– Pay Basque – Continuité pour l’euskara.

LA LANGUE BASQUE NE SE TAIRA PAS

À peine arrivé dans les Pyrénées-Atlantiques, le nouveau préfet Simon Fetet a choisi de s’inscrire dans la continuité de son prédécesseur concernant l’euskara.

Interrogé sur les recours de l’État contre les délibérations de Sare et Bayonne, qui avaient choisi de reconnaître officiellement l’euskara sur leur territoire, il a déclaré qu’il aurait pris « la même décision » et indiqué qu’il agirait de même face à des délibérations similaires.

À cela s’ajoutent les tensions autour de l’utilisation des noms basques dans l’espace public et sur les plaques de rues, ainsi que la condamnation par le préfet de la fresque d’Itsasu, inaugurée quelques jours avant son arrivée. Autant de décisions et de prises de position qui viennent rappeler que la place de notre langue, de notre mémoire et de notre culture dans l’espace public reste encore un terrain de confrontation.

Cette situation n’est pas anodine lorsque l’on connaît l’histoire de notre langue.

Pendant des décennies, l’euskara a été combattu et marginalisé par l’État français et son système scolaire. À l’école, parler basque pouvait conduire à des sanctions. Des générations d’enfants ont ainsi appris qu’ils devaient abandonner leur langue pour correspondre au modèle linguistique imposé par l’État.

Aujourd’hui, personne ne nous interdit de parler euskara dans la rue. Mais en Ipar Euskal Herria, notre langue ne dispose toujours d’aucun statut officiel.

Et lorsque des communes décident de lui donner davantage de place dans leurs institutions et dans l’espace public, l’État continue de s’y opposer juridiquement.

Les méthodes ont changé. Le combat pour faire vivre notre langue, lui, continue.

L’euskara n’est pas une langue étrangère sur cette terre.

Elle est une langue vivante, transmise malgré des générations de marginalisation.

Euskara ez da isilduko !

Euskaraz bizi nahi dugu !