De mon côté, je trouve que les services Google, y compris Gemini, ne gèrent pas si mal le breton, en fonction de la demande et, bizarrement, de manière inconstante. Pour le clavier prédictif, je trouve SwiftKey assez efficace.
Les survivances ibères du clan des Barskunes (mentionné par Silius Italicus dans ses /Punica/) clan ibère au nom à succès, prenant nominalement le pas sur les Vardules, les Bérons, les Caristes, les Cantabres et les Aquitains de Novempopulanie, et donnant Basques, Vascons, Gascons, lors de la féodalisation de la Rome.
Paul_Molac rappelle qu’il y a 4 ans, une très large majorité au Parlement a voté une loi ambitieuse pour protéger et développer nos #LanguesRégionales.
Cette loi prévoyait de généraliser l’enseignement de ces langues à l’école, grâce à des conventions entre l’État et les collectivités.
Pourtant, la réalité est bien différente :
« Alors qu’en région Bretagne il faudrait 80 enseignants formés par an pour subvenir aux demandes, seuls 7 sont sortis du concours spécial. C’est insuffisant. »
Une réforme de la formation des enseignants est annoncée pour la rentrée 2026.
« Pouvez- vous nous garantir que votre ministère prendra bien en compte le développement de l’ensemble des langues régionales de France à l’école? »
« On est en train de crever ! » : une manifestation des viticulteurs de grande ampleur se prépare une situation jugée « catastrophique »
Les viticulteurs d’Occitanie appellent à manifester le 15 novembre 2025 à Béziers. Au moins 5 000 participants sont attendus. Face à une crise persistante, ils dénoncent la baisse des récoltes, la multiplication des normes et la concurrence étrangère.
Les syndicats espèrent des mesures concrètes de la part de l’État. Ce rassemblement, prévu dix jours avant la visite au salon Stevi de Montpellier de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, le 25 novembre 2025, se veut un signal fort adressé aux pouvoirs publics .
Monsieur Nicolas Maigne affirme avec véhémence pour protéger les enfants il faut sécuriser les financements des associations qui gèrent des Maisons d’enfants à caractère social, il faut acter clairement des ratios d’encadrement pour accompagner les enfants en danger.
Andrés Atenza Producteur animateur de cette émission A écouter sur www.espritoccitanie.fr et également sur son Application ESPRIT OCCITANIE
Monsieur Nicolas Maigne affirme avec véhémence pour protéger les enfants il faut sécuriser les financements des associations qui gèrent des Maisons d’enfants à caractère social, il faut acter clairement des ratios d’encadrement pour accompagner les enfants en danger.
Andrés Atenza Producteur animateur de cette émission A écouter sur www.espritoccitanie.fr et également sur son Application ESPRIT OCCITANIE
Plus de 70 langues régionales sont encore parlées en France mais la plupart d’entre elles sont menacées de disparition. La loi du 21 mai 2021, dite « loi Molac », reconnaît leur valeur patrimoniale et affirme la nécessité de leur transmission. Le point sur sa mise en œuvre.
Un rapport sénatorial du 5 octobre 2025 dresse un bilan contrasté des dispositions de la loi Molac sur l’enseignement des langues régionales de l’Hexagone et avance des pistes de progrès.
Une loi de promotion des langues régionales
L’utilisation des langues régionales a décliné depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La transmission familiale est devenue marginale.
La loi Molac (2021) sécurise l’usage de ces langues dans l’espace public, renforce leur protection patrimoniale et favorise leur enseignement. Cet enseignement peut désormais avoir lieu hors des heures normales de cours, dans le cadre de conventions entre l’État et les collectivités territoriales. Le texte clarifie la participation financière des communes à la scolarisation de leurs élèves dans des établissements privés d’enseignement bilingue.
La censure du Conseil constitutionnel de deux articles de la loi, dont celui relatif à l’enseignement immersif, a cependant affaibli les réseaux privés d’enseignement immersif, réputés efficaces pour former des locuteurs de bon niveau. La circulaire du 14 décembre 2021 modernise le cadre d’enseignement des langues régionales. Elle appelle à développer les classes bilingues français/langue régionale et ouvre une possibilité d’enseignement immersif.
Les langues régionales toujours menacées malgré des avancées
À la rentrée 2023, 168 000 élèves de la maternelle au lycée suivent un enseignement de langue vivante régionale. Les effectifs de primaire (107 000 élèves) ont progressé de 47% depuis 2021 alors que le nombre d’écoliers a diminué sur cette période.
Toutefois, le rapport pointe :
une progression des effectifs scolaires insuffisante pour compenser la chute du nombre de locuteurs ;
un abandon massif de l’apprentissage des langues régionales à l’entrée dans le secondaire, accentué par la réforme du lycée et du baccalauréat, qui marginalise la place des options dans les emplois du temps et leur reconnaissance au baccalauréat ;
des difficultés dans l’application du forfait scolaire pour les établissements d’enseignement immersif ;
un bilan mitigé des conventions État-collectivités pour la promotion des langues régionales. Des territoires ne sont pas couverts, certaines conventions ne sont pas appliquées et leur mise en œuvre se heurte à un contexte budgétaire tendu et à une carence en moyens humains (peu d’enseignants maîtrisent ces langues).
Nombre d’élèves du premier degré suivant un enseignement de langue régionale (public et privé sous contrat)
2021
2022
2023
Variation (en nombre*)
Variation (en pourcentage)
Auvergnat
/
1
1
0
0 %
Basque
7 637
7 848
11 311
+ 3 674
+ 48 %
Breton
10 712
12 444
19 941
+ 9 229
+ 86 %
Catalan
12 964
12 764
13 289
+ 325
+ 3 %
Corse
12 141
12 684
20 326
+ 8185
+ 67 %
Créole
4 643
5 230
8 896
+ 4253
+ 92 %
Gallo
76
114
126
+ 50
+ 66 %
Gascon
554
621
866
+ 312
+ 56 %
Languedocien
/
257
575
+ 318
+ 123 % (par rapport à 2022)
Limousin
74
86
112
+ 38
+ 51 %
Langues régionales d’Alsace
495
348
458
– 37
– 7 %
Langues régionales de Moselle
125
284
178
+ 53
+ 42 %
Mélanésien
55
56
147
+ 92
+ 167 %
Nissart
71
56
58
– 13
+ 18 %
Occitan
20 067
20 283
26 099
+ 6032
+ 30 %
Provençal
1 630
1 376
1 244
– 386
– 24 %
Tahitien
1 453
1 354
3 565
2 112
+ 145 %
Total
72 697
75 805
107 192
34 495
+ 47 %
* Pour l’auvergnat et le languedocien, la variation correspond aux rentrées scolaires 2022 et 2023
Le rapport présente des recommandations pour l’élaboration d’une politique publique nationale des langues régionales qui passerait, notamment, par le développement d’une véritable offre d’enseignement en langue régionale à l’école publique (filières bilingues et immersives) et la sécurisation financière de l’enseignement immersif privé.
Jacques Eychenne, artiste toulousain vit et travaille dans le Tarn.
« Il est le peintre des mouvances, des espaces intermédiaires, des eaux mêlées, des lisières entre l’eau, la terre et le ciel, des lumières de brumes ».
10 ans après la dernière manif Anem Òc à Montpelhièr, qu’est ce qui a changé pour la langue occitane ?
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Faute de moyens et de volonté politique de l’Etat, la loi Molac n’est pas appliquée.
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L’action des institutions interregionales dédiées à la promotion de la langue et de la culture occitanes reste confidentielle et ne parvient pas à contrer la baisse des locuteurs.
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L’occitanisme politique s’essouffle et n’est plus représenté dans les régions occitanes, où la question de la politique linguistique se résume à du soupoudrage symbolique ou communautariste.
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Le contexte politique morose rend la mobilisation en faveur de politiques publiques positives et nouvelles difficile, à l’heure du repli identitaire et de la montée du populisme neofasciste.
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Il existe pourtant un espoir et des perspectives : à Villefranche de Rouergue samedi, nous étions près d’un milier de personnes réunies à l’initiative d’un groupe de jeunes pour participer aux @carrierasoccitanas. Il existe encore un espace pour porter les valeurs d’une culture ouverte, fédératrice, moderne, d’une démocratie locale rénovée, d’une langue qui fédère sans exclure, d’identités qui s’agrègent les unes aux autres et qui se construisent chaque jour.
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Encore faudra-t-il parvenir à être audible, à construire un discours cohérent qui fédère, et à incarner celui-ci. Un enjeu pour les mois et années à venir ?
L’expression de la setmana. L’expression de la semaine.
“Aver une trauc devath lo nas”, avoir un trou sous le nez, c’est « être gourmand » en français. La bouche symbolise la gourmandise, par métonymie. La locution renforce cette idée en la nommant par une périphrase dépréciative.