L’acte II du rassemblement Carrièras Occitanas, qui s’est tenu les 17 et 18 octobre 2026 au pied du château de Montségur, a débouché sur de vives tensions politiques, mémorielles et judiciaires. [ 1, 2, 3 ]
Bien que la manifestation ait réuni plusieurs centaines de militants pour la défense des droits linguistiques et culturels, l’événement a pris une tournure conflictuelle suite aux décisions de la municipalité. Voici les suites directes et les développements majeurs après cette mobilisation : [ 1, 2 ]
1. Des suites judiciaires pour non-respect d’arrêté et dégradations
À la suite du rassemblement, le maire de Montségur, Sébastien Mounié, a annoncé que des poursuites et des suites réglementaires allaient être données. [ 1 ]
- Violation d’un arrêté municipal : Face au refus de la mairie d’autoriser l’accès au Prat dels Cremats et au pog pour des motifs de sécurité (remparts glissants), un arrêté d’interdiction avait été publié à cinq jours de l’événement. De nombreux manifestants sont passés outre pour gravir la colline, ce que le maire a publiquement déploré comme un « manque de civisme ». [ 1, 2 ]
- Dégradations sur la signalétique : Des plaintes et constatations visent la détérioration des panneaux de la billetterie. Le mot « France » a été retiré de la mention Grand Site de France et le logo de la nouvelle marque patrimoniale a été découpé par des militants. [ 1 ]
2. Fronde politique contre l’appellation “Forteresses Royales du Languedoc”
Les suites de la manifestation s’articulent principalement autour d’une bataille idéologique et mémoriale. Les collectifs occitans, menés notamment par le mouvement Païs Nòstre, se structurent pour boycotter et condamner publiquement la nouvelle dénomination touristique regroupant le site sous la bannière des Forteresses Royales du Languedoc. [ 1, 2 ]
- Ce que dénoncent les militants : Pour le mouvement occitan, cette appellation officielle (consécutive à l’inscription au Patrimoine mondial de l’UNESCO en juillet 2026) s’apparente à une « muséification » et à un révisionnisme historique qui occulte le drame des Cathares. Ils estiment que nommer Montségur d’après le pouvoir royal qui a orchestré le bûcher de 1244 est une offense à l’identité historique occitane. [ 1, 2, 3 ]
3. Explosion d’une pétition citoyenne
Dans le sillage immédiat du week-end de mobilisation, une initiative en ligne lancée par les mouvements régionaux a rapidement franchi le cap symbolique des 10 200 signatures. Cette forte adhésion numérique sert désormais d’outil de pression politique pour exiger le maintien des termes « Château Cathare » et revendiquer le droit à un espace vivant et populaire sur les sites patrimoniaux locaux. [ 1, 2 ]
4. Vers un Acte III pour l’automne 2027
Sur le plan culturel, le collectif Carrièras Occitanas entend pérenniser ce format itinérant après le succès de Villefranche-de-Rouergue en 2025 et l’impact médiatique de Montségur en 2026. Le mouvement étudie déjà le choix d’une nouvelle commune d’accueil en Occitanie pour l’automne 2027, maintenant son mot d’ordre d’affirmation collective et de fête de la langue en espace public. [ 1, 2, 3 ]
