Un chant de pierres, de feu et d’êtres,
Un cri d’amour contre l’oubli, contre le noir.
Sous tes ciels fendus d’or et de lumière,
Le soleil embrase la vigne et les lauriers,
Et les vents, enfants sauvages de tes pierres,
Font danser les collines comme des voiliers.
Mon Occitanie, langue d’étoiles
Ta voix résonne en moi comme une prière,
L’occitan, murmure des terres loyales,
Traverse les siècles, fier, sans barrière.
Dans l’écho des troubadours s’élève encore
Le chant de l’amour et celui des corps.
Mon Occitanie, fière et rebelle
Ta mer frôle la montagne indomptée,
Et chaque vallée, chaque fontaine belle
Est une page de ton âme contée.
Terre de contrastes, de luttes, de grâce,
Où l’histoire respire, où la mémoire s’embrasse.
Et là, au sommet, Montségur veille
Roc dressé contre l’oubli, flamme immortelle.
Les cathares y ont laissé leur appel,
Un feu d’espoir que nul bûcher n’éteint.
Ce lieu , c’est l’écho de nos destins.
Résister, transmettre, aimer sans fin.
Mon Occitanie, bannière levée
Ton rouge et ton or battent dans ma chair.
Je suis de ce peuple qu’on voulait faire taire,
Mais qui parle encore, qui chante et qui sait :
Nos racines sont des armes de beauté.
Et sur les terrains où résonnent nos cris,
À Lavelanet comme à Saint-Girons,
C’est le rugby qui prolonge nos vies,
Un ballon ovale, un combat, une chanson.
Je t’aime d’une passion vaste et entière,
Toi, ma terre de cœur, de combat, de lumière.
Et tant qu’il restera un mot à crier,
Un chant à porter, un rêve à semer,
Je te serai fidèle, Occitanie sacrée.
