Catégorie : Actualités

JOËL CASTANY :  » SERVIR LE RUGBY OCCITAN « 

Les élections à la ligue Occitanie ne se tiendront qu’à la fin de l’année 2024 mais le parti Ovale Ensemble du président de la Fédération Française de Rugby, Florian Grill, a réaffirmé sa confiance au président de Leucate, Joël Castany, pour se porter candidat à la présidence de la ligue Occitanie de rugby à XV.

“C’est dans la continuité de la tentative avortée en 2020”, explique l’actuel président du Sporting Club de Leucate, Joël Castany, ce lundi matin.

En vue des élections de la ligue Occitanie qui se tiendront en fin d’année 2024, Ovale Ensemble vient en effet de réaffirmer sa confiance à Joël Castany pour se porter candidat à la présidence de la Ligue Occitanie. « Florian Grill, en devenant président de la FFR a ouvert la voie d’une politique de main tendue afin d’apaiser le rugby français et de travailler à son développement sur tous les territoires. Tout comme Florian, nous savons Joël animé de cette même volonté de construire une liste ouverte », fait savoir Ovale Ensemble dans un communiqué. « Autour de lui de nombreuses expertises sont déjà mobilisées avec la ferme volonté d’accueillir les femmes et les hommes pour représenter l’ensemble de l’Occitanie, toutes les pratiques et tous les niveaux de compétitions ».

Joël Castany s’explique : « Cette candidature a pour objectif d’éviter la division et de rassembler. Elle tourne autour de trois thèmes majeurs : jouer plus, la proximité, et l’éthique en avant. Je pense avoir gardé la confiance de mes amis ». Ovale Ensemble précise : « Les femmes et les hommes qui rejoindront la liste de Joël Castany défendront trois idées phares : accompagner les clubs et leurs licenciés avec une plus grande proximité, permettre aux clubs de développer tous les rugbys et sur tout le territoire et jouer plus (ex : rallongement des saisons), structurer une démarche citoyenne et engagée centralisée au niveau de la Ligue, attractive pour de nouveaux mécènes favorisant le développement du rugby en Occitanie) ».

L’ambition de la liste de Joël Castany est de “servir le rugby occitan à l’image de ses valeurs traditionnelles : ouverture, tolérance et solidarité.”

En 2020, le président du club de Leucate était la tête de liste de “Occitanie Ensemble” et s’opposait à la liste Alain Doucet, l’actuel président. Sauf que la liste de Joël Castany, concurrente de celle du président sortant, avait été retoquée par le comité directeur de la Ligue d’Occitanie à la suite d’un imbroglio administratif.       ( L’Indépendant )

Lo provèrbi del dimenge Le proverbe du dimanche.

« Cada topin tròba sa cabucèla », chaque pot trouve son couvercle. L’image de la « bonne taille » (ou de la “pointure“) évoque l’assortiment du couple. Notons l’usage d’un mot masculin et d’un mot féminin dans le proverbe. En français on dira que « chacun trouve chaussure à son pied ».

© Expressions et dictons occitans, Christian Camps éditions Christine Bonneton.

LA TOPONYME EUSKARA DE LA HAUT-ARAGON

L’historien espagnol Ramón Menéndez Pidal (La Coruña 1869-Madrid 1968), avec scrupulosité et rigueur, a donné une liste toponymique détaillée dans « Toponymia préromanica hispanique » (1968), avec une analyse de « multitude de noms toponymiques de type basque » dans l’Alto Aragon et dans la partie haute de Sobrarbe, Ribagorza et PaIlars. Menéndez Pidal a établi que pour ces régions pyrénéennes « à l’époque primitive romaine une romanisation faible ou à moitié, ce qui a provoqué une situation bilingue stationnaire dans laquelle ont vécu des siècles des gens bascongades avec des gens romaniés, d’où la conservation abondante des toponymes basques ».

On les trouve dans les zones pyrénées de Huesca et de Lérida, « où l’on documente une diptongation de ou et de noms où l’adjectif gorri d’une part, l’adjectif berri d’autre part et quelques suffixes – toi et -oi, abondanciaux ou tendances. L’achèvement -otz, -otze = froid était également très pris en compte. Le linguiste allemand Gerhard Rohlfs dans « Le suffixe préroman -ue, -uy dans la toponymie aragonaise et catalane », affirme que sa densité maximale l’atteint au nord de Huesca et surtout entre les anciennes villes baskones de Jaca et de Pampelune, c’est-à-dire « dans un domaine où on peut remarquer une extraordinaire densité de survie basque » (Archive de philologie aragonaise, IV, 1952).

Alfonso Irigoyen dans « Questions de toponymie basque cirmpyrénéenne » (1986), a fait un travail approfondi en utilisant essentiellement les répertoires élaborés par Ariño (pour l’époque actuelle) et Agustín Ubieto (pour l’époque médiévale), où il conclut que « l’affirmation selon laquelle, de part et d’autre des Pyrénées, dans une zone beaucoup plus étendue que la zone basque actuelle, il y avait d’autres planches protovasques ou basques dans les temps anciens.”

Un cas particulier est celui du nom lui-même « Aragon » ou « Aragoi » qui est également en euskera : « Valle en el alto » ou plus probablement d’Aragoa, « de la haute vallée » face aux gens de la plaine, ce qui nous ramène au début du repeuplement que nous avons vu, où « oa » est simplement le locatif (Nafarroa, Zuberoa, Gipuzkoa etc. ).

L’anthropologue, linguiste, historien et ethnologue madrilène Julio Caro Baroja (1914-1995) commentait « Sur la toponymie des Pyrénées aragonaises » : « C’est en réalité un nom géographique qui délimite, par le Sud, un territoire. Suprarbi ou Superarvi était ce qui restait au-dessus de la scie Arbe. Sur le territoire de Sobrarbe, comme dans celui d’Aragon, un dernier réduit des dialectes ibériques a été signalé, qui arriverait à Ribagorza et Pallars, et qui serait représenté par une série de noms de type basque, qui ont subi les effets d’une influence tardive ».

(Tour d’Abizanda commandée de construire par Sancho III le Major de Nabarra au XIe siècle)

Le philologue Joan Corominas (Barcelone 1905-1997) concrétisait même le pourcentage de toponymie euskara :

Comarque Aragon (Jaca) : 67 %

Comarque de la rivière Gallego : 50 %

Comarque Sobrarbe : 30 %

Comarque du bas-Ribagorce : 15 %

(En ce qui concerne les vallées voisines de Catalogne et d’Andorre, on peut lire : https://lehoinabarra.blogspot.com/…/hasta-cuando-se…

Exemples de toponymes en euskera de la vallée Nabarro du Ronkal à la vallée d’Aran à Lleida, y compris Aragon, nous étaient donnés par le studieux ronkalés Bernardo Estornes Lasa :

Benabarre, Zoriza, Lujiarre, Lascuarre, Luparre, Bizberri, Astu, Arbe, Axpe, Arbe, Cenarbe, Javierregay, Achar, Lizarra, Gistain, Eunate, Artaso, Artasona, Barosa, Ayerbe, Bisauri, Loarre, Aisa, Bisos, Acon, Larres, Biescas, Escarrilla, Lanuza, Basaran, Bergua, Ara, Ecuain, Yaga, Arazas, Suelza, Barrosa, Yna, A ren, Barruera, Escuñau, Esera, Espua, Isona, Quarte, Gurea, Biscarrues, Ardisa, Erla, Bolea, Arascués, Esquedas, Aniés, Sabayés, Belarra, Hirbike, Mascun, Guarga, Basa, Estron, Escaldes, Engolasters, Esquella, Aranza, Esabol, Escardars, Estana, Nabas, Quart, Ana, Gurri, Maya, Bascara, Estiche, Jubierre, Ballobar, Escarpe, Algerri,

Lo Honha Gasconha! deu 21 de noveme de 2023.

Dab lo jornau presentat per Silvan Carrère, Actus Calandrons, Parlem Bastidas dab Gilbert Cabarry, Natura dab Christian Andreu, Poesida de Noste dab Pauline Kamakine, e De Bitsègas e de parpalhòus dab Cristau de Hauguernes.

L’entervista deu dia, dab Benoît Larradet e Serge Labouret, deus Menestrers Gascons, entà’ns parlar de la jornada d’aqueste dissabte 25 de noveme, dab un estagi de danças vendeanas, e un bal mesclat, dab Licotissa e Arbadétorne.

🎧 Musicas de La Talvera, Duo Brotto-Lopez, Ardalh, Arraya, CXK, Arbadetorne, Djé Balèti, Los de Laruntz, Nadau, e Che Sudaka.

E la canta descalada, « Saga africa », dab la version de Katerine.

Acte d’Homenatge a Ròbert Lafont

L’acte se celebrarà el 📅dimecres 29 de novembre, al Col·legi Oficial de Doctors i Llicenciats de Catalunya (Rbla. de Catalunya, 8, Bcn)

Hi intervindran diversos especialistes catalans i occitans sobre aquesta figura de l’occitanisme.

Acte hommage à Robert Lafont

L’événement se tiendra le mercredi 29 novembre, au Collège Officiel des médecins et diplômés de Catalogne (Rbla. De Catalogne 8, BCN)

Plusieurs spécialistes catalans et occitans vont intervenir sur cette figure de l’occitanisme.

VIDEO. « On voit qu’on est bien plus nombreux à parler l’alsacien qu’on ne le pensait », notre langue régionale s’affiche partout

Publié le 13/11/2023 à 11h30

L’alsacien est tendance, l’alsacien se parle au travail, l’alsacien fait vendre. Des bureaux de la Collectivité européenne d’Alsace aux fast-food, en passant par les agences publicitaires, il a le vent en poupe. Et ça tombe bien, car cette semaine, France Télévisions s’intéresse de près aux langues régionales.

Il aura fallu du temps, mais doucement l’engagement se fait sentir… Sur les panneaux d’accueil, de chantiers, dans les cantines et même au fast-food, l’alsacien se lit un peu partout. Endlich (enfin) ! Si l’implication de l’institution en faveur du dialecte pourrait être encore plus importante, la volonté d’afficher notre langue régionale dans le domaine public est là. Et elle se voit. Quand vous arrivez à la CEA (Collectivité européenne d’Alsace), vous pouvez en divers endroits lire des phrases en alsacien, grâce à Julien Riehl, chargé de projets pour le service « bilinguisme », qui s’occupe des traductions. 

« Nous voulons exposer la langue partout. Par exemple, sur la route. Quand la CEA investit de l’argent, on place ce panneau  » sur lequel les travaux sont indiqués en français et en alsacien. « Et voici un autre exemple » nous dit-il en montrant un panneau indiquant des travaux de rénovation dans un lycée. « Il est important de faire entrer le dialecte dans l’établissement. »  

Persuadé que ces actions sont fructueuses, Julien Riehl veut encore développer l’affichage de l’alsacien. « Le but est qu’on parle davantage notre langue, qu’on la voie, qu’on l’entende. S’il est important de pratiquer la langue chez soi, on peut aussi la parler au travail.« 

https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fbierryfrederic%2Fposts%2Fpfbid0326NbipHsoyK6ni9K2KPdg4DZoMLPJJZoCyuQatUTZLt1FJQ4fJQ5CyM5uFuLc5tfl&show_text=true&width=500

Et pour que chaque agent de la CEA puisse s’en rendre compte, les volontaires ont participé à l’enregistrement de vidéos en alsacien. « Je parle l’alsacien avec certains collègues quand on se croise dans le couloir. Là, on voit qu’on est bien plus nombreux à parler l’alsacien qu’on ne le pensait » constate Christophe Einhart, du service « sport ». « Depuis qu’on a ces vidéos, quand on va à la cantine à midi, on reconnaît ceux avec qui on se comprend en alsacien.« 

L’alsacien, outil marketing 

Aussi incroyable que cela puisse paraître, notre reportage nous a conduits dans un fast-food de Dorlisheim (Bas-Rhin). Un restaurant dans lequel l’alsacien s’affiche en grand sur le mur. Une idée que l’on doit à Gérard Lapostolle. Originaire de Paris, il vit ici depuis longtemps, dirige cinq fast-foods en franchise, et communique parfois en alsacien :  « Un clin d’œil pour donner un peu d’oxygène à une période lourde. »

Utiliser l’alsacien comme outil de marketing, c’est également ce que fait cette agence de communication haguenauvienne. Elle gère la publication numérique de plusieurs entreprises, et dissémine çà et là
des mots en alsacien. Pour Joëlle Schlick, responsable de l’agence de communication, il est vital de recourir au dialecte. « De nos jours, pour booster une campagne de promotion pour une pomme d’Alsace » par exemple, et augmenter sa visibilité, « le recours à l’alsacien est absolument indispensable.« 

Souvent jugé ringard, l’alsacien semble aujourd’hui revenir à la mode. Espérons que les élus s’en rendent définitivement compte et passent à la vitesse supérieure.

Ambiance garantie sur le marché, au Pré vert et au cinéma à Rabastens

C’est samedi et c’est gratuit!

Bienvenue à tous

Ambiance garantie sur le marché, au Pré vert et au cinéma.

Gratiféria (vide grenier 100% gratuit! vêtements, objets) et faites vos emplettes au son de la chorale (30 chanteurs).

Avec les Espaces Cyclophones , pédalez… et faites fonctionner le mixer pour votre soupe…ou passer votre morceau de musique préféré depuis votre téléphone!

Venez danser au son des percus de Wombere Wombere et découvrir les assos de solidarité locales. Crèpes, frites, beignets, pâtisseries, soupe à prix libre.

Réparez votre vélo avec la bicycletterie.

Participez à un atelier théâtre et mime avec Valéry Val Lopez ou un atelier collage avec Stéphanie Victor.

Assistez à la lecture de Gilles Fossier,

Voyagez direction Guinée avec la projection au cinéma du film « Le courage en plus » sur la troupe Handicapable et faites leur un coucou en visio après la projection!

Enfin pour finir cette sympathique journée, rendez vous au Pré Le Pré Vert pour un apéro/bal mexicain avec les musiciens de l’antre deux de Rabastens « Son de Toulouse ».

Toutes les réactions :

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Es aquò lo pòble occitan, lo pòble de la lenga d’Òc

Deis Aups ai Pirenèus e de l’Ocean a la Grand’mar come disiá Frederic Mistral … es aquò lo pòble occitan, lo pòble de la lenga d’Òc !

😀 Estrach : « Les Occitans ne se sont pas d’abord définis par leur langue mais par leur civilisation, celle du « joy d’amor » (jeu et joie d’amour) qui donnait à l’Europe dès le premier troubadour connu, Guillaume IX d’Aquitaine [Guilhem, duc d’Aquitània ndr], des valeurs universalisables, « paratge e convivéncia » : l’idée que les hommes sont égaux en droit, tolérance raciale et religieuse et un nouvel amour qui voit la promotion morale et sociale de la femme avec la « fin’amor ». L’occitan est une langue dialectale, comme elles le sont toutes en absence d’une réduction autoritaire à l’unité par les académies, l’État, l’école, ce qui en fait une langue d’une richesse étonnante et d’une saveur irremplaçable. » Gaston Bazalgues

What if?.. 1244.

What if?.. 1244.

– Le Bon Roi Saint-Louis continue à vivre heureux auprès de son arbre;

– Simon de Montfort trouve un emploi de responsable marketing dans la société « l’art du barbecue » en région parisienne;

– L’Ordre Dominicain ouvre sa première cave à Toulouse, la « Dominictine » remporte un succès immédiat.

– Les cathares vivent en paix sur les flancs du Pog et reçoivent des visiteurs du monde entier. Ils organisent des débats d’idées mais aussi des stages de tissage. Tous vivent heureux, profitant du bon air et d’un point de vue unique sur le Pays d’Olmes.

« L’autonomie de la Corse, la fenêtre d’opportunité pour une vraie décentralisation » Jean Tellechea et Jean-Luc Davezac tirent les enseignements

TRIBUNE LIBRE – Jean Tellechea et Jean-Luc Davezac tirent les enseignements du processus en cours d’autonomie de la Corse dans le cadre de la politique de décentralisation de l’État français.

Emmanuel Macron a souhaité un « accord » d’ici six mois entre les partis politiques corses et le Gouvernement pour lancer une révision constitutionnelle. (Gaizka IROZ)

Depuis son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron a répété tout le mal qu’il pense de la décentralisation actuelle. À l’occasion de sa dernière visite à Ajaccio, il a passé un cap en appelant à un nouveau modèle d’autonomie pour la collectivité corse. Sans attendre, Loïg Chesnais-Girard, le président de la Région Bretagne a demandé d’élargir le débat aux autres collectivités. L’occasion est venue de réviser le modèle institutionnel de la décentralisation à la française et d’offrir plus d’autonomie aux territoires qui le souhaitent.CORSE

Lors de sa dernière visite en Corse, le président de la République a publiquement annoncé qu’il était favorable à ce qu’une “nouvelle étape soit franchie” dans le projet d’une autonomie de la Corse. Ce seront aux élus corses et au Gouvernement d’en définir les termes. Rappelons qu’il y a dix ans, la lutte armée disparaissait officiellement en Corse et en 2015, la Corse est devenue une collectivité territoriale à statut particulier. Depuis, elle présente des spécificités institutionnelles et dispose de compétences supplémentaires par rapport aux régions continentales. Adossée à un Conseil économique, environnemental, social et culturel, elle s’appuie sur une Assemblée représentative et un Conseil exécutif dirigé par un président, Gilles Simeoni. Depuis 18 mois, des discussions sont ouvertes pour étudier l’avenir institutionnel de l’île car, en dépit de sa spécificité juridique actuelle, des questions restent encore en suspens dans la Constitution française : la reconnaissance du peuple corse, la coofficialité de la langue corse, le statut de l’île et la place de l’autonomie. Aujourd’hui, les Corses avancent sur la question de l’autonomie. Les Journées internationales de Corte d’août dernier ont permis aux formations indépendantistes corses de marquer leur différence avec les autonomistes au pouvoir. Pour les Corses, c’est aussi le modèle autonomique, plus ou moins émancipé de Paris, qui est en jeu. Les débats sont en cours et les Corses ont une partie de la solution entre leurs mains. Au-delà de la question proprement corse, le con-texte actuel est une opportunité uni-que pour que d’autres régions à forte identité puissent avancer sur une véritable reconnaissance institutionnelle et politique.

“Nouvelle étape de la décentralisation” : une opportunité pour les régions

Le président de la région Bretagne l’a résumé en évoquant le principe d’égalité dans la République : “On ne peut avoir des élus avec plus d’autonomie d’action en Corse, et maintenir les autres dans un centralisme inefficace et d’un autre âge”. C’est le moment. Le 4 octobre dernier, Emmanuel Macron a annoncé l’ouverture d’une nouvelle étape de décentralisation rappelant les scories du mille-feuilles français, déjà présentées dans le rapport public annuel 2023 de la Cour des Comptes : “des priorités fluctuantes et, sur certains points, contradictoires”, un “mouvement législatif abondant et quasiment continu dépourvu de réelle ligne directrice et donc de cohérence d’ensemble”. Le modèle de décentralisation à la française ne satisfait personne.

Que ce soit en outre-mer ou en Métropole, de nombreux territoires appellent à une plus forte autonomie de décision pour administrer au plus près les questions politiques. En avril 2022, le Conseil régional de Bretagne avait demandé l’ouverture de discussions en vue d’une autonomie législative et fiscale. Lors du Congrès des régions, à Saint-Malo, le président de la Région a remis un rapport réclamant davantage d’autonomie, au nom de “la spécificité régionale bretonne”, à la Première ministre. En Alsace, certains élus revendiquent non pas une autonomie mais un statut alsacien propre. En 2021, les deux départements alsaciens ont constitué une collectivité locale pour défendre leurs spécificités culturelles communes. En Iparralde, depuis 2017, nous disposons d’une Communauté d’agglomération Pays Basque qui reconnaît une existence juridique au sein de l’état français. Les choses évoluent mais le modèle décentralisé est largement à parfaire. L’État continue d’administrer de manière très centraliste nos territoires.

Rien n’est gagné et il faut revendiquer plus d’autonomie pour répondre au mieux aux besoins de notre territoire et de ses habitants. Le Sénat devra valider la révision de la Constitution mais les lignes semblent bouger pour faire évoluer un système institutionnel que l’on sait dysfonctionnel.

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