Le but était d’assimiler les « indigènes ».

« Les écoles de la République imposent aux élèves pris en flagrant délit de péché linguistique le port d’un « symbole » (appelé « vache » en Bretagne) qui peut être un bout de carton, une planche, une barre de bois ou un bâton, comme dans les Pyrénées-Orientales ; une cheville comme dans le Cantal, un ruban de papier ou un objet métallique comme en Flandre, ou une brique tenue à bout de bras comme en Corrèze. » — Pierre Giolitto, Abécédaire et férule, Imago, 1986

De la même façon, on utilisait le Welsh Not au Pays de Galles contre les enfants parlant gallois. Un procédé similaire a été utilisé en Irlande contre le gaélique.

Contre les langues indiennes aux États-Unis on forçait les enfants à manger du savon, tentative d’introduire (physiquement comme moralement) en eux l’association de leur culture avec la saleté. Les punitions corporelles étaient communes dans les écoles de Louisiane pour interdire aux enfants de parler français.

À Okinawa on a utilisé le même procédé pour contraindre les enfants à parler japonais au lieu d’okinawaïen.

L’Occitanie, région du Sud de la France où ses habitants parlent majoritairement l’occitan jusqu’à l’entre-deux-guerres subit ce procédé qu’ils nomment par exemple « sinhal » en Aveyron. C’est également le cas du corse, du franco-provençal, du basque et de l’alsacien dont les jeunes locuteurs ont subi une forte pression de la part de leur instituteur afin d’éradiquer ces langues alors jugées dégénérées.

Le procédé, avec des variantes locales, était également utilisé dans les écoles françaises de l’empire colonial français pour favoriser l’apprentissage du français. Le but était d’assimiler les « indigènes ». L’utilisation de ces procédés s’est parfois maintenue quelque temps dans les États indépendants choisissant le français comme langue officielle, comme au Togo où cet objet est appelé « le signe ».