Auteur/autrice : Jean-Luc DAVEZAC

Rencontre avec Romano Prodi

Rencontre d’ Alexis Boudaud avec Romano Prodi : « Ho speso tutta la mia vita politica per riunire le culture del riformismo. »

Romano Prodi, né le 9 août 1939 à Scandiano, est un économiste et homme d’État italien, membre du Parti démocrate. Ministre de l’Industrie entre 1978 et 1979, il dirige ensuite à deux reprises l’Institut de reconstruction industrielle, dont il assure avec succès le démantèlement.

En 1995, il fonde la coalition de centre gauche « L’Olivier », qu’il conduit à la victoire aux élections anticipées de 1996.

Il est alors nommé président du Conseil des ministres, poste auquel il est contraint de renoncer au bout de deux ans seulement. Toutefois, en 1999, il est désigné président de la Commission européenne, en remplacement de Jacques Santer. Au cours de son mandat de cinq ans, il mène à bien l’élargissement de l’Union européenne de 2004, qui voit dix pays rejoindre l’UE.

Il redevient président du Conseil des ministres italien du 17 mai 2006 au 8 mai 2008.

Guerre en Ukraine : un nouveau seuil a été franchi

par François ALFONSI, Député européen ALE, membre de Femu a Còrsica, Président de RPS

L’invasion de l’Ukraine par l’armée russe a déclenché une escalade militaire qui prend chaque jour une tournure plus dangereuse et plus lourde de conséquences pour l’Europe et le monde. Comment cela va-t-il se terminer ?

Les logiques de guerre vont toujours crescendo. A son huitième mois, le conflit ukrainien vient de franchir un nouveau seuil, et le danger devient chaque jour plus grand aux portes de l’Europe.

L’armée ukrainienne devait être rapidement balayée selon les plans russes du départ. Non seulement elle a résisté, mais elle est en phase de reconquête de son territoire. Elle développe aussi des actions secrètes de vaste ampleur comme la destruction partielle du pont de Kertch construit à grands frais pour relier la Russie et la Crimée.

Militairement, ce pont est indispensable pour ravitailler la zone de Kherson en armes et en hommes, là où se joue l’issue de la contre-offensive ukrainienne après les succès rencontrés sur le front à l’est de Kharkiv. Malgré l’ampleur de la destruction opérée, l’infrastructure a conservé une capacité de transit et elle va continuer à remplir sa fonction stratégique. Mais l’action d’éclat de l’Ukraine appelait automatiquement une réponse.

Un déluge de missiles et de roquettes a été envoyé par la Russie en représailles à ce coup d’éclat qui affaiblit politiquement Vladimir Poutine. Et, suivant la logique de l’escalade, une nouvelle donne intervient avec l’entrée en guerre du Bélarus contre l’Ukraine. Ce renfort de la Biélorussie, vassal et obligé de Moscou, était prévisible à l’heure où l’armée russe recherche de nouvelles forces à engager dans le conflit pour en renverser le cours qui, depuis cet été, lui est défavorable.

De ces quelques éléments, on peut tirer la conclusion que les deux belligérants ont du répondant, et que donc la fin de la guerre n’est pas pour demain, aucune des deux parties ne pouvant envisager de s’avouer vaincue, ni l’Ukraine qui renoncerait alors à son indépendance, ni la Russie qui verrait s’effondrer sa stature internationale. Et dans le sillage des deux belligérants, ceux qui les soutiennent doivent admettre que les conséquences du conflit dureront longtemps pour eux aussi,

Aux premières loges, l’Union Européenne Les réfugiés y sont des millions qu’il faut héberger, nourrir, éduquer et préparer à regagner un jour leur pays. Les secours d’urgence devront donc s’inscrire dans la durée. L’approvisionnement en armes de l’armée ukrainienne devra continuer et se hisser même à un niveau supérieur. Et surtout, il faudra faire face à la crise énergétique consécutive à l’arrêt des fournitures de gaz par la Russie.

La destruction sur les fonds marins de la Mer Baltique des gazoducs NordStream1 et NordStream2 qui relient directement la Russie à l’Allemagne crée à cet égard une situation définitive de pénurie dès cet hiver, et plus encore lors des hivers à venir.

Avant la pénurie était à craindre ; désormais, elle est certaine. Tant que ces deux gazoducs étaient là, la Russie pouvait faire pression et obtenir, de l’Allemagne notamment, quelques concessions. D’ailleurs NordStream1 a été en service durant tous ces derniers mois ce qui a permis de remplir les réserves souterraines allemandes. Beaucoup soupçonnent l’Ukraine d’être à l’origine de cet attentat qui rend les choses désormais irréversibles entre l’Europe et la Russie.

Or, cette pénurie de gaz sera subie de façon très différente selon les pays d’Europe. Il en résulte des fractures d’intérêt au sein de l’Union. Les sommets se succèdent qui n’arrivent pas à dégager un consensus sur le plafonnement du prix du gaz, et donc celui de l’électricité. Ils montrent la difficulté rencontrée. D’un côté les moins dépendants veulent s’entendre pour « plafonner » les prix, quitte à faire face à une éventuelle pénurie si le marché mondial les faisait évoluer à la hausse. De l’autre côté les plus dépendants veulent pouvoir acheter le gaz disponible « coûte que coûte » pour ne pas bloquer leur industrie, et ils en ont les moyens comme par exemple l’Allemagne. Mais ce comportement particulier fragilise la solidarité européenne dans le bras de fer avec les fournisseurs.

En entrant dans l’hiver, le conflit ukrainien va plus que jamais conditionner les équilibres politiques à venir. Pour l’Europe, la seule sortie efficace possible est de mener sa transition énergétique au galop. Sinon, Vladimir Poutine pourra la menacer et la contraindre économiquement.

Rencontre avec … Jean Claude Puech, vendredi 14 octobre

Réalisé par Découvertes Occitanes

Flors paganas (bil) – Jean-Claude Puech

👉Des chroniques souvent douces amères, qui n’ont que faire de ces bourgeois qui font “les fiers” mais sont bienveillantes pour les gens “à côté” dont le grand cœur devrait leur éviter la solitude si l’humanité était humaine… amours pudiquement avoués, obsessions d’une vie, secrets remords, gens qui faiblissent avec l’âge…

1er prix de littérature narrative 2018 du Val d’Aran.

Bilingue

👂Extrach :

« Fasiá pro de temps ara que Jarjalha lo vièlh s’arrapava a la vida, tant e puei mai de temps que d’unei se figuravan aquí quauqua mascariá esconduda.

« Mai cu auriá pogut saupre la doça e tèuna desirança que cada jorn lo menava a passetons gòis e menudets, de clinons, tot risolier, d’un riset dau dedins, fins a la restanca oblidada a l’amont dau vilatge ?

« Tot arriba pasmens. E esto sera d’aquí, dins la tebesa d’una aureta d’estiu, causiguèt de s’alongar, de camba lassa, au mitan de l’ermàs onte de costuma s’esperlongava d’escondons, tròç a cha tròç, coma un raspós esparnhant sa candèla, convidant en sòmi la cara tant aimada que totjorn reviudava la paura campaneta de son còr. »

(p. 53, La restanca oblidada).

FLASH !!! A connaître : CAMILLE GARBELL

CAMILLE GARBELL
Le Moustier

18, Chemin de la Touarte – 77450 Montry (France)
10, Passage du Chantier – 75012 Paris (France)
Tél.+33.(0)6.63.99.71.56
mail: garbell.camille@gmail.com
– Sculpteur/plasticien français né en 1945 en Algérie.
– Ecole des Arts Appliqués à l’Industrie.
– Assistant de direction d’Yves Bonnat au théâtre de Mulhouse.
– Assistant metteur en scène.
– Assistant de réalisation sur Antenne 2.
– Décoration des divers magasins à la rue Faubourg Saint-Honoré à Paris.
– Début de la sculpture en 1969.
– Travaille en France, Belgique, Roumanie, Angleterre, Allemagne, U.S.A, Pays-Bas et
Australie.
– Soutien pendant de nombreuses années aux jeunes alcooliques et drogués.
– Environnementaliste depuis 35 ans.
– Projet de réalisation de l’insertion par l’art.
– Intervenant au colloque sur Camille Claudel à Villévrard en 2001.
– Intervenant au colloque au Sénat, Palais du Luxembourg, novembre 2014
EXPOSITIONS
1971 Gallery Buckingham Londres
1973 Galerie Poisson d’Or Paris
1975 Ortemps Galerie Paris
1977 Kunst Galerie Embryo Louvain
1978 Maison de la culture d’AMIENS (Bijoux) Amiens
1981 Galerie le Haut Quartier Pezenas
Galerie Akka Cap d’Agde
1984 Quinton Fine Art Gallery Londres
Hermittage Gallery Dallas
Exposition avec « Hommage à MIRO ».
Inauguration sculpture monumentale « Colombe d’Or » Houston
1988 Espace/Chapelle Marquelet de la Noue. Meaux
89 Avant Première, Grande Halle de la Villette Paris
1991 Exposition-Vente « Le souffle de l’Art » Pais
1995 Kaminski Gallery Sydney
1996 Lodisay’s Sculptures Paris
1998 Galerie Laerken Pays-Bas
1999 ArtiColl Gallery Pays-Bas
2001 Mécénat 2000 Galerie Lucie Faure à l’Assemblée Nationale Paris
2001/2002 Galerie « Art Témoin » Megève, Paris, St.Tropez
2003 Inauguration sculpture monumentale “La Genèse” Bussy St. George
2010 Don d’un oeuvre pour l’exposition-vente «Pour Tahiti» Paris
2013-2021 Atelier 10 Paris
2021 Sculptures monumentales en bord de mer Mers les Bains
2022 Exposition Garbell Mers les BainsSALONS
1969 – 1990 Salon d’Automne, Jeune Sculpture, Réalistes Nouvelles
1976 C.R.E.A.R. – L’Art dans la ville Maison de la Culture d’Amiens.
1978 C.R.E.A.R. – La Défense
1980 Centre Régional d’Art Contemporain
2014 Salon de l’érotisme – Paris
FOIRES INTERNATIONALES D’ART
Düsseldorf (Allemagne) Vienne (Autriche) Cologne (Allemagne)
Bâle (Suisse) Chicago (U.S.A.) Bruxelles (Belgique)
MAISONS DES ARTS
1970 Chelles (France) 1975 Laon (France).
ACHATS DES MUSEES
1973 Art Moderne de Milan (Italie) 1975 Fondation Michido (Japon)
Art Moderne de Paris 1977 Musées Alternativo Brindisi de
1974 Musées Nationaux (France) Milan (Italie)
COLLECTIONS
LONDRES (Angleterre) MUNICH (Allemagne)
TOKYO (Japon) COPENHAGUE (Danemark)
MILAN (Italie) DALLAS (U.S.A.)
BRUXELLES (Belgique) PARIS ( France)
HOUSTON (U.S.A.). SYDNEY (Australie)
AMSTERDAM (Pays-Bas)
STAGES VIDEO
1977 Centre George Pompidou – PARIS (France).
RADIOS ET TELEVISIONS
1978/09 FR3 – PARIS (France) 1984/06 RADIO TEXAS (U.S.A.)
1979/08 FR3 – PARIS (France) 1984/06 TV – TEXAS (U.S.A.).
1982/05 TF1 – PARIS (France) 1995/03 RADIO – SYDNEY (Australie)
1983/03 FR3 – MONTPELLIER (France) 1997/11 RADIO France
1983/03 RADIO – France
1996 – 2002 Membre du jury du FESTIVAL INTERNATIONAL du FILM d’ART et PEDAGOGIQUE tenue
à l’UNESCO à Paris.
2002 – 2004 Fondateur-organisateur Festival International d’Arts à Montry.

Le tube « La bourrée de Pierrefort » fête ses 30 ans dans le Cantal


Vendredi 8 octobre à Pierrefort (Cantal), l’accordéoniste Sylvie Pullès fêtera les 30 ans de l’un de ses plus grands succès : La Bourrée de Pierrefort. Un air qui fait désormais partie du folklore et de la mémoire collective, dans le Cantal.

« C’est celle que l’on danse, toujours bien en cadence » : ce tube qui fête ses 30 ans vendredi 7 octobre, c’est la célèbre Bourrée de Pierrefort. Vous l’avez sûrement déjà entendue. Sylvie Pullès, accordéoniste du Cantal, l’a jouée quasiment dans le monde entier. « C’est un morceau que j’ai composé en 10 minutes. Ça m’est venu comme ça ! » raconte l’artiste.

« Jouer une bourrée à l’autre bout du monde, pour moi, c’est très important »

Le titre fait un carton, encore 30 ans après : « Là j’arrive du Canada, bien-sûr, la bourrée de Pierrefort a résonné. A l’Olympia pareil, au Casino de Paris, à l’île de la Réunion, en Argentine… jouer une bourrée à l’autre bout du monde, pour moi, c’est très important, en plus, la bourrée de Pierrefort ! Ce n’est pas n’importe laquelle, c’est celle de Pierrefort. C’est celle que j’ai composée et je suis très fière de ce morceau et de ce succès », se félicite Sylvie Pullès.

« En région sanfloraine, c’est la bourrée la reine » : le tube écrit en 1992 lança sa carrière. Une première cassette vendue à des milliers d’exemplaires. Toute une époque que Sylvie Pullès fêtera avec son public, ce vendredi, à Pierrefort.

Eths Esclops

  · 

Reprise Mardi 11 Octobre 2022 à 20H30.

Vous pouvez venir voir et découvrir les danses et/ou la musique.

Ce Mardi 11 Octobre 2022 à partir de 20H30

Reprise Mardi 11 Octobre 2022 à 20H30.

Vous pouvez venir voir et découvrir les danses et/ou la musique.

Ce Mardi 11 Octobre 2022 à partir de 20H30

Émeutes en Iran : les femmes peuvent-elles faire trembler le régime ?

Résumé

Après la mort de Mahsa Amini, jeune femme de 22 ans arrêtée pour avoir mal mis son voile, et battue par la police, la grogne monte en Iran contre le pouvoir islamique.

avec :

Azadeh Kian (Professeure de sociologie, directrice du département de sciences sociales et du CEDREF à l’Université de Paris (ex Paris 7 Diderot)), Clément Therme (Chargé de cours à l’université Paul-Valery de Montpellier).

En savoir plus

Jusqu’où peut aller la révolte en Iran ? Pour essayer de répondre à cette question, Guillaume Erner s’entretient avec Azadeh Kian, sociologue franco-iranienne, spécialiste de l’Iran, directrice du département de sciences sociales et du Centre d’enseignement, de documentation et de recherche pour les études féministes (Cedref) à l’université de Paris-Cité, Clément Therme, chercheur en sociologie et histoire internationale, chargé de cours à l’université Paul Valéry de Montpellier et Fariba Hachtroudi, journaliste et écrivaine iranienne.

Quelles causes aux manifestations actuelles en Iran ?

Un contexte économique difficile

Alors que depuis quelques jours, de nombreux jeunes iraniens et iraniennes descendent dans la rue pour manifester dans plusieurs villes et régions du pays, Adzadeh Kian inscrit ce mouvement dans un contexte plus large : « l’assassinat de Mahsa Amini a mis le feu aux poudres dans un contexte de tension déjà grande« . La sociologue lie le mécontentement notamment à la situation économique iranienne où, d’une part, sur l’ensemble de la population « 40% vit sous le seuil de pauvreté » et, d’autre part, « 50% des jeunes diplômés se trouvent au chômage ».

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Le durcissement du régime

Pour Azadeh Kian, l’arrivée au pouvoir de Ebrahim Raïssi a entraîné une « recrudescence de la violence d’Etat contre les femmes« . Alors que la police des mœurs était moins violente il y a quelques années, la directrice du CEDREF dénonce le fait qu’elle a désormais carte blanche pour réprimer n’importe quelle désobéissance. Une violence qui a conduit, comme elle le rappelle, au décès de Mahsa Amini arrêtée le 13 septembre dernier. Pour Clément Therme, ce durcissement du régime s’affirme en réaction à une « désaffection d’une majorité de la population pour l’idéologie islamiste« .

Une résistance des femmes

Face à ce que la sociologue franco iranienne appelle la « talibanisation » du régime, qui implique notamment une plus grande surveillance des femmes, celles-ci continuent de résister comme le montrent les manifestations de ces derniers jours. Azadeh Kian insiste également sur le fait que les mouvements féministes iraniens sont anciens et remontent au début XXème siècle.

Fariba Hachtroudi, quant à elle, se pose comme « une témoin des prémices de cette révolte » et explique qu’entre 2017 et 2020, alors qu’elle résidait en Iran, elle notait déjà de petits signes de contestation et un sentiment de ras-le-bol général. En effet, comme le souligne Clément Therme, l’étincelle vient aujourd’hui de la situation des femmes et donne la preuve de l' »échec idéologique d’endoctrinement par le haut« .

Quelle réponse possible du régime iranien ?

Pour Clément Therme, les manifestations sont le signe d’une « volonté de changement de régime par le bas« . Le gouvernement iranien, selon lui, se trouve face à un choix : le renoncement au fait d’imposer le port du voile ou le changement de régime. Azadeh Kian insiste, quant à elle, sur le fait qu’une abolition de la loi sur le port du voile n’est pas possible, tellement celui-ci a été sacralisé. Les revendications s’orienteraient davantage vers une « abolition de la structure de la police des mœurs. (…) On va garder la loi mais on va demander par exemple seulement une amende. (…) Mais cela m’étonnerait fort que la loi elle-même soit abolie parce que ça porterait atteinte aux fondements idéologiques du régime.« 

LE PRIX NOBEL POUR LE PHYSICIEN OCCITAN ALAIN ASPECT

. Premier Lot-et-Garonnais à inscrire son nom au palmarès d’un Prix Nobel, Alain Aspect a grandi en Lot-et-Garonne, du côté d’Astaffort avant de mordre au virus de la physique au lycée Palissy.

Alain Aspect est le trente-neuvième Français à inscrire son nom au palmarès prestigieux d’un prix Nobel (le quinzième à décrocher celui de physique). C’est le premier Lot-et-Garonnais, d’ailleurs, à décrocher cette prestigieuse récompense. « On ne s’y attend pas, même si on sait que cela est possible », souligne celui qui a révolutionné la physique quantique.

A 75 ans, celui qui est né à Agen en juin 1947 décroche là la plus haute consécration internationale, conjointement à l’Américain John Clauser et l’Autrichien Anton Zeilinger.

C’est du côté d’Astaffort qu’il a grandi où étaient installés ses parents, instituteurs. « C’est vraiment là que toute l’histoire a débuté », insiste le lauréat 2022. Puis, il poursuit ses études au lycée Bernard-Palissy. « J’y ai été scolarisé de 1957 à 1964 », poursuit-il.

Après avoir mordu au virus de la physique en Lot-et-Garonne, il rejoint Bordeaux où il suit une classe préparatoire avant d’intégrer l’Ecole normale supérieure de Cachan. Il ne s’arrête pas là, décrochant une licence de physique à l’Université de Paris en 1967.

Il embrasse une carrière de professeur agrégé de sciences physiques. Un parcours qui le conduit à l’Ecole normale de Yaoundé au Cameroun où il enseigne de 1971 à 1974.

Médaille d’or du CNRS en 2005

De retour dans l’hexagone, Alain Aspect poursuit sa carrière d’enseignant. En parallèle, il mène une trajectoire de recherches.

Son parcours est jalonné de promotions. En 1984, il est maître de conférences à l’Ecole polytechnique et sous-directeur au Collège de France.

Huit ans plus tard, il retourne à l’Institut d’optique en tant que directeur de recherche au CNRS. En 1994, il est nommé professeur à l’Ecole polytechnique.

Tout au long de sa carrière, Alain Aspect décroche de nombreux prix récompensant son engagement, sa détermination et son travail mondialement reconnu. Membre de l’Académie des sciences et de celle des technologies, il est lauréat du prix Holweck en 1996.

En 2005, il reçoit la médaille d’or du CNRS. En 2008, il devient membre de l’Académie américaine des sciences.

Déjà en 2010, il est mis à l’honneur avec l’Américain John Clauser et l’Autrichien Anton Zeilinger, avec le prix Wolf de physique pour ses travaux sur la physique quantique. La consécration arrivera finalement douze ans plus tard pour les trois septuagénaires.

Il a également été promu officier de la Légion d’honneur en 2014. Il est marié et père de deux enfants.

Info / Le Petit Bleu ( Agen )

Qu’es aquò : Francis Cabrel et les langues régionales

Aujourd’hui, en occitan et en français, on vous parle du chanteur Francis Cabrel …

Francis Cabrel ne parle pas occitan mais il est très attaché aux langues dites régionales et d’une manière plus large à la pluralité linguistique. Aqueste dissabte, afiguratz-vos que propausarà un espectacle ont se poiràn ausir un flòc de lengas. Ce samedi, figurez-vous que Francis Cabrel va proposer un spectacle où on pourra entendre plusieurs langues de France. Spectacle qui va se dérouler chez lui à Astaffort, dans le Lot-et-Garonne.

Pourquoi ce spectacle en langues régionales ?

Parce que selon Francis Cabrel, je cite: ‘‘les langues régionales sont victimes d’un génocide culturel’’. C’est ce qu’il a déclaré dans une interview accordée au journal l’Express dans la chronique publiée chaque mardi et qui s’appelle Sur le bout des langues. Chronique réalisée par Michel Feltin-Palas, cap-redactor a aquel jornal. Qu’es aquò un cap-redactor ? C’est un rédacteur en chef. Dedins aquela entrevista / dans cette interview, Francis Cabrel, presenta aquel espectacle, dont le principe consiste à demander à chaque artiste d’écrire dans sa langue en vue d’un spectacle commun.

Qu’est-ce qui motive Francis Cabrel à créer ce genre de spectacle?

Segon el, l’anglés es a chapar lo francés. Pour Francis Cabrel, la langue anglaise prend de plus en plus d’importance, au détriment du français. Il y voit un parallèle avec l’occitan qui s’efface peu à peu devant le français. Parla tanben de son accent que lo cantaire ne patiguèt quand li calguèt anar a París.

Francis Cabrel parle aussi de son accent ?

Jeune chanteur, sa maison de disques l’a obligé à modifier la prononciation du -o- du mot “rose” dans la chanson Petite Marie. Mas en defòra d’aquel primièr disc, jamai non volguèt cambiar son accent / mais en dehors de ce premier album, Francis Cabrel n’a jamais voulu modifier son accent. Fin finala, il a gardé sa prononciation naturelle, ce qui ne l’a pas empêcher de faire carrière, bien au contraire.