de nous aider à réussir et à participer.

Nous aider à assumer financièrement cette campagne et pour la première fois les occitans serons en tête !

Vous trouverez le lien afin de faire un don défiscalisé ci-dessous.

Tota ajuda es benvenguda !

Occitania deu èsser representada al Parlement Europèu !

L’Europe doit devenir Fédérale. L’Europe des peuples et des régions doit naître.

Pour arriver à ce que les régions soient présentes au parlement Européens, nous avons besoin de vous afin de nous aider à financer notre campagne politique..                                                       Se présenter devant les électeurs, dénoncer, se mobiliser… Au cœur de chacune de nos actions, il y a votre engagement et votre générosité.

Faire un don défiscalisé avant  pour déduire 66 % de son montant de votre prochain impôt sur le revenu 2024. Par exemple, un don de 150 € ne vous revient qu’à 51 € après déduction fiscale mais Occitanie Pais Nostre reçoit l’intégralité de votre don.

Lien pour le don : https://www.helloasso.com/associations/occitanie-pais-nostre/formulaires/1

Ou par chèque à :  Occitanie Pais Nostre

                                     7 rue de Rozès

                                32600 l’Isle-Jourdain

Avec les groupes déjà partenaires, d’autres doivent se prononcer, notre programme se met en place. Les principaux points présentés par F.P.U sont adoptés. Nous sommes, bien sûr, à votre disposition pour vous fournir des précisions suite à vos demandes.

Colloque du 27/01 à Narbonne /Jour 9 : Jean-Luc DAVEZAC

Initialement membre du parti socialiste, Jean Luc Davezac, qui a siégé au Conseil municipal de Lisle Joudain (de 2001 à 2020) Maire-Adjoint (20001-2008) a pris le drapeau occitan en bannière pour défendre la régionalisation des politiques sociales.

Avec Bastir Occitanie en 2014, il a contribué à labelliser les listes municipales qui s’engageaient à développer la langue et la culture occitane. L’alliance avec PAÍS NÒSTRE a permis d’augmenter le rayon d’influence et de présenter une liste aux élections régionales, qu’il a menée. En ligne de mire pour les législatives de 2022, sous son initiative, des rapprochements se sont créés pour former la Fédération des Pays Unis (janvier 2022) entre 5 partis régionalistes : le Parti Breton, le Parti Lorrain, le Parti Nationaliste Basque, Prouvènço Nacioun et Bastir Occitanie. « La FPU, qui a vocation à s’agrandir, s’est dotée de « La charte des pays unis » définissant les principaux axes de la politique du mouvement : démocratie, lutte pour une Europe fédérale… « Nous voulons également combattre le centralisme français, précise le président de la fédération. Les priorités édictées depuis Paris ne sont pas celles de chaque région. Il faut donner plus d’autonomie aux régions. » La diversité culturelle, tant par les langues, la gastronomie et l’identité des territoires, fait aussi partie des points sur lesquels la fédération veut s’engager. » / copié de l’article de La dépêche du 26/01/2022.

Les rapprochements continuent sous son égide, en vue des élections européennes.

Basques et Occitans forment un front uni contre les obstacles dans l’enseignement

Les acteurs de l’enseignement en langue basque et en occitan ont adressé une lettre à la nouvelle ministre de l’Éducation nationale, Amélie Oudéa-Castéra. Ils demandent au ministère plus de cohérence et de soutien à propos du passage des examens dans les langues minoritaires. 

Unis pour leurs langues régionales. Plusieurs acteurs de l’enseignement linguistique du Pays Basque et d’Occitanie se sont retrouvés devant le siège de l’Inspection académique de Pau, mercredi 24 janvier. Pour l’euskara, Seaska, Biga Bai, Ikas-Bi, Euskal Haziak, Euskara Geroan, Azterketak Euskaraz et Ikas étaient présents tandis que Calandreta, Oc-Bi et CRE étaient là pour défendre l’occitan.

Ensemble, ils ont dénoncé les obstacles auxquels ils sont confrontés depuis plusieurs années dans l’enseignement des langues régionales et le passage des examens en basque et en occitan. La personne responsable a été explicitement identifiée : Anne Bisagni-Faure, la rectrice de l’académie de Bordeaux. Ils ont affirmé qu’elle avait requis que les questions des épreuves du brevet soient exclusivement rédigées en français, tout en condamnant « l’attitude hostile » qu’elle a manifestée envers l’enseignement des langues minoritaires au cours de ces dernières années.

« Une décision incohérente, un retour en arrière »

« Nous venons d’apprendre que le cabinet de [l’ex-ministre] de l’Éducation national, Gabriel Attal, n’était pas à l’origine de cette démarche : c’est à la demande de la rectrice, Anne Bisagni-Faure, que le directeur de la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) a envoyé le courrier précisant le « cadre réglementaire pour l’utilisation des langues régionales dans le cadre du diplôme national du brevet » le 2 novembre 2023 aux rectorats », dénoncent-ils dans une lettre adressée à la nouvelle ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Amélie Oudéa-Castéra. « Au-delà d’une décision incohérente, c’est en effet, un retour en arrière de 20 ans sur des modalités d’examen qui n’ont posé aucun problème jusqu’à présent », ont-ils ajouté dans le courrier.

« C’est avec espoir que nous nous tournons vers vous »

Les acteurs linguistiques ont souligné que l’interdiction des langues minoritaires lors des examens a un effet direct sur le nombre d’étudiants qui choisissent leur enseignement, principalement dans le public et le privé. « C’est avec espoir que nous nous tournons vers vous, Madame Oudéa-Castéra, au nom de toutes les associations qui accompagnons le développement de l’enseignement en langue régionale, nous vous demandons de tout faire pour stabiliser et pérenniser les examens en langues régionales », écrivent-ils à leur ministère.

Une autre inquiétude préoccupe également les professionnels de l’enseignement bilingue : l’ex-ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal avait annoncé son projet d’adapter l’organisation des cours de mathématiques au collège en fonction du niveau des élèves avant la prochaine rentrée scolaire. « Cette mesure, potentiellement intéressante pour les élèves, est inquiétante pour l’enseignement des disciplines non linguistiques comme les mathématiques : comment cela pourra-t-il être organisé, étant donné qu’un seul professeur par collège peut intervenir en langue régionale dans cette matière ? »

Colloque du 27/01 à Narbonne /Jour 8 : Jean Charles Valadier

D’enseignant chercheur en informatique industrielle au Brésil (1987 > 2001), avec plusieurs publications en anglais et portugais, à chef de projet Sécurité des systèmes d’information (Alcatel 1982 > 2008), Jean Charles Valadier s’est aussi inscrit dans le paysage politique local : membre d’Europe Ecologie les Verts ( Commission fédéralisme ) et des Amis de la Terre , il a été Adjoint au Maire PS de Toulouse, de 2008 à 2014, en charge de l’aménagement urbain de l’espace public. Il a activement participé à la piétonisation du Capitole, ainsi qu’à la signalisation en occitan dans le métro de Tou

Nous le retrouverons samedi 27 janvier au Colloque, pour débattre sur « l’écologie, comme vecteur d’avenir

Colloque du 27/01 à Narbonne / Jour 1 : Jean Pierre Laval

Chronique des intervenants du Colloque par Pais Nostre

Jean Pierre LAVAL : grand militant du « viure e trabalhar al país », il a été de nombreuses luttes viticoles (et autres) pour une autonomie des régions françaises. Il a participé à la création de l’émission occitane Viure al país, produite sur FR3 régions. (Il y a d’ailleurs été journaliste de nombreuses années).

Fondateur de País Nòstre en 1979 puis 1983, avec Alain Garau et Jacky Grau, il en assure toujours la présidence.

Il continue de participer aux luttes pour la défense de la langue et l’économie régionale (« volem de l’occitan cada jorn a la television !), s’investissant aussi dans la défense de l’environnement. Il continue de fédérer nombre d’occitans pour une plus grande autonomie des régions.

Il assure quotidiennement la tenue du blog pais-nostre.eu

LE COLLOQUE PAIS NOSTRE DE NARBONNE A J-10

Publié le 17 janvier 2024 par Joan Pèire LAVAL — Laissez une réponse

Les préparatifs s’accélèrent avant le Colloque » Occitanie vers plus d’autonomie », organisé par PAIS NÒSTRE au Palais du Travail de Narbonne Bd Frédéric Mistral le samedi 27 janvier de 9h 30 à 18 h .

1/ MEDIAS : plusieurs interviews ont été réalisées sur Ràdio Occitania -Tolosa / Ràdio Lengadoc -Montpelhièr / jornal de France 3 / et l’info est parue dans Jornalet. La presse régionale L’indépendant – Midi Libre – La Depêche est invitée . L’émission Lo Miégjornau de Ràdio Lengadoc se fera en direct du Colloque .

2/ MOBILISEZ-VOUS : parlez-en autour de vous , venez à Narbonne avec vos ami(e)s , des membres de votre entourage … il faut du monde dans la salle Lacroix .

3 / REPAS : n’oubliez surtout pas de vous inscrire pour le repas prévu à partir de 12 h 30 ( 12 euros ) ,par SMS / TEL aux numéros : O6 72 55 04 36 ou bien 06 20 13 57 27 .

Amistats . Coralie Malric , Joan-Pèire Laval PAIS NÒSTRE

Ceremonia de las Libertats Comunalas

A L’ora del Tè (17h-18h sus Radio Occitania) ausirem un resson de la ceremonia de las Libertats Comunalas que se debanèt uèi al Capitòli. A per mira de celebrar l’institucion de la municipalitat tolosana, en avança de mantuns sègles sus la Revolucion. En segond tornarem ausir Danís Chapduelh cap redactor de Lo Diari, magazine cultural occitan papièr e en linha que festeja sos 15 ans. A totara, brava banda !

VOUS ÊTES TOUS LES BIENVENU(E)S CE VENDREDI 12 JANVIER à 12 h 30 AU CAPITOLE !

Comme chaque année nous célèbrerons au Capitole (salle des Illustres) les libertés communales concrétisées à Toulouse le 6 janvier 1189 suite aux émeutes de 1188.

Vous trouverez en PJ un dossier sur la « république consulaire de Tolosa », publié dans le mensuel INFÒC en décembre 2000, qui est à l’origine de cette célébration mise en place pour la première fois le 6 janvier 2001 devant l’église Saint-Pierre-des-Cuisines au son des fifres et des boudègues à l’occasion de la campagne électorale de 2001.

disponibles a l’acuèlh e en libre servici a l’entrada de l’Ostal d’Occitania DUSCAS A 11H (a man dreita, aprèp lo tablèu jaune).

Invitations disponibles à l’accueil et en libre service à l’entrée de la Maison de l’Occitanie JUSQU’A 11H (à droite, après le tableau jaune en liège).

Narbona: collòqui sus l’autonomia d’Occitània (Jornalet )

L’eveniment tractarà la question de l’autonomia regionala tant dins la region dicha Occitània coma dins la rèsta del país occitanL’eveniment, que se debanarà dins la Sala Lacroix del Palais del Trabalh, tractarà la question de l’autonomia regionala tant dins la region dicha Occitània coma dins la rèsta del país occitan | Wikimedia commons / Tournasol7

Lo dissabte 27 de genièr, a Narbona, se tendrà un collòqui entitolat “Occitània per mai d’autonomia”, organizat pel movement País Nòstre. L’eveniment, que se debanarà dins la Sala Lacroix del Palais del Trabalh, tractarà la question de l’autonomia regionala tant dins la region dicha Occitània coma dins la rèsta del país occitan.

Lo començament es previst a 9h30h e i seràn presents de conferencièrs coneguts coma Romièg Pech, istorian occitan, e Natalia Mader, professora de l’Universitat de Tolosa, que parlarà de la descentralizacion en França e de las regions en Euròpa. A mai, i aurà de debats sus las de seguir per la cultura occitana, e i participaràn Gérard Zuchetto, Eric Fraj e Francis Fourcou.

La jornada comprendrà tanben la presentacion de l’obratge LaConvivéncia d’Alem Surre-Garcia (Trobavox) e una discussion sus l’Eurocongrès dels Païses Occitans e Catalans amb Jo Raimondi. Dins la sesilha del tantòst se farà una taula redonda moderada per Joan-Pèire Laval amb la preséncia de personalitats coma Joan-Loís Blenet, Maxime Maury, Joan-Luc Davezac e Jean-Charles Valadier.

L’eveniment culminarà amb un espectacle de cançons occitanas interpretadas per Mans de Breish, Eric Fraj e Gerard Zuchetto a 17h00.

Segon los organizaires, “de Corsega a Bretanha l’autonomia es sus la plaça publica! E l’autonomia es plan viva en Euròpa amb los Länder en Alemanha e dins las regions d’Itàlia, d’ Espanha o de Belgica”, e per tant “la question d’un vertadièr poder regional se pausa tanben per la region Occitània e per los païses occitans”.

                       Jornalet  ( 10 de genièr de 2024 ) .

POUR UNE FRANCE DÉCENTRALISÉE DANS UNE FÉDÉRATION EUROPÉENNE

PAR Dr Maxime MAURY, Officier des Palmes académiques, Président de VIGIE Éco et Ancien directeur régional de la Banque de France. 

Commençons par un constat d’opinion qui change bien des idées reçues :

  • 6 Français sur 10 souhaitent donner plus de pouvoirs aux régions selon un sondage paru dans le Point du 7 décembre ;
  • Près des 2/3 des Français jugent les COP « inutiles » selon un sondage de l’Institut Montaigne et font d’abord confiance aux « collectivités locales » pour lutter contre la crise de l’énergie et du climat.

Cet état de l’opinion est à relier à ce que nous savons de la situation financière de la France d’une part , et d’autre part de la crise à venir de l’énergie et du climat. Ces liens font l’objet de notre chronique.

I) Pourquoi il est urgent de décentraliser la France :

La France est de loin le pays le plus centralisé d’Europe. Alain Peyrefitte l’exposait déjà dans le « Mal Français » (1976) comme une conséquence délétère de notre Histoire.

Alors que partout ailleurs en Europe l’État est venu fédérer des nations préexistantes au travers des Cités-État et de leurs langues communes, en France la nation s’est forgée autour d’un État centralisé et vertical.

Le général de Gaulle avait eu en 1969 l’intuition de la décentralisation mais il avait été battu au référendum sur la réforme du Sénat.

Il en résulte de nombreux dysfonctionnements qui minent notre pays en bridant son énergie :

  • A l’exception de l’extrême-gauche , toute la classe politique voudrait décentraliser la France mais s’avère incapable de le faire. Cela infantilise les Français dans une relation d’amour-haine avec l’État. Le chef de l’État « guérit les écrouelles » mais on rêve de le guillotiner. C’est la « névrose française » décrite jadis par Peyrefitte (1976).
  • Nos ratios : administration / services opérationnels appliqués aux services publics sont plus élevés que dans les pays fédéraux (de droit ou de fait) qui nous entourent. Cela rend impossible la réforme structurelle de nos finances publiques.

Quelques exemples :

  • Une réforme aussi simple que le « Conseiller territorial » (Balladur 2009) n’a jamais vu le jour. Elle est pourtant simple et de bon sens. Il s’agit de réduire le nombre de mandats et de favoriser les synergies en élisant les mêmes personnes dans les Assemblées régionales et départementales.
  • Nous battons toujours le record du monde des couches administratives avec notre « mille-feuilles à 5 tranches » (communes, communautés de communes, départements, régions, État) s’ajoutant à l’Europe.
  • Dans un secteur comme la santé, la crise sanitaire a révélé que notre ratio : administration /soignants était plus élevé qu’en Allemagne.
  • Enfin et surtout, le classement PISA sur les performances scolaires montre que nous sommes parmi les derniers pour l’autonomie des établissements , ce qui entraîne toutes les mauvaises performances.

Le pouvoir actuel a plus déconcentré (vers les préfets) qu’il n’a décentralisé.

Les deux sont pourtant nécessaires.

L’initiative de créer les grandes régions (2016) de dimension européenne n’a finalement pas débouché sur une redistribution des pouvoirs.

Avec le think tank toulousain « Bolégadis » et des élus locaux de cette région, nous suggérons qu’hors le régalien et les cadres nationaux de recrutement ou de méthode, tout soit décentralisé vers les régions et les Communautés de communes. Pour favoriser l’autonomie et l’initiative dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’emploi et du soutien aux entreprises.

C’était d’ailleurs dans le projet du CEPS en 2022.

II) Pourquoi est-ce à l’échelon local et régional que se joue la résilience contre la crise de l’énergie et du climat :

Ce qui est intéressant et complètement nouveau, c’est que cette aspiration à la décentralisation recoupe désormais la nécessité de résilience des territoires. Il s’agit d’assurer notre autonomie alimentaire et énergétique en toutes circonstances.

Rappelons les termes du « carré infernal » que j’ai développé dans mes précédentes chroniques :

  • les centrales nucléaires annoncées ne seront pas prêtes avant 2037;
  • à cette date la demande d’électricité aura augmenté de 50 %;
  • la production mondiale de métaux multipliée par 7;
  • la production de pétrole vraisemblablement réduite d’1/3.

Toutes ces données sont officielles,

mais on voit que leur articulation ne colle pas.

Nous allons donc vers une crise de l’énergie aux environs de 2030-35. Elle était prévue dans le rapport du Club de Rome dès 1972.

Comment y faire face ?

En développant dans les territoires une économie circulaire , des circuits courts d’approvisionnement et des groupements locaux de production d’énergie renouvelable permettant d’en caper le prix.

III) Pourquoi une Fédération européenne est la seule issue pour endiguer le déclin européen :

Le décrochage de l’Europe par les États-Unis est impressionnant (croissance, productivité, investissements,  recherche…). Et les États-Unis risquent de se désengager d’Europe.

Les Français ne comprennent pas le sens du mot « Fédération » qu’ils assimilent à contre-sens à un super-État.

Notre culture nationale ignore les principes fédéraux que l’on ne peut même pas nommer en français :

  • empowerment,
  • accountability.

Que l’on pourrait traduire par « donner du pouvoir et rendre des comptes ». Voilà l’essence d’un pouvoir fédéral.

Mario Draghi, l’ancien président de la BCE et du gouvernement italien, vient de lancer un appel pour transformer l’U.E en Fédération européenne.

J’y souscris personnellement, mais les conditions sont loins d’en être réunies :

  • L’élargissement sans fin de l’Union européenne vers l’Est est contradictoire avec l’objectif de Fédération sans un changement institutionnel ;
  • Une Fédération suppose d’abolir la règle de l’unanimité ;
  • Elle suppose de remettre tous les pouvoirs de la Commission aux États fédérés en ne plaçant que l’essentiel au sommet ; reste à définir cet essentiel : une Union de transferts et une intégration des marchés de capitaux, une dette fédérale, une fiscalité commune, une union fiscale et sociale, une armée européenne ;
  • Cela suppose enfin de trouver une voie juridique pour transformer les Traités, en admettant que plusieurs pays pourraient dans un premier temps ne pas y participer ;
  • Et aussi de redonner la parole aux citoyens.

Notre avenir tient donc dans ces trois mots : décentralisation, résilience, fédération.

Mais une Fédération européenne est contradictoire avec un élargissement sans fin vers l’Est sans un changement profond des institutions européennes.