ICI RADIO FRANCE / « Nous garderons les châteaux cathares » : des militants manifestent avant l’examen du dossier par l’UNESCO

ICI RADIO FRANCE / « Nous garderons les châteaux cathares » : des militants manifestent avant l’examen du dossier par l’UNESCO

Des militans occitanistes déploient une banderole pour conserver le nom « châteaux cathares » au sommet de Quéribus © Radio France – Rosalia Mac-Arthur

À la veille de l’examen de la candidature de huit citadelles médiévales au patrimoine mondial de l’UNESCO, des associations occitanes ont manifesté au château de Quéribus (Aude). Elles soutiennent le classement, mais refusent le nouveau nom de « Forteresses royales du Languedoc ».

Les « châteaux cathares » vont-ils bientôt changer de nom ? À partir de ce dimanche 19 juillet et jusqu’au 29 juillet, le comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, réuni à Busan en Corée du Sud, examine la candidature de huit citadelles médiévales de l’Aude et de l’Ariège. Dans ce dossier, elles sont présentées sous une nouvelle appellation : “Forteresses royales du Languedoc”.

Les militants occitanistes à l’assaut du sentier qui mène vers la forteresse de Quéribus © Radio France – Rosalia Mac-Arthur

Un changement qui ne passe pas auprès des associations occitanes. Ce samedi 18 juillet, une vingtaine de militants ont gravi le sentier menant au château de Quéribus, une forteresse située à la frontière de l’Aude et des Pyrénées-Orientales, pour déployer une banderole en occitan : “Gardarem los castels catars” (“Nous garderons les châteaux cathares”).

Oui au classement, non au changement de nom

Les manifestants assurent être favorables au classement par l’UNESCO, notamment pour relancer le tourisme dans la région. Leur opposition porte uniquement sur le nouveau nom. « Nous sommes pour le classement au patrimoine mondial, mais nous pensons qu’on aurait dû rester à ce nom de châteaux cathares, ou châteaux du pays cathare, parce que c’est notre identité occitane », défend Joan Pèire Laval, président de País Nòstre.

Ils ont gravi le sentier pour atteindre le château, perché à plus de 700 mètres d’altitude © Radio France – Rosalia