Le CD 66 a annoncé le résultat de sa « consultation populaire » pour le changment de nom du département : c’est le statu quo. Oui au Pays Catalan exprime sa grande déception et sa vive colère face à ce résultat qui était prévisible, compte tenu de la gestion calmiteuse du CD66.
Revenons à 2016 pour comprendre ce vote : c’est l’incorporation forcée du département à la région Occitanie de Toulouse. Elle effaçait notre nom et avec lui notre identité catalane. C’est alors qu’un fort mouvement s’est levé pour défendre le nom de Pays Catalan, recueillant 40 000 signatures et mobilisant 8000 manifestants dans les rues de Perpignan. Des panneaux « Pays Catalan » arborèrent la quasi totalité des communes du département. Dès lors, les responsables départementaux ne pouvaient échapper à la question. Or, le CD 66 mené par Mme Malherbe a joué la montre, perdant 9 ans, espérant organiser un vote sans pression ni implication populaire . Son but était d’éviter tout porte-à-faux avec la majorité régionale de même obédiance. Le vote s’est donc tenu sans débats contradictoires, en excluant l’appellation la plus consensuelle et susceptible de rassembler, Pays Catalan au prétexte de fausses jurisprudences du Conseil d’Etat. Un nom tiré du chapeau, Pyrénées Catalanes, devait servir d’ersatz. Le CD 66 a à peine promu le vote : il n’a pas fait connaître sa position ni expliqué les raisons et le sens du vote. Seul le premier vice-président a défendu Pyrénées Catalanes. Toutes les conditions étaient donc réunies pour un grand échec.
Oui au Pays Catalan pense que Pays Catalan aurait recueilli une majorité large des sufffrages et aurait mobilisé au-delà du 11 % de participation. C’est la colère qui domine aujourd’hui : elle est due au mépris des concitoyens Catalans, et au sentiment d’être victimes d’une manipulation politicienne. Malgré les censures, le simulacre de consultation, les manipulations grossières, nous restons le Pays Catalan
