Les députés ont voté hier sur la loi concernant l’Alsace. Aujourd’hui c’est au tour des sénateurs. Derrière ce vote, une question essentielle : respecte-t-on enfin les territoires, leur histoire et leur volonté ?
Depuis la Savoie, nous le disons clairement : ce que demandent les Alsaciens, nous le portons depuis 1972. C’est un combat transpartisan, qui dépasse les clivages politiques et rassemble tous ceux qui croient en la démocratie locale et au respect des territoires.
Nous interpellons les sénateurs des départements du 73 et du 74 — Loïc Hervé, Cyril Pellevat – Sénateur de la Haute-Savoie , Sylviane Noel Martine Berthet et Cédric Vial
vous aurez à vous prononcer. Ce vote vous engage.
Et particulièrement Loïc Hervé, Sénateur de la Haute-Savoie , qui s’est exprimé sur France 3 fin août 2025 à la suite du sondage IFOP commandé par Régions et Peuples Solidaires sur la création d’une région Savoie
Choisirez-vous les territoires ou une vision centralisée, éloignée des réalités locales ?
Choisirez-vous d’écouter les habitants ou de maintenir un cadre imposé d’en haut ?
Choisirez-vous le courage politique ou le statu quo ?
Choisirez-vous la reconnaissance ou le déni ?
Défendre une identité régionale n’est pas une menace pour la France.
C’est au contraire renforcer la démocratie et respecter les peuples.
Oui à l’Alsace. Jetzt geht’s los !
Et la Savoie de demain ?
Depuis 2016, nous sommes effacés derrière Auvergne-Rhône-Alpes. Notre nom disparaît des décisions, notre voix se dilue dans un ensemble trop vaste, nos spécificités sont reléguées au second plan.
Les politiques publiques sont pensées à l’échelle d’une grande région, souvent loin des réalités de nos vallées, de nos montagnes et de nos bassins de vie. Les priorités ne sont plus les nôtres. Les arbitrages nous échappent.
Derrière une image de région forte et dynamique, la Savoie devient invisible. Invisible dans les choix stratégiques, invisible dans les investissements structurants, invisible dans la reconnaissance de son identité.
La dissolution du Conseil Savoie Mont-Blanc n’a pas arrangé les choses…
Derrière des apparences trompeuses, c’est un territoire qui souffre en silence.
Et il y a urgence.
Des urgences.
Urgence linguistique, culturelle et patrimoniale : appui et soutien institutionnel pour la sauvegarde et la transmission de la langue régionale.
Certains l’appellent l’Arpitan, d’autres le Francoprovencal ou tout simplement patois. Notre langue est en danger, en danger réel et serieux. Malgré l’engagement inconditionnel et indéfectible des diverses associations.
Urgence économique : défendre nos spécificités, nos emplois et nos équilibres locaux.
Urgence sociale : une crise profonde et visible. Dans nos vallées et nos stations, des travailleurs essentiels — saisonniers, salariés du tourisme, jeunes actifs — dorment dans leur voiture ou dans des conditions indignes faute de logements accessibles. Les loyers explosent, les résidences secondaires se multiplient, et ceux qui font vivre le territoire ne peuvent plus s’y loger. C’est une réalité quotidienne, inacceptable, qui fragilise tout notre tissu social.
Urgence territoriale : redonner de la cohérence, de la proximité et du pouvoir de décision locale.
Urgence environnementale : face aux défis posés par les Jeux Olympiques d’hiver 2030 dans les Alpes, ainsi que le tourisme a repenser.
Urgence scientifique et stratégique : avec les enjeux liés au projet du futur collisionneur du CERN.
Depuis 1972, Sabaudia – Mouvement Région Savoie mène ce combat. Aujourd’hui, il prend une nouvelle ampleur.
Nous appelons les parlementaires et les élus locaux à venir nous rencontrer. Parlons, débattons, échangeons. Il est temps d’ouvrir un dialogue sincère au service de nos territoires.
Jérémy Langlade-Nouchy vice-président de Sabaudia – Mouvement Région Savoie
