Le nom du département concerne directement les quelque 500 000 habitants

Le Conseil départemental a organisé la consultation pour le nom du département en plein été, sans organisé de débat public de grande ampleur au préalable et avec une communication extrêmement limitée. Dans ces conditions, il est pour le moins paradoxal de vouloir aujourd’hui présenter le fait que « Pyrénées Catalanes » ne l’ait pas emporté comme un échec pour les Catalans.

La réalité est tout autre.

Cette consultation a été organisée à contrecœur par un Conseil départemental dont aucun élu ne s’est officiellement engagé en faveur de « Pyrénées Catalanes », bien au contraire. C’est un peu comme si le président de la Generalitat de Catalunya organisait un référendum sur l’indépendance de la Catalogne sans lui-même prendre position en faveur de l’indépendance.

Comment pouvait-on espérer qu’un tel changement (un territoire qui retrouverait officiellement son identité) se fasse dans ces conditions ?

Le seul nom qui portait l’identité catalane n’a pas été battu parce que la population aurait rejeté massivement l’idée d’un nom catalan. Il a été battu dans le cadre d’une consultation mal préparée, mal expliquée et insuffisamment portée politiquement — volontairement ou non — par des responsables qui ne semblent pas croire à ce projet, voire qui y sont opposés.

Il faut donc tirer les bonnes conclusions de ce résultat.

Le nom du département concerne directement les quelque 500 000 habitants qui y vivent.

C’est donc à la population de s’emparer de ce projet et de décider de son avenir. Décider de s’appeler à nouveau Catalogne ou Catalan après que ce nom ait été volontairement effacé de toutes les cartes officielles, c’est évidemment un projet d’ampleur et d’avenir.

Le résultat de cette consultation ne doit pas être présenté comme un échec des Catalans. C’est avant tout l’échec d’une méthode : une consultation organisée en plein été, sans véritable débat préalable, avec une communication insuffisante et sans engagement clair de la collectivité qui l’a organisée.

Le projet doit désormais revenir là où il doit être : entre les mains des habitants de la Catalogne Nord. Les Angelets de la Terra travaillent sur ce sujet depuis ce week-end et une idée est ressortie : des urnes dans nos villages pour faire vivre la démocratie