Cette semaine, nous commémorons deux martyrs alpins, tous deux morts un 18 mai, et dont les destins illustrent l’attachement des peuples alpins à la liberté, à leur identité et à leurs convictions.
Émile Chanoux
Né en 1906 dans la Vallée d’Aoste, Émile Chanoux fut notaire, penseur fédéraliste et grande figure de l’antifascisme valdôtain. Défenseur des minorités alpines et des libertés locales, il s’engagea très tôt contre le fascisme italien et participa activement à l’organisation de la Résistance dans la Vallée d’Aoste. Son projet politique reposait sur une Europe fédérale respectueuse des peuples et des cultures régionales. Arrêté par les fascistes le 18 mai 1944, il fut atrocement torturé à Aoste et mourut dans sa cellule quelques heures plus tard. Son sacrifice demeure l’un des symboles majeurs de la lutte pour l’autonomie valdôtaine et pour la liberté des peuples alpins.
Marguerite Frichelet-Avet
Marguerite Frichelet-Avet, née en 1756 à Thônes dans le royaume de Savoie-Sardaigne, est une figure marquante de l’insurrection savoisienne de 1793 contre les troupes révolutionnaires françaises. Surnommée « La Frichelette », elle soutient activement les insurgés de la vallée de Thônes, ravitaillant les combattants, encourageant la population et participant à l’organisation de la résistance fidèle au roi de Sardaigne et à la religion catholique. Arrêtée après l’écrasement du soulèvement, elle est jugée à Annecy et fusillée le 18 mai 1793 sur le Pâquier à l’âge de 37 ans. Son souvenir reste profondément ancré dans la mémoire savoyarde comme symbole de fidélité, de courage et de résistance populaire.
Ce lundi 18 mai, le peuple valdôtain s’est recueilli pour honorer le souvenir d’Emile Chanoux
Pour Marguerite Frichelet, la commémoration est organisée par Etat de Savoie. Elle aura lieu ce samedi 23.
