Auteur/autrice : Jean-Luc DAVEZAC

Ouverture d’une section bilingue français/occitan à Samatan

Une réunion publique, coorganisée par la Communauté de communes du Savès, la Région Occitanie, le Conseil département du Gers, l’Office public de la langue occitane, l’association Ocbi et les services de l’Education nationale, se tiendra à la salle Jean-Claude Brialy

le jeudi 30 mars à 18h

salle Jean-Claude Brialy Samatan

Et si votre enfant apprenait en deux langues ?

C’est tout l’enjeu du projet porté par les collectivités territoriales pour la commune de Samatan, avec à la clef, l’ouverture d’une section bilingue français-occitan dès la maternelle.

Répondre à une demande des citoyens de la Communauté de communes

Quand on évoque la question de l’enseignement bilingue à l’école, certains peuvent penser à l’enseignement en anglais.

Pourtant, c’est bien l’enseignement bilingue français-occitan qui se développe le plus dans notre région.

La demande d’ouverture de sites bilingues qui émane bien souvent des parents d’élèves est croissante : dans le Gers, 83% de la population est favorable à des actions publiques en faveur de l’occitan et 91% souhaite un maintien voire un développement de la langue* (« Enquête sociolinguistique sur les pratiques et représentations de la langue occitane », OPLO, 2020).

Ces chiffres sont en hausse depuis dix ans.

Au-delà de l’inscription des élèves dans le territoire où ils vivent, l’apprentissage en occitan dès le plus jeune âge est aussi un moyen de favoriser le développement cognitif des élèves et de leur permettre de mieux apprendre d’autres langues ou d’autres disciplines. C’est une alternative au monolinguisme quand la très grande majorité de la population mondiale est bilingue.

Une dynamique accompagnée par l’Etat et les collectivités locales

C’est pour apporter une réponse à ces enjeux que les élus de la Communauté de communes du Savès ont souhaité mobiliser leurs partenaires pour ouvrir une section bilingue sur le territoire.

Cette dynamique est en effet accompagnée depuis des années par les collectivités territoriales.

Le Département du Gers et la Région Occitanie sont ainsi cosignataires, avec le ministère de l’Education nationale, d’une convention académique visant à renforcer et développer l’offre d’enseignement en occitan sur le territoire.

De son côté, l’Etat soutient ces initiatives locales. Une loi votée en 2021 (loi n° 2021-641 du 21 mai 2021 relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion, dite “Loi Molac”) prévoit même qu’un enseignement de la langue occitane soit proposé à tous les élèves, de la maternelle au lycée. Une circulaire du ministère de l’Education nationale reconnait même l’enseignement bilingue français-occitan comme un outil de « développement des capacités intellectuelles, linguistiques et culturelles des élèves » (circulaire du 14-12-2021).

Chaque année, ce sont d’ailleurs des dizaines d’enseignant.e.s qui sont recruté.e.s et formé.e.s pour transmettre la langue aux nouvelles générations.

L’OPLO et ses partenaires invitent les parents d’élèves et les habitant.e.s de la Communauté de communes à échanger sur le projet dans le cadre de la réunion publique du 30 mars à 18h.

Les échanges seront suivis par un pot de l’amitié offert par la communauté de communes.

P

El basc ha guanyat 261.000 parlants

L’any 1991, la llengua basca es trobava en una situació dramàtica. Solament un 15,5% de la població del País Basc la feia servir igual o més que el castellà i era principalment la gent d’edat més avançada. Trenta anys més tard, hi ha hagut un canvi de tendència, amb una revitalització de la llengua: ara qui més l’empra i qui més coneixement en té és el jovent.

La millora la trobem en quatre dimensions, tal com detecta l’ Enquesta Sociolingüística del País Basc del 2021, que s’ha presentat aquesta setmana a Sant Sebastià i que repassem tot seguit.

Un augment del coneixement

Una primera dada contundent: el basc ha guanyat 261.000 parlants en trenta anys. Si l’any 1991 un 24% de la població era capaç de parlar-lo, ara ho pot fer el 36,2%, és a dir, 680.629 persones. És a dir, un augment d’un 12%.

L’augment és fins i tot més significatiu si es té en compte que els qui tenen més coneixement del basc ara són els joves. Avui tres de cada quatre dels qui tenen entre setze anys i vint-i-quatre poden parlar basc, un percentatge que l’any 1991 era del 25%.

A més, hi ha un 16% dels joves que en té una competència bàsica, és a dir, un cert coneixement, però que no és capaç de parlar-lo bé. Això vol dir que tan sols menys d’un 10% dels més joves no té cap mena de coneixement de la llengua pròpia el País Basc.

Per contra, la població d’edat més avançada, que eren els que en tenien un coneixement més gran fa trenta anys, ara són el grup d’edat que menys en saben parlar. Però no és pas perquè hi hagi baixat l’ús dràsticament, sinó perquè hi ha hagut un augment molt pronunciat en la resta de grups d’edat, en gran part perquè una part significativa l’ha pogut aprendre a l’escola.

Vilaweb.cat

La justice avec les jeunes de l’association « Le Cabri »

Par Florence GINESTY

Avec notre association Culture & Ambition Toulouse en partenariat avec l’association «Convivencia » animée par Attouh Ghouadni nous avons organisé une rencontre sur le thème de la justice avec les jeunes de l’association « Le Cabri » et les élèves de la calendreta de Octan Calandreta de Mureth

Avant une visite du Tribunal j’ai abordé les questions de l’égalité hommes /femmes, de la parité, des violences faites aux femmes ainsi que la figure de Gisèle Halimi .

La #convivencia en action à l’Ostal d’Occitania !

#occitanie#giselehalimi#ToulouseAcuèlh Convergéncia Ostal d’Occitania

Interdiction de l’usage de la langue corse à l’Assemblée de Corse par François Alfonsi

Une décision qui vient à point nommé !Saisi par l’ineffable Préfet Lelarge qui voulait faire annuler des délibérations de l’Assemblée de Corse prises à l’issue de débats où le corse était utilisé par certains orateurs, le Tribunal Administratif de Bastia a rendu sa décision il y a une semaine : les délibérations visées par le Préfet Lelarge sont entachées d’irrégularité en raison de l’article 2 de la Constitution. De quoi relancer avec force la nécessité de réviser la Constitution !Il faut au préalable bien mesurer le totalitarisme de cette décision. La langue corse, langue historique de la Corse, existe naturellement sur son territoire. Elle est le fondement même de sa culture. Une loi prise par des autorités extérieures à ce territoire décide donc d’en proscrire l’usage dans les débats publics du peuple corse, afin de l’obliger à utiliser la langue officielle de l’Etat : cette « décision de justice » est un marqueur incontestable de la réalité totalitaire de cet Etat !Elle est d’autant plus arbitraire qu’elle est prise au nom de l’article 2 de la Constitution ainsi rédigé : « la langue de la République est le français ». De là à en tirer la conclusion que quelques phrases prononcées en Corse dans l’enceinte d’une Assemblée élue contredise cette réalité solidement installée sur tout l’Hexagone, il faut avoir l’esprit particulièrement retors, à l’image des soi-disant « sages » du Conseil Constitutionnel qui ont formalisé la jurisprudence qui le tribunal administratif de Bastia vient d’appliquer aveuglément. Que l’on sache, les défenseurs de la langue corse n’ont jamais eu la prétention de faire du corse « la langue de la République » en lieu et place du français ! Il faut être un brin paranoïaque pour arriver à cette interprétation de l’article 2 de la Constitution. Cette décision a d’ailleurs fait l’objet d’une reprise remarquée dans la presse française (le Monde) et internationale (The Guardian), et d’une réaction immédiate du rapporteur spécial de l’ONU sur les questions des minorités, le québécois Fernand de Varennes qui a tweeté sur son site officiel : « La conclusion que l’usage du français ne peut qu’être exclusif en #France est probablement une atteinte au @droitinternational puisque discriminatoire »Elle n’est pour autant pas une surprise, et elle ne s’applique pas qu’à la Corse. Elle est de la même encre que celle qui a censuré il y a quelques mois la loi Molac adoptée par le Parlement pour favoriser l’enseignement immersif des langues régionales. Il s’agit bien d’une volonté assumée.Il est à noter avec inquiétude que la Nouvelle Calédonie, le territoire le plus « autonome » de la République, qui bénéficie d’un « titre » spécifique dans la constitution, est logé à la même enseigne par rapport à la langue kanake. La proposition d’arrimer l’autonomie de la Corse à un nouveau titre de la constitution, spécifique à la Corse, ne nous protègerait donc pas de ce type de décision fondée sur la jurisprudence établie par le Conseil constitutionnel, telle que celui-ci la confirme à chaque fois. On se souvient même que les attendus de sa décision concernant la loi Molac avaient fait l’objet d’une tribune au vitriol publiée par Emmanuel Macron lui-même sur la page facebook officielle de la Présidence de la République.La modification constitutionnelle à venir doit donc couper les ailes de cette jurisprudence scélérate, pour empêcher que l’article 2 de la Constitution ne soit à nouveau instrumentalisé par ceux qui veulent la mort de la langue corse, comme de toutes les langues régionales de France.Il faut pour cela utiliser l’article 75-1 de la constitution qui stipule que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France ». Ainsi lapidairement rédigé, le Conseil constitutionnel a décidé que la portée de cet article 75-1 serait nulle. Mais complété judicieusement, il peut faire barrage à l’interprétation qui a cours à ce jour de l’article 2 de la constitution. Par exemple, pour illustrer le propos sans préjudice de l’avis des experts constitutionnalistes, il pourrait devenir : « Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France. Leur transmission est favorisée, notamment par l’enseignement, y compris l’enseignement immersif, et leur usage est possible dans la vie publique sur les territoires concernés ».De la sorte la jurisprudence du Conseil constitutionnel, dont s’est inspiré le tribunal administratif de Bastia, serait impossible à appliquer aux langues régionales, et serait réservée aux langues étrangères, ce qui était d’ailleurs la volonté clairement exprimée par le législateur quand la rédaction de l’article 2 de la Constitution a été modifiée en 1992.En remettant cette question au cœur du débat alors que le processus de Beauvau sur l’avenir de la Corse vient d’être relancé par le Président de la République en personne, le Préfet Lelarge et le tribunal administratif de Bastia nous rendent en fait bien service, ainsi qu’à tous ceux qui se battent pour leurs langues régionales en France, car seule une décision de portée générale pourra surmonter le barrage constitutionnel fait à la langue corse. Ce sera, à n’en pas douter, un des enjeux forts des négociations à venir.

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Le groupe parlementaire LIOT meneur de la fronde contre le gouvernement .

C’est le plus petit des groupes à l’Assemblée nationale ,  Liot, premier signataire de la motion de censure « transpartisane » déposée vendredi 17 mars contre le gouvernement en riposte au 49.3.

20 députés sont réunis sous la bannière « Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires » : des centristes, d’Outre-mer, 3 nationalistes corses , le Breton Paul Molac et quatre dissidents PS .

« Nous sommes des députés indépendants qui travaillons hors clivages politiques »,  déclare  leur chef de file, le député de la Meuse Betrand Pancher. Issu du Parti radical, il se revendique d’un humanisme « par le dialogue, par les territoires et une nouvelle forme de démocratie » moins vertical

L’absence de couleur politique marquée du groupe doit permettre à tous les autres opposants de se rallier à la motion de censure « transpartisane »,

Liot ne disposant pas d’un nombre de députés suffisants les quatre groupes de l’alliance de gauche Nupes ont décidé d’apporter leur renfort pour atteindre la soixantaine de signatures requise

La motion de censure devra recueillir une majorité absolue, soit 287 voix.

Extrait du rapport annuel de la Cour de Comptes.

Extrait du rapport annuel de la Cour de Comptes.

Deux siècles d’évolution législative et institutionnelle pour arriver à une timide décentralisation qui ne va pas assez loin pour la rendre efficace, qui a connu trop de mauvais choix pour permettre de faire des économies et qui s’est émiettée sur tellement de strates que cela en est devenu illisible pour l’électeur.

En Bretagne, nous avons quelques pistes de solutions : Assemblée de Bretagne, retrait des Préfets, autonomie législative et fiscale

Anne Etchegoyen remue ciel et terre

La chanteuse Anne Etchegoyen veut plus d’espace

Musiques en langues dites régionales dans les médias français

La chanteuse Anne Etchegoyen veut plus d’espace pour les musiques en langues dites régionales dans les médias français.Depuis de nombreux mois, Anne Etchegoyen remue ciel et terre pour défendre les artistes qui s’expriment dans leur langue régionale. La chanteuse basque a questionné sur cette situation la Ministre de la culture, le député Molac (le rapporteur de la loi éponyme en faveur des langues régionales), ou encore le président de la SACEM…

Le constat est simple : alors que la Loi Toubon de 1996 défend l’usage du français dans les médias, il n’existe aucun dispositif qui protège les œuvres en basque, occitan, corse, breton… sur les chaines de radio ou de télévision françaises.

Des quotas spécifiques en leur faveur dans les médias permettrait une meilleure connaissance des identités régionales, cela faciliterait aussi le quotidien des artistes qui font le choix de s’exprimer dans la langue de leur territoire.