Commémoration de la signature de la Charte des libertés communales de Toulouse

Sur cette photo JFrançois Laffont est entouré de membres du groupe Bastir Occitanie, d’Occitanie Pais Nostre avec notamment Jluc Davezac Président de Bastir Occitanie et de Régions Unies d’Europe, Claire Daugé et Stéphane Albert co- présidents d’Occitanie Pais Nostre, Dominique Drouet Président de Bolegadis, Alexis Boudaud Président d’Ecologie Autrement, Joan Pèire Laval Président de Pais Nostre. Tous réunis comme chaque année pour cette commémoration très significative dans leurs actions.

Un grand honneur que de célébrer comme chaque année les libertés communales acquises de haute lutte par le peuple de Toulouse en 1189 ! Au nom de Convergencia Occitana ! Merci à tous les participants et à tous les élus présents attachés à la Démocratie !

Un trait d’histoire

En 730, Abd-el-Rahman et ses cavaliers du désert, après avoir assujetti une grande partie de la péninsule ibérique, franchirent les Pyrénées et déferlèrent sur l’Aquitaine, faisant suite à des opérations ponctuelles en Septimanie. Le duc Eudes ne put sauver sa capitale Bordeaux, l’émir ne respecta ni les pierres, ni la population, il livra la ville au pillage, les pieuses filles du monastère de Saint-Eulalie dirigé par la bienheureuse Childemarche, furent sauvagement outragées. Les vainqueurs s’éloignèrent de la cité, embarrassés d’un énorme butin.

Charlemagne arriva à bloquer l’avancée sarrasine et recueillit les fruits de la victoire franque. Il attaquait à son tour les Musulmans dans leurs enclaves afin d’en constituer des marches et protéger l’Empire en construction. Le revers de Roncevaux en 778 entra dans la légende. Le premier concerne le neveu du futur empereur, Roland, qui fut guidé par une biche vers l’église de Saint-Seurin alors qu’il assiégeait la cité. Il y fondait un cimetière qui avait été consacré à Jésus-Christ lui même en présence des sept plus anciens prélats de la Gaule. Après la mort du héros, rapporte une seconde chronique, son oncle confia à ce sol béni les corps des preux tombés à ses côtés, tandis que Roland était enterré à Blaye : Charlemagne déposa le célèbre olifant sur l’autel de la basilique Saint-Seurin.

Les gascons reconstituèrent peu à peu l’Aquitaine qui se scinda en deux aux alentours de 877, tandis que les actions dévastatrices des envahisseurs diminuèrent jusqu’à disparaître après la victoire de Guillaume Sanche à Taller en 982. Les évènements avaient prouvé une chose, la supériorité pour se défendre d’un système vassalique a portée locale sur un système monarchique.

L’Aquitaine, Bordeaux et la Gascogne se trouvent réunis sous un même étendard. La grande ville portuaire, durant les prochaine décennies, s’attachera à recouvrer son luxe d’antan, sa grandeur économique et sa puissance commerciale fortement dépréciés depuis plus de 500 ans, un demi-millénaire, par les différentes invasions qui s’ajoutèrent les unes aux autres pour multiplier les destructions de la grandeur gallo-romaine.

La lignée poitevine donna des ducs d’Aquitaine célèbres, outre celui qui réunit la province et batailla aux quatre coins de son royaume pour le pacifier et en définir strictement les limites, Guillaume VIII. Il y eut Guillaume IX que l’on surnomma « le Troubadour » en raison de sa propension à versifier, inventeur de la Gaie science. Il vécut la fin de son existence avec sa maîtresse Amauberge de l’Isle-Bouchard, maria son fils aîné à une fille de celle-ci. Vint Guillaume X transformé en personnage de légende après son décès en 1137, le jour du Vendredi saint sur les routes du pèlerinage de Compostelle. Il conçut une fille qui demeurera dans l’histoire : Aliénor d’Aquitaine.