Fin aux fonctions de Rémi-François Paolini à la tête de l’académie de Corse

La décision prise en Conseil des ministres de mettre fin aux fonctions de Rémi-François Paolini à la tête de l’académie de Corse suscite incompréhension et inquiétude.

Nommé en juillet 2024 recteur de Corse, il était venu dans l’île avec une mission claire, dans le prolongement des engagements pris par le président de la République : renforcer l’enseignement de la langue corse et donner une nouvelle impulsion au bilinguisme.

De l’avis général, le recteur s’est distingué par son implication constante et l’excellence de son bilan. Les résultats obtenus en témoignent concrètement : à la rentrée 2025, 70 classes immersives ont été ouvertes dans le premier degré et plus d’un élève du primaire sur deux – 52 % selon l’académie – était inscrit dans une filière bilingue. Une dynamique forte, portée par une ambition pleinement assumée : faire de la langue corse un savoir fondamental et permettre à toujours davantage d’enfants de l’apprendre, de la pratiquer et de la transmettre.

Dans ce contexte, son départ, décidé à seulement six mois de la fin du mandat présidentiel, ne peut être considéré comme anodin.

Si l’on voulait fragiliser la dynamique engagée en faveur de la langue corse et de son enseignement, on ne s’y prendrait pas autrement.

Je demande donc toutes les garanties soient apportées dès aujourd’hui quant à la poursuite du bilinguisme, de l’enseignement immersif et de la politique ambitieuse conduite jusqu’à présent.