Auteur/autrice : Jean-Luc DAVEZAC

(12) Lors de la fête d’été de Sebazac

Lors de la fête d’été de Sebazac, Daniel et Anne, président et secrétaire de Ligams ont passé le ligam à Remèsi Fermin-Trocha , Cordae La Talvera et Élodie Maria Boivert , présidente, secrétaire et référente secteur C òrdas de Ligams Tarn.

Retrouvez-nous en mai 2025 pour La Passem dins Tarn.

Merci à Rabastinh òla et Benoit Madesclair référence secteur Rabastens pour le partage du stand.

Merci à Gardarem L’estivada pour tous ces moments et de nous avoir permis de retrouver notre été.

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A l’année prochaine

« Ciéuta Mistralenco »

La vilo de Vau-Verd (Gard) èro à l’ounour, à de-matin, quand moussu lou Maire Jan Denat signè la charto « Ciéuta Mistralenco » emé lou Capoulié Paulin Reynard.

Uno ceremounié belamen ourquestrado pèr la majouralo Anoliso Chevalier, en presènci di sòci de l’escolo felibrenco Sian d’aqui, di cavalié de la Nacioun gardiano e d’un publi tria.

Te reo tumu, la langue maternelle 

Retour sur un article

«Si on ne fait rien, dans une génération nous aurons affaire à une langue morte». Cette déclaration du linguiste Jacques Vernaudon est sans équivoque, le tahitien se meurt. Le documentaire de Cybèle Plichart : Te reo tumu – la langue maternelle explore la situation de l’apprentissage et de la transmission du reo tahiti. Pourquoi les familles de Polynésie française sont-elles en train de basculer vers le français ? Peut-on inverser la tendance? Grâce à plusieurs personnages comme Vinitua, féru de ‘ōrero (art oratoire), ou Tevaite, qui a décidé d’«apprendre sa langue», ce documentaire propose une réflexion autour d’une langue en perte de vitesse … avec pour secret objectif de donner envie à tous de «s’y (re)mettre» et surtout de transmettre.

(83) Champion olympique du pitalugue

Par Alain Guarino

Je vous présente le champion olympique du 100 mètres brasse provençale, dite technique du pitalugue.

Voici les champions olympiques en titre de galoubet synchronisé.

Nous devions participer à la cérémonie d’ouverture mais les organisateurs de Paris 2024 ont finalement préféré faire appel à Aya Nakamura à la dernière minute.

Pourtant, nous étions prêts à renégocier notre cachet à 2 millions d’euros.

Exceptionnelle trouvaille d’Olivier Rossi

Publié par Alain Guarino.

Les grandes figures politiques de la Révolution française, mûes par la volonté d’abolir les privilèges de l’Ancien Régime, selon la version officielle, n’en restaient pas moins pragmatiques.

Avec la Première République, il en fut fini des libertés provençales mais le parler du bon peuple demeurait le provençal malgré la francisation progressive de la Provence depuis le XVe siècle.

L’influence du français est perceptible dans cette constitution en provençal. Les caractéristiques de la forme ancienne de la langue avaient depuis longtemps disparu au profit d’une graphie phonétique.

Un peu plus d’un demi-siècle plus tard, Mistral et Roumanille mettront au point une norme orthographique bien dans son époque et qui reste, à ce jour, celle qui est majoritairement utilisée en Provence par les institutionnels et dans le milieu culturel associatif.

Lo « Manuel de linguistique occitane »

Lo « Manuel de linguistique occitane » que prepausa ua vista d’ensemble suu maine occitan e de la lingüistica occitana, dont las recèrcas mei recentas. L’obratge qu’ei dirigit per Louise Esher e Jean Sibille.

[FR] 📕 Le « Manuel de linguistique occitane » propose une vue d’ensemble sur le domaine occitan et de la linguistique occitane, y compris les recherches les plus récentes. L’ouvrage est dirigé par Louise Esher et Jean Sibille.

Aquí ! I sèm !

Ça y est ! Nous y sommes ! A la veille du renouveau d’une Estivada occitane, gratuite, festive, populaire et conviviale ! L’Estivada est morte ? Vive la Nòv’Estivada !

Aquí ! I sèm ! A la velha del reviscòl d’una Estivada occitana, gratuita, festiva, populara e conviviala ! L’Estivada es mòrta ? Visca la Nòv’Estivada !

Ça y est ! Nous y sommes ! A la veille du renouveau d’une Estivada occitane, gratuite, festive, populaire et conviviale ! L’Estivada est morte ? Vive la Nòv’Estivada ! A la velha del reviscòl d’una Estivada occitana, gratuita, festiva, populara e conviviala ! L’Estivada es mòrta ? Visca la Nòv’Estivada !

Ça y est ! Nous y sommes ! A la veille du renouveau d’une Estivada occitane, gratuite, festive, populaire et conviviale ! L’Estivada est morte ? Vive la Nòv’Estivada !

(47) Les agriculteurs occitans sur le tour

Pas d’image lors des reportages t:v, les agriculteurs marquaient le tour par leur présence avec des tracteurs; aucune image politique ou de présence syndicale n’est permise par les organisateurs de cette manifestation prestigieuse.

Mais ils ont su hisser le drapeau occitan ! France 3 Aquitaine les a interviewés, la Coordination rurale 47 a su expliquer leur présence. Heureux et fiers d’être agriculteurs et ‘être occitans !

La tissa

Conte urban, per Joan-Claudi Renós, lo dich Toidibò (Camine en vietnamian)

La tissa

Pas ren aclinava lo papet Crosat e la mameta Duganel a s’encontrar. Environas diferentas, educacions diferentas, vejaires politics e religiós diferents. Lo papet Crosat èra catolic e puslèu de drecha, e la mameta Duganel èra uganauda e puslèu d’esquèrra. Mai cadun sap, dempuei lo General, que la vielhesa es un naufragi. E un jorn l’un e l’autre s’en venguèron encalar a l’ehpad  “Residéncia Lo Soleu”. E puèi prenguèron per costuma de se solelhar pas luènh l’un de l’autre sus una cadièra lònga, e una rason en tirassant una autre, e la solesa, se lei veguèt lèu cada jorn conversar ensemb. E meme se tutejar. Èra “Anfós” per aicí, “Maria-Terèsa” per aquí. E es come aquò qu’un jorn n’en venguèron de charrar de tissas maridas.

– Ieu que te parle, diguèt l’Anfós, ai pissat au lièch fins a 15 ans, e puèi un jorn, plus ren, ma tissa es estada acabada.

– E come as fach, venguèt la Maria-Terèsa  ?

– La volença, diguèt l’Anfós, tot ben just la volença.

Un momenton, e lo papet Crosat reprenguèt :

– Quand me son venguts de peus sota lo nas, prenguère la tissa de me careçar la mostacha, çò qu’encanhava fòrça mei gens, e puei ma femna. Meme quand m’ai agut rasclat lei bocas, me careçave pr’aquò la brega. Et puèi un jorn, a 25 ans, plus ren, perdeguère la tissa.

– La volença ?

– Eh òc, la volença.

Encara un momenton, e lo papet Crosat reprenguèt un còp mai :

– Mai la tissa que me donèt mai lei nèrvis, siguèt leis unglas. Me siáu roganhat lei unglas fins a 75 ans. E puèi un jorn, plus ren.

– La volença aquí encara ?

– Eh non, ai copat lo dentièr.

La tissa

Le papet Crosat et la mameta Duganel n’étaient pas nés pour se rencontrer, milieux différents, éducations différentes, opinions politiques et religieuses différentes, rien ne les prédisposait à se rencontrer. Mais chacun sait que la vieillesse est un naufrage, et un jour l’un et l’autre vinrent s’échouer à l’Ehpad. Et puis ils avaient pris l’habitude de soleiller non loin l’un de l’autre, et un mot en entrainant un autre, on les vit bientôt tous les jours converser ensemble. Et même se tutoyer. C’était Alphonse par ci, Marie-Thérèse par là. Et c’est ainsi qu’un jour ils en vinrent à parler des mauvaises habitudes.

– Moi qui te cause j’ai pisser au lit jusqu’à 15 ans, et puis un jour, plus rien, j’avais surmonté la tissa.

– Et tu as fait comment ?

– La volonté, dit le papet Crosat, juste la volonté.

Un petit moment, et le papet Crosat reprit :

– Quand il m’a poussé des poils sous le nez, j’ai pris l’habitude de me caresser la moustache, ce qui énervait beaucoup mes parents et ma femme. Même en me rasant, je me caressais quand même la lèvre. Et puis un jour, à 25 ans, plus rien, j’avais surmonté la tissa.

– La volonté ?

– Et oui, la volonté.

– Mais la tissa qui m’a le plus énervé, c’est les ongles. Je me suis rongé les ongles jusqu’à 75 ans. Et puis un jour plus rien.

– La volonté là encore ?

– Et non, j’ai cassé mon dentier.

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