Le château de Montségur ainsi que la Tour de constance …

Notons que le château de Montségur ainsi que la Tour de constance (qui furent lieu de la victoire des croisés pour les cathares et lieu de l’enfermement des camisards puis des femmes huguenotes pour la tour à Aigues Mortes) SONT DEVENUS LES SYMBOLES DES CATHARES ET DE LA RESISTANCE PROTESTANTE ..

LES ULTRA-CHRÉTIENS : LES INTUITIONS THÉOLOGIQUES DE NAPOLÉON PEYRAT EN MATIÈRE DE CATHARISME (Anne Brenon dans le collectif ‘Cathares et Camisards , l’œuvre de Napoléon Peyrat ‘1998, texte repris dans ‘Les archipels cathares’ 2000-2003)

Il n’y a pas lieu ici de dresser un catalogue des erreurs et fantasmes dont Napoléon Peyrat a comme inhibé le phénomène médiéval du catharisme. Nous n’évoquerons nulle archidiaconesse et je laisse à Michel Roquebert le soin de développer le thème de la Nouvelle Montségur des cavernes ariégeoises. Je me propose au contraire aujourd’hui de relever et discuter les points relativement positifs de la réflexion du pasteur Peyrat à propos de la religion et de l’Église cathares. Parmi ces points positifs, certains sont naturellement le fruit d’une sérieuse étude des sources alors disponibles ; d’autres, moins précisément argumentés à partir de documents mais tout à fait gratifiants, peuvent être qualifiés d’intuitions, selon le terme du baron de Schickler faisant l’éloge de notre auteur devant la Société de l’histoire du protestantisme français.

Jean Duvernoy a fort justement fait la remarque que Napoléon Peyrat se risque assez peu dans la théologie cathare, qu’il se contente en général de formules vagues et floues. L’essentiel de son Histoire des albigeois est, comme son titre l’indique, d’intérêt proprement événementiel : c’est avant tout en historien qu’il raconte l’épopée de sa douce Patrie romane. Historiographe protestant, il publie en 1870 un ouvrage qui témoigne, pour ce qui est de l’interprétation du catharisme, d’une fidélité certaine à cette tradition historiographique protestante qui, depuis le XVIᵉ siècle, tendait à confondre vaudois et cathares dans le flot évangélique de grands ancêtres potentiels de la Réforme. Protestant et théologien d’ouverture du XIXᵉ siècle, inspiré notamment par Lamennais, il ne manque pas de faire passer également, dans ses essais d’analyse historique du catharisme médiéval, le souffle de son inspiration religieuse universaliste. Historien écrivant vingt ans après la publication par Charles Schmidt du premier ouvrage d’érudition consacré au catharisme³, il ne peut pourtant pas méconnaître les spécificités théologiques du catharisme qui avaient été définies par les hérésiologues dominicains du XIIIᵉ siècle, puis déjà cruellement pointées par Bossuet – je veux parler ici essentiellement du dualisme, « cette éternelle accusation de dualisme » pour employer les termes de Napoléon Peyrat lui-même, qui paraît éloigner définitivement du christianisme les hérétiques médiévaux. Aujourd’hui, grâce à la prise en compte de nouvelles sources documentaires

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REACTIONS A L’INFORMATION
Laird David Vincent
FAUX ! Le château de Montségur n’est pas cathare… du moins, pas celui que l’on voit aujourd’hui. Le site de Montségur (le « pog », un sommet rocheux) a bien accueilli les derniers grands résistants cathares au début du XIIIᵉ siècle.

Mais le château actuel, celui que l’on visite aujourd’hui, a été construit après la chute des Cathares, vers 1244–1250, par les forces royales françaises, pas par les Cathares.

⚔️ Petit rappel historique : En 1244, après un siège de 10 mois, les troupes du roi de France prennent Montségur. Plus de 200 Cathares refusent d’abjurer leur foi : ils sont brûlés vifs au pied du pog.

Après cela, le château est rasé, puis reconstruit par les vainqueurs, en style militaire typique du royaume de France, pour éviter tout nouveau refuge hérétique.

🧭 Conclusion :  Montségur est un haut lieu de mémoire cathare, mais le château que l’on voit n’est pas cathare lui-même. C’est un château royal construit après la fin du catharisme, sur un lieu devenu symbole.

Jean-Louis Gasc

Laird David Vincent effectivement. Il faut le répéter sans cesse . Trop de zozos néo cathares ignares de l’histoire s’accrochent à une vision archéologiquement dépassée.

Oliver Mayor

Laird David Vincent comme beaucoup d’emplacement historique même les batailles qui sont déplacées chateaux reconstruit et remodeler avec les siècles , cela malgré tout c’est pour l’essence qui s’en dégage que surtout les gens sont sensibles et de plus ils est de ma comprention que les croisades ont été les dernières grand bataille livrée dans la région et que même reconstruite ces forteresses ont perdu leurs intérêts pour le royaume avec le temps .

Enfin je pense n’étant pas un spécialiste mais juste intéressé. 👍🏻.

Marie-Claire Bazan-Desmettre

Laird David Vincent Peu importe que le château ne soit pas celui d’origine. Ce qui est important c’est le symbole que ce lieu représente.

Éric Delmas Ce château est le troisième sur le même lieu et je pense que les erreurs le concernant tiennent au fait que le deuxième château fut construit par le seigneur du lieu à la demande de Guilhabert de Castres, évêque cathare du toulousain, qui souhaitait pouvoir installer la hiérarchie chassée des plaines par la croisade. Bien entendu, les cathares n’ont construit aucun château et n’y ont pas vécu. Rappelons qu’ils étaient des sortes de moines vivant dans des demeures modestes.

Joël Serralongue C’est bien de le dire et de le répéter – à force le message passera loin des offices du tourisme pour lesquels c’est moins vendeur !

Beatrice Viateau Bouche Montségur le Mont sur la pu les derniers CATHARES sont descendus dans le bûcher le 12 mars 1244 refusant de renier leur foi en Jésus christ 205 CATHARES ont péri ce jour la et 4 se sont évadés emportant un trésor spirituel

Partick LASSEUBE Occitaniste :

« Citadelles du vertige, châteaux cathares, hauts-lieux du catharisme, Forteresses médiévale en Languedoc… »

Ces appellations qui ont fait la renommée de ces témoins de notre histoire médiévale ont été gommées par l’appellation : « Forteresses royales du Languedoc ». L’introduction du mot « royal » déplace le curseur de l’histoire des vaincus « système féodal en Languedoc » vers les vainqueurs « la royauté capétienne ». Une façon de tenter de faire oublier toute l’histoire de la riche civilisation occitane.

Ok, l’inscription au patrimoine mondial porte uniquement sur le système de forteresses de l’ancienne sénéchaussée de Carcassonne : « Ces sites proposent une cohérence unique en architecture militaire royale du 13 et 14e siècle. Une architecture adaptée à chaque site situé en terrain montagneux… » (extrait des conclusions ICOMOS).

J’ai noté dans les commentaires le jour de la présentation de la candidature de ces 8 sites : [ … Que l’architecture ne suffit pas à exprimer pleinement la portée historique exceptionnelle des biens…] bien faible reconnaissance pour ces haut lieux de notre histoire occitane.

Dans ses remerciements, madame la présidente du Conseil Départemental de l’Aude, madame Hélène Sandragné, ne fera jamais référence à l’épopée cathare, aucune référence à la richesse de la civilisation occitane dans cette période médiévale, mais simplement « à la fougue rebelle du peuple du Languedoc. » quant à l’appellation de notre Région « l’Occitanie », elle préfère l’ignorer.

Le classement, va booster la fréquentation et l’intérêt historique

Après l’inscription récente (janvier 2026) comme « Grand site de France » du château de Montségur, l’inscription au patrimoine mondial arrive à point nommé, au moment même où ces sites (sauf semble-t-il la cité de Carcassonne) accusent une baisse de la fréquentation significative, comme à Montségur (moins 30 % en dix ans). l’ inscription assurera, comme c’est le cas pour les sites bénéficiant de cette inscription, d’une augmentation de la fréquentation et de retombées économiques dans le domaine du tourisme. D’autre part, ces sites souffrent de l’usure du temps. Les derniers grands travaux de restauration datent des années 1950, leur classement impose à l’État d’assurer les travaux nécessaires à leur conservation.

La baisse de la fréquentation de ces sites est étroitement liée à la baisse significative de l’intérêt porté à notre histoire médiévale dont ces sites sont des témoins. En effet on est loin des années où les publications des historiens (Nelly, Roquebert, Duvernoy, Brenon…), publications archéologiques du G.R.A.M.E, des romans historiques de Le Roy Ladurie, romanciers et auteurs ésotériques et bien d’autres…enrichissaient de façon régulière les rayonnages des librairies…Aujourd’hui la place est malheureusement occupée par un courant d’historiens révisionnistes du catharisme. Eux aussi tentent de gommer le catharisme comme s’il n’avait jamais existé. Et l’ordre des Dominicains n’est pas en reste pour alimenter ce courant autour de l’école des «déconstructionnistes » du catharisme : voir la récente publication du dominicain Danroc diffusée actuellement dans l’église de Montségur et les paroisses autour de Lavelanet.

J’approuve ce classement et ces sites garderont leur empreinte cathare

Je ne suis pas de ceux qui vont passer leur temps à dénigrer la mauvaise appellation des ces sites classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. J’ose espérer que ce classement engendrera une réaction positive auprès des nouvelles générations d’occitanistes (politiques, chercheurs, historiens, archéologues, artistes plasticiens, chanteurs, écrivains, poètes, enseignants…) pour poursuivre la quête incessante de notre histoire, celle de notre brillante civilisation occitane qui rayonna, ne l’oublions pas, sur toute l’Europe médiévale.

Quand le titre n’occulte pas l’histoire générale de ces sites

A titre de comparaison, je me souviens quand les archéologues du GRAME à Montségur ont déclaré que le château tel qui se présentait à nous était postérieur à la croisade, suite à la découverte d’une base d’archère imbriquée dans la maçonnerie actuelle de l’édifice ». Cette découverte aurait pu casser le mythe du château cathare, il n’en fut rien. Plus que les constructions qui subsistent, c’est le site qui s’impose. Ainsi le Pog de Montségur qui s’inscrit toujours dans son environnement paysager médiéval s’impose comme une nécropole cathare où plane la présence des 250 Bons Hommes, symboles vivants de la résistance de tout un peuple occitan.

Ce qui attire, avant tout, quand on est en présence de ces citadelles du vertige, c’est leur environnement sauvage, une nature préservée à travers les siècles, des lieux patrimoniaux, des témoins qui se dressent comme l’expression de la liberté de conscience de ceux qui ont tout fait jusqu’au sacrifice de leur vie pour résister à l’annexion du pouvoir royal.

« Ecrire l’histoire, c’est tracer l’avenir du passé » (René Soula), un exercice indispensable de la transmission d’une génération à l’autre, afin que les racines du passé puissent donner l’arbre de vie. « Per aver de flors, cal aver de raïces » (Charles Mouly)

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