Catégorie : Actualités

– Savoie – Le fédéralisme facilite les consensus…

Ce mercredi 14 janvier en soirée, j’aurai le plaisir de lancer un cycle de quatre réunions publiques, dans le cadre des législatives partielles sur la 3ème circonscription de Haute-Savoie, suite à la démission de Christelle Pétex. Ce sera à la mairie de Boëge. Accueil dès 19h30.
En cette période de campagne, les médias sont de marbre. Les débats qui devraient se développer ne se feront que par les réseaux alternatifs et le bouche à oreille. Aussi, je fais appel à vous pour diffuser cette information auprès de vos amis de cette circonscription, couvrant la vallée de l’Arve de Thyez à Arenthon, allant de la vallée verte au Salève. Voici quelques questions que j’aborde d’ores et déjà :

  • En quoi un député « régionaliste » en Haute-Savoie, s’ajoutant aux neuf déjà présents à l’assemblée nationale, peut apporter un impact fort pour notre territoire ?
  • N’y-a-t-il pas urgence à développer un courant nouveau axé sur l’autonomie des territoires, le fédéralisme, la démocratie directe ?
  • En quoi le fédéralisme facilite les consensus… ce qui manque tant au système centraliste de la Ve République ?
  • Jusqu’à quand la Savoie (73+74), va-t-elle laisser passer sa chance de mettre en place un statut répondant à ses spécificités ?

Je vous invite à venir en débattre.

Au plaisir de vous rencontrer,

Interview de Jean Luc Davezac président de Bastir Occitania dans Mar Nòstra sur Ràdio Lengadòc 95.5 fm – 97.0 Par Joan Pèire Laval

https://www.lengadoc.eu/podcast/bastir

Depuis quelques années, un mouvement est très actif dans les pays occitans : Bastir Occitania .

C’est un mouvement régionaliste, présent dans les élections régionales et Européennes et bientôt dans les élections municipales de mars 2026 .

Joan-Pèire Laval reçoit dans son émission Mar Nòstra sur Ràdio Lengadòc le président de Bastir Occitania Jean-Luc DAVEZAC.

Langue et la culture occitanes en Dordogne

𝐀𝐝𝐡𝐞́𝐬𝐢𝐨𝐧 𝟐𝟎𝟐𝟔, 𝐪𝐮𝐨̀ 𝐞𝐬 𝐥𝐨 𝐦𝐨𝐦𝐞𝐧𝐭 !

Adhérer à Novelum IEO Périgòrd, c’est soutenir la langue et la culture occitanes en Dordogne et nous aider à mener nos actions tout au long de l’année.

👉 𝑼𝒏 𝒑𝒆𝒕𝒊𝒕 𝒈𝒆𝒔𝒕𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒗𝒐𝒖𝒔, 𝒎𝒂𝒊𝒔 𝒖𝒏 𝒗𝒓𝒂𝒊 𝒔𝒐𝒖𝒕𝒊𝒆𝒏 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒏𝒐𝒖𝒔.

Adhésion en ligne ou bon d’adhésion à télécharger sur notre site :

Une belle veillée de Toulouse

Encore une belle veillée de Toulouse aime les contes hier soir à Ostal d’Occitania – Maison de l’Occitanie

Je remercie le public venu nombreux et les artistes qui ont regalé nos oreilles : Dominique, Sergi, Jean-Claude Caussé, Patrick Payre, Toch Attitud, Benoît Hau, Etienne, Thomas, Suzon Mouilleau Conteuse, Mine2rien, Poet.bar31, David, Sebastien Geze, Céline Cerighelli

Prochaine veillée le dimanche 8 février à 18h00 pétantes ! Merci d’être à l’heure

TOULOUSE : le Nouvel An berbère, une nouvelle fois célébré

À l’occasion de Yennayer 2976, le Nouvel An berbère, #Toulouse a une nouvelle fois célébré un moment fort de partage et de convivialité à la Maison de l’Occitanie.

🙏🏻 Dans ce lieu dédié aux cultures, aux langues et à la transmission, la célébration de Yennayer prend tout son sens : celui du dialogue entre les héritages, du respect des traditions et du vivre-ensemble.

Cette célébration coïncidait avec le Nouvel An orthodoxe. Pour l’occasion, des chants ukrainiens sont venus enrichir la soirée, illustrant la diversité des cultures présentes et leur capacité à se rencontrer.

Un grand merci à l’association Azamul, à sa présidente Nadira Hamitouche, ainsi qu’à l’ensemble de ses membres pour leur engagement fidèle et la qualité de cette belle soirée.

🌳 Pour marquer l’entrée dans l’année 2976, un arbre a été planté, symbole d’enracinement, de mémoire et d’avenir partagé.

Assegas ameggaz à tous !

– Catalogne – Jordi Vera : Fourques se construit avec vous !!!

Retour sur notre week-end de terrain – samedi et dimanche 10 et 11 janvier.

Durant ce week-end nous sommes allés à votre rencontre, en petits groupes, pour distribuer notre programme dans toute la commune.

Avant tout, ces passages avaient pour but de vous saluer et de créer un premier contact, mais aussi, lorsque cela était possible, d’échanger quelques mots, d’écouter vos idées, vos attentes et vos préoccupations.

Ces échanges sincères et constructifs renforcent notre engagement pour Fourques.

📅 Rendez-vous le vendredi 13 février à 18h30

📍 Foyer rural de Fourques

Nous vous invitons à venir nombreux à notre réunion publique, un temps d’échange ouvert à tous pour partager notre vision de Fourques, nos projets et répondre à vos questions.

👤 Pour celles et ceux qui n’auraient pas encore échangé avec Monsieur Jordi Vera, et qui le souhaiteraient, il peut venir à votre rencontre. N’hésitez pas à le contacter via notre page Facebook.

📄 Vous trouverez en photo notre programme, celui que nous vous avons distribué.

➡️ Fourques se construit avec vous.

Au plaisir de vous retrouver le 13 février !

#fourques#election#municipales2026

Pour la France du fédéralisme

Borloo a raison, il défend l’idée pour la France du fédéralisme et de la mise en place des provinces comme échelon quasiment unique de la décentralisation.

Il dresse un inventaire brutal de l’organisation française et du mille-feuilles : 13 régions, 101 départements, 35 000 communes, 22 métropoles, plus de 1 200 intercommunalités, sans compter agences, caisses et autorités diverses. Au total, pas moins de sept échelons politico-administratifs se partagent les politiques publiques. Tout le monde fait un peu de tout, et n’importe quoi et personne n’est vraiment responsable.

Contrairement à ceux qui prônent simplement « moins d’État », Borloo plaide pour « mieux d’État ». Il veut un État recentré sur le régalien : sécurité, justice, défense, diplomatie, grandes infrastructures nationales et garantie d’un socle commun en matière de santé et d’éducation. Mais tout le reste – logement, aménagement, éducation, politique de la ville, santé au quotidien – devrait selon lui être confié aux provinces.

Comment peut on se décoloniser et de désaliéner ?

En tant qu’Occitan vivant en France, comment peut on se décoloniser et de désaliéner ?

La question touche à quelque chose de profond, à la fois personnel, culturel et politique. Pour un·e Occitan·e vivant en France, se décoloniser et se désaliéner ne veut pas dire “se séparer” ou “rejeter tout le reste”, mais reprendre pouvoir sur sa langue, son histoire et sa manière de se penser dans un cadre qui a longtemps nié ou folklorisé ces dimensions.

Voici des pistes, organisées du plus intime au plus collectif.

1. Reprendre conscience de l’histoire réelle (désapprendre le récit dominant)

La première étape est souvent intellectuelle :

• Comprendre que l’Occitanie n’est pas “une région parmi d’autres”, mais un espace culturel et linguistique colonisé intérieurement (interdiction de la langue, humiliation scolaire, centralisation).

• Lire l’histoire du point de vue occitan :

◦ la Croisade contre les Albigeois,

◦ la destruction des institutions médiévales,

◦ l’imposition du français comme langue unique,

◦ la honte linguistique organisée.

• Identifier les mécanismes d’aliénation :

◦ folklore sans pouvoir réel,

◦ accent moqué,

◦ langue réduite à un “patrimoine” mort.

👉 Se décoloniser, c’est souvent d’abord nommer ce qui a été effacé.

2. Se réapproprier la langue (même imparfaitement)

La langue est centrale, mais sans culpabilité.

• Apprendre ou réapprendre l’occitan à ton rythme (cours, autodidacte, musique, réseaux).

• L’utiliser là où c’est possible :

◦ dans la famille,

◦ entre ami·e·s,

◦ sur les réseaux,

◦ dans la création (écriture, chant, humour).

• Accepter un occitan imparfait, hybride, vivant.

👉 Parler occitan n’est pas un examen de pureté :

c’est un acte politique doux, quotidien.

3. Décoloniser son regard sur soi-même

C’est souvent la partie la plus invisible.

Pose-toi ces questions :

• Ai-je intégré l’idée que “le français est supérieur” ?

• Est-ce que je considère ma culture comme “moins moderne”, “moins sérieuse” ?

• Ai-je honte de mon accent, de mes origines rurales, de mon nom ?

Travail de désaliénation :

• Revaloriser les savoirs locaux (rapport à la terre, au collectif, au temps).

• Refuser l’auto-dérision permanente imposée aux cultures dominées.

• Comprendre que la centralité parisienne n’est pas la norme universelle.

4. Créer plutôt que seulement préserver

La colonisation survit quand une culture est figée.

• Créer en occitan ou à partir de l’occitan :

◦ musique contemporaine,

◦ rap, rock, électro,

◦ littérature actuelle,

◦ memes, vidéos, podcasts.

• Sortir du musée et de la reconstitution.

👉 Une culture vivante n’a pas besoin de permission.

5. S’inscrire dans des collectifs (sans dogmatisme)

La désaliénation est difficile seul·e.

• Associations culturelles occitanes

• Écoles Calandreta

• Collectifs artistiques ou militants

• Espaces de transmission intergénérationnelle

Mais attention :

• méfiance envers le purisme,

• méfiance envers la nostalgie paralysante,

• méfiance envers le repli identitaire.

👉 Se décoloniser ≠ se fermer

👉 Se décoloniser = se ré-enraciner pour mieux dialoguer

6. Politiser sans réduire

Enfin, pour certain·e·s, il y a une dimension politique :

• Défense des langues minorées

• Décentralisation réelle

• Droits culturels

• Reconnaissance juridique

Mais la désaliénation peut aussi être :

• culturelle,

• artistique,

• éducative,

• intime.

Il n’y a pas une seule voie légitime.

En résumé

Se décoloniser comme Occitan, c’est :

• reprendre conscience,

• retrouver une langue et une mémoire,

• refuser la honte,

• créer du vivant,

• transmettre,

• et choisir soi-même ce que signifie “être d’ici”.