Auteur/autrice : Jean-Luc DAVEZAC

Souvenons-nous

Il fait beau ce dimanche…. certains sont peut-être en vacances …

Il y a deux ans, Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, était lâchement assassiné par un fanatique islamiste. N’oublions jamais. Face à l’obscurantisme, défendons la liberté de penser et la laïcité qui permettent à tous de vivre ensemble et de former des citoyens éclairés.

Factures énergétiques à la charge des associations: coût exorbitant !

Cette semaine nous avons ouvert  une pétition suite à décision de la mairie de Toulouse d’imposer à nos associations utilisatrices de leurs salles de payer les factures énergétiques. Coût exorbitant qui nous serait impossible d’absorber. Je vous remercie d’avance pour votre soutien.

Un rassemblement est prévu mercredi prochain à 15h. ➡️https://www.change.org/p/croix-de-pierre-activit%C3%A9s-en-danger

Notre courrier « Madame Pharamond, Nous avons informé nos adhérents de la décision de la mairie de se désengager des frais de gaz et d’électricité dans les locaux que nous occupons, et de notre impossibilité d’assumer dorénavant ces frais qui dépassent aujourd’hui les 10000€/an pour une association comme la nôtre. Une pétition a été lancée en ligne, et devrait atteindre d’ici peu les 300 signatures et 1500 vues. Les habitants du quartier n’ont pas votre sentiment que nous « profitons » de ces locaux, ils savent que nous LES faisons profiter d’activités culturelles de proximité depuis plus de 20 ans, et considèrent qu’en ces temps difficiles, les élus doivent aider le tissu associatif plutôt que de le détruire. Une forte mobilisation est en train de se former, et un rassemblement est prévu devant la mairie de quartier Croix de Pierre mercredi 19 octobre à 15h, nous tenions à vous en informer. Des médias ont été sollicités. Cordialement, Bureau de Croix de Pierre Activités Rachel Joseph (présidente) Jimmy Smith (trésorier) »

Langue basque : la rectrice en immersion dans une classe immersive

En déplacement à l’école primaire publique d’Ascain le jeudi 13 octobre, Anne Bisagni-Faure a confirmé le soutien du ministère de l’Éducation à l’immersion en basque en maternelle. Le maire, Jean-Louis Fournier, lui a fait part de l’intérêt de prolonger cet enseignement dans le premier degré.

Une visite hautement symbolique. Après une longue phase de blocage, la rectrice de l’Académie de Bordeaux, Anne Bisagni-Faure, a reconnu les bienfaits de l’enseignement immersif lors d’un déplacement exclusivement consacré à la langue basque, le jeudi 13 octobre à l’école primaire publique bilingue d’Ascain. Elle a confirmé le soutien du ministère de l’Éducation à l’immersion en maternelle, et insisté sur le « respect du choix des parents ».

« Je suis venue aujourd’hui dans cette école témoigner du soutien de l’Académie au développement de l’enseignement de la langue vivante régionale par le bilinguisme [selon] différentes modalités d’ailleurs, à parité horaire ou dans l’immersif, puisque cette école bénéficie d’une section immersive en maternelle » a-t-elle expliqué, soulignant que 41 % de l’ensemble des élèves du Pays Basque Nord suivent un enseignement bilingue ou immersif.

Après avoir visité une classe immersive et rencontré les équipes pédagogiques, la rectrice a témoigné avoir « vu un professeur expérimenté » ainsi que « des élèves extrêmement actifs et autonomes ».

Le maire d’Ascain veut aller plus loin

Le premier édile de la commune, Jean-Louis Fournier, a fait valoir auprès d’Anne Bisagni-Faure « l’intérêt évident d’aller plus loin » dans l’enseignement immersif et de « dépasser le cadre de la maternelle », à l’instar de ce qui est désormais une réalité à l’école d’Irissarry. Pour le maire, c’est la seule solution pour « que les enfants soient réellement bilingues » car juge-t-il, « l’enseignement tel qu’il est fait [bilingue à parité horaire] n’est pas très satisfaisant. »

Interrogée par MEDIABASK, la rectrice a répondu qu’un déploiement du modèle d’Irissarry serait « bien sûr » possible techniquement car « conforme à la circulaire, tant que nous respectons le caractère facultatif du choix » a-t-elle insisté.

Une dizaine d’autres demandes

La rectrice a évoqué « une petite dizaine » de requêtes en cours pour l’ouverture de nouvelles classes immersives, bien que les inspecteurs soient encore en train de recueillir les demandes. Elle a cependant assuré que les réponses ne seraient pas données « au dernier moment. »

Bac et brevet

Sur le thème du brevet et du baccalauréat en langue basque, Anne Bisagni-Faure a répondu : « En ce qui concerne le diplôme national du brevet, il y a eu une réunion entre les membres de l’OPLB [Office public de la langue basque] et le ministère dans un dialogue très ouvert. À l’issue de cette réunion, il a été convenu qu’une décision serait prise avant la tenue des prochains examens. Le calendrier a été précisé. » Quant au bac, aucune échéance n’est encore évoquée.

Ukraine Libre – Toulouse

· L’Association Ukraine Libre est à la recherche de bénévoles!

Un des volets de nos activités, est l’organisation d’événements (mobilisation citoyenne, concerts caritatifs, conférences)

A ce sujet, nous organisons une rencontre ce dimanche 16 octobre à 16h30 au bureau d’Ukraine Libre (7 rue Clemence Isaure). Durée : 1h30

Les sujets abordés seront : une courte présentation de notre association, les projets en cours et les possibilités d’implication des bénévoles dans ces projets.

Nous remercions CASO patrimoine pour la mise à disposition à titre gratuit d’un bureau pour notre association 💙💛

LOZERE DECALEE

Bernard Granjean sort Au gai Canut, son 2e polar déjanté

A l’occasion de la sortie le 1er octobre de son polar Au gai Canut, une nouvelle enquête de Raoul Bavart et Jean-Marie Bette qui se déroule dans le milieu des EHPAD, rencontre en vidéo avec Bernard Granjean. L’auteur lozérien de 76 ans, revient ici sur la genèse de sa série de polar, son parcours mais aussi ses centres d’intérêt et d’inspiration.

« Des morts pour de rire »

Son duo d’enquêteurs, toujours passionnés de gastronomie et de bons beaujolais, est composé par un commissaire aux méthodes particulières et un jésuite au crâne chauve, « pittoresques et burlesques », précise Bernard Granjean, « ce n’est pas du tout un polar tragique, c’est un divertissement ». Il a pour ambition de sortir chaque année une nouvelle aventure de son duo atypique, toujours dans le même registre, sans se prendre au sérieux, « des morts pour de rire ».

Cyprien

Rencontre avec Romano Prodi

Rencontre d’ Alexis Boudaud avec Romano Prodi : « Ho speso tutta la mia vita politica per riunire le culture del riformismo. »

Romano Prodi, né le 9 août 1939 à Scandiano, est un économiste et homme d’État italien, membre du Parti démocrate. Ministre de l’Industrie entre 1978 et 1979, il dirige ensuite à deux reprises l’Institut de reconstruction industrielle, dont il assure avec succès le démantèlement.

En 1995, il fonde la coalition de centre gauche « L’Olivier », qu’il conduit à la victoire aux élections anticipées de 1996.

Il est alors nommé président du Conseil des ministres, poste auquel il est contraint de renoncer au bout de deux ans seulement. Toutefois, en 1999, il est désigné président de la Commission européenne, en remplacement de Jacques Santer. Au cours de son mandat de cinq ans, il mène à bien l’élargissement de l’Union européenne de 2004, qui voit dix pays rejoindre l’UE.

Il redevient président du Conseil des ministres italien du 17 mai 2006 au 8 mai 2008.

Guerre en Ukraine : un nouveau seuil a été franchi

par François ALFONSI, Député européen ALE, membre de Femu a Còrsica, Président de RPS

L’invasion de l’Ukraine par l’armée russe a déclenché une escalade militaire qui prend chaque jour une tournure plus dangereuse et plus lourde de conséquences pour l’Europe et le monde. Comment cela va-t-il se terminer ?

Les logiques de guerre vont toujours crescendo. A son huitième mois, le conflit ukrainien vient de franchir un nouveau seuil, et le danger devient chaque jour plus grand aux portes de l’Europe.

L’armée ukrainienne devait être rapidement balayée selon les plans russes du départ. Non seulement elle a résisté, mais elle est en phase de reconquête de son territoire. Elle développe aussi des actions secrètes de vaste ampleur comme la destruction partielle du pont de Kertch construit à grands frais pour relier la Russie et la Crimée.

Militairement, ce pont est indispensable pour ravitailler la zone de Kherson en armes et en hommes, là où se joue l’issue de la contre-offensive ukrainienne après les succès rencontrés sur le front à l’est de Kharkiv. Malgré l’ampleur de la destruction opérée, l’infrastructure a conservé une capacité de transit et elle va continuer à remplir sa fonction stratégique. Mais l’action d’éclat de l’Ukraine appelait automatiquement une réponse.

Un déluge de missiles et de roquettes a été envoyé par la Russie en représailles à ce coup d’éclat qui affaiblit politiquement Vladimir Poutine. Et, suivant la logique de l’escalade, une nouvelle donne intervient avec l’entrée en guerre du Bélarus contre l’Ukraine. Ce renfort de la Biélorussie, vassal et obligé de Moscou, était prévisible à l’heure où l’armée russe recherche de nouvelles forces à engager dans le conflit pour en renverser le cours qui, depuis cet été, lui est défavorable.

De ces quelques éléments, on peut tirer la conclusion que les deux belligérants ont du répondant, et que donc la fin de la guerre n’est pas pour demain, aucune des deux parties ne pouvant envisager de s’avouer vaincue, ni l’Ukraine qui renoncerait alors à son indépendance, ni la Russie qui verrait s’effondrer sa stature internationale. Et dans le sillage des deux belligérants, ceux qui les soutiennent doivent admettre que les conséquences du conflit dureront longtemps pour eux aussi,

Aux premières loges, l’Union Européenne Les réfugiés y sont des millions qu’il faut héberger, nourrir, éduquer et préparer à regagner un jour leur pays. Les secours d’urgence devront donc s’inscrire dans la durée. L’approvisionnement en armes de l’armée ukrainienne devra continuer et se hisser même à un niveau supérieur. Et surtout, il faudra faire face à la crise énergétique consécutive à l’arrêt des fournitures de gaz par la Russie.

La destruction sur les fonds marins de la Mer Baltique des gazoducs NordStream1 et NordStream2 qui relient directement la Russie à l’Allemagne crée à cet égard une situation définitive de pénurie dès cet hiver, et plus encore lors des hivers à venir.

Avant la pénurie était à craindre ; désormais, elle est certaine. Tant que ces deux gazoducs étaient là, la Russie pouvait faire pression et obtenir, de l’Allemagne notamment, quelques concessions. D’ailleurs NordStream1 a été en service durant tous ces derniers mois ce qui a permis de remplir les réserves souterraines allemandes. Beaucoup soupçonnent l’Ukraine d’être à l’origine de cet attentat qui rend les choses désormais irréversibles entre l’Europe et la Russie.

Or, cette pénurie de gaz sera subie de façon très différente selon les pays d’Europe. Il en résulte des fractures d’intérêt au sein de l’Union. Les sommets se succèdent qui n’arrivent pas à dégager un consensus sur le plafonnement du prix du gaz, et donc celui de l’électricité. Ils montrent la difficulté rencontrée. D’un côté les moins dépendants veulent s’entendre pour « plafonner » les prix, quitte à faire face à une éventuelle pénurie si le marché mondial les faisait évoluer à la hausse. De l’autre côté les plus dépendants veulent pouvoir acheter le gaz disponible « coûte que coûte » pour ne pas bloquer leur industrie, et ils en ont les moyens comme par exemple l’Allemagne. Mais ce comportement particulier fragilise la solidarité européenne dans le bras de fer avec les fournisseurs.

En entrant dans l’hiver, le conflit ukrainien va plus que jamais conditionner les équilibres politiques à venir. Pour l’Europe, la seule sortie efficace possible est de mener sa transition énergétique au galop. Sinon, Vladimir Poutine pourra la menacer et la contraindre économiquement.

Rencontre avec … Jean Claude Puech, vendredi 14 octobre

Réalisé par Découvertes Occitanes

Flors paganas (bil) – Jean-Claude Puech

👉Des chroniques souvent douces amères, qui n’ont que faire de ces bourgeois qui font “les fiers” mais sont bienveillantes pour les gens “à côté” dont le grand cœur devrait leur éviter la solitude si l’humanité était humaine… amours pudiquement avoués, obsessions d’une vie, secrets remords, gens qui faiblissent avec l’âge…

1er prix de littérature narrative 2018 du Val d’Aran.

Bilingue

👂Extrach :

« Fasiá pro de temps ara que Jarjalha lo vièlh s’arrapava a la vida, tant e puei mai de temps que d’unei se figuravan aquí quauqua mascariá esconduda.

« Mai cu auriá pogut saupre la doça e tèuna desirança que cada jorn lo menava a passetons gòis e menudets, de clinons, tot risolier, d’un riset dau dedins, fins a la restanca oblidada a l’amont dau vilatge ?

« Tot arriba pasmens. E esto sera d’aquí, dins la tebesa d’una aureta d’estiu, causiguèt de s’alongar, de camba lassa, au mitan de l’ermàs onte de costuma s’esperlongava d’escondons, tròç a cha tròç, coma un raspós esparnhant sa candèla, convidant en sòmi la cara tant aimada que totjorn reviudava la paura campaneta de son còr. »

(p. 53, La restanca oblidada).