Auteur/autrice : Jean-Luc DAVEZAC

Interdiction de l’usage de la langue corse à l’Assemblée de Corse par François Alfonsi

Une décision qui vient à point nommé !Saisi par l’ineffable Préfet Lelarge qui voulait faire annuler des délibérations de l’Assemblée de Corse prises à l’issue de débats où le corse était utilisé par certains orateurs, le Tribunal Administratif de Bastia a rendu sa décision il y a une semaine : les délibérations visées par le Préfet Lelarge sont entachées d’irrégularité en raison de l’article 2 de la Constitution. De quoi relancer avec force la nécessité de réviser la Constitution !Il faut au préalable bien mesurer le totalitarisme de cette décision. La langue corse, langue historique de la Corse, existe naturellement sur son territoire. Elle est le fondement même de sa culture. Une loi prise par des autorités extérieures à ce territoire décide donc d’en proscrire l’usage dans les débats publics du peuple corse, afin de l’obliger à utiliser la langue officielle de l’Etat : cette « décision de justice » est un marqueur incontestable de la réalité totalitaire de cet Etat !Elle est d’autant plus arbitraire qu’elle est prise au nom de l’article 2 de la Constitution ainsi rédigé : « la langue de la République est le français ». De là à en tirer la conclusion que quelques phrases prononcées en Corse dans l’enceinte d’une Assemblée élue contredise cette réalité solidement installée sur tout l’Hexagone, il faut avoir l’esprit particulièrement retors, à l’image des soi-disant « sages » du Conseil Constitutionnel qui ont formalisé la jurisprudence qui le tribunal administratif de Bastia vient d’appliquer aveuglément. Que l’on sache, les défenseurs de la langue corse n’ont jamais eu la prétention de faire du corse « la langue de la République » en lieu et place du français ! Il faut être un brin paranoïaque pour arriver à cette interprétation de l’article 2 de la Constitution. Cette décision a d’ailleurs fait l’objet d’une reprise remarquée dans la presse française (le Monde) et internationale (The Guardian), et d’une réaction immédiate du rapporteur spécial de l’ONU sur les questions des minorités, le québécois Fernand de Varennes qui a tweeté sur son site officiel : « La conclusion que l’usage du français ne peut qu’être exclusif en #France est probablement une atteinte au @droitinternational puisque discriminatoire »Elle n’est pour autant pas une surprise, et elle ne s’applique pas qu’à la Corse. Elle est de la même encre que celle qui a censuré il y a quelques mois la loi Molac adoptée par le Parlement pour favoriser l’enseignement immersif des langues régionales. Il s’agit bien d’une volonté assumée.Il est à noter avec inquiétude que la Nouvelle Calédonie, le territoire le plus « autonome » de la République, qui bénéficie d’un « titre » spécifique dans la constitution, est logé à la même enseigne par rapport à la langue kanake. La proposition d’arrimer l’autonomie de la Corse à un nouveau titre de la constitution, spécifique à la Corse, ne nous protègerait donc pas de ce type de décision fondée sur la jurisprudence établie par le Conseil constitutionnel, telle que celui-ci la confirme à chaque fois. On se souvient même que les attendus de sa décision concernant la loi Molac avaient fait l’objet d’une tribune au vitriol publiée par Emmanuel Macron lui-même sur la page facebook officielle de la Présidence de la République.La modification constitutionnelle à venir doit donc couper les ailes de cette jurisprudence scélérate, pour empêcher que l’article 2 de la Constitution ne soit à nouveau instrumentalisé par ceux qui veulent la mort de la langue corse, comme de toutes les langues régionales de France.Il faut pour cela utiliser l’article 75-1 de la constitution qui stipule que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France ». Ainsi lapidairement rédigé, le Conseil constitutionnel a décidé que la portée de cet article 75-1 serait nulle. Mais complété judicieusement, il peut faire barrage à l’interprétation qui a cours à ce jour de l’article 2 de la constitution. Par exemple, pour illustrer le propos sans préjudice de l’avis des experts constitutionnalistes, il pourrait devenir : « Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France. Leur transmission est favorisée, notamment par l’enseignement, y compris l’enseignement immersif, et leur usage est possible dans la vie publique sur les territoires concernés ».De la sorte la jurisprudence du Conseil constitutionnel, dont s’est inspiré le tribunal administratif de Bastia, serait impossible à appliquer aux langues régionales, et serait réservée aux langues étrangères, ce qui était d’ailleurs la volonté clairement exprimée par le législateur quand la rédaction de l’article 2 de la Constitution a été modifiée en 1992.En remettant cette question au cœur du débat alors que le processus de Beauvau sur l’avenir de la Corse vient d’être relancé par le Président de la République en personne, le Préfet Lelarge et le tribunal administratif de Bastia nous rendent en fait bien service, ainsi qu’à tous ceux qui se battent pour leurs langues régionales en France, car seule une décision de portée générale pourra surmonter le barrage constitutionnel fait à la langue corse. Ce sera, à n’en pas douter, un des enjeux forts des négociations à venir.

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Le groupe parlementaire LIOT meneur de la fronde contre le gouvernement .

C’est le plus petit des groupes à l’Assemblée nationale ,  Liot, premier signataire de la motion de censure « transpartisane » déposée vendredi 17 mars contre le gouvernement en riposte au 49.3.

20 députés sont réunis sous la bannière « Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires » : des centristes, d’Outre-mer, 3 nationalistes corses , le Breton Paul Molac et quatre dissidents PS .

« Nous sommes des députés indépendants qui travaillons hors clivages politiques »,  déclare  leur chef de file, le député de la Meuse Betrand Pancher. Issu du Parti radical, il se revendique d’un humanisme « par le dialogue, par les territoires et une nouvelle forme de démocratie » moins vertical

L’absence de couleur politique marquée du groupe doit permettre à tous les autres opposants de se rallier à la motion de censure « transpartisane »,

Liot ne disposant pas d’un nombre de députés suffisants les quatre groupes de l’alliance de gauche Nupes ont décidé d’apporter leur renfort pour atteindre la soixantaine de signatures requise

La motion de censure devra recueillir une majorité absolue, soit 287 voix.

Extrait du rapport annuel de la Cour de Comptes.

Extrait du rapport annuel de la Cour de Comptes.

Deux siècles d’évolution législative et institutionnelle pour arriver à une timide décentralisation qui ne va pas assez loin pour la rendre efficace, qui a connu trop de mauvais choix pour permettre de faire des économies et qui s’est émiettée sur tellement de strates que cela en est devenu illisible pour l’électeur.

En Bretagne, nous avons quelques pistes de solutions : Assemblée de Bretagne, retrait des Préfets, autonomie législative et fiscale

Anne Etchegoyen remue ciel et terre

La chanteuse Anne Etchegoyen veut plus d’espace

Musiques en langues dites régionales dans les médias français

La chanteuse Anne Etchegoyen veut plus d’espace pour les musiques en langues dites régionales dans les médias français.Depuis de nombreux mois, Anne Etchegoyen remue ciel et terre pour défendre les artistes qui s’expriment dans leur langue régionale. La chanteuse basque a questionné sur cette situation la Ministre de la culture, le député Molac (le rapporteur de la loi éponyme en faveur des langues régionales), ou encore le président de la SACEM…

Le constat est simple : alors que la Loi Toubon de 1996 défend l’usage du français dans les médias, il n’existe aucun dispositif qui protège les œuvres en basque, occitan, corse, breton… sur les chaines de radio ou de télévision françaises.

Des quotas spécifiques en leur faveur dans les médias permettrait une meilleure connaissance des identités régionales, cela faciliterait aussi le quotidien des artistes qui font le choix de s’exprimer dans la langue de leur territoire.

Appel à candidatures “ENSENHAR Professor.a” 2023/2024

Pour la première fois, l’OPLO et les quatre académies de Bordeaux, Limoges, Montpellier et Toulouse ouvrent un appel à candidatures commun dans le cadre du dispositif « ENSENHAR Professor.a. »

« ENSENHAR Professor.a », qu’es aquò ?

“ENSENHAR Professor.a” est un dispositif piloté par l’Office public de la langue occitane (OPLO), en collaboration avec les services de l’Éducation nationale, aux niveaux académiques et départementaux.

Il s’agit de former, sur une année scolaire, des enseignant.e.s capables d’enseigner l’occitan et en occitan.

Pour la rentrée 2023-2024, l’OPLO assumera l’intégralité du coût de la formation, la rémunération des professeur.e.s du 1er et du 2nd degré étant assurée par l’Éducation nationale et maintenue en totalité.

A qui s’adresse ce dispositif ?

Tout.e enseignant.e du 1er degré peut prétendre enseigner la langue occitane. Au 2nd degré, une habilitation à enseigner en occitan peut être obtenue, soit pour enseigner l’occitan comme LVR, soit pour enseigner sa discipline en occitan s’il s’agit d’une DNL.

“ENSENHAR Professor.a” s’adresse aux enseignant.e.s titulaires qui sont en poste au sein de l’Éducation nationale (1er et 2nd degré) dans l’académie de Bordeaux, Limoges, Montpellier ou Toulouse.

A titre exceptionnel et sous réserve de possibilités de mutations dans l’académie concernée, le dispositif peut aussi s’adresser aux enseignant.e.s titulaires qui sont en disponibilité (non-rémunéré.e.s par l’Éducation nationale) ou qui bénéficient d’un congé formation hors académie de Bordeaux, Limoges, Montpellier ou Toulouse.

Comment cela se passe ?

  1. Un dossier de candidature devra être adressé au Rectorat et à l’Office public de la langue occitane.
  2. Une audition par un jury est prévue début avril.
  3. Les professeur.e.s sélectionné.e.s bénéficieront d’une décharge de cours à plein temps durant les 10 mois de la formation, sur la totalité de l’année scolaire 2023/2024, en alternant des cours et des stages en classe.
  4. Plus d’information sur la procédure : https://www.ofici-occitan.eu/fr/vous-souhaitez-enseigner-loccitan/dispositif-ensenhar-professeur/

Webinaire d’information le 8 mars 2023 à 16h30

Afin de répondre aux questions des enseignant.e.s, l’OPLO propose un webinaire d’information le mercredi 8 mars 2023 de 16h30 à 18h00.

S’inscrire pour le webinaire du 08/03 à 16h30

Dépôt des candidatures des enseignant.e.s : entre le 15/02 et le 24/03 2023

Pour la première fois, l’OPLO et les quatre académies de Bordeaux, Limoges, Montpellier et Toulouse ouvrent un appel à candidatures commun dans le cadre du dispositif « ENSENHAR Professor.a. »

« ENSENHAR Professor.a », qu’es aquò ?

“ENSENHAR Professor.a” est un dispositif piloté par l’Office public de la langue occitane (OPLO), en collaboration avec les services de l’Éducation nationale, aux niveaux académiques et départementaux.

Il s’agit de former, sur une année scolaire, des enseignant.e.s capables d’enseigner l’occitan et en occitan.

Pour la rentrée 2023-2024, l’OPLO assumera l’intégralité du coût de la formation, la rémunération des professeur.e.s du 1er et du 2nd degré étant assurée par l’Éducation nationale et maintenue en totalité.

A qui s’adresse ce dispositif ?

Tout.e enseignant.e du 1er degré peut prétendre enseigner la langue occitane. Au 2nd degré, une habilitation à enseigner en occitan peut être obtenue, soit pour enseigner l’occitan comme LVR, soit pour enseigner sa discipline en occitan s’il s’agit d’une DNL.

“ENSENHAR Professor.a” s’adresse aux enseignant.e.s titulaires qui sont en poste au sein de l’Éducation nationale (1er et 2nd degré) dans l’académie de Bordeaux, Limoges, Montpellier ou Toulouse.

A titre exceptionnel et sous réserve de possibilités de mutations dans l’académie concernée, le dispositif peut aussi s’adresser aux enseignant.e.s titulaires qui sont en disponibilité (non-rémunéré.e.s par l’Éducation nationale) ou qui bénéficient d’un congé formation hors académie de Bordeaux, Limoges, Montpellier ou Toulouse.

Comment cela se passe ?

  1. Un dossier de candidature devra être adressé au Rectorat et à l’Office public de la langue occitane.
  2. Une audition par un jury est prévue début avril.
  3. Les professeur.e.s sélectionné.e.s bénéficieront d’une décharge de cours à plein temps durant les 10 mois de la formation, sur la totalité de l’année scolaire 2023/2024, en alternant des cours et des stages en classe.
  4. Plus d’information sur la procédure : https://www.ofici-occitan.eu/fr/vous-souhaitez-enseigner-loccitan/dispositif-ensenhar-professeur/

Webinaire d’information le 8 mars 2023 à 16h30

Afin de répondre aux questions des enseignant.e.s, l’OPLO propose un webinaire d’information le mercredi 8 mars 2023 de 16h30 à 18h00.

S’inscrire pour le webinaire du 08/03 à 16h30

Dépôt des candidatures des enseignant.e.s : entre le 15/02 et le 24/03 2023